Économie du Québec

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Québec
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie du Québec
Montréal

Monnaie dollar canadien (CAD)
Année fiscale 1er avril au 31 mars
Organisations internationales ALÉNA, OCDE, OMC[note 1]
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 357,859 milliards (2012) [1]
Produit intérieur brut en PPA 248,412 milliards (2008)
Rang pour le PIB en PPA total : 44e
par tête : 27e
Croissance du PIB 1,0 % (2008)
PIB par habitant en PPA 35 111 (2011)[2]
PIB par secteur agriculture : 1,6 %
industrie : 28,5 %
services : 69,9 % (2007)
Inflation (IPC) 1,2 % (2009)[3]
Pop. sous le seuil de pauvreté n.c.
Indice de développement humain (IDH) 0.967 (3e en 2008) [4],[note 2]
Population active 4 184 900 (2008)
Population active par secteur agriculture : n.c.
industrie : n.c.
services : n.c.
Taux de chômage 8,0 % (2010)[5]
Principales industries métaux primaires
pétrole
agroalimentaire
matériel de transport
produits chimiques
électricité
papier
Commerce extérieur
Exportations 133,8 milliards (2009)[6]


biens : 75,7 %
services : 24,3 %
internationales : 60,4 %
interprovinciales : 39,6 %

Biens exportés aluminium
avions
papier journal
moteurs d’avion
cuivre et alliages
Principaux clients internationaux de biens en 2008 :
États-Unis (72,2 %)
Royaume-Uni (2,6 %)
Allemagne (2,0 %)
France (1,9 %)
Pays-Bas (1,8 %)
Importations 167,0 milliards (2008)
biens : 75,5 %
services : 24,5 %
internationales : 62,9 %
interprovinciales : 37,1 %
Biens importés pétrole brut
automobiles
avions
camions et châssis
Principaux fournisseurs internationaux de biens en 2008 :
États-Unis (31,1 %)
Chine (8,3 %)
Algérie (8,1 %)
Royaume-Uni (7,9 %)
Allemagne (4,0 %)
Japon (4,0 %)
Finances publiques
Dette publique 152,456 milliards CAD [7]
Dette extérieure n.c.
Recettes publiques 68,744 milliards CAD (2007)
Dépenses publiques 67,094 milliards CAD (2007)
Déficit public
Aide au développement
Sources :
Institut de la statistique du Québec[8],[9]

L'économie du Québec est une économie post-industrielle moderne et ouverte qui a longtemps maintenu une balance commerciale positive. Depuis la signature de l'accord de libre-échange entre le Canada et les États-Unis (ALE) en 1987, les exportations du Québec vers le territoire américain ont considérablement augmenté.

En 2008, le PIB du Québec s’élève à 248,4 milliards USD à parité de pouvoir d'achat (PPA), soit 19,0 % du PIB canadien. Bien que 94e dans le monde au chapitre de la population pour la même année, le Québec occupe ainsi le 44e rang pour ce qui est de la taille de son économie, derrière la Norvège (40e), l’Autriche (34e), la Grèce (31e), la Suède (30e) et la Belgique (27e), mais devant le Portugal (45e), le Danemark (51e), l’Irlande (53e), la Finlande (55e) et la Nouvelle-Zélande (60e). Le produit intérieur brut par habitant du Québec atteint, en 2008, 32 051 USD PPA, derrière la France, le Japon et Bahreïn, mais devant l’Espagne, l’Italie et la Grèce. Le Québec occupe ainsi la 27e position en 2008. En tenant compte de l’ensemble du commerce extérieur de biens et de services, y compris le commerce interprovincial du Québec qui vaut 39,6 % des exportations vers toutes les destinations en 2008, les exportations du Québec s’établissent à 51,8 % de son PIB[10].

