Économie de la République populaire de Chine

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Chine
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie de la République populaire de Chine
Lujiazui, quartier d'affaires de Shanghai, pôle économique de la Chine

Monnaie Yuan (CNY ou RMB)
Année fiscale année calendaire
Organisations internationales Banque mondiale, OMC
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 10 355 milliards $ (2014, est.), (classé 2e)[1]
Produit intérieur brut en PPA 17 632 milliards $ (2014, est.), (classé 1er)[1]
Rang pour le PIB en PPA 1
Croissance du PIB 7,7 % (2013)[2]
PIB par habitant en PPA 9 800 $, classé 121e (2013)[2]
PIB par secteur agriculture : 10 %
industrie : 43,9 %
services : 46,1 %
Inflation (IPC) 2,6 % (2013)[2]
Pop. sous le seuil de pauvreté 6,1% (2013)[2]
Indice de développement humain (IDH) 0,699 (2012)[3]
Population active 797,6 millions (2013)[2]
Population active par secteur agriculture : 33,6 %
industrie : 30,3 %
services : 36,1 %
Taux de chômage 4,1 % (2013)[2]
Principales industries fer, acier, aluminium et autres métaux, charbon, construction de machines, armement, textiles, pétrole, ciment, produits chimiques, engrais, produits de consommation, matériels de transport
Commerce extérieur
Exportations 2 211 milliards $ (2013)[2]
Biens exportés Produits électriques et électroniques, machinerie, vêtements
Principaux clients Hong Kong 17,4 %, États-Unis 16,7 %, Japon 6,8 %, Corée du Sud 4,1 % (2013)[2]
Importations 1 950 milliards $ (2013)[2]
Biens importés Composants électroniques, pétrole, machinerie, minerais métalliques
Principaux fournisseurs Corée du Sud 9,3 %, Japon 8,3 %, Taïwan 8 %, États-Unis 7,8 %, Australie 5 %, Allemagne 4,8 % (2013)[2]
Finances publiques
Dette publique 22,4 % du PIB (2013)[2]
Dette extérieure 863,2 milliards $ (31 décembre 2013)[2]
Recettes publiques 2 118 milliards $ (2013)[2]
Dépenses publiques 2 292 milliards $ (2013)[2]
Déficit public
Aide au développement

La Chine est le deuxième pays au monde par son produit intérieur brut (PIB) nominal, derrière les États-Unis. En 2014, elle devient, selon les estimations du FMI, le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d'achat[1] en 2014. Selon les données de l'organisme monétaire FMI, le Produit intérieur brut (PIB) chinois s'élève à 17 632 milliards de dollars en 2014, contre 17 416 milliards pour les Etats-Unis.

Pour établir ce classement, le FMI a choisi de mesurer les deux PIB en parité de pouvoir d'achat (PPA), une technique jugée plus appropriée pour comparer les performances économiques de différents pays. La PPA consiste à mesurer le pouvoir d'achat par rapport à un « panier » de 3 000 produits, au lieu de convertir les PIB au taux de change officiel.

Dans les cinq années à venir, la Chine devrait prendre de plus en plus d'avance. Ainsi, le FMI prévoit que son PIB PPA atteindra 27 000 milliards de dollars en 2019, quand celui des États-Unis ne devrait être que de 22 000 milliards $.

Dirigée par le Parti communiste depuis 1949 et l'arrivée au pouvoir de Mao Zedong, l'économie de la Chine était marquée par un très fort interventionnisme d'État jusqu'aux années 1970. Inspiré du modèle soviétique, ce modèle économique dirigiste comprenait des planifications dans de nombreux secteurs agricoles et industriels, ainsi qu'un relatif isolement sur la scène du commerce international. Depuis 1976, année de l'accession au pouvoir de Deng Xiaoping, la Chine a développé un modèle fréquemment nommé « économie socialiste de marché », qui fait se côtoyer un secteur public toujours omniprésent et un certain libéralisme économique, ainsi qu'une ouverture progressive de son marché intérieur.

