Église Sant'Andrea della Valle

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41° 53′ 46″ N 12° 28′ 28″ E / 41.895999, 12.474383

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La façade de l'église
L'intérieur de l'église

L'église Sant'Andrea della Valle est l’une des grandes églises baroques romaines, construite à partir de 1591 sur le Corso Vittorio Emanuele II. Sa coupole est la deuxième de Rome pour ses dimensions après celle de Saint-Pierre. L'église est la maison mère de l'ordre des Théatins.

Historique[modifier | modifier le code]

L’église Sant'Andrea della Valle a été construite pour les Théatins, ordre religieux fondé par saint Gaétan de Thiene et le cardinal Gian Pietro Carafa (devenu ensuite pape sous le nom de Paul IV) se donnant pour tâche principale la formation des prêtres dans l’esprit du concile de Trente. C’est toujours la maison mère de l’ordre des Théatins.

La construction de l'église, commencée en 1591 par Francesco Grimaldi et Giacomo Della Porta, fut achevée entre 1608 et 1623 par Carlo Maderno qui édifia la coupole. La façade fut ajoutée entre 1655 et 1663 par Carlo Rainaldi.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le plan est en croix latine à nef unique flanquée de chapelles communicantes.

Peinture[modifier | modifier le code]

La coupole est ornée d'une fresque de Giovanni Lanfranco représentant La Gloire du Paradis (1624-1627). Chef-d’œuvre du peintre, elle servit de modèle pour la décoration de nombreuses autres coupoles à travers l'Europe, notamment à celle de l'église du Val-de-Grâce à Paris, peinte par Pierre Mignard, ou encore à celle de la chapelle royale de San Gennaro dans la cathédrale de Naples, également peinte par Lanfranco. Les Pendentifs qui représentent les quatre Évangélistes sont dus au Dominiquin, grand rival de Lanfranco, qui a peint également les scènes de la vie de saint André, dans l'abside (1624-1628).

Les trois panneaux peints autour du maître-autel, au niveau de l'abside, qui illustrent le martyre de saint André, sont l’œuvre du Napolitain Mattia Preti.

La voûte au-dessus de la nef

Sépultures[modifier | modifier le code]

L'église abrite les tombes des deux papes de la famille Piccolomini, Pie II et Pie III, papes respectivement au milieu du XVe siècle et au début du XVIe siècle. Les tombes, intéressants monuments funéraires de style Renaissance très semblables par leur aspect, se trouvaient à l'origine dans l'ancienne basilique Saint-Pierre de Rome et ont été transférées à Sant'Andrea della Valle au début du XVIIe siècle.

Postérité[modifier | modifier le code]

L'église d'Etrigny (1771), petit village de Bourgogne, a été directement inspirée de Sant'Andra della Valle, comme l'indiquent les documents à disposition des visiteurs. C'est un pittoresque et très rare exemple de baroque tardif en Bourgogne dont la présence s'explique par cette inspiration romaine. On retrouve une façade imposante, quoique plus austère. Les habitants ont cependant préféré au dôme romain un grand clocher, surmonté d'une flèche de pierre.

Opéra[modifier | modifier le code]

Le premier acte de l’opéra de Puccini Tosca se passe à Sant'Andrea della Valle. Le peintre Mario Cavaradossi y exécute le portrait de la Maddalena. Sa maîtresse, Floria Tosca, soupçonne que les traits de la sainte sont ceux de l'Attavanti, une jeune femme venant prier à l'église, et laisse éclater sa jalousie. Le proscrit Cesare Angelotti, ancien Consul de la République de Rome, évadé du château Saint-Ange vient récupérer des vêtements que sa sœur (l'Attavanti) a laissé dans la chapelle familiale à son intention. Cavaradossi lui apporte son aide et lui offre le refuge de sa maison. Le peintre est arrêté par le baron Scarpia, chef de la police, qui le transfère dans les gêoles du palais Farnèse pour le torturer et obtenir ses aveux au sujet de la cache d'Angelotti.

Article connexe[modifier | modifier le code]