Comme la plupart des économies des pays industrialisés, celle du Québec repose majoritairement sur le secteur des services. Le secteur manufacturier y est également très important, figurant au second rang. Environ 85 % des exportations québécoises sont destinées aux États-Unis. Les relations économiques entre le Québec et la France sont importantes : en 2008, environ 17 000 Québécois sont employés dans 470 entreprises françaises au Québec, et 26 000 Français travaillent dans 154 entreprises québécoises en France[11].

Conjoncture économique[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des économies occidentales, l'économie québécoise subit les contrecoups de la conjoncture économique mondiale, aux prises avec la crise financière de 2007-2009. Au premier trimestre de 2009, le produit intérieur brut du Québec est en baisse sur l'année précédente, sur une base désaisonnalisée. La chute de la production se fait particulièrement sentir dans le commerce extérieur[réf. nécessaire]. Le Québec a tout de même résisté plus longtemps aux pressions récessionnistes qui ont frappé le voisin américain dès décembre 2007, selon le NBER.

Histoire économique[modifier | modifier le code]

Pour l'historien économiste Albert Faucher, « la mise en valeur des richesses naturelles du Bouclier canadien au cours des années 1918-1938 a consacré la vocation industrielle du Québec »[12]. Bien que relativement tardive, l'entrée du Québec dans le « nouvel industrialisme » est survenu à un moment propice dans l'évolution de l'économie continentale. Faucher souligne que l'industrialisation du Québec dépend surtout des États-Unis, en termes de capitaux et de techniques nouvelles, véhiculées au Québec par des ingénieurs américains ou formés aux États-Unis[12]

Commerce extérieur[modifier | modifier le code]

Exportations[modifier | modifier le code]

Le Québec exporte à l'étranger pour 89,2 milliards de $ US en 2008 et, par conséquent, il est le 40e exportateur de biens et services sur les marchés internationaux.

  • Produits alimentaires : 3340 millions USD
  • Bois et papier : 9902 millions USD
  • Textile : 3045 millions USD
  • Minéraux et produits miniers : 10598 millions USD
  • Produits chimiques et pétrochimiques : 3877 millions USD
  • Machinerie et outils : 4581 millions USD
  • Matériaux de transport : 15750 millions USD
  • Produits électriques, électroniques et de télécommunications : 7172 millions USD
  • Electricité : 832 millions USD
  • Produits non-catégorisés : 9146 millions USD
Part des exportations québécoises dans les exportations canadiennes, 2004
Produits alimentaires

Les exportations québécoises de produits alimentaires ont augmenté de 75 % entre 1999 et 2002, atteignant 3,6 milliards de dollars. En 2002, plus de 150 pays ont importé de ces produits, dont 88 % avec trois partenaires, soit les États-Unis (75,1 %), l’Union européenne (5,5 %) et le Japon (7,4 %). Les produits les plus exportés sont le porc, les préparations alimentaires diverses, produits agricoles et alimentaires divers.

Importations[modifier | modifier le code]

Les importations à l'étranger de 105,0 milliards de $ US en 2008 valent au Québec le titre de 38e importateur mondial de biens et services.

Part des importations québécoises dans les importations canadiennes, 2004
Produits alimentaires

Les importations québécoises de produits alimentaires ont augmenté de 87 % durant la période de 1999 à 2002, atteignant 3 milliards de dollars. Plus de 155 pays ont exporté de ces produits en 2002. Les États-Unis, à eux seuls, en ont exporté 28 % et l’Union européenne en a exporté 28 %. Les principaux produits importés sont les préparations alimentaires diverses, les boissons, les fruits et les noix ainsi que le cacao, le café et le thé.

Activité économique[modifier | modifier le code]

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Malgré leur place plus réduite qu'elle ne l'a été dans le produit intérieur brut québécois, les ressources naturelles et l'énergie demeurent très importantes pour son économie. Le Québec dispose en effet d'un territoire riche en ressources hydrauliques, en forêts de conifères de toutes sortes et en minéraux. Le sort de certaines régions est étroitement associé à l'extraction et à la transformation des matières premières.

