Basilique Saint-Nicolas (Nantes)

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Basilique Saint-Nicolas
Image illustrative de l'article Basilique Saint-Nicolas (Nantes)
Présentation
Culte catholique romain
Type basilique
Rattaché à diocèse de Nantes
Début de la construction 1844
Fin des travaux 1869
Architecte(s) Jean-Baptiste-Antoine Lassus
Style(s) dominant(s) néogothique
Protection  Classé MH (1986)
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Ville Nantes
Coordonnées 47° 12′ 55″ N 1° 33′ 28″ W / 47.215278, -1.55777847° 12′ 55″ Nord
       1° 33′ 28″ Ouest
/ 47.215278, -1.557778
  

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Basilique Saint-Nicolas

La basilique Saint-Nicolas de Nantes est une basilique française de style néogothique située dans le centre-ville de Nantes. Elle est l'une des deux basiliques de Nantes, avec la basilique Basilique Saint-Donatien et Saint Rogatien.

Sommaire

[modifier] Historique

[modifier] La première église

Une église est érigée au cours du XIe siècle et du XIIe siècle le long de l'enceinte de Pierre Ier de Bretagne. Les vestiges de ces fortifications sont visibles dans la rue Duvoisin qui longe l'église actuelle à l'ouest. Son abside se trouvait à l'emplacement de l'actuelle rue Affre, et on pouvait y accéder par le sud depuis la place Félix-Fournier. Cette église est restaurée en 1478. Mais elle est mal entretenue et se révéle trop petite pour accueillir une population croissante en raison de l'urbanisation, de sa situation en centre-ville, ainsi que de la proximité des activités portuaires.

[modifier] Le nouvel édifice

Sous la vigoureuse impulsion de Félix Fournier, curé de la paroisse et futur évêque de Nantes, la construction de l'église actuelle s'échelonne de 1844 à 1869 sur un terrain exigu qui l'oblige à être orientée sur un axe nord-sud, et non pas est-ouest comme le voudrait la tradition chrétienne (soleil levant sur le sanctuaire). L'édification du clocher occupe à lui seul les quinze dernières années des travaux. L'église est bâtie en granit de la région, ainsi qu'en pierres dures et tuffeau de Touraine. Le projet est confié à Jean-Baptiste-Antoine Lassus, élève de Henri Labrouste et collaborateur de Eugène Viollet-le-Duc.

Elle est érigée en basilique le 28 octobre 1882[réf. nécessaire] par le pape Léon XIII.

Elle est protégée au titre des monuments historiques, car il s'agit d'un des premiers projets néogothiques de France[1]. Le mobilier néo-gothique fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 20 novembre 1985. L'église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 6 novembre 1986[2].

[modifier] Dégâts et reconstruction

  • L'église est gravement endommagée lors du bombardement du 16 septembre 1943 qui touche tout le quartier, notamment une partie de la place Royale et de la rue du Calvaire qui sont attenantes, et le chantier de reconstruction dure de 1953 à 1974. Le Grand-Orgue datant de 1901 est ainsi détruit, mais ultérieurement reconstruit à l'identique[3].
  • La pierre extérieure est noircie et fragilisée au XXe siècle, essentiellement sous l'effet de la pollution atmosphérique : une nouvelle tranche de travaux est donc lancée en 2004 sous la direction de Pascal Prunet, architecte en chef des Monuments Historiques, consistant à restaurer le tuffeau et le granit mais aussi à reprendre intégralement divers éléments extérieurs excessivement abîmés.

[modifier] Galerie de photos

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[modifier] Notes et références

  1. La Basilique Notre-Dame de Bonsecours de Rouen est construite de 1840 à 1844.
  2. Notice no PA00108661, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  3. « L'Eglise était gravement atteinte, dans son déambulatoire, le long de le rue Affre, près du clocher qui fut heureusement épargné. Deux ogives de voûte sont disloquées. (...) Il semble qu'un projectile de D.C.A. ou une bombe de petit format soit tombée perpendiculairement ou ait éclaté au sol (...) puis d'autres bombes, entrées obliquement, ouvrirent les cintres et les murs de clôture, disloquèrent en partie les boiseries de l'orgue, éventrèrent le sol... Le tombeau de Mgr Fournier, lourd socle de marbre, est brisé. » Paul Caillaud, Les Nantais sous les bombardements : 1941-1944, Aux Portes du Large, 1947, 236 p., p. 100 

[modifier] Voir aussi

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