Église Notre-Dame-de-l'Assomption-de-Passy
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| Église Notre-Dame de l'Assomption de Passy | ||
Église Notre-Dame de l'Assomption de Passy vue de la rue de l'Assomption. |
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| Présentation | ||
|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |
| Type | Église paroissiale | |
| Rattachement | Archidiocèse de Paris | |
| Début de la construction | XIXe siècle | |
| Fin des travaux | XXe siècle | |
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Région | Île-de-France | |
| Département | Paris | |
| Commune | Paris | |
| Coordonnées | ||
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L'église Notre-Dame-de-l'Assomption-de-Passy est une église située place de l'Église-de-l'Assomption et 90, rue de l’Assomption dans le 16e arrondissement de Paris.
Sommaire |
Histoire[modifier]
En 1895 les pères de la Miséricorde, expulsés de leur couvent de la rue de Varenne en 1891, s'installent à Passy en transportant pierre par pierre leur ancienne chapelle consacrée à Notre Dame de la miséricorde.
En 1928, l'église prend le nom de Notre-Dame-de-l'Assomption. Les bâtiments initiaux sont complétés en 1928 par des bas-côtés et un presbytère puis en 1955 par une seconde nef.
Description[modifier]
De style néo-classique, l'église de Notre-Dame-de-l'Assomption possède une très belle coupole à la croisée des deux nefs.
Orgue[modifier]
L'orgue que nous voyons actuellement dans l'église a subi plusieurs transformations et a changé au moins trois fois de propriétaire. Construit dans les ateliers du célèbre facteur d'orgues parisien Aristide Cavaillé-Coll, au tout début du XXe siècle, il a bénéficié de toutes les techniques et robustesses de fabrication qui ont fait la réputation de cette maison.
Nous ne savons rien du premier propriétaire de l'instrument, sans doute était-ce un riche particulier amateur d'orgue, ou une petite communauté. La structure et la taille des matériaux employés font plutôt penser à un orgue de salon, certes de belle apparence.
En 1928, l'orgue est racheté par le comte Léonce de Saint-Martin, organiste titulaire des grandes orgues de la cathédrale Notre-Dame de Paris, pour son appartement de la place des Vosges. Le facteur d'orgue G. Gutschenritter, remonte l'instrument et profite de ce travail pour apporter quelques modifications et adjonctions à l'orgue de Cavaillé-Coll, dont un troisième clavier qui ne comporte aucun jeu mais sert de clavier accoupleur, donnant ainsi plus de possibilités au jeu de l'organiste. L'instrument avait à cette époque 19 jeux.
Le chanoine Boulard, curé de l'église Notre-Dame de l'Assomption ayant réalisé des travaux d'agrandissement de l'église dans les années 1960, cherche à remplacer le modeste orgue qui occupe la deuxième tribune au fond de la nef. Monsieur Emmanuel de Villèle, alors organiste titulaire de l'église, apprend que l'orgue de Monsieur de Saint-Martin est en vente. Il en informe aussitôt le Chanoine Boulard qui en fait l'acquisition.
L'instrument est pris en mains par les établissements Beuchet-Debierre de Nantes. D'importants travaux d'agrandissement et d'électrification sont entrepris afin d'adapter l'orgue aux dimensions de l'église et en augmenter les possibilités d'interprétation musicale. L'orgue essentiellement romantique, est transformé en instrument dit « néoclassique », conforme à la mode de l'époque. Le remontage de l'ensemble est confié à l'harmoniste Jacques Picaud, collaborateur parisien des Ets Beuchet (d'après J.-P. Swiderski, facteur d'orgues).
L'orgue actuel comporte 35 jeux dont 31 réels ; 3 claviers et pédalier; transmission et tirage électrique.
Organistes titulaires : Emmanuel de Villèle, Marc Pinardel, Leonid Karev (organiste actuel).
Chorale[modifier]
En 1956, une manécanterie est fondée au lycée Saint-Jean-de-Passy par André Revaux, « Les Petits Chanteurs de Passy », sur le modèle Petits Chanteurs à la Croix de Bois, afin d'apporter aux enfants et aux jeunes du quartier de Passy une formation musicale, spirituelle et humaine, par la pratique du chant choral. L'âge des choristes, enfants, adolescent et jeunes adultes va de 8 à 21 ans (ils doivent être scolarisés dans un établissement public ou privé du quartier de Passy), et cultive un répertoire varié de musique chorale religieuse et classique du XVIe siècle à nos jours (Mendelssohn, Purcell), et de chansons profanes et populaires comme La Mer, de Charles Trenet[1]. La vocation première de la manécanterie est de chanter la Messe en l'église Notre-Dame de l'Assomption de Passy, mais aussi partout en France lors de ses tournées et d'évènements particuliers. Ainsi les petits Chanteurs de Passy ont chanté la Messe pour la paix célébrée le 19 juillet 2009 en l'église Notre-Dame à Saint-Lô pour fêter le 65e anniversaire de la libération de la ville[1]. Les Petits Chanteurs de Passy sont affiliés à la fédération française des Pueri Cantores[1], fondée en 1944 par Mgr Fernand Maillet dans le but de regrouper les manécanteries Catholiques de France.
Elle ne comprend à l'origine que des garçons. Les filles sont acceptées peu avant le tournant du millénaire, alors que Saint-Jean de Passy devient mixte. Au départ simple activité périscolaire, elle donne lieu en 1978 à la création d’une association loi de 1901 ayant pour but de promouvoir et favoriser l’éducation et la formation musicale, intellectuelle et morale de la jeunesse. Elle comprend alors un simple bureau de trois personnes, élu par l’Assemblée générale. En 1992 une modification des statuts prévoit que ce bureau est assisté d’un conseil d’administration de onze membres maximum, dont le président d’honneur, le directeur de chorale et l’aumônier sont membres de droit, les autres étant élus par l’assemblée générale. Toutefois, le bureau élu par l’assemblée reste l’organe dirigeant, sans véritable contrôle démocratique et avec un risque de vacance de pouvoir. En février 2006 sont adoptés de nouveaux statuts, destinés à donner à l’association un gouvernement plus efficace et plus représentatif[2]. Le conseil d’administration comprend désormais quatre collèges représentant respectivement la direction de l’établissement scolaire, son aumônerie, l’association des parents d’élèves, et enfin les familles des chanteurs. Ce conseil d’administration dispose de tous les pouvoirs pour diriger l’association. Il nomme à cet effet le bureau. Le maître de chœur n’est pas membre de droit du conseil, mais nommé par celui-ci, susceptible de lui rendre compte, et révocable ad nutum.
Notes et références[modifier]
- B. H., « Avec les petits chanteurs de Passy : une messe pour la paix », La Manche Libre, 27 juillet 2009 [texte intégral]
- Journal officiel des associations, Paris, N° de parution 20060024, n° d'annonce 1583, paru le 17 juin 2006