Hydroélectricité[modifier | modifier le code]

La centrale de Carillon, une installation hydroélectrique de 752 MW construite par Hydro-Québec dans les Basses-Laurentides. Elle a été inaugurée en 1962.
Article détaillé : Hydro-Québec.

L'abondance des ressources hydriques du Québec lui permet d'exploiter l'énergie hydroélectrique. Elle a aussi contribué à l'essor industriel de certaines des régions du Québec, en particulier en Mauricie, au Saguenay–Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord.

L'État québécois, par le biais de sa société d'État Hydro-Québec, développe ce potentiel depuis la fin des années 1940 avec des investissements massifs dans 59 aménagements hydroélectriques qui avaient, en 2008, une puissance installée combinée de 34 118 MW[13]. Dotée d'une abondante production d'énergie renouvelable disponible à bas prix, Hydro-Québec a remis à son actionnaire unique, le gouvernement du Québec, la somme de 9,2 milliards de dollars en dividendes au cours des exercices 2004-2008 [13], et ce, malgré des tarifs d'électricité qui figurent parmi les plus bas en Amérique du Nord[14].

La consommation moyenne des abonnés résidentiels et agricoles d'Hydro-Québec, qui s'établit à 16 974 kWh par année, est relativement élevée en raison de l'utilisation de l'électricité pour le chauffage dans 68 % des résidences[15]. Cette préférence pour l'hydroélectricité, l'énergie primaire la plus utilisée au Québec avec 40,4 % de la consommation finale, offre aussi certains bénéfices environnementaux. Malgré le climat très froid en hiver, les résidences québécoises ne sont responsables que de 5,5 % (4,65 Mt éq. CO2) des émissions de gaz à effet de serre au Québec en 2006. Durant la période allant de 1990 à 2006, les émissions du secteur résidentiel au Québec ont même chuté de 30 %[16].

Forêts[modifier | modifier le code]

La société AbitibiBowater exploite cette usine de pâtes et papiers à La Tuque, en Mauricie. Le secteur a connu des difficultés au cours des années 2000.
Article détaillé : Forêts du Québec.

La province a d'abondantes ressources forestières renouvelables. La forêt occupe près de 760 000 km2 et génère des coupes de 55 millions de m3 annuellement.

L'industrie des pâtes et papiers et autres produits du bois génèrent plus de 18 milliards annuellement. La foresterie occupe la seconde position en termes d'exportations (11 milliards) et est la source principale d'industrie manufacturière dans plus de 250 municipalités.

Elle traverse actuellement (2e semestre 2007) une très grave crise, causée principalement par la conjonction de quatre facteurs défavorables:

  • forte plus-value du dollar canadien par rapport au dollar américain
  • réduction des volumes de coupes forestières décrétées par le Gouvernement du Québec, motivée par une surexploitation de la forêt
  • diminution (cyclique) de la demande mondiale de papier
  • baisse importante des mises en chantier domiciliaires aux États-Unis.

L'Abitibi-Témiscamingue a été la première région à voir un boum minier. Depuis, les régions de Matagami, Chibougamau, Saguenay–Lac-Saint-Jean, Grand-Nord et de la Côte-Nord ont été explorées.

Mines[modifier | modifier le code]

Le Québec est un important producteur minier. En 2010, il était le plus important producteur de zinc et le deuxième plus important producteur d'or et de minerai de fer au Canada. Il était aussi le deuxième producteur de niobium au monde et le troisième producteur de dioxyde de titane. La province comporte 27 mines actives, près de 200 sociétés d'exploration minière et 12 usines de première transformation (4 fonderies et affineries, 4 cimenteries, 3 usines de production de chaux et une usine de production d'argile). Environ 30 minéraux sont exploités, les plus importants étant le minerai de fer, l'or, le nickel, le titane, le niobium, le zinc, le cuivre, l'argent et la pierre. En 2010, les investissements miniers ont dépassé les 2 milliards de dollars dont environ 500 millions de dollars uniquement pour des activités d'exploration et de mise en valeur. En 2010, l'industrie génèrait 15 000 emplois directs et la valeur des expéditions minières a atteint 6,8 milliards de dollars.

