Église Notre-Dame-de-l'Assomption (Neuville-sur-Saône)
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| Église Notre-Dame de l'Assomption | |
|---|---|
L'église vu du quai de Saône |
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| Présentation | |
| Culte | Catholique romain |
| Type | Église paroissiale |
| Rattaché à | Diocèse de Lyon |
| Début de la construction | XVIIe siècle |
| Fin des travaux | XIXe siècle |
| Style(s) dominant(s) | Néo-roman |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Rhône |
| Ville | Neuville-sur-Saône |
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L'église Notre-Dame-de-l'Assomption est l'église paroissiale de Neuville-sur-Saône (Rhône), et le cœur du secteur paroissial Saint-Christophe-des-deux-rives.
Construite entre 1678 et 1681 à l'initiative de Mgr Camille de Neuville, elle a été partiellement modernisée au XIXe siècle et restaurée aux XXe et XXIe siècles. Plusieurs éléments de décoration intérieure sont classés monuments historiques.
Sommaire |
[modifier] Histoire
En 1830, Camille de Neufville de Villeroy, abbé commendantaire de l'abbaye d'Ainay, à Lyon, achète une propriété à Vimy, petit bourg situé au bord de la Saône, à 15 kilomètres au nord de Lyon. Il entreprend d'en faire une résidence somptueuse. Sacré archevêque de Lyon, primat des Gaules, en 1854, il continue à embellir et à agrandir son domaine, et décide de remplacer la modeste église du petit village par un édifice plus conséquent.
Les fondations ont débuté le 7 décembre 1677, et la pose de la première pierre de la nouvelle église eut lieu le 3 juillet 1678[1]. L'église a été consacrée par Camille de Neuville le 8 septembre 1681, jour de la Nativité de la Vierge, et dédiée à Notre-Dame de l'Assomption. C'est en remerciement de ce don que leur évêque leur avait fait que les paroissiens de Vimy souhaitèrent donner à leur village le nom de Neuville-l'Archevêque, devenu Neuville-sur-Saône après la Révolution.
La façade a été entièrement refaite en 1894 par l'architecte Chaumel à la demande du curé Béraud, dans un style différent qui dénature quelque peu l'édifice. L'église a été restaurée par l'architecte Curtelin en 1962, et la façade a également été restaurée en 1981. Entre 2007 et 2011, la toiture et les murs extérieurs ont été rénovés[1], redonnant à l'édifice sonéclat initial.
[modifier] L'édifice
Le bâtiment comporte une nef unique, sans transept, mais flanquée de chapelles latérales insérées entre les contreforts extérieurs, et de deux tours-clochers en forme de lanterneaux inspirés de ceux de l'église de l'Hôtel-Dieu de Lyon construits un peu plus tôt en 1665-1666 par Jacques Abraham maître maçon[1]. Le chevet est doublé d'un bâtiment bas semi-circulaire qui l'enserre et se raccorde au gabarit extérieur des tours-clochers et des chapelles. Il est construit en pierres dorées de Couzon, qui lui donnent aujourd'hui encore un cachet particulier, malgré la façade en pierre blanche surajoutée au XIXe siècle.
Le chœur, qui occupe près de la moitié de la longueur de l'édifice, est séparé de la nef par deux marches. Il est bordé de deux rangées de stalles surmontées de larges panneaux peints, et décoré d'un ensemble de boiseries sculptées remarquable réalisées au XVIIIe siècle par Michel Perrache, son fils Antoine-Michel Perrache et Jean-Antoine Morand, trois ingénieurs lyonnais. L'abside, semi-circulaire, est en style néo-roman. Elle est éclairée par deux rangs de vitraux représentant les grands épisodes de la vie de Marie. Au centre se tient un calvaire, éclairé indirectement. Le maître-autel, en marbre blanc, est relevé par trois marches elles aussi en marbre.
[modifier] Patrimoine
Les stalles ont été classées monuments historiques en 1904 [2]. Les tableaux de l'avant-chœur et les sculptures du chœur, réhabilités en 1962, ont été classés en 1982 [2]. L'orgue, qui provient du couvent des Cordeliers de Lyon, a été restauré en 1957, mais ses jeux anciens des XVIIe et XVIIIe siècles ont été conservés[3].
[modifier] Notes et références
- Un bâtiment à redécouvrir, Le Progrès, éd. Val de Saône, 01/06/2010, p.17
- site Architecture et patrimoine du Ministère de la Culture
- Préinventaire des monuments et richesse artistiques n°11, Neuville-sur-Saône, édité par le Conseil général du Rhône, 2001 (ISBN 2-910865-13-4), pp. 64 à 75