Église Saint-Jacques de Béziers
| Église Saint-Jacques de Béziers | |
|---|---|
Le chevet |
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| Présentation | |
| Culte | Catholique romain |
| Type | Église |
| Début de la construction | XIIe siècle |
| Fin des travaux | XVe siècle |
| Style(s) dominant(s) | art roman languedocien ou carolingien |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Languedoc-Roussillon |
| Département | Hérault |
| Ville | Béziers |
| Coordonnées | |
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L'église Saint-Jacques est une église romane située à Béziers dans le département de l'Hérault.
Sommaire |
[modifier] Localisation
Bâtie à l'extrémitée de la colline biterroise, au sud de l'ancienne ville, l'église a toujours été située à l'extérieur des remparts, cependant proche de ceux-ci, près du noyau gallo-romain. Elle est entourée d'une place et d'un jardin dominant un faubourg, avec une vision sur l'Orb et ses ponts, la plaine Saint-Pierre et, au loin, les Pyrénées[1].
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Vue de la Cathédrale Saint-Nazaire
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Le Pont Vieux et le Pont Neuf
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Le Pont-canal de Béziers (Canal du Midi) et le Pont d'Occitanie
[modifier] Historique
[modifier] Sur le chemin de Compostelle
L'église Saint-Jacques fut construite durant le premier quart du XIIe siècle[2], cependant, la date de sa fondation demeure incertaine et certains document affirment qu'elle fut fondée par Charlemagne. Une chose est certaine : elle est l'une des plus anciennes église de Béziers. Sachant que Saint-Jacques fut, grâce à son abbaye et avec la cathédrale Saint-Nazaire, une étape pour les jacquets, pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui s'arrêtaient à Béziers[1]
[modifier] Une église abbatiale
Appelée à l'origine Saint-Jacques Saint-Michel (selon une tradition ancienne, toute église bâtie sur une hauteur devait être parrainée par un archange), cette église abritait l'Abbaye Saint-Geneviève. Le premier abbé connu fut Aymeric, mentionné dans les document en 907. Le vicomte de Béziers, Raymond II, y fut inhumé en 969. Après la suppression de l'abbaye en 1790, Saint-Jacques est devenue une simple église paroissiale[1]
[modifier] De nombreuses transformations
De style roman carolingien dans ses origines, l'édifice subit de nombreuses modifications, dont la première connue date du début du XIIe siècle. Au XVe siècle, on ajouta deux chapelles, Saint-Joseph et Sainte-Marguerite, ainsi que des ouvertures ogivales du chœur du côté de l'épitre (à droite de l'autel). D'autres réparations, au XVIIe siècle et l'agrandissement de l'église en 1828 finirent par la transformer complètement. Elle garda cet aspect, avec des plâtres et des stucs recouvrant les murs intérieurs jusqu'à l'incendie du début des années 1960. La restauration, dans les années 60, a permis de retrouver ce qui restait de la construction originelle. La partie carolingienne se devine partiellement grâce à certains ornements.
[modifier] Classement
L'abside et une partie de la nef font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 13 mars 1967[2].
[modifier] Architecture
[modifier] Architecture extérieure
- Le chevet pentagonal, construit en pierres de taille, repose sur un soubassement imposant comportant 7 assises de pierre de taille. Les cinq pans du chevet pentagonal sont séparés les uns des autres par de courtes colonnes. Le chevet arbore une remarquable décoration inspirée de l'antique :
- colonnes
- chapiteaux à feuilles d'acanthe
- entablement à l'antique
- frise d'oves
- modillons ornés de feuilles d'acanthe
[modifier] Architecture intérieure
[modifier] Références
- Prospectus : "Église Saint-Jacques, recueillement lumière silence"
- Notice no PA00103378, sur la base Mérimée, ministère de la Culture