Godefroi Cavaignac
| Éléonore-Louis Godefroy Cavaignac | |
| Naissance | 1801 |
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| Décès | 6 mai 1845 |
| Médias | |
| Pays | |
| Journal | Le National |
Éléonore-Louis Godefroy Cavaignac, né à Paris en 1801 et mort le 6 mai 1845, est un journaliste français.
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[modifier] Biographie
Républicain, frère aîné de Louis Eugène Cavaignac, tous deux fils de Jean-Baptiste Cavaignac, lui-même militaire et homme politique et de Marie-Julie de Corancez. Jean-Baptiste Cavaignac, député à la Convention, est parfois confondu avec l'un de ses frères prénommé Jean-Baptiste, qui fut baron mais ne porta pas la particule.
En 1830 après les Trois Glorieuses et l’avènement de la Monarchie de Juillet, journaliste au National, il devient l'un des leaders du parti républicain.
En avril 1831, Godefroy Cavaignac, accusé d'avoir fomenté des troubles à Paris lors du procès des ministres de Charles X, déclare lors de son procès : « … je le déclare sans affectation comme sans crainte, de cœur et de conviction : Je suis républicain ». Acquitté avec ses coaccusés, il fut porté en triomphe par plus de trois mille manifestants et, le soir, un grand nombre de maisons furent illuminées.
En 1834, la Société des Droits de l'Homme, naguère secrète, se consacre à entretenir une agitation aussi républicaine que permanente contre la monarchie de Juillet. Ses têtes pensantes sont les deux frères Arago, Louis Blanc, Victor Schœlcher, Ledru-Rollin, Blanqui et Cavaignac, organisent la nuit d'émeutes du 15 avril 1834, pendant laquelle tous les habitants de la rue Transnonain, d'où était parti un coup de feu, furent massacrés au canon par l'armée[1] Le 16 avril, 164 « conjurés » sont arrêtés et transférés à la prison de Sainte-Pélagie, sans aucun jugement. Trois mois plus tard, Barbès et Cavaignac organiseront de l'intérieur même de la prison, le 12 juillet 1835, « la grande évasion » en sortant avec 26 autres des 164 « conjurés » de cette prison parisienne pourtant réputée « infranchissable ».
Ses amis républicains lui feront, en 1845, de grandes funérailles au cimetière de Montmartre, où il sera gratifié d'un gisant en bronze de François Rude et d'Ernest Christophe.
[modifier] Notes et références
- Cet événement inspira, le massacre de la rue Transnonain, célèbre dessin d'Honoré Daumier.
[modifier] Bibliographie
- Portraits républicains : Armand Carrel, Godefroy Cavaignac, Armand Marrast. Par Ambert, 1870, Paris.
[modifier] Iconographie
- Portrait de Godefroy Cavaignac par David d'Angers, dans : Revue Historique et Archéologique du Maine, Le Mans, 2005, t.CLVI p.81
[modifier] Publications
- Formation de la Prusse contemporaine, 2 vol. in-12 ; t. 1 (VIII + 510 pages) : Les origines ; le ministère de Stein 1806 - 1808 ; t. 2 (VII + 517 pages) : Le ministère de Hardenberg ; le soulèvement 1808 - 1813. par Godefroy Cavaignac. Paris, Librairie Hachette 1897 - 1898.