Édouard Gruner
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Édouard Emmanuel Gruner est ingénieur civil français, né en 1849 et mort en 1933.
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[modifier] Biographie
Son père, Emmanuel-Louis, est un ancien polytechnicien et un ingénieur de renommée internationale[1]. Édouard Gruner fait partie de la promotion 1869 de l'X[2]. Il entre ensuite à l'École des Mines de Paris.
Après ses études, il travaille d'abord en France. Il entre en 1874 à la Compagnie de Châtillon-Commentry où il est adjoint au directeur de l'usine de Châtillon-sur-Seine, puis est nomme succéssivement directeur des usines de Neuves-Maisons en 1876 et de Beaucaire en 1879. Il devient ensuite ingénieur chez Dietrich. Il parcourt alors l'Europe. Son excellente connaissance de l'Allemand et de l'Anglais font de lui un personnage écouté. Il fonde le Comité permanent des accidents du travail[3] et réfléchit en expert sur le rôle des assurances sociales (contre la vieillesse ou les accidents du travail).
Édouard Gruner mène en parallèle une importante activité dans le domaine religieux qui l'amène à devenir président de la Fédération protestante de France[4] de 1905 à 1927. L'enjeu en 1905 est d'organiser le Protestantisme en France après la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État.
Il devient président de diverses associations, notamment la Société de l'Industrie Minérale (de 1921 à sa mort) et l'association des anciens élèves de Mines ParisTech. C'est d'ailleurs lui qui a été chargé de collecter des fonds pour la création de la Maison des mines en 1929[5]
[modifier] Œuvres imprimées
- Les Associations et syndicats miniers en Allemagne et principalement en Westphalie, Paris, Chaix, 1887, 81 p.
- L'Assurance contre la vieillesse et l'invalidité en Allemagne, d'après l'avant-projet du gouvernement, Paris, L. Warnier, 1888, 62 p.
[modifier] Bibliographie
- Ferdinand Mathias, Société industrielle du Nord de la France : Communication de M. Gruner à l'assemblée générale des adhérents à l'Association des industriels de France pour préserver les ouvriers des accidents du travail, Lille, L. Danel, 1887, 14 p.
[modifier] Notes et références
- Il a écrit en 1862, L'Etat présent de la métallurgie du fer en Angleterre, Paris, Dunod.
- Annales des mines
- Sandrine Kott, Une « communauté épistémique » du social ? Experts de l’OIT et internationalisation des politiques sociales dans l’entre-deux-guerres, Genèses, n° 71 2008/2, Belin, p. 26 à 46.
- Théo sur France Inter
- La Maison des Mines est une résidence d'étudiants comportant 200 chambres et de nombreuses salles, située 270 rue Saint Jacques à Paris. Concernant la création de la Maison des mines, voir le site web des Annales des mines. Gruner contribua personnellement au financement. L'opération fut un grand succès.