Église Saint-Pothin de Lyon

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Église Saint-Pothin de Lyon
Image illustrative de l'article Église Saint-Pothin de Lyon
Façade de Saint-Pothin
Présentation
Culte Catholique romaine
Type Église
Rattachement Archidiocèse de Lyon
Début de la construction 1841
Fin des travaux 1843
Architecte Christophe Crépet
Style dominant Néoclassique
Protection  Inscrit MH (2007)
Site web rivegauche-lyon.cef.fr/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Commune Lyon
Coordonnées 45° 45′ 58″ N 4° 50′ 46″ E / 45.766176, 4.84609245° 45′ 58″ Nord 4° 50′ 46″ Est / 45.766176, 4.846092  

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Église Saint-Pothin de Lyon

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Église Saint-Pothin de Lyon

L'église Saint-Pothin est l'un des édifices religieux de Lyon, située rive gauche du Rhône, dans le 6e arrondissement, place Édgar Quinet. Par arrêté préfectoral du 2 mai 2007, elle a fait l’objet dans son intégralité d’une inscription au titre des Monuments Historiques[1],[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La création de la paroisse Saint-Pothin et la construction de son église s’inscrivent dans le développement urbanistique que connut le quartier des Brotteaux à compter de la fin du XVIIIe siècle. Celui-ci faisait alors partie de la commune de La Guillotière qui devait être rattachée de force à la ville de Lyon en 1852, constituant son troisième arrondissement.

L’urbanisation progressive du quartier suivit un plan dressé par Jean-Antoine Morand (1727-1794), architecte à Lyon, l’église Saint-Pothin constituant l’un des éléments structurant du nouveau parcellaire. Si une chapelle fut ouverte dès 1818, Les Brotteaux durent la création d’une succursale de la Guillotière sous le vocable de Saint-Pothin bien plus à la pression de notables qu’à la sollicitude particulière de l’archevêché lyonnais. Une ordonnance royale du 21 juin 1826 concrétisa ainsi leurs aspirations, facilitant par là même le projet de construction et de financement de l'église, les limites de la paroisse n’étant toutefois fixées qu’en 1827[3].

Coupole et clocher de St-Pothin.

Les Hospices Civils de Lyon firent don du terrain[4] en 1835 et un concours fut organisé par les édiles de La Guillotière. Le Lyonnais Christophe Crépet (1807-1856), architecte-voyer de La Guillotière devait en être le lauréat. Issu de l’École des Beaux-Arts de Paris (atelier de Vaudoyer), il dressa un projet néoclassique qui fut partiellement exécuté de 1841 à 1843[5]. En effet, le budget, sous-évalué eu égard à l’ampleur du projet, tripla, induisant par souci d’économie l’ajournement de la décoration de l’église (notamment le fronton triangulaire de sa façade) et l’emploi de matériaux de moindre qualité, cette dernière mesure engendrant des désordres architecturaux. Si l’église fut inaugurée le jour de Noël 1843, dès 1867, l’architecte de la ville de Lyon, Tony Desjardins conduisit une campagne de restauration, de même que l’architecte Claudius Porte en 1874 et 1876-1877.

Architecture[modifier | modifier le code]

Intérieur de St-Pothin.

Réalisation majeure de Crépet, l’église Saint-Pothin de Lyon présente un plan en croix latine. Précédée d’un portique hexastyle d’ordre dorique, la nef centrale aveugle, voûtée en plein-cintre et accostée de deux collatéraux conduit au carré du transept couronné d’une coupole. Les transepts ne nuisent aucunement à l’impression de basilique romaine qui se dégage des colonnades ioniques de la nef principale, le chœur terminé en cul-de-four occupant un espace d’autant plus réduit qu’y trônent les grandes orgues. Le clocher et les sacristies se situent au-delà du chœur.

Décor intérieur[modifier | modifier le code]

  • Fresque de la coupole réalisée en 1893-1894 par Étienne Couvert (1856-1933), artiste lyonnais, figurant la Vierge et les douze apôtres, agrémentée d’une verrière de Lucien Bégule[6], représentant la colombe du Saint-Esprit.
  • Vitraux de son fils, Émile Bégule (1880-1972), réalisés par les ateliers grenoblois Balmet en 1932 dressant un intéressant parallèle entre les fondateurs de l’Église de Lyon (Saint-Irénée, Saint-Polycarpe, Sainte-Blandine et Saint-Pothin) et de celle de France (Sainte Geneviève, Sainte-Clotilde), où les saints occupent le collatéral nord, guidés par l’évangéliste Jean, et les saintes le collatéral sud, conduites par la Vierge, gardienne de la cité.
  • Chemin de croix monumental statufié, et bas-relief de marbre dans le transept sud représentant la Cène.

Orgues[modifier | modifier le code]

Les orgues Merklin dont la paroisse Saint-Pothin s’était dotées en 1876 ont été relevées par la manufacture Kern[7] de Strasbourg en 2003.

Sources[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2007, in J.O. de la République Française, 21 mars 2008, p19.
  2. « Notice no PA69000037 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Pierre Yves Saunier L’Eglise et l’espace de la grande ville au XIXe siècle : Lyon et ses paroisses, in Revue Historique, Vol. 288, n°2, p13.
  4. André Pelletier, Jacques Rossiaud, Françoise Bayard, Pierre Cayez, Histoire de Lyon des origines à nos jours, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, novembre 2007, 955p. (ISBN 978-2841471904) Nouvelles paroisses. p742.
  5. Philippe Dufieux, Le mythe de la primatie des Gaules : Pierre bossan (1814-1888) et l'architecture religieuse en Lyonnais au XIXe siècle, Presses universitaires de Lyon, novembre 2004, 311p. (ISBN 2-7297-0726-3) Les figures de la maîtrise d'œuvre. p.71.
  6. « Lucien Bégule », sur www.vitraux-begule.com.
  7. « Kern », sur www.kernpipeorgan.com .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]