Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement
Image illustrative de l'article Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction 1863
Fin des travaux 1868
Style dominant Néoclassique
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune Paris
Coordonnées 48° 51′ 36″ N 2° 21′ 55″ E / 48.859955, 2.365198 / 48.859955; 2.36519848° 51′ 36″ Nord 2° 21′ 55″ Est / 48.859955, 2.365198 / 48.859955; 2.365198  

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement

L'église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, située 68 rue de Turenne dans le 3e arrondissement de Paris, a été nommée ainsi en mémoire du premier évêque de Paris, saint Denis (en conservant une graphie ancienne du nom de ce saint appelé Dionysius en latin), et en mémoire des bénédictines du Saint-Sacrement qui s'étaient installées là à l'époque de la contre-réforme catholique.

(M) Ce site est desservi par la station de métro Saint-Sébastien - Froissart.

Sommaire

Construction de l'église[modifier]

Au cœur du quartier du Marais, au XVIIe siècle de nombreux et somptueux hôtels se construisent dont l’hôtel de Turenne, à l’angle de la rue Saint-Claude et de la rue Neuve-Saint-Louis (actuelle rue de Turenne). En 1684 s’installe dans cet hôtel le deuxième monastère des Bénédictines du Saint-Sacrement.

C’est Étienne-Hippolyte Godde qui reçoit en 1826 la commande par la ville de Paris de construire à cet emplacement l’église actuelle. Il avait commencé quatre ans plus tôt la construction de Saint-Pierre-du-Gros-Caillou (rue Saint-Dominique dans le 7e ). Il achève en 1835 le gros œuvre de l'église. Comme il n’y avait aucune église consacrée au premier évêque de Paris, martyr décapité, on nomma cette église Saint-Denys.

C'est aussi parce que nous sommes là sur l'ancien domaine du Maréchal de Turenne. Celui ci fut d'abord enterré, sur ordre de Louis XIV, à la basilique St Denis, mais à la révolution sa tombe, comme toutes les autres de St Denis, fut profanée, son corps exposé au jardin des Plantes, découvert par Bonaparte, celui ci le fit alors transporter aux Invalides. Le nom de St Sacrement est dû à ce qui motiva la conversion au catholicisme du Maréchal : le Saint Sacrement.

Description[modifier]

L’architecture néoclassique et la décoration sont typiques du début du XIXe siècle et fort similaires à Saint-Pierre-du-Gros-Caillou.

La façade et son fronton[modifier]

Fronton décoré par Feuchères

La façade très simple est pourvue en son centre d'un péristyle à quatre colonnes ioniques, surmonté d'un fronton triangulaire décoré d'un bas-relief par le sculpteur Jean-Jacques Feuchère et représentant les vertus théologales : au centre, la Foi qui élève le calice et l'hostie (le saint sacrement), à gauche, l'Espérance appuie l'ancre sur des tables rappelant le Chema Israël et à droite la Charité protège un enfant et tend un cœur brûlant vers le livre où se lit une phrase de l'hymne à la charité de Saint-Paul. De part et d'autre de l'entrée, deux niches avec les statues de saint Paul et de saint Pierre du sculpteur Jean-François Legendre-Héral en 1849.

Les orgues[modifier]

L'église possède deux orgues :
- Le grand orgue sur tribune en façade ouest fut l'un des premiers construits par la maison Daublaine Callinet en 1839 sous la direction artistique de Félix Danjou. Avant d'être acquis par la paroisse Saint-Denys-du-Saint-Sacrement il vait figuré à l'Exposition de l'Industrie où il avait été remarqué et jugé favorablement par Berlioz, Meyerbeer et d'Ortigue. C'était un instrument assez caractéristique de cette période dite "de transition", alliant les héritages du clacissisme aux nouveautés d'alors (gambes, dulciane, clarinette à anches libres...). L'orgue disposait initialement de 31 jeux répartis sur 3 claviers et pédalier. Il fut reçu le 24 août 1839 par les organistes Séjean, Simon, Fessy et le facteur Davrainville. L'orgue a ensuite été restauré à plusieurs reprises, la première fois en 1867 par Cavaillé-Coll, puis en 1883, ensuite 1970 par Gutschenritter, et enfin en 1984 par Jacques Barberis. Il possède désormais 38 jeux ainsi qu'un bel exemple de soufflet (électrifié en 1970). Le facteur d'orgue actuel est Bernard Dargassies, tandis que l'organiste titulaire est depuis l'été 2012 Thierry Adhumeau.

- L'orgue de choeur a été construit par Cavaillé-Coll en 1869

La "Pietà" de Delacroix

Œuvres d'art[modifier]

Aujourd’hui, la notoriété de l’église tient en partie au fait qu’elle abrite (dans la première chapelle à droite) une Pietà exécutée en 17 jours par Delacroix en 1844. « ce chef-d’œuvre qui laisse dans l’esprit un sillon profond de mélancolie » selon Baudelaire.

Une récente restauration a révélé la beauté des Pèlerins d’Emmaüs, œuvre peinte à la cire par François-Edouard Picot.

La paroisse[modifier]

La communauté paroissiale accueille l'une des maisons du Séminaire de Paris qui forme les futurs prêtres et participe ainsi au dynamisme de la vie paroissiale.

Voir aussi[modifier]

Galerie[modifier]

Extérieur
Intérieur
Vitraux


Sur les autres projets Wikimedia :