Pêcheries[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Un élevage laitier dans la région de Trois-Rivières.

Le secteur de l'agriculture employait 58918 personnes au Québec en 2006[17].

Malgré le climat hivernal rigoureux qui écourte la saison des récoltes, la vallée du Saint-Laurent est une région agricole fertile et propice à une variété de cultures. On y produit entre autres des fruits, des légumes, des céréales, et des fourrages.

Les productions animales sont concentrées autour de la production laitière et de l'élevage. Depuis une vingtaine d'années, le secteur de production porcine a connu une expansion considérable. Le Québec produit également des volailles, des œufs, du bœuf et de l'agneau.

Le Québec a la particularité d'accueillir sur son territoire une grande quantité d'érables à sucre. Le Québec est le premier producteur mondial de sirop d'érable, loin devant les États-Unis.

Transformation[modifier | modifier le code]

Aérospatiale[modifier | modifier le code]

Le siège de Air Canada

L'industrie aérospatiale du Québec se classe au 6e rang mondial pour sa valeur de production. Montréal fait partie des trois plus grands centres en aérospatial avec Seattle et Toulouse; pour sa densité d'emploi en aérospatial, elle est en deuxième position après Seattle[18]. En 2002, le secteur aérospatial comptait environ 260 compagnies employant quelque 40 000 personnes. Divers organismes internationaux ont établi leur siège social au Québec, notamment l'Association internationale du transport aérien et l'Organisation de l'aviation civile internationale.

Aluminium[modifier | modifier le code]

Le Québec est le troisième producteur mondial d'aluminium derrière la Chine et la Russie, avec 7 % de la production mondiale. 92 % de l'aluminium canadien est produit au Québec grâce aux ressources hydroélectriques. Trois groupes sont implantés dans la province : Rio Tinto, Alcoa et Aluminium Alouette[19].

Pâtes et papiers[modifier | modifier le code]

Fonte et affinage des métaux[modifier | modifier le code]

Transport terrestre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport au Québec.

L'industrie ferroviaire et automobile générait des revenus de 7,2 milliards au début de 2004. Ce secteur emploie environ 35 000 personnes. Bombardier est le constructeur ferroviaire dominant, l'américain Paccar, les québécois Nova Bus et Prévost car (groupe Volvo), et le japonais Komatsu représentant l'industrie automobile mais celle-ci est mineure, car l'essentiel de la production se situe en Ontario et les véhicules sont surtout des camions, bus, et matériels de chantier.

Agroalimentaire[modifier | modifier le code]

La plaine du Saint-Laurent est une région agricole très fertile. On y produit des produits laitiers, des fruits, des légumes, du sirop d'érable (dont le Québec est le premier producteur mondial) et du bétail.

Le secteur agroalimentaire de la transformation a de bonnes perspectives. « Produits transformés, culture biologique, biotechnologies et génétique auront la cote sur les marchés agroalimentaires de demain. » [20]

Services[modifier | modifier le code]

Banque, finance et assurance[modifier | modifier le code]

L'édifice de la Banque de Montréal face à la Place d'Armes, dans le Vieux-Montréal.

Le secteur des finances et de l'assurance emploie plus de 168 000 personnes au Québec. De ce nombre, 78 000 sont employés par le secteur bancaire, 53 000 par le secteur de l'assurance et 20 000 par le secteur des valeurs mobilières et de l'investissement[21].

La Banque de Montréal, fondée en 1817 à Montréal, fut la première banque au Québec mais, comme pour les plus grandes banques à chartes canadiennes faisant affaires au Québec, leur contrôle est hors de la province.

La Banque Nationale, dont les ancêtres remontent à 1859, et le Mouvement des Caisses Populaires Desjardins sont les deux grandes banques à contrôle québécois. La Banque Laurentienne est nettement plus petite.

