Éducation en Algérie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Système éducatif algérien
Amphithéâtre de l'université de Médéa
Amphithéâtre de l'université de Médéa
Système éducatif
Langue de scolarisation Arabe
Français
Tamazight
Scolarité obligatoire 6 à 16 ans
Durée de la scolarité  
· Primaire 5 ans
· Secondaire 7 ans
· Supérieur 3 à 8 ans
Organisme de tutelle Ministère de l'Éducation nationale, Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ministère de la Formation et de l'Enseignement professionnels
Indicateurs
Taux d'alphabétisation (2008[1])  
· Général 77,4 %
· Hommes 84,1 %
· Femmes 70,6 %
Scolarisation  
Diplômés  

Le secteur de l'éducation en Algérie permet la prise en charge et l'instruction des millions d'Algériens. La Constitution algérienne garantit le droit à l’enseignement pour tous[2]. L’évolution du système éducatif algérien a passé par trois périodes : une politique de récupération du système colonial puis des réformes pour affirmer l’indépendance et confirmer le pouvoir national et enfin une politique de gestion des flux[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Après le départ massif des Français au lendemain de l'indépendance en 1962, l’Algérie s'est retrouvé avec un grand déficit en enseignants augmenté par un taux de natalité des plus forts du monde. Les écoles algériennes s’inspiraient du système français et la plupart des enseignants venaient de France. Le français était la langue d’enseignement principale et l’arabe était enseigné comme seconde langue. Après l’indépendance, le gouvernement a repensé le système éducatif de manière à promouvoir les cultures arabe et berbère.

Pour faire face à cette situation, les autorités ont adopté un système de recrutement de "moniteurs" avec un niveau requis modeste, à savoir celui de la 7e année primaire et plus. De nombreux enseignants ont été recrutés ainsi après avoir réussi à des concours organisés en langue arabe et française.

Si en langue française, il était difficile de trouver des candidats répondant aux critères de niveau, en arabe par contre, on recrutait un grand nombre parmi les lettrés des écoles coraniques où il était exigé seulement de savoir lire et écrire. Les éléments enseignants du corps des moniteurs ainsi créé devaient suivre obligatoirement des cours du soir en pédagogie et en culture générale avec des niveaux I, II, III et IV et avec des examens à passer sous peine de voir leur salaire diminuer. Les cours étaient dispensés par des professeurs nationaux et étrangers recrutés sous contrats notamment parmi les Égyptiens, les Syriens, les Irakiens et parfois les Libanais pour la langue arabe, ainsi que du personnel français parmi les appelés sous les drapeaux en France choisissant d'enseigner plutôt que de passer leur service militaire, ceci suivant une convention signée entre l'Algérie et la France.

Dans les années 1970, le gouvernement a aboli les écoles privées et placé toutes les écoles sous son contrôle. L’école est devenue obligatoire pour tous les enfants de 6 à 15 ans et gratuite de la première année d’école jusqu’à l’université[3]. Dans la même période, une réforme de l’enseignement supérieur s’accompagne par la création d’un ministère de l’Enseignement supérieur et un ministère de l’Enseignement primaire, moyen et secondaire et dont leurs fonctionnements sont autonomes l'un par rapport à l'autre[4].

Contexte[modifier | modifier le code]

Les spécialistes constatent l’absence de données sur le système éducatif algérien, du moins de données accessibles au public. Les ministères algériens chargés de l'éducation nationale et l'enseignement supérieur ne produisent pas suffisamment de données, ou ils ne les mettent pas à disposition du public. Cela s'explique par les mauvaises performances du système éducatif algérien, car il est difficile de mesurer l'efficacité de la politique de l’éducation nationale sans données globales et l’absence de transparence qui est un frein majeur à une évaluation objective du système éducatif du pays et donc à une redevabilité des institutions chargées de l’éducation et l'enseignement supérieur[5].

En dehors du secteur public, de nombreuses écoles privées et instituts existent en Algérie pour la formation de techniciens supérieurs et de cadres. Le plan de développement 2005-2009, consacre 26 % du budget de l’Algérie au système éducatif dans son ensemble : 13,8 % pour l’éducation nationale et 6,4 % pour l’enseignement supérieur. Des programmes furent aussi mis en place pour combattre l’analphabétisme. Le taux d’analphabétisme, qui était de 90 % en 1962, a tombé à moins de 40 % en 1990[3] et à 22,3 % selon le recensement de 2008[1].

