Église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux

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Église
Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux
Image illustrative de l'article Église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église
Rattachement Diocèse de Paris
Début de la construction 1685
Fin des travaux 1690
Protection Logo monument historique Classé MH (1983)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Coordonnées 48° 51′ 32″ N 2° 21′ 27″ E / 48.858772, 2.35751248° 51′ 32″ Nord 2° 21′ 27″ Est / 48.858772, 2.357512  

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L'église Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux est un édifice religieux parisien, situé 12 rue des Blancs-Manteaux (4e arrondissement de Paris), dans le quartier du Marais. L'église actuelle date de la fin du XVIIe siècle et a remplacé une église plus ancienne, l'église du monastère des Blancs-Manteaux, érigée au XIIIe siècle par les Servites de Marie. Elle est aujourd'hui desservie par des prêtres de la Communauté Saint-Martin.

Historique[modifier | modifier le code]

Les premiers bâtiments[modifier | modifier le code]

Les Blancs-Manteaux qui l'ont fondée en 1258 étaient les Servites de Marie, ordre mendiant qui avait comme but d'honorer le mystère de l'Annonciation et suivaient la Règle de Saint Augustin. Ceux-ci portaient sur leur habit un « manteau blanc » (c'est pourquoi le surnom resta). Suspendu en 1274, les Servites de Marie furent remplacés dans ces lieux par un autre ordre mendiant, les Ermites de l’ordre de Saint-Guillaume qui étaient vêtus de manteaux noirs, et que l'on appelait communément les « Guillemites ». Une rue -rue des Guillemites- des environs porte ce nom[2].

Le monastère des Blancs-Manteaux comportait d'importants bâtiments, une chapelle et des jardins. Au XVIIe siècle, il abrita des Bénédictins. La chapelle orientée alors dans le sens normal (Est-Ouest), longeait la rue des Blancs-Manteaux.

La seconde église[modifier | modifier le code]

L'église elle-même, désormais orientée Nord-Sud, est reconstruite de 1685 à 1690 perpendiculairement à la rue des Blancs-Manteaux.

Un siècle plus tard exactement, lors de son installation dans le voisinage, le mont-de-piété annexa une partie des bâtiments conventuels. Puis le reste fut vendu pendant la Révolution.

La façade, rajoutée par Victor Baltard en 1863, provient de l'église Saint-Éloi-des-Barnabites, démolie par le percement du boulevard du Palais sur l'île de la Cité, lors des travaux d'Haussmann, dont le portail avait été construit en 1705 par Jean-Sylvain Cartaud.

L'ancienne fontaine du monastère (1719) fut remontée en 1929 contre le mur est de l'église[3].

L'église actuelle est tout ce qu'il reste de l'ancien couvent. L'église et sa crypte, ainsi que les vestiges du monastère, font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le [1].

Description[modifier | modifier le code]

Extérieur[modifier | modifier le code]

L'église, orientée sud-nord, longe sur son côté oriental le square Charles-Victor-Langlois. L'entrée principale se situe, au sud, rue des Blancs-Manteaux mais il existe également une entrée secondaire, au nord, rue des Francs-Bourgeois.

Intérieur[modifier | modifier le code]


Mobilier[modifier | modifier le code]

Dans l'église se trouve une magnifique chaire classée au patrimoine national[4]. D'origine flamande, elle est datée de 1749. Autrefois attribuée à l'école hollandaise, cette chaire qui fut acquise en 1864 puis restaurée aux dépens de la Fabrique, provient en fait d'une église située en Belgique. Son abat-voix est surmonté d'une statue de saint Michel et de celles des quatre évangélistes. La cuve et l'escalier sont ornés de panneaux de marqueterie (bois, étain, ivoire) et d'incrustations de nacre, représentant divers sujets religieux avec inscriptions ; les bordures de ces panneaux sont en bois sculpté et doré.

On peut également admirerun tableau du peintre allemand Joachim von Sandrart. En 1873, la ville de Paris a fait l'acquisition, pour l'église, d'une toile du peintre Charles-Henri Michel, Laissez venir à moi les petits enfants.

Parmi les autres objets remarquables, on peut noter deux bénitiers en marbre du XVIIe siècle composés d'une coquille à godrons et supportés par un piédouche[5] ainsi qu'un groupe en plâtre, La Vierge surmontant le globe du Monde, en arrière de l'autel[6].

Les orgues[modifier | modifier le code]

On y peut entendre un orgue d'esthétique allemande nordique de 3 claviers et 42 jeux construit par le facteur Kern. Cet instrument, inauguré officiellement par Xavier Darasse, le 25 juin 1968, a fait l'objet d'un premier enregistrement en 1972 par l'organiste Louis Thiry qui y a interprété des fantaisies et variations de Jan Pieterszoon Sweelinck.

L'église possède également un orgue plus petit situé dans la partie gauche du chœur.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Monastère des Blancs-Manteaux », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Cf. Jacques Hillairet, Connaissance du Vieux Paris, Payot/Rivages, 1993.
  3. Pierre Kjellberg, Le Guide du Marais, La Bibliothèque des Arts, Paris, 1967.
  4. Base Palissy, ref. PM75000892
  5. Base Palissy, ref. PM75000895
  6. Base Palissy, ref. PM75000896

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]