Église Saint-Étienne de Nevers

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Église Saint-Étienne de Nevers
Image illustrative de l'article Église Saint-Étienne de Nevers
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Bénédictin
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux XIe siècle
Style dominant Architecture romane
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Géographie
Pays France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Commune Nevers
Coordonnées 46° 59′ 31″ N 3° 09′ 51″ E / 46.991824, 3.1641746° 59′ 31″ Nord 3° 09′ 51″ Est / 46.991824, 3.16417  

L'église Saint-Étienne de Nevers est une église romane datant de la fin du XIe siècle, située dans la commune de Nevers en France.

Adresse : rue Saint-Étienne, rue du Charnier

Historique de l'église[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne de Nevers, bien que peu connue, comme beaucoup de monuments en Nièvre, est l'une des églises romanes les plus belles et les mieux conservées de France.

Cette église a été l'un des points de passage les plus importants sur l'un des quatre chemins de Compostelle. Ce prieuré a été fondé par le comte Guillaume Ier de Nevers, et qui le place alors sous l'autorité de Cluny. L'église fut construite de 1063 à 1097, l'époque où, à Cluny, l'abbé Hugues de Semur envisageait la construction de Cluny III, construction qui commença en 1088. Il est alors probable que la construction de Saint-Étienne a préparé la voie au gigantisme de Cluny.

Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].

Architecture[modifier | modifier le code]

Église priorale[modifier | modifier le code]

La façade de l'église Saint-Étienne de Nevers
La voûte en berceau est à l'aplomb des colonnes de la basilique

Le plan de base et l'élévation, à la conception rigoureuse, et renonçant à la moindre décoration pour se concentrer sur la construction, trahissent ainsi l'influence de Cluny, et donnent à l'espace un aspect sobre. L'élévation à trois niveaux-arcades, tribune, et fenêtres hautes- est tout ce qu'il y a de plus classique dans la construction romane. La nouveauté réside dans la voûte en berceau en plein cintre qui remplace le toit plat habituel à cette époque. Il y avait certainement eu des essais pour construire des voûtes reposant directement sur les murs, sans fenêtres hautes, ou alors en ouvrant de petites baies au pied du berceau, mais c'est à Saint-Étienne que, pour la première fois, on réussit à poser une voûte en berceau sur une élévation basilicale complète[réf. souhaitée].

Le transept est également voûté en berceau. Comme dans la cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, on trouve de chaque côté, un grand arc surmonté d'une arcature qui marque la séparation avec le carré du transept couvert d'une coupole sur trompes. Dans chaque bras s'ouvre une absidiole orientée.

Dans le chœur, les proportions et l'élévation changent : les arcades sont aussi hautes que celles de la nef, mais beaucoup plus étroites. Au-dessus court une arcature aveugle surmontée de baies encadrées de colonnettes. En arrière des arcades du chevet, un déambulatoire, avec trois chapelles rayonnantes qui forme un espace de lumière.

Vu de l'extérieur, l'édifice offre un aspect massif, imposant, sorte de forteresse religieuse, construit en pierres de taille soigneusement équarries et ses baies aux contours nus et muets.

Si à l'intérieur la décoration a été ignorée, l'extérieur bénéficie de quelques éléments décoratifs, la corniche à modillons qui court le long du chevet et du déambulatoire, le cordon de billettes qui en souligne les baies, et les petites arcatures aveugles à la naissance de la voûte.

L'église a légèrement souffert des destructions pendant la Révolution française, puisque les étages supérieurs de la tour à la croisée du transept et les deux tours ouest ont été démolis en 1792. C'est peut-être cela qui donne à Saint-Étienne son aspect ramassé, massif, ces deux tours permettant certainement de rendre l'édifice plus « aérien » Malgré cela, cette église donne au premier regard une impression de monumentalité et de rigueur impressionnante.

Bâtiments conventuels[modifier | modifier le code]

Prieurs[modifier | modifier le code]

Revenus du Prieuré[modifier | modifier le code]

Pavement de l’église autour du chœur.

Terriers, dépendances[modifier | modifier le code]

  • Prieuré de Lurcy-le-Bourg[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00112940 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Archives départementales, sous-série 1.Q.858-859 - 858 baux, comptes et estimation des biens (Lurcy-le-Bourg) (1791) - 859. Prieuré Saint-Révérien:estimation des biens, soumissions et ventes des biens, réparation aux bâtiments, traitements et pensions (Bona, Guipy, Lâché-Assards, Saint-Firmin et Saint-Révérien). 1790-1821. - et son annexe Chevanne-sous-Montaron: estimation (Montaron) 1790-1792.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Archives Nationales, H54764.
  • Didier Henry, Deux prieurés en Nivernais aux XVe et XVIe siècles: la Charité-sur-Loire et Saint-Étienne de Nevers (1995).
  • Dir. de Toman, Rolf, Bourgogne: art, architecture et paysages (2007)
  • Marie-Thérèse Zenner, Saint-Étienne de Nevers : un ancien prieuré de Cluny dans le Nivernais (1995).
  • Collectif, Cluny, à la découverte des sites clunisiens, dans Dossiers d'Arvchéologie, n°275, juillet-août, 2002.
  • Prieuré Saint-Étienne de Nevers - Archives départementales de la Nièvre, sous-série 1.Q. 857. Inventaire du mobilier(1790); comptes de recettes et dépenses (1790-1791), biens et droits (1790-1792), frais et procédures engagés par le prieuré (1790-an.II); soumissions estimations et ventes des biens (Beaumont-Sardolles, Calluy, Coulanges-lès-Nevers, Nevers, Saint-Éloi, Saint-Martin-d'Heuille et Sermoise-sur-Loire), (1790-an VI); réparations courantes faites à diverses parties de l'ancien prieuré (1792- an VI) - 1790- an VI.