Taux d'alphabétisation (%) des années 1995, 2002, 2003[5], 2006[6] et 2008[1].
Année 1995 2002 2003 2006 2008
Taux d'alphabétisation (%) 61,6 69,9 70 72,65 77,4

L'arabe est la langue d’enseignement obligatoire durant les neuf premières années. Le français est enseigné à partir de la 3e année, c’est aussi la langue d’enseignement pour les cours avancés de mathématiques et de sciences[3]. Les élèves et les étudiants peuvent aussi apprendre l’anglais, l’espagnol, l’italien ou l'allemand[7]. En 2001, la langue tamazight (le berbère) est devenue une langue nationale inscrite dans la constitution algérienne[8], en 2005, elle était étudiée dans les lycées avec une obligation de passage à l'examen. Cette décision a été suivie par d'autres pays du Maghreb notamment le Maroc et la Libye.

Système éducatif[modifier | modifier le code]

École primaire en Algérie.

Le système éducatif algérien est divisé en plusieurs niveaux : préparatoire, fondamental (primaire, et moyen), secondaire, professionnel et enfin l'enseignement supérieur. Il faut prendre également en compte la formation continue qui assurée par l'université de la formation continue.

La nouvelle loi de 2008 sur l'orientation sur l'éducation nationale[JO08 1], a fixée les dispositions fondamentales régissant le système éducatif national,et venue compléter l'ordonnance N°76-35 du 16 avril 1976 qui a été le cadre de référence de l'éducation et la formation en Algérie[9]. La loi N°99-05 du 04 avril 1999,modifiée et complétée par la loi N°08-06 du 23 février 2008 a eu pour objet de fixer les dispositions fondamentales applicables à l'enseignement supérieur et l’organisation des cycles de formation supérieure. Le décret exécutif N°08-265 du 19 août 2008 est venue enrichir ces deux lois sur le régime des études en vue de l'obtention du diplôme de master et du diplôme de doctorat[9].

L'organisation et la gestion des niveaux primaire, moyen et secondaire est assurée par le ministère de l’Éducation nationale, le niveau professionnel est confié au ministère de la formation et de l'enseignement professionnels et enfin la gestion de l'enseignement supérieur est confiée au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Les réformes de 2008[JO08 2] précisent que le système éducatif algérien pris en charge par le ministère de l’Éducation nationale comprend les niveaux d'enseignement suivants : l’éducation préparatoire, l’enseignement fondamental(regroupant l’enseignement primaire et l’enseignement moyen), l’enseignement secondaire général et technologique[10].

Éducation préparatoire[modifier | modifier le code]

Les réformes de l’Éducation nationale en 2008[JO08 1] ont précisé que l’éducation préscolaire prépare les enfants à l’accès à l’enseignement primaire, elle regroupe les différents stades de prise en charge socio-éducative des enfants âgés de trois à six ans[JO08 3]. Elle est dispensée dans des écoles préparatoires, des jardins d’enfants et des classes enfantines ouvertes au sein d’écoles primaires[JO08 4],[10].

Cette éducation préparatoire a pour objet de favoriser chez les enfants l’épanouissement de leur personnalité et de leur faire prendre conscience de leur corps par les jeux d’habileté sensorimotrice, de créer en eux de bonnes habitudes par l’entraînement à la vie en collectivité, de développer leur pratique du langage à travers des situations de communication induites par les activités proposées et le jeu et de les initier aux premiers éléments de lecture, d’écriture et de calcul à travers des activités attrayantes et des jeux appropriés[JO08 5]. Mais vu le caractère non obligatoire de l’éducation préscolaire, l’État a pris l'engagement de veiller au développement de cette éducation et poursuivre la généralisation avec le concours des institutions, administrations et établissements publics, des associations ainsi que du secteur privé[JO08 5].

Depuis l'indépendance de l'Algérie, la tâche du préscolaire a été diluée entre les crèches, les jardins d'enfants, ainsi que le secteur de l’éducation nationale qui comptaient 289 classes de la petite section durant l’année (1981-1982). En 1989-1990, le secteur de l’éducation nationale comptait 546 classes d’enseignement préparatoire. Ce nombre est passé à 1 159 en (1995-1996) pour atteindre 1 269 classes en (1999-2000) et 2.667 en (2004-2005). Durant l’année 2008 et avec l'adoption de la loi 08-04, ce chiffre a été multiplié par 08 en enregistrant 18.068 classes au profit de l’enseignement préparatoire qui regroupe 433 000 élèves,sans compter ceux issus des écoles privées[11].