Nom Date de Fondation Actif (milliards $) Nombre de succursales
Caisses populaires Desjardins 1900 200
Banque nationale du Canada 1859 178 (en 2012)
Banque Laurentienne 1846 35

Technologie de l'information[modifier | modifier le code]

Employant plus de 100 000 travailleurs, le secteur des technologies de l'information du Québec est en forte croissance depuis quelques années. En 2002, 52 % de la totalité du capital de risque canadien était géré au Québec et 61 % des fonds disponibles investis dans la technologie. Particulièrement forts sont les secteurs des télécommunications, des logiciels multimédia, des services informatiques, de la microélectronique et des composants.

Quelque 115 entreprises de télécommunication telles Ericsson, Motorola, et Mitec sont implantées au Québec.

Le secteur du multimédia est particulièrement actif, surtout depuis la fin des années 1990. Plusieurs milliers de personnes travaillent à Montréal et à Québec pour des compagnies de développement de jeu vidéo telles Ubisoft, Electronic Arts, Microïds, Strategy First, Eidos, Activision, A2M, Frima studio.

Montréal est la ville qui a donné naissance à deux importants concepteurs de logiciels d'animation 3D : Softimage et Discreet. Les services informatiques, le développement de logiciel, et le génie-conseil emploie 60 000 travailleurs spécialisés.

Le secteur de la microélectronique est solide, avec 110 compagnies employant 12 900 personnes. Les plus grands employeurs sont CMC Électronique, IBM, et Matrox.

Systèmes optiques et photoniques[modifier | modifier le code]

En 2004, environ 8 000 personnes travaillaient dans les industries des systèmes optiques et photoniques au Québec. La recherche et développement se concentre particulièrement dans la région de Québec, alors que les opérations et la production sont plutôt localisées dans la région de Montréal. Le Québec compte environ 20 entreprises dans le laser, la fibre optique, le traitement de l'image, et les secteurs connexes.

Biotechnologie[modifier | modifier le code]

Le secteur de la biotechnologie compte environ 130 compagnies employant 4 700 personnes. L'industrie québécoise se classe troisième en Amérique du Nord pour sa taille, juste après la Californie et le Massachusetts.

Industrie pharmaceutique[modifier | modifier le code]

Avec 381 compagnies et 24 550 employés dans la pharmaceutique, la recherche et développement, la fabrication, et les secteurs connexes, l'industrie des produits de santé du Québec est l'un des secteurs économiques les plus importants du Québec moderne. Avec la présence de quelque 20 multinationales telles Merck Frosst, Johnson & Johnson, Pfizer, Sanofi-Aventis, et Bristol-Myers-Squibb, Montréal se classe huitième en Amérique du Nord pour le nombre de travaux d'emplois dans le secteur pharmaceutique.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme au Québec.

En 2002, les dépenses dans le secteur du tourisme s'élevaient à 7,3 milliards. Environ 27,5 millions de voyages ont été fait au Québec, dont 72 % par des Québécois eux-mêmes, 15 % par des Canadiens des autres provinces, 9 % par des Américains et 4 % à partir d'autres pays. Le secteur emploie environ 330 000 personnes et soutient 34 000 entreprises.

Les villes les plus visitées sont Montréal et Québec. Les attractions majeures sont les festivals de Montréal, le cachet européen de la ville de Québec et les grands espaces naturels. Par ailleurs, la Ville de Québec est la seule ville encore fortifiée au nord de Mexico. Le Québec est cité comme l'une des 20 meilleures destinations touristiques au monde.

Main-d’œuvre[modifier | modifier le code]

En septembre 2007, le taux de chômage était de 6,9 %[22]. Il s'agit du plus bas taux de chômage en 33 ans[23].

En 2001, 40,7 % d'ouvriers du Québec étaient syndiqués.

En 2001, 74,7 % d'ouvriers du Québec ont travaillé dans le secteur tertiaire, 18,5 % dans le secteur secondaire, dont 4,0 % pour les BTP, et 2,8 % dans le secteur primaire.

