Édouard Anseele

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Édouard Anseele

Édouard (ou Edward) Anseele est homme politique socialiste, né à Gand le 26 juillet 1856 et mort le 18 février 1938.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après trois années d'études, il quitte l'Athénée et enchaîne les emplois. À la suite d'un meeting socialiste, il devient ouvrier qualifié et apprend le métier de typographe. De plus, il adhère au mouvement socialiste. En 1877, il fait partie des fondateurs du Parti Socialiste flamand. En 1881, il fonde la première coopérative belge Vooruit, dont il devient le directeur en 1884. La même année, il fonde le quotidien du même nom : Vooruit. Il écrit Sacrifié pour le peuple, qui a un succès considérable auprès des ouvriers flamands jusqu'en 1914. Il a écrit ce roman car il était persuadé que la musique ou le roman pouvaient être des instruments efficaces de propagande. Au sein du Parti Ouvrier Belge, il défend le suffrage universel. En 1895, il devient conseiller communal. En 1894, il est élu représentant de Liège, jusqu'en 1900, puis représentant de Gand-Eeklo de 1900 à 1936. En 1900, il contribue à la création du premier fonds communal de chômage en pays flamand, conçue par Louis Varlez. En 1904, il fonde un tissage coopératif. En 1909, il devient échevin des finances de sa ville et y reste jusqu'à la fin de sa vie, excepté durant ses deux mandats et durant l'occupation allemande. En 1918 il devint le premier socialiste bourgmestre faisant fonction de Gand. Le 14 novembre 1918, il va à Lophem où on lui attribue le portefeuille des Travaux publics. En 1921, il assiste à une manifestation nationale où de jeunes socialistes pacifistes portent l'insigne d'un fusil brisé. Cela crée scandale chez les autres partis et Anseele démissionne. De 1925 à 1927, il est Ministre des Chemins de fer, Postes, Télégraphes et Téléphones. Il met en place la téléphonie automatique. Il fonde la Banque Belge du Travail. Nommé ministre d'État en 1930, il fut un grand promoteur du mouvement coopératif. Il fut fort critiqué par Henri De Man.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Delsinne L., « Anseele Édouard », dans Biographie Nationale, t. XXX, Bruxelles, 1958-1959, p. 57-64.
  • Denoël Thierry, Le nouveau dictionnaire des Belges, 2e éd. revue et augm., Bruxelles, Le Cri, p. 21.
  • Ginette Kurgan et Erik Buyst, 100 grands patrons du XXe siècle en Belgique, Alain Renier éditeur, Bruxelles, 1999, p. 6-7, 232.