La généralisation de l'éducation préparatoire est progressive, selon le ministère de l'éducation nationale. Elle touchera 73 % d’enfants qui sont inscrits en 2012 et une enveloppe de plus de 600 milliards de centimes fût dégagée afin d'acquérir les moyens adéquat[11]. Mais certains pensent que cette généralisation n’a pas été accompagnée de mesures de facilitation de l’intégration des enfants dans le monde scolaire. Ce qui ne facilite pas l’intégration graduelle de l'enfant dans le milieu scolaire, objectif principal de l'éducation prépartoire[12].

Enseignement primaire et moyen[modifier | modifier le code]

L'enseignement fondamental est l'étape de scolarité obligatoire dont la durée est de neuf ans[JO08 6]. Depuis la rentrée scolaire 2003/2004 l'enseignement fondamental comprend l'enseignement primaire d'une durée de cinq ans et l'enseignement moyen d'une durée de quatre ans. Avant la réforme de 2008, l'enseignement fondamental était organisé en trois cycles de trois ans : le cycle de base, le cycle d'éveil et le cycle d'orientation[9].

L’enseignement fondamental a pour objet de doter les élèves des outils d’apprentissage essentiels que sont la lecture, l’écriture et le calcul, d’acquérir des compétences qui les rendent aptes à apprendre tout au long de leur vie, de renforcer leur identité en harmonie avec les valeurs et traditions sociales, spirituelles et éthiques issues de l’héritage culturel commun, de s’imprégner des valeurs de la citoyenneté et des exigences de la vie en société, d’apprendre à observer; analyser; raisonner et résoudre des problèmes, de comprendre le monde vivant et inerte, ainsi que les processus technologiques de fabrication et de production, de développer leur sensibilité et d’aiguiser leur sens esthétique; leur curiosité; leur imagination; leur créativité et leur esprit critique, de s’initier aux nouvelles technologies de l’information et de la communication et à leurs application élémentaires, de favoriser l’épanouissement harmonieux de leur corps et de développer leurs capacités physiques et manuelles, d’encourager l’esprit d’initiative; le goût de l’effort; la persévérance et l’endurance, d’avoir une ouverture sur les civilisations et les cultures étrangères et d’accepter les différences et de coexister pacifiquement avec les autres peuples et de poursuivre des études ou des formations ultérieures[JO08 7].

L'enseignement primaire est d'une durée de cinq ans, l’âge d’admission à l’école primaire est fixé à six ans révolus sauf une dérogation d’âge est accordées selon des conditions fixées par le ministère de l'éducation nationale. La fin de scolarité dans l’enseignement primaire est sanctionnée par un examen final ouvrant droit à la délivrance d’une attestation de succès[JO08 8]. Selon le rapport sur l'état de mise en œuvre du programme d'action en matière de gouvernance de novembre 2008, le nombre d’effectifs scolarisés dans l'enseignement primaire pour la période (2007-2008) était de 3.931.874 ; et le nombre d'écoles primaires pour la même période était de 18.740, alors que l'encadrement dans l'enseignement primaire était assuré par 168.962 enseignants[9].

L'enseignement moyen est d'une durée de quatre ans, à la fin de la scolarité dans l’enseignement moyen et après un examen final ouvrant droit à l’obtention d’un diplôme appelé « brevet d’enseignement moyen », l'élève est admis automatiquement en 1re année secondaire général et technologique ou vers l’enseignement professionnel, en fonction de leurs vœux. Les élèves non admis ont la possibilité de rejoindre soit la formation professionnelle, soit la vie active, s’ils ont atteint l’âge de seize ans révolus[JO08 9]. En 2008, l'effectif des élèves scolarisés dans l'enseignement moyen est estimé à 2 595 748, accueillaient dans 4 272 collèges, alors que l'encadrement dans l'enseignement moyen était assuré par 116 285 enseignants[9].

Selon le ministère de l'éducation nationale la rentrée scolaire de septembre 2011 a enregistrée une hausse significative dans l'enseignement fondamental avec un effectif global de 406 285 enseignants et 8 239 000 élèves, avec un taux de scolarisation des enfants âgés de six ans s'élevant à 98,16 % en 2010[13]. Le taux de réussite à l'examen de fin de cycle primaire en 2012 est de 83,98 % avec 5 points de plus par rapport à l’année 2011[14], tandis que le taux de réussite au brevet d'enseignement moyen a atteint 72,10 % en 2012 contre 44 % en 2007, 58,68 % en 2009 et 70,35 % en 2011[15].