En 2008, pour prévenir la pénurie de travailleurs au Québec, le gouvernement du Québec a mis en place le Pacte pour l'emploi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Indirectement, par le biais du Canada.
  2. Donnée pour le Canada.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www40.statcan.gc.ca/l02/cst01/econ15-fra.htm Produit intérieur brut en termes de dépenses, par province et territoire
  2. http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/referenc/pdf2013/qcm2013_fr.pdf
  3. http://www.tableaudebordmontreal.com/indicateurs/pouvoirachat/tauxinflation.fr.html
  4. (en) Classement des pays selon l'IDH 2008 (PNUD)
  5. http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/march_travl_remnr/parnt_etudn_march_travl/pop_active/stat_reg/rmr_act_econ_2009.htm
  6. http://www.gouv.qc.ca/portail/quebec/pgs/commun/portrait/economie/importexport/?lang=en
  7. Institut de la statistique du Québec, « Comparaisons interprovinciales : chapitre 13 - Les finances publiques » [PDF], Québec,‎ 22 février 2011 (consulté le 19 mars 2011).
  8. Institut de la statistique du Québec, « Comparaisons économiques internationales » - « Profils économiques par pays et territoire » et « Tableaux comparatifs par indicateur », 2009-07-07.
  9. Institut de la statistique du Québec, Le Québec chiffres en main, édition 2009, Québec, Institut de la statistique du Québec,‎ mars 2009 (ISBN 978-2-551-23786-9, lire en ligne).
  10. Institut de la statistique du Québec, « Comparaisons économiques internationales » - « Sommaire », 2009-07-07.
  11. Anne Drolet, « Le symposium Québec-France porte déjà fruit », Le Soleil,‎ 22 mai 2008, p. 56.
  12. a et b Albert Faucher, « Le caractère continental de l'industrialisation au Québec », Recherches sociographiques, vol. 6, no 3,‎ 1965, p. 219-236 (lire en ligne [PDF])
  13. a et b Hydro-Québec, Rapport annuel 2008 : L'énergie de notre avenir, Montréal,‎ avril 2009, 125 p. (ISBN 978-2-550-55044-0, lire en ligne [PDF]).
  14. Hydro-Québec, Comparaison des prix de l'électricité dans les grandes villes nord-américaines : Tarifs en vigueur le 1er avril 2009, Montréal,‎ 2009 (ISBN 2-550-57038-7[à vérifier : ISBN invalide], lire en ligne [PDF]).
  15. Bradley Snider, « Le chauffage domiciliaire et l’environnement », Tendances sociales canadiennes,‎ printemps 2006, p. 17-21 (lire en ligne [PDF]).
  16. Québec, « Inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre en 2006 et évolution depuis 1990 » [PDF], Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec,‎ novembre 2008 (consulté le 19 mars 2009).
  17. Gouvernement du Québec, « Emploi bioalimentaire 1996-2006 » [xls], Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (consulté le 15 mai 2009).
  18. www.toutpourreussir.com
  19. http://www.investquebec.com/fr/index.aspx?page=476
  20. La Recette de Damafro, PME octobre 2005, p.118.
  21. Chiffres de 2011; source Emploi par industrie, Institut de la statistique du Québec
  22. http://www.stat.gouv.qc.ca/princ_indic/tchomag.htm Institut de la statistique du Québec
  23. Gérard Bérubé, « Chômage: du jamais vu en 33 ans », Le Devoir,‎ 10 juin 2007 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albert Faucher, « L'histoire économique de la province de Québec jusqu'à la fin du XIXe siècle », Recherches sociographiques, vol. 3, no 1-2,‎ janvier-août 1962, p. 45-54 (lire en ligne).
  • Gouvernement du Québec, Budget 2009-2010 - Plan budgétaire, Québec, Ministère des Finances du Québec,‎ 19 mars 2009, 436 p. (ISBN 978-2-551-23775-3).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Plus généraux 
Plus précis 

Liens externes[modifier | modifier le code]