Édouard Louis Joseph Empain

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Édouard Louis Joseph Empain

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Édouard Empain

Naissance 20 septembre 1852
Belœil-en-Hainaut Drapeau de la Belgique Belgique
Décès 22 juillet 1929
Woluwe-Saint-Pierre Drapeau de la Belgique Belgique
Nationalité Belge
Diplôme
Ingénieur
Profession Militaire, financier et industriel
Autres activités
Égyptologue
Descendants

Édouard Louis Joseph, Baron Empain (né le 20 septembre 1852 à Belœil-en-Hainaut, Belgique, mort le 22 juillet 1929 dans la commune bruxelloise de Woluwe-Saint-Pierre) était un ingénieur, général, entrepreneur, financier et riche industriel belge. Entre autres entreprises, il se consacra aux transports en commun avec des réseaux de tramways en Belgique et dans divers pays ainsi qu'au métro de Paris que sa société, la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris va construire et exploiter jusqu'en 1945. Il était également passionné par l'Égypte. À ce titre, il se consacra à l'égyptologie en amateur éclairé, mais aussi il participa à la modernisation de l'Égypte. C'est à lui que l'on doit la création de la ville nouvelle d'Heliopolis avec ses bâtiments inspirés de diverses architectures du monde entier et son réseau de tramways électriques.

C'est le fondateur d'une célèbre dynastie industrielle. Général et aide de camp du roi des Belges, il sera anobli par Léopold II en 1907.

La carrière industrielle[modifier | modifier le code]

Il est le fils ainé de Julien François Empain, un instituteur. Il a 5 sœurs, et un frère, le sénateur Louis François Joseph Empain.

Il commence comme dessinateur dans une société houillère et métallurgique du Hainaut. Rapidement, il devient chef de bureau d'étude, ingénieur en chef puis administrateur. Dès 1875, il fonde sa première société, la Compagnie française des chemins de fer et tramways. À partir de 1880, le cinquantenaire de la Belgique, il entame le développement intensif du tramway sur le territoire belge. Il crée la Société des railways économiques de Liège-Seraing et extensions.

En 1881, il crée la Compagnie générale des railways à voie étroite, ainsi que la Banque Empain (renommée en 1919 Banque industrielle belge).

En France[modifier | modifier le code]

En France, il créée trois sociétés:

Le métro de Paris[modifier | modifier le code]

La Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris est créée en 1898 sur la base de l'expérience acquise avec la Compagnie générale de traction fondée en 1891. C'est dans les bureaux d'études de cette société que sont mises au point les techniques de construction du métro de Paris financé par un emprunt lancé et souscrit en Belgique.

En 1903 sont fondées la Société parisienne pour l'industrie des chemins de fer et des tramways électriques et la Société d'électricité de Paris.

En Belgique[modifier | modifier le code]

Déjà, en 1895, avaient été fondés les ancêtres de Tractebel: la Compagnie mutuelle de tramways et la Société générale belge d'entreprises électriques.

1903 voit la fondation de l'Electricité du pays de Liège et de Gaz et électricité du Hainaut.

Les ateliers de constructions électriques de Charleroi[modifier | modifier le code]

1904 voit la fondation des Ateliers de constructions électriques de Charleroi (ACEC), et rachète en 1906 les Ateliers de Jeumont, qui deviendront les Ateliers de construction électriques du Nord et de l'Est, rebaptisés en 1921 les Forges et ateliers électriques de construction de Jeumont. La Société d'électricité et de gaz du Nord est créée en 1910.

L'Egypte et le monde[modifier | modifier le code]

L'arrière du palais du Baron Empain (Qasr Al Baron) à Heliopolis, Le Caire.

C'est en 1904 que débutent par ailleurs ses activités en Égypte, où il fonde la Société anonyme des chemins de fer de la Basse-Égypte, puis en 1906 le Chemins de fer électriques du Caire et des oasis d'Héliopolis. Le palais du Baron Empain, la "Villa hindoue" sera construite sur la concession de la compagnie Heliopolis et son Héliopolis style.

Il aura développé le chemin de fer et les tramways, urbains et interurbains en Belgique, au Congo belge et en France dont le Métro de Paris. Il a fondé l'Héliopolis cairote moderne, la Banque Empain, des sociétés d'électricité et de construction électromécanique. Il sera ministre de l'Armement du gouvernement belge durant la Première Guerre mondiale, avec rang de général. Après-guerre, il développe de nouvelles usines dans le domaine de la chimie industrielle.

Il aura contribué, à la charnière des XIXe et XXe siècles, à faire de la Belgique la deuxième puissance industrielle du monde (par 'tête d'habitant).

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Il laissera deux fils de son mariage en 1921 avec sa cadette de 30 ans Jeanne Becker, Jean dit Johnny, qui reprendra ses affaires, et Louis qui se consacrera à des œuvres sociales. Il est également le grand-père d'Édouard Jean Empain, victime en 1978 d'un enlèvement médiatisé (affaire Empain) dont les conséquences furent de mettre fin à l'emprise de la famille Empain sur de nombreuses affaires françaises, dont le groupe Schneider.

L'empire Empain[modifier | modifier le code]

À la mort d'Édouard Louis Joseph Empain, celui-ci est notamment constitué de :

  • douze sociétés de traction (dont le Métro de Paris qui appartiendra à la famille Empain jusque 1949), tramway et chemin de fer
  • seize sociétés de fourniture de gaz et électricité
  • dix sociétés de portefeuille Electrorail
  • quatre banques
  • six sociétés immobilières
  • trois sociétés hôtelières
  • six sociétés de commerce
  • sept sociétés chimiques
  • quatorze sociétés de verrerie
  • dix-sept sociétés de construction électrique, mécanique et travaux publics
  • trois charbonnages

Edouard Empain acheta l'ancien château de Preignes à Bouffemont, (Seine-et-Oise) à 20 km au Nord de Paris.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvon Toussaint. Les barons Empain, Éd. Fayard, 480 pp. 1996.
  • Bill Binnemans et Bernard Balteau. Les arpenteurs d'horizon (les industriels et investisseurs belges) RTBF, mai 1996.
  • Ginette Kurgan et Erik Buyst, 100 grands patrons du XXe siècle en Belgique, Alain Renier éditeur, Bruxelles, 1999, p. 92-93 et 248.
  • Van Loo, Anne et Bruwier, Marie-Cécile (eds.), Héliopolis, Bruxelles: Fonds Mercator, 2010, 229 p., nbx. ill. (ISBN 978-90-6153-930-8).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=24124613