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

L'enseignement secondaire est d’une durée de trois ans, il est dispensé dans des lycées comprenne l'enseignement secondaire général et l'enseignement secondaire technologique. Il est organisé en troncs communs en première année et en filières à compter de la deuxième année. La fin de la scolarité est sanctionnée par le baccalauréat de l’enseignement secondaire[JO08 10], et par le baccalauréat de technicien pour les filières de l'enseignement technique (électronique, chimie, fabrication mécanique, etc.)[9].

L’enseignement secondaire a pour missions, outre la poursuite des objectifs généraux de l’enseignement fondamental : de consolider et d’approfondir les connaissances acquises dans les différents champs disciplinaires, de développer les méthodes et les capacités de travail personnel et de travail en équipe et de cultiver les facultés d’analyse; de synthèse; de raisonnement; de jugement; de communication et de prise de responsabilités, d’offrir des parcours diversifiés permettant la spécialisation progressive dans les différentes filières en rapport avec les choix et les aptitudes des élèves, de préparer les élèves à la poursuite d’études ou de formations supérieures[JO08 11].

La première année de l'enseignement secondaire repose sur le principe des enseignements des troncs communs : le tronc commun lettre (langues et disciplines sociales), le tronc commun sciences (sciences naturelles, sciences physiques et mathématiques) et le tronc commun technologie (mathématiques, sciences physiques, dessin technique et technologie)[9]. Au niveau de la 2e et 3e année, les enseignements se diversifient de la manière suivante[9]:

L'orientation des élèves des troncs communs de la première année secondaire vers les spécialités techniques ou généraux de l'enseignement secondaire se fait en fin d'année, selon leurs souhaits et leurs résultats obtenus. Le taux d'encadrement dans l’enseignement secondaire comptait un effectif global de 141 200 enseignants en 2010-2011[16], alors qu'il n'était que 59 964 enseignants en 2003-2004[9]. On compte 230 989 candidats scolarisés admis à l'examen du baccalauréat pour la promotion de juin 2012, soit un taux de réussite de 58,84 %. Cette promotion est composée de 151 021 filles admises, soit un taux de 65,38 % sur l'ensemble des candidats inscrits à l'examen qui été de 392 540 et 79 968 admis parmi les garçons (34,62 %)[17]. Dans le cadre de la coopération franco-algérienne, il a été créé en Algérie un établissement d'enseignement secondaire français, le lycée international Alexandre-Dumas d’Alger ouvert en 2002.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juillet 2012). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.
Université de Médéa

L’enseignement supérieur a connu en Algérie une évolution quantitative remarquable depuis l’indépendance du pays. Le nombre d’étudiants en graduation est passé de 2 275 en 1962 à 221 000 en 1990. Depuis l’année 1990, ce nombre a presque quintuplé pour atteindre à la rentrée 2008 près de 1 200 000 d’étudiants algériens et 90000 étudiants étrangers, dont 260 000 nouveaux inscrits (bacheliers). À ce rythme, le nombre d’étudiants pourrait atteindre les 2 000 000 à l’horizon 2015 (estimation 2009 du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique- MESRS).

La plupart des filières comme les sciences, la technologie et la médecine continuent à être dispensées en française. La priorité du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique est d’adapter le réseau et les infrastructures universitaires de l’Algérie au nombre croissant d’étudiants. Le budget alloué au secteur de l’enseignement et de la recherche scientifique représente environ 8 % du budget de fonctionnement de l’État et 2,4 % du PIB.

Des écoles et des instituts peuvent être créés par d’autres départements ministériels ou par des personnes morales de droit privé selon des conditions d’agrément définies par voie réglementaire. Les différents types d’établissements sont :

  • les universités, organisées en facultés définies comme des unités d’enseignement et de recherche;
  • les centres universitaires, placés sous la tutelle d’une université;
  • les écoles et les instituts.

Les étudiants bénéficient du régime de sécurité sociale et de mesures de prévention et de protection sanitaires. L’Office National des Œuvres Universitaires (ONOU), créé en 1995, gère les aides de l’État en direction des étudiants :

Depuis l’année 2004, le système LMD (licence, master, doctorat) a été progressivement introduit dans les universités : des formations LMD ont été ouvertes dans 51 établissements, dans 16 domaines de formation couvrant 1185 licences académiques ou professionnelles et 430 nouveaux masters :

  • Bac+3 - Cycle L (Licence) en 3 ans;
  • Bac+5 - Cycle M (Master) en 2 ans (Master professionnel / Master recherche);
  • Bac+8 - Cycle D (Doctorat) en 3 ans.

