Église Saint-Charles-des-Quatre-Fontaines

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Église Saint-Charles-des-Quatre-Fontaines
Image illustrative de l'article Église Saint-Charles-des-Quatre-Fontaines
Vue d'ensemble de l'église
Présentation
Culte Catholicisme
Début de la construction XVIIe siècle
Style dominant Architecture baroque
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Ville Rome
Coordonnées 41° 54′ 06″ N 12° 29′ 27″ E / 41.901781, 12.49074741° 54′ 06″ Nord 12° 29′ 27″ Est / 41.901781, 12.490747  

Géolocalisation sur la carte : Rome

(Voir situation sur carte : Rome)
Église Saint-Charles-des-Quatre-Fontaines

L'église Saint-Charles-des-Quatre-Fontaines est une église de la Rome baroque, construite par Francesco Borromini pour un petit couvent d'un ordre espagnol : les Trinitaires déchaux. C'est à la fois la première de ses réalisations et la dernière d'entre elles, puisque l'artiste l'a commencé en 1638 mais n'a achevé la façade que l'année de sa mort, en 1667. L'édifice est dédié à saint Charles Borromée. En italien, l'église s'appelle San Carlo alle Quattro Fontane mais elle est souvent surnommée San Carlino. Elle doit son nom à la place des Quatre-Fontaines, qui lui est attenante.

Architecture[modifier | modifier le code]

La façade de Saint-Charles-des-Quatre-Fontaines et l'une des quatre fontaines de la place

L'église est construite sur un plan elliptique où se conjuguent le plan en croix grecque et l'octogone. Ce plan ovoïde est une reprise de celui élaboré par son rival Gian Lorenzo Bernini pour l'Église Saint-André du Quirinal à Rome. Cependant, l'architecte montre la volonté, ici, d'élaborer un plan rationnel à la différence de Bernini. L'occupation parfaite de cette petite surface de terre montre le talent de l'architecte dans l'organisation rigoureuse de l'espace. Le plan elliptique n'a qu'un seul objectif, donner l'illusion d'un grand espace.

La coupole

La coupole mesure 25,80 × 16,25 m et comporte un ornement complexe de caissons. Le motif est constitué de cercles intégrés dans des polygones où s'intercalent des croix, rappelant la vocation religieuse du bâtiment, et des hexagones. Il n'y a pas de fresque à l'intérieur de l'édifice, le décor architectural se suffit à lui-même, ce qui est plutôt rare pour une coupole italienne. De manière traditionnelle, le pavement reprend le motif élaboré de la coupole. Le décor sculpté est réduit aux parties architectoniques et crée l'animation à l'intérieur de l'église. Il est visible au niveau des colonnes, de la corniche et de la voûte en cul de four.

À la complexité de cette construction répond le jeu rythmique de la façade, basé sur l'alternance : du concave et du convexe, des colonnes ainsi que des frontons. Borromini dépasse ici son rival Gian Lorenzo Bernini dans l'originalité du décor. La façade comporte en effet trois inventions : les balustres tête-bêche en alternance avec des balustres classiques (les uns et les autres comportant trois arêtes), le dessin des chapiteaux et le fronton dit « angélique », obtenu par la réunion des ailes de deux anges[1].

Le cloître

Le cloître, de petite dimension, répond à un plan rectangulaire. On y retrouve les mêmes balustres que sur la façade. Borromini développe magistralement, ici, l'illusionnisme baroque, en voulant donner l'impression d'un espace beaucoup plus grand. Ce stratagème illusionniste repose sur l'utilisation de la scansion, c'est-à-dire la multiplication des colonnes, imitant le rythme traditionnel d'un cloître.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit de la niche où se trouve la statue de saint Charles Borromée, œuvre d'Antonio Raggi, en surplomb du portail.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]