Église Saint-André de Kamouraska

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Église Saint-André
Image illustrative de l'article Église Saint-André de Kamouraska
Église Saint-André
Présentation
Culte Catholique
Type Église
Rattachement Diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière
Début de la construction 1805
Fin des travaux 1811
Protection Immeuble patrimonial classé (2004)
Lieu historique national (1985)
Site patrimonial cité (2004, Site du patrimoine du noyau paroissial de Saint-André)
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région administrative Bas-Saint-Laurent
Municipalité régionale de comté Kamouraska
Municipalité Saint-André
Coordonnées 47° 40′ 19″ N 69° 43′ 55″ O / 47.671944444444, -69.73194444444447° 40′ 19″ Nord 69° 43′ 55″ Ouest / 47.671944444444, -69.731944444444  

L'église Saint-André de Kamouraska est une église catholique située à Saint-André dans le Bas-Saint-Laurent au Québec. Construite en pierre entre 1805 et 1811, elle est la plus ancienne de la région et l'une des trente plus anciennes de la province. Elle est implantée parallèlement au fleuve Saint-Laurent sur un cran rocheux légèrement en retrait de la route 132 qui traverse le noyau villageois. L'église, classée monument historique en 2004, abrite aussi cinq œuvres d'art classées.

Description[modifier | modifier le code]

L'édifice reflète la persistance de la tradition architecturale religieuse héritée de la Nouvelle-France et traduit certaines influences britanniques. Les églises des paroisses rurales sont caractérisées par la simplicité de leur plan et la sobriété de leur façade. L'église de Saint-André est l'une des dernières de la vallée du Saint-Laurent à emprunter le plan récollet, défini par une nef rectangulaire sans transept et un chœur plus étroit[1]. Elle est l'une des rares églises de ce type à ne pas avoir été modifiée par un agrandissement. La façade, d'une grande simplicité, possède une seule porte surmontée de deux oculi[2].

Son fronton triangulaire, formé par les retours de corniche, suggère une influence palladienne. Il en va de même du portique monumental construit en 1893 ou 1894 selon les plans de l'architecte David Ouellet (1844-1915). Le clocher, composé de deux lanternons superposés, donne de l'élégance au bâtiment. Une sacristie extérieure est adossée au chevet et un chemin couvert la relie à l'église. Construite de 1822 à 1824, la sacristie a aussi servi de presbytère jusqu'en 1851. L'intégrité de l'église de Saint-André est remarquable[3].

La valeur patrimoniale de l'église de Saint-André repose également sur l'intérêt artistique de son décor intérieur, réalisé de 1834 à 1836, lequel est fort bien conservé et particulièrement représentatif de l'architecture religieuse du XIXe siècle. L'église renferme aussi des œuvres d'art du XIXe siècle réalisées par des artistes réputés. Le tabernacle du maître-autel, attribué à Thomas Baillairgé, est la réplique la plus fidèle qui subsiste de l'ancien tabernacle de la basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec. L'église compte aussi un tableau de Louis-Hubert Triaud (1790-1836), une composition originale d'Antoine Plamondon (1804-1895) ainsi qu'un petit orgue fabriqué par Louis Mitchell (vers 1823-1902). Enfin, une statue de saint André, sculptée par Louis Jobin (1845-1928), domine le porche.

Références[modifier | modifier le code]

  1. On dit d'une église qu'elle est de « plan récollet », ou « plan à la récollette », quand elle a « avec une nef qui se referme sur l'abside, sans transept ou chapelles latérales ». Luc Noppen et Lucie K. Morisset, Les églises du Québec : un patrimoine à réinventer sur Google Livres, p. 304
  2. Université du Québec :
  3. L’église Saint-André, comté de Kamouraska : s’entendre pour protéger