Église des érémitiques de Padoue

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Église des érémitiques
Image illustrative de l'article Église des érémitiques de Padoue
La Chiesa degli Eremitani, Padoue
Présentation
Nom local Chiesa degli eremitani
Culte Catholicisme
Rattachement Diocèse de Padoue
Début de la construction 1276
Fin des travaux Reconstruite après 1944
Architecte Fra' Giovanni degli Eremitani
Style dominant Architecture gothique
Site web www.diocesipadova.it/pls/s2ewdiocesipadova/bd dioc annuario css.singolo ente?p pagina=532&id dioc=17&cod icsc=7610208&id en=13377&colore1=&colore2=&layout=0&rifi=&rifp=&vis=1
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Vénétie
Ville Padoue
Coordonnées 45° 24′ 38″ N 11° 52′ 47″ E / 45.41056, 11.879788 ()45° 24′ 38″ Nord 11° 52′ 47″ Est / 45.41056, 11.879788 ()  

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Église des érémitiques

L'église des érémitiques[1] (en italien, Chiesa degli eremitani) est une église de Padoue édifiée en 1276 pour honorer les saints Philippe et Jacques et dont le nom vient de l'ancien couvent des Ermites de saint Augustin[2], maintenant siège des musées civiques de la ville.

Elle contient les tombeaux de Jacopo de Carrara (1324) et Ubertino da Carrara (1345) (de Carrare), seigneurs de Padoue, et celui d'Adriaan van de Spiegel[3].

S'y trouvent des fresques de Guariento di Arpo : des allégories des planètes, sur la chaire quelques épisodes en couleurs, un Ecce Homo et sur les murs la vie de saint Augustin, entre autres. On peut y voir également du même artiste, les peintures sur bois des Scènes de la vie du Christ, avec des Archanges de 1354[4].

Le plafond de la nef en carêne est de Giovanni Erimitano.

En 1448, Andrea Mantegna est appelé avec Niccolò Pizzolo et deux peintres vénitiens, Antonio Vivarini et son beau-frère Giovanni d'Alemagna, à travailler à la décoration des fresques de la chapelle d'Ovetari dans l'abside de l'église. Une série d’événements fortuits fait que Mantegna termine seul la plus grande partie du travail.

Les fresques de Mantegna et d'autres peintres, comme Ansuino da Forlì, ont été détruites dans le bombardement allié de 1944 (car proche d'un quartier général allemand).

Reconstituées, elles sont exposées au public depuis 2006.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ordres érémitiques (comme les Chartreux) différents des ordres militaires (Templiers…)
  2. Définition de érémitique dans Moines et religieux au Moyen Âge, Point Histoire, magazine Histoire, p. 7
  3. Charles van Bambeke, « Spiegel (Adrien van den) », dans Biographie nationale, vol. 23, Bruxelles, Académie nationale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique,‎ 1921-1924, col. 330-334
  4. Nancy Grubb, Figures d’anges : Messagers célestes à travers les arts, Editions Abbeville,‎ 1996 (ISBN 2-87946-082-4), p. 24 et 27

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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