En outre, douze écoles préparatoires et vingt-et-une écoles supérieures ont été sélectionnées pour mettre en œuvre des pôles d’excellence (grandes écoles). Ces écoles ont vocation de pôles d’excellence, qui formeront des ingénieurs, des managers, des cadres supérieurs de haut niveau. Elles sélectionnent sur concours et recommandations après le baccalauréat et préparent en 2 ans les étudiants aux concours d'admission. Parmi ses grandes écoles :

Plusieurs autres écoles intergouvernementales franco-algériennes ont été créées ou sont en cours de création dont : École des hautes études médicales, École Doctorale de Français, école doctorale de Traduction, etc.

Enseignement professionnel[modifier | modifier le code]

La formation professionnels permet à certains élèves de poursuivre leurs parcours après avoir terminé l’enseignement fondamental[JO08 12]. La Loi n° 08-07 du 23 février 2008 portant loi d’orientation sur la formation et l’enseignement professionnels[JO11 1], fixe les dispositions fondamentales applicables à la formation et à l’enseignement professionnels et définit le cadre de leur organisation institutionnelle[JO11 2]. Le service public de la formation et de l’enseignement professionnel a pour missions : développer des ressources humaines par la formation d’une main-d’œuvre qualifiée dans tous les domaines d’activité économique, promouvoir l’aspect sociale et professionnelle des travailleurs et satisfaire les besoins du marché de l’emploi[JO11 3], il comprend : la formation professionnelle initiale y compris l’apprentissage et la formation continue et l’enseignement professionnel[JO11 4].

La formation professionnelle, comprend[JO11 5] :

  • La formation professionnelle initiale vise l’acquisition de qualifications pratiques et de connaissances spécifiques nécessaires à l’exercice d’un métier et a pour objectif d’assurer une qualification de base à tout demandeur de formation[JO11 6].
  • La formation professionnelle continue, vise à assurer le recyclage des travailleurs et leur perfectionnement et a pour objectifs, de favoriser l’insertion, la réinsertion et la mobilité professionnelles des travailleurs et d’adapter les capacités des travailleurs à l’évolution de la technologie et des métiers.

L’enseignement professionnel désigne tout enseignement à la fois académique et qualifiant, il est assurée par des établissements d’enseignement professionnel après le cycle obligatoire des établissements de l’éducation nationale. Il vise la préparation à l’exercice d’un métier ou d’un groupe de métiers. Il prépare également à des formations professionnalisantes se situant dans le prolongement de la filière suivie[JO11 7]. Il englobe des enseignements scientifiques et technologiques et qualifiants ainsi que des périodes de formation en milieu professionnel. L’enseignement scientifique et technologique vise l’acquisition de la culture scientifique et technologique permettant le développement des compétences professionnelles tandis que l’enseignement qualifiant vise l’acquisition de compétences professionnelles nécessaires à l’exercice d’un métier. Les cycles de formation en milieu professionnel visent essentiellement l’acquisition des compétences qui ne peuvent être réalisées qu’en milieu professionnel[JO11 8]. L’enseignement professionnel est destiné aux élèves de l’enseignement obligatoire admis à l’enseignement post-obligatoire et ayant opté pour cet enseignement, ainsi qu’aux élèves réorientés à partir de l’enseignement secondaire général et technologique[JO11 9].

Le premier cycle d’enseignement professionnel, d'une durée de deux années est ouvert aux élèves de quatrième année de l'enseignement moyen admis au cycle post-obligatoire et aux élèves réorientés à l'issue de la première année d'enseignement secondaire et scientifique ou technologique. Il est sanctionné par le diplôme d'enseignement professionnel du premier degré (DEP 1)[9]. Le deuxième cycle d’enseignement professionnel, d'une durée de deux années est ouvert aux titulaires du (DEP 1) et aux élèves issus des autres paliers de l'enseignement post-obligatoire selon les conditions fixées par le ministre de la Formation et l'Enseignement professionnels. Il est sanctionné par le diplôme d'enseignement du deuxième degré (DEP 2)[9].

