Église Saint-Michel-de-Lillo d'Oviedo

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Église San Miguel de Lillo d'Oviedo
Image illustrative de l'article Église Saint-Michel-de-Lillo d'Oviedo
Présentation
Nom local Iglesia San Miguel de Lillo de Oviedo
Culte Catholique romain
Type Église
Rattachement Archidiocèse d'Oviedo
Début de la construction IXe siècle
Fin des travaux IXe siècle
Style dominant Art asturien
Protection Classée BIC (1885)
Patrimoine mondial (1985)
Géographie
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Asturies Asturies
Commune Oviedo
Coordonnées 43° 22′ 49″ N 5° 52′ 06″ O / 43.380278, -5.86838943° 22′ 49″ Nord 5° 52′ 06″ Ouest / 43.380278, -5.868389  

Géolocalisation sur la carte : Asturies

(Voir situation sur carte : Asturies)
Église San Miguel de Lillo d'Oviedo

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Église San Miguel de Lillo d'Oviedo

L’Église San Miguel de Lillo est une église préromane du Xe siècle située près d'Oviedo en Espagne. Elle est classée au patrimoine mondial de l'Unesco.

Situation[modifier | modifier le code]

Elle est située à trois kilomètres d'Oviedo, sur la pente sud du Monte Naranco, à 373 m d’altitude. Ce site offre un agréable panorama sur Oviedo et, au loin, sur les Pics d'Europe.

De style préroman asturien, elle a été déclarée au Patrimoine mondial de l'Humanité en décembre 1985.

A moins de 200 mètres, on trouve l'Église de Santa María del Naranco, qui faisait aussi partie de l'ensemble palatial.

Actuellement elle est consacrée à saint Michel l’Archange.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construite vers 848, sous le roi Ramiro Ier (842-850), par maître Tioda, architecte, appelé « el maestro de Naranco », du nom de la colline.

Probablement, selon la Chronique d'Albelda, ce monarque la fit construire en même temps que son palais, ayant ainsi comme fonction d’église palatine.

Elle était consacrée à Sainte Marie et Saint Michel.

En janvier 2009, on remarque un imminent écroulement du bâtiment et une détérioration quasiment irréparable de l'ensemble et des peintures en particulier, à cause de la grande humidité qui y régne[1]. En 2011, des travaux de restauration sont entrepris[2].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le plan de l'édifice

À l’origine elle était de plan basilical à trois nefs, mais on conserve la troisième partie de sa longueur, en effet elle a été probablement détériorée fin du XIIIe siècle ou début du XIVe siècle, étant donné les mauvaises qualités du sol. On conserve uniquement le vestibule et le début des trois nefs. Au premier plan se trouve la tribune royale et de chaque côté deux petites chapelles.

Elle est voûtée, par un système complexe de demi-voûtes en berceau.

Les nefs sont séparés par des arcs qui reposent des colonnes, rendu inhabituel dans la mesure où dans l'art asturien c’est le pilier qui est utilisé comme support. Ces colonnes s'appuient sur de hautes bases carrées qui possèdent une décoration sculpturale qu'encadrent des figures humaines.

Elle est construite pour une grande partie avec des blocs de pierre, les angles et les contreforts sont en pierres de taille.

Plusieurs fenêtres de type « claustra » ont été conservées, taillées en pierre.

La construction s'avère svelte et montre un certain intérêt de son auteur pour les proportions puisque sa hauteur est triple de la largeur de ses nefs.

Décoration sculpturale[modifier | modifier le code]

Jambage en relief de la porte d’entrée

Très remarquable est la décoration sculpturale en relief ; spécialement celle des jambages de la porte d'entrée, probablement inspirée d'un diptyque consulaire byzantin du VIe siècle, appartenant au consul Areobindo, qui est conservé au Musée de Leningrad. Il présente des scènes de cirque avec un saltimbanque faisant des acrobaties et un dompteur de lions.

Toute la décoration sculpturale des jambages, des bases et des chapiteaux dénote une forte influence byzantine, orientale et y compris lombarde, et présente un certain enchantement primitif.

Décoration picturale[modifier | modifier le code]

On conserve des restes de la décoration picturale murale dans laquelle on peut distinguer deux phases. Celle qui imite l'époque d'Alphonse II le Chaste (791842) visible à San Julián de los Prados, mais il existe d'autres décorations totalement nouvelles avec une figuration humaine comme sujet principal. Ces fresques sont visibles sur les murs sud et est de la nef.

Protection[modifier | modifier le code]

L'église fait l’objet d’un classement en Espagne au titre de bien d'intérêt culturel depuis le 24 janvier 1885[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]