Édouard Cibot

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Anne Boleyn à la Tour de Londres (1835), musée Rolin, Autun.

Édouard Cibot[1], né en 1799 à Paris, mort dans la même ville en 1877, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Édouard Cibot étudie la peinture dans les ateliers de Pierre-Narcisse Guérin et de François-Édouard Picot à l'École des beaux-arts de Paris, et débute sa carrière au Salon de 1827. Il y exposera régulièrement jusqu'en 1838. Il se spécialise très vite dans la peinture d'Histoire, et reçoit plusieurs commandes pour le château de Versailles. C'est ainsi qu'il s'illustre en tant que peintre historiciste, représentant la veine « troubadour » des peintres romantiques. S'inspirant beaucoup des romans de Walter Scott ou de l'Histoire médiévale anglaise, il réalise notamment Anne Boleyn à la Tour de Londres (1835, musée Rolin à Autun) ou encore les Funérailles de Godefroy de Bouillon. Il exécute un voyage en Italie en 1838 - 1839, qui va bouleverser son art : découvrant les primitifs italiens et les peintres de la Renaissance, il se lance à son retour à Paris dans la réalisation d'œuvres religieuses de style proche des peintures tardives d'Ary Scheffer. On conserve de lui des fresques à l'église Saint-Leu-Saint-Gilles à Paris, ainsi qu'une toile monumentale, La Charité (1853, musée de Picardie, Amiens). Il réalise également une série sur la vie des peintres, dont Raphaël et Pérugin (1843, musée Anne-de-Beaujeu, Moulins).

Son talent s'exprime aussi dans la réalisation de paysages bucoliques d'une grande fraîcheur, où il allie la précision des coloris à une évocation exceptionnelle des jeux d'ombres et de lumières. On lui doit ainsi, une Vue prise à Bellevue (1852, musée du Louvre, Paris) et L'Idylle. Il peignit également quelques toiles d'actualité, comme Charles-Ferdinand de France à l'Opéra après avoir été poignardé par Louis Louvel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Né François-Édouard Cibot.