Église de Malabar

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L'Église de Malabar (sud de l'Inde) fut une des premières Églises chrétiennes. Selon la tradition des Chrétiens et des Hindouistes locaux[1], elle aurait été fondée par l'apôtre Thomas. Sa tombe supposée, à Mylapore près de Chennai, est un lieu de pèlerinage[2].

Dans la juridiction de l'Église de Perse jusqu'à la domination portugaise, elle fut unie de force à l'Église catholique romaine et latinisée après le Synode de Diamper en 1599.

Les différentes Églises actuelles des Chrétiens de saint Thomas en sont les héritières, même si les affiliations se sont diversifiées et complexifiées.

Sommaire

[modifier] Histoire

Très tôt, vers le Ier siècle de notre ère, l'Inde fut atteinte par des missionnaires de l'Église de Perse, laquelle, avant de passer tardivement au nestorianisme (doctrine jugée hérétique défendue par Nestorius, un ancien Patriarche de Constantinople), dépendait de la juridiction de l'antique Patriarcat d'Antioche. Cosmas Indicopleustès rendit compte de l'existence de la chrétienté de Malabar dans les années 520-525.

[modifier] Organisation

[modifier] Siège

Le siège de l'Église a probablement d'abord été à Mylapore ou à Cranganore. Il fut par la suite transféré à Angamala.

[modifier] Métropolite et évêques

Le primat, qui avait une grande autonomie, était un métropolite de l'Église de Perse depuis au moins le VIIIe siècle. Il occupait la dixième place dans la hiérarchie de l'Église et portait le titre de Métropolite-Évêque du siège de saint Thomas et de toute l'Église des Chrétiens de l'Inde.

En 1503, après une période sans évêque, le catholicos-patriarche de Séleucie-Ctésiphon reconstitua une hiérarchie pour l'Inde en consacrant plusieurs évêques : Yahballaha, avec le titre de Métropolite de l'Inde et de la Chine, Dinkha, Jean et Jacques. À l'arrivée des Portugais dans la région, la hiérarchie locale était donc constituée d'un métropolite résidant à Angamala et de trois évêques suffragants.

[modifier] Archidiacre

Mais comme les métropolites et les évêques (originaires d'un des monastères de Mésopotamie) ne parlaient généralement pas la langue locale, le pouvoir était en fait entre les mains d'un prêtre indien qui portait le titre d'Archidiacre et Porte de toute l'Inde. C'était lui le véritable chef civil et religieux de la communauté.

[modifier] Liste des Métropolites

  • Yahballaha (1503-?)

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. Petit dictionnaire de l'Orient chrétien (§ Église syro-malabare), Brepols, Turnhout, 1991, p. 194
  2. Petit dictionnaire de l'Orient chrétien (§ Chrétiens de saint Thomas), Brepols, Turnhout, 1991, p. 90
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