Église Saint-Cannat

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Église Saint-Cannat
Image illustrative de l'article Église Saint-Cannat
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Marseille
Début de la construction XVIe siècle
Fin des travaux XVIIe siècle
Autres campagnes de travaux Destruction d'une partie de la façade en 1926.
Style dominant Façade baroque tardif.
Protection Logo monument classe.svg inscrit Monument Historique par arrêté du 2 novembre 1926[1].
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département
Blason département fr Bouches-du-Rhône.svg
Bouches-du-Rhône (13)
Commune Blason ville fr Marseille (Bouches-du-Rhône).svgMarseille (1er)
Coordonnées 43° 17′ 54″ N 5° 22′ 23″ E / 43.298388, 5.373057 ()43° 17′ 54″ Nord 5° 22′ 23″ Est / 43.298388, 5.373057 ()  

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Église Saint-Cannat

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Église Saint-Cannat

L’église Saint-Cannat se situe au 4, place des Prêcheurs, 13001 Marseille, à proximité du bas de la rue de la République. Elle a été fondée par les frères prêcheurs de l’ordre de Saint-Dominique. Elle est dédiée à saint Cannat évêque de Marseille, après 485-487, dont une localité du département porte le nom. Fête le 15 octobre.

L’église Saint-Cannat a été inscrite Monument historique par arrêté du 2 novembre 1926[1].

Depuis le 20 juillet 2008, y est célébrée la divine liturgie de rite byzantin par la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale[2].

Origine[modifier | modifier le code]

En 1524, à l’approche des troupes impériales commandées par Charles III de Bourbon, il fut nécessaire pour les besoins de défense de la ville de raser plusieurs constructions situées à l’extérieur des remparts dont le couvent des frères prêcheurs de l’ordre des dominicains. Le siège levé, ces religieux firent construire à l’intérieur de l’enceinte de la ville un couvent disparu lors de la construction de l’hôtel des postes en 1891 et une église. La première pierre fut posée le 31 décembre 1526 par Bernardin des Baux[3]. Afin de hâter la construction, le corps des notaires fit un don important. Malgré cela les travaux durèrent fort longtemps et l’église ne fut consacrée par Barthélemy Camelin, évêque de Fréjus, que le 18 mai 1619. La façade d’un style baroque tardif ne fut réalisée qu’en 1739 par deux artistes de grands talents : l’architecte Joseph Gérard et le sculpteur Antoine Duparc. Malheureusement, par mesure d’économie et afin d’éviter de réaliser des travaux de consolidation, une partie de cette façade fut détruite en 1926 car elle avait été ébranlée par les travaux de percement de la rue impériale, actuellement rue de la République. Ainsi le fronton représentant l’Annonciation sculpté par Duparc soutenu par quatre colonnes et ses pots à feu furent démolis. Seules subsistent huit colonnes doriques et à l'étage une petite balustrade incurvée et deux statues, sculptées par Duparc (mais actuellement en très mauvais état), représentant les papes dominicains : Pie V et Benoît XI.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Dans la nef de style gothique se trouvent :

  • une chaire en noyer sculpté de la fin du XVIIe siècle, avec des angelots soutenant l’abat-voix,
  • un somptueux maître autel à baldaquin en provenance de la chapelle des Bernardines réalisé en marbres polychromes par Dominique Fossati en 1755. Derrière ce maître autel, un très grand tableau de 8 m. de haut et de 5 m. de large représentant Notre-Dame de la Paix, toile de Pierre Bernard (1704-1777).
  • au-dessus de la porte principale, un buffet de grand orgue, œuvre du frère dominicain Jean-Esprit Isnard, daté de 1746, avec une belle ferronnerie de Forty.

De part et d’autre de la nef se trouvent sept chapelles collatérales, quatre à gauche et trois à droite, jadis destinées aux corporations.

  • Dans la première chapelle à gauche en entrant se trouvent un baptistère en marbre blanc et une toile représentant le Baptême du Christ attribuée à Pierre Parrocel (1670-1739). L’entrée de cette chapelle est fermée par une grille en fer forgé du XVIIIe siècle, utilisée sans doute en réemploi car les dimensions ne s’adaptent pas exactement à l’espace à clôturer.
  • Dans la deuxième chapelle se trouve un autel en marbre blanc avec à l’intérieur de celui-ci, un christ au tombeau par Simon.
  • La troisième chapelle est celle des notaires qui se trouvait avant la Révolution dans l’église des Accoules. Sous la restauration les notaires établirent leur confrérie dans l’église des prêcheurs devenue église Saint-Cannat. Cette chapelle est décorée de lambris en bois. Une toile représentant la présentation de Jésus au Temple est due à Michel Serre (1658-1733).
  • Dans la quatrième chapelle se trouve un tableau représentant la mort de saint Joseph.
  • Dans la première chapelle en entrant à droite se trouve un tableau de Bronzet représentant la vierge à l’enfant et saint Dominique.
  • Dans la deuxième chapelle, à droite, la vierge à l’enfant et le purgatoire de Michel Serre.
  • Dans la troisième chapelle à droite la vierge à l’enfant et saint Pierre.

Schéma de l'église[modifier | modifier le code]

Schéma de l'église Saint-Cannat

Légende :

1- Maître-autel (Dominique Fossaty). 2- Tableau de Notre-Dame de la paix (D. Bernard). 3- Orgue de chœur. 4- Statue de saint Cannat. 5- Statue de saint Dominique. 6- Tableau de la Vierge au rosaire (Bronzet ainé). 7- Tableau de la Vierge, de l'enfant et du Purgatoire (Michel Serre). 8- Tableau représentant la vision de saint Pie V. 9- Statue de sainte Thérèse de Lisieux (François Carli). 10- Grille du baptistère. 11- Fonts baptismaux. 12- Statue de Notre-Dame du Mont Carmel. 13- Tableau représentant le baptême du Christ (Pierre Parrocel). 14- Gisant du Christ (sculpture de Simon). 15- Tableau de la vision de saint Benoît (J.B. Faudran). 16- Boiseries. 17- Tableau de la purification de la Vierge. 18- Tableau de la mort de saint Joseph. 19- Tableau de la vision de saint Benoît. 20- Statue de sainte Anne et de la Vierge. 21- Autel de saint Cannat. 22- Chaire. 23- Bas relief. 24- Tableau de Jésus chassant les marchands du temple (Jouvenet). 25- Autel de saint Cécile. 26- Grand orgue de tribune. 27- Ferroneries de la tribune.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Bouyala d’Arnaud, Evocation du vieux Marseille, éditions de minuit, Paris, 1961, pages 124/128.
  • Jean-Jacques Gloton, Un paysage baroque, dans Marseille, la passion des contrastes, Pierre Mardaga éditeur, Liège, 1991, pages 85/88. (ISBN 2-87009-474-4)
  • Jean-Robert Cain et Emmanuel Laugier, Trésor des églises de Marseille : Patrimoine culturel communal, Marseille, Ville de Marseille,‎ 2010, 368 p. (ISBN 978-2-9535530-0-0), p. 111-117

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice no PA00081339 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale
  3. Augustin Fabre, Notice historique sur les anciennes rues de Marseille démolies en 1862 pour la création de la rue impériale, Imprimerie de Jules Baril, Marseille, 1862, page199

Liens internes[modifier | modifier le code]

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