Économie du pétrole au Tchad

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Le Tchad est devenu un pays exportateur de pétrole en juillet 2003, après plus de 30 ans de prospection par différentes compagnies internationales.

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1962 : premières recherches (infructueuses) dans le Nord du pays par une compagnie française
  • 1969 : recherches fructueuses dans le Sud par une compagnie américaine, la CONOCO. La qualité médiocre du pétrole et surtout l'isolement géographique dissuade pour près de trente ans toute exploitation commerciale.
  • 18 octobre 2000 : lancement officiel des travaux de construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun à Komé (Tchad)
  • 20 octobre 2000 : lancement officiel des travaux de construction de l'oléoduc Tchad-Cameroun à Kribi (Cameroun)
  • 2003 : début de la production
  • février 2005 : adhésion du Tchad à l'association des producteurs de pétrole africains (APPA)
  • juillet 2006 : création de la Société des hydrocarbures du Tchad

Économie du pétrole[modifier | modifier le code]

Les ressources pétrolières du Tchad[modifier | modifier le code]

  • Bassin de Doba : réserves prouvées supérieures à 900 millions de barils, soit environ 150 millions de tonnes. Trois principaux champs pétroliers en exploitation (Bolobo, Komé, et Miandoum).
  • Bassin de Bongor : Rônier et Mimosa près du village de Koud Alwa, à 20 km au sud de la petite ville de Bousso.
  • Bassin de Sédigui : réserves de 150 millions de barils, inexploitées.
  • D'après la CIA, en janvier 2008, les réserves prouvées du pays se montaient à quelque 1,5 milliard de barils[1].

L'exploitation[modifier | modifier le code]

  • Consortium d'exploitation américano-malaisien (ExxonMobil, Chevron, Petronas) pour le gisement de Doba.
  • Entreprise chinoise CNPCIC (China National Petroleum Corporation-International Chad) pour l'exploitation du gisement de Rônier.
  • Oléoduc Tchad-Cameroun de komé au port de Kribi. (1070 km dont 205 au Tchad).
  • Oléoduc Rônier-Djarmaya. 350 km.
  • Mini-raffinerie de Farcha (projet avorté).
  • Raffinerie de Djarmaya inaugurée en 2011.

Les revenus[modifier | modifier le code]

Les revenus nets attendus se monteraient à deux milliards de dollars annuels, ce qui permettrait d'augmenter le budget de l'État de 40 à 50 %.

Une ONG tchadienne s'est donnée pour mission de surveiller l'usage de ces revenus : le Groupe de Recherches Alternatives et de Monitoring du projet Pétrole Tchad- Cameroun www.gramptc.org . L'ONG publie une lettre mensuelle sur l'utilisation des revenus par le gouvernement tchadien, les négociations avec les bailleurs, l'évaluation des revenus... Depuis 2003, les revenus pétroliers ont permis de financer de gigantesques infrastructures éducatives, sanitaires et routières.

Pétrole et développement[modifier | modifier le code]

  • le financement du projet pétrolier
  • l'utilisation de l'argent du pétrole
  • le Collège de Contrôle et de Surveillance des Revenus Pétroliers - [CCSRP http://www.ccsrp-tchad.org]
  • le « mirage » pétrolier

Pétrole et démocratie[modifier | modifier le code]

  • le droit des populations locales
  • les atteintes à l'environnement
  • le détournement de fonds publique
  • blanchiment d'argent

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CIA - World factbook

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]