En 2008, la formation professionnelle englobait un effectif de 654 000 de stagiaires et apprentis en Algérie. On comptait 1 035 établissements de formation et d’enseignement professionnels à travers le territoire national, plus de 45 300 places d’internat dans différentes wilayas d’Algérie en plus de 282 sections détachées en milieu rural sont mobilisées. Pour adapter les dernières tendances technologiques dans les structures de la formation professionnelle, l’État a dégagé une enveloppe de 40 milliards de dinar algérien[18]

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Taux d'Analphabétisme et taux d'Alphabétisation de la population âgée de 10 ans et plus selon le sexe et la wilaya de résidence ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. a et b Collectif coordonné par Hassan Ramaoun 2000, p. 143
  3. a, b et c Algérie Survol de l'éducation, Encyclopédie de L'Agora, 01 avril 2012
  4. Collectif coordonné par Hassan Ramaoun 2000, p. 150
  5. a et b Éducation : où se situe l’Algérie?, Sarah Haderbache, Algérie Focus, 22 juin 2012
  6. Taux d'alphabétisation (%), CIA World Factbook , Index Munndi, 1er janvier 2011
  7. Langues étrangères en Algérie : Enjeux démocratiques, Lakhder Baraka, Sidi, Mohamed, Année 2002, page 06
  8. Lois, APN, Consulté le 23 juillet 2012
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Données Mondiales de l'éducation 2010-2011 ,UNESCO, version révisée mai 2012
  10. a et b Loi N°08-04 du 23 janvier 2008 portant loi d'orientation sur l'éducation nationale,Journal officiel N°04/2008 de la République algérienne, secrétariat général du gouvernement, consulté le 23/07/2012
  11. a et b Éducation préparatoire et préscolaire : A l’école de l'éveil, El Moudjahid, publié le 17/10/2011
  12. Les difficultés de l’enseignement préparatoire en Algérie, La Tribune, publié le 13/04/2009
  13. Benbouzid content de sa réforme, élude les problèmes de l’école algérienne, El Moudjahid, publié le 24/08/2011
  14. Examens de 6e et BEM : Taux de réussite en hausse, Algérie 360, publié le 24/06/2012
  15. BEM : 72,10 % de réussite au niveau national, Tizi Ouzou en tête, Algérie Presse Service, publié le 01/07/2012
  16. Rentrée scolaire 2012-2013 : Recrutement de milliers d’enseignants diplômés, Algérie 360, publié le 08/05/2012
  17. BEM 2012 : Un taux de réussite de 72,10 %, El Moudjahid, publié le 02/07/2012
  18. La formation professionnelle en Algérie fait sa rentrée, D’après le Jeune Indépendant, Algerie-dz.com, publié le 25/10/2008
La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008, sur l’orientation de l’éducation nationale
  1. a et b La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008, sur l’orientation de l’éducation nationale
  2. La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008 (Article 27)
  3. La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008 (Article 38)
  4. La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008 (Article 40)
  5. a et b La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008 (Article 39)
  6. La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008 (Article 46)
  7. La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008 (Article 45)
  8. La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008 (Articles 47,48 et 49)
  9. La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008 (Articles 50,51 et 52)
  10. La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008 (Articles 53,54,55 et 56)
  11. La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008 (Article 53)
  12. La loi n° 08-04 du 23 janvier 2008 (Article 44)
La loi n° 08-07 du 23 février 2008, sur l’orientation de la formation et l’enseignement professionnels.
  1. Loi n° 08-07 du 16 safar 1429 correspondant au 23 février 2008, portant loi d’orientation sur la formation et l’enseignement professionnels
  2. La loi n° 08-07 du 23 février 2008 (Article 01)
  3. La loi n° 08-07 du 23 février 2008 (Article 03)
  4. La loi n° 08-07 du 23 février 2008 (Article 02)
  5. La loi n° 08-07 du 23 février 2008 (Articles 08 et 09)
  6. La loi n° 08-07 du 23 février 2008 (Articles 06 et 07)
  7. La loi n° 08-07 du 23 février 2008 (Articles 10 et 11)
  8. La loi n° 08-07 du 23 février 2008 (Article 12)
  9. La loi n° 08-07 du 23 février 2008 (article 13)


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif coordonné par Hassan Ramaoun, L'Algérie : histoire, société et culture, Casbah Editions,‎ 2000, 351 p. (ISBN 9961-64-189-2)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Données mondiales de l'éducation, 7e éd. 2010/11 du site de UNESCO, texte intégral

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]