Théorème de Schwarz
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Le théorème de Schwarz, également appelé théorème de Clairaut, peut s'énoncer ainsi :
Théorème de Schwarz — Soit
, une fonction numérique de n variables, définie sur un ensemble ouvert
de ℝn. Si les dérivées partielles existent à l'ordre
et sont continues en un point
de
, alors le résultat d'une dérivation à l'ordre
ne dépend pas de l'ordre dans lequel se fait la dérivation par rapport aux
variables considérées.
Dans le cas particulier des fonctions de deux variables
et
, on obtient :

Nous allons la faire dans le cas n=2 et p=2. Soit (x0,y0) dans U. Pour t proche de zéro, on pose
et
de sorte que
On différencie par rapport à y, ce qui donne
On applique ensuite le théorème des accroissements finis à g entre y0 et y0+t : il existe a compris entre 0 et 1 tel que
Et toujours en appliquant le théorème des accroissements finis à la fonction
entre x0 et x0+t, il existe a' compris entre 0 et 1 tel que
Or les fonctions considérées ici sont continues, donc
En utilisant un argument symétrique en remplaçant g par h définie par
on montre que
Par unicité de la limite, on a bien
Les cas n>2 et p>2 sont analogues.
[modifier] Un contre-exemple
Le résultat ci-dessus peut tomber en défaut lorsque les hypothèses ne sont pas vérifiées.
Considérons la fonction :

Les dérivées partielles premières sont :

et

de sorte que
.Accessoirement, on peut vérifier que pour
,
.[modifier] Application du théorème de Clairaut-Schwarz aux formes différentielles exactes
Considérons la forme différentielle exacte suivante, où
est une fonction de classe
:

Nous savons alors que :
et 
En appliquant le théorème de Clairaut-Schwarz nous en déduisons immédiatement la relation :

(par dérivation et inversion de l'ordre de dérivation...)










