Église catholique libérale

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L'Église catholique libérale (ECL), connue dans le monde sous l'appellation anglaise The Liberal Catholic Church (LCC), est une église indépendante et cérémonialiste, un mouvement religieux d'inspiration théosophique. Elle a ses églises dans de nombreux pays d'Europe, d'Afrique, d'Asie et des deux Amériques.

Historique[modifier | modifier le code]

les débuts[modifier | modifier le code]

L'évêque fondateur de l'Église catholique libérale est James Ingall Wedgwood qui était un théosophe, un Franc-Maçon et un Martiniste. Il a été ordonné prêtre dans l'Église vieille-catholique romaine le 22 juillet 1913 par Arnold Harris Matthew. L'Église catholique libérale a ainsi sa succession apostolique par le biais de l'Église vieille-catholique. Pour se rapprocher de Rome, Arnold Harris Matthew cesse toutes relations avec l'Union d'Utrecht et conseille à ses fidèles de démissionner de la Société théosophique. Cet avis n'est pas pris au sérieux par beaucoup de membres de l'Église qui se séparent alors de Matthew.

James Ingall Wedgwood est consacré évêque le 13 février 1916 par Mgrs Frederick Samuel Willoughby, Rupert Gauntlet et Robert King qui avaient été eux-mêmes consacrés par Matthew. Il commence à organiser l'Église catholique libérale dont il devient le premier évêque-président. Wedgwood publie des articles dans revue de la Société théosophique sur le cérémonial ainsi que dans d'autres revues.

Ces écrits intéressent Charles Webster Leadbeater, un ancien prêtre anglican qui est consacré évêque à Sydney en 1916. Leadbeater est devenu le 2e évêque-président de l'Église catholique libérale. En 1918, le nom d'Église catholique libérale est définitivement adopté.

Le premier schisme et la création de l'Église catholique libérale internationale[modifier | modifier le code]

En 1941, il y avait un schisme dans l'Église catholique libérale aux États-Unis, autour d'une controverse impliquant Charles Hampton qui, alors qu'il était lui-même un théosophe, tient à ce que le clergé ne soit pas obligatoirement théosophe. Cela en conformité avec l'intention initiale des fondateurs de l'église qui, bien qu'ils aient été théosophes, voulaient que l'église reste ouverte à tous.

La controverse autour de l'évêque Hampton a conduit à une bataille juridique aux États-Unis qui a finalement scindé en deux entités prétendant chacune être l'Église catholique libérale. Frank W. Pigott, 3e Évêque-président de l'Église en Angleterre, plus attachée à la Théosophie a destitué Hampton et ordonné la confiscation de certains biens de l'Église.

À l'époque, la majorité des catholiques libéraux aux États-Unis appuient Hampton et voient son éloignement et remplacement comme une violation du droit canonique et de certaines lois de la Californie, siège de l'Église. Ces membres du clergé ont continué sur leur propre initiative et ont remporté le droit d'être appelé Église catholique libérale aux États-Unis (tout en étant appelée Église catholique libérale internationale dans le reste du monde). Ceux qui ont suivi Mgr Pigott en Angleterre est connue comme l'Église catholique libérale de la Province des États-Unis d'Amérique.

Après le retrait de Frank W. Pigott comme évêque-président, certains des membres du clergé de l'Église catholique libérale internationale sont retournés dans l'Église catholique libérale de la Province des États-Unis d'Amérique. Hampton est décédé avant que le litige ne soit réglé. Alors que certains membres du clergé souhaitent une plus grande coopération entre les deux entités, elles existent toujours de façon indépendante.

Doctrine[modifier | modifier le code]

L'ECL pratique la communion ouverte, à laquelle chacun qui le désire sincèrement, peut participer. Cérémonialiste, cette église se rattache à une tradition historique (messe de Saint Pie V en langue française). Son but est de combiner la forme catholique du culte avec son rituel et son mysticisme.

Non dogmatique, elle affirme être attachée à la liberté intellectuelle et de respect pour la conscience individuelle. Hommes et femmes accèdent à des ministères bien déterminés. L'église se veut également démocratique :

  • L'Évêque Président est élu par les évêques.
  • L'Évêque Président n'a pas d'autorité sur les autres évêques.
  • Le gouvernement de l'ÉCL est en mains du Synode, dont l'Évêque Président exécute les décisions.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'ECL est répartie, depuis 2005, en deux juridictions, dépendant de deux synodes. Le premier Synode Général Episcopal (Historique, qui n'accepte pas les femmes aux Saint Ordres), a depuis le 29 janvier 2006, Mgr Graham Wale comme Évêque-Président, succédant à Mgr Ian Hooker. L'autre synode, qui admet les femmes tout comme les hommes dans toutes les sacrations et fonctions, a Mgr James Zinzow comme Évêque-Président succédant depuis juin 2011 a Mgr Maurice Warnon (1937-2011) qui lui-même succéda le 15 août 2005 à Mgr Tom Degenaars, décédé le 14 juin 2005.

Liens externes[modifier | modifier le code]