Depuis les années 1980, le pays a connu une croissance économique particulièrement soutenue, dépassant les 10% certaines années et ne se montrant que peu sensible aux chocs conjoncturels - notamment la crise des subprimes et la crise de la dette dans la zone euro. De 2000 à 2010, la Chine a fourni 33 % de la croissance mondiale en valeur absolue[4]. Cependant, la population reste relativement pauvre : en parité de pouvoir d'achat, on évalue le PIB par habitant en 2013 à 9 800 dollars par habitant, ce qui place la Chine au 121e rang mondial[5]. Ces chiffres recouvrent toutefois d'importantes inégalités régionales : la côte est, où se trouvent le cœur économique du pays avec notamment Shanghai, Hong Kong et Macao, concentre la production de richesse aux dépens des provinces de l'ouest, restées très rurales et présentant un important retard de développement.

La population active du pays compte 800 millions de personnes[6]. L'agriculture occupe 33,6% de la main d'œuvre en 2012, mais ne représente que 10% du PIB[6]. L'industrie a en revanche une place prépondérante : elle emploie environ 30,3% de la population active et est le secteur le plus productif, avec près de 47 % du PIB[6]. Le fort excédent commercial provoqué par les exportations industrielles a permis au pays de se constituer de grandes réserves de change qui ont atteint 3 820 milliards de dollars au 1er janvier 2014, soit les plus importantes jamais enregistrées[7]. Ces réserves donnent au pays une puissance financière considérable sur la scène internationale. La finance chinoise connaît cependant des difficultés liées à l'explosion du « shadow banking », finance non conventionnelle et non régulée, que le pouvoir politique ne parvient pas à endiguer et que l'agence de notation Moody's estime à 4 800 milliards de dollars début 2014[8].

Le secteur public continue à tenir une importante place dans la vie économique mais les entreprises privées y jouent un rôle croissant et le pays s'est fortement intégré dans le système économique mondial. Symbole de cette ouverture récente, la Chine est devenue membre de l'Organisation mondiale du commerce en 2001.

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

De l'Antiquité au XIXe siècle : la prédominance de l'agriculture[modifier | modifier le code]

Comme dans la plupart des autres grandes régions du monde, la production agricole a représenté l'activité économique principale en Chine pendant des millénaires. Une particularité de la Chine est la densité de population relativement forte dans les zones cultivables, surtout à partir de la dynastie Song. Cette période, qui s'étend du Xe au XIIIe siècle, a marqué une période de progrès et de prospérité : elle a conduit à une recherche particulièrement active de meilleurs rendements, par l'irrigation notamment. La culture végétale (blé et surtout riz) a également été privilégiée sur l'élevage[9].

De 1300 à 1820, en revanche, il ne semble pas que la richesse par habitant ait augmenté, mais la population totale passe de 100 à 380 millions de personnes environ, ce qui en fait déjà l'État le plus peuplé au monde[10]. Au XVIIIe siècle, la forte croissance démographique a sans doute provoqué une dés-urbanisation relative, et peut-être une légère baisse du niveau de vie[11].

La bataille du Delta de la rivière des Perles, où les jonques de l'armée chinoise sont détruites par la marine britannique, le 7 janvier 1841.

Du XIXe siècle à 1949 : l'économie chinoise contrôlée par l'Occident[modifier | modifier le code]

Au cours du XIXe siècle, le pays connaît de graves troubles d'ordre politique et géopolitique, qui marquent une période de lent déclin de la puissance chinoise. En 1842, l'Empire chinois est lourdement défait par le Royaume-Uni lors de la première guerre de l'opium et doit concéder le Traité de Nankin, qui octroie de nombreux privilèges commerciaux et territoriaux aux puissances occidentales. Les ports de Canton, Ningbo, Amoy (aujourd'hui Xiamen), Fuzhou et Shanghai sont ouverts de force au commerce extérieur ; les taxes et droits de douane deviennent fixes, et ces derniers ne peuvent excéder 5% ; surtout, l'Empire britannique obtient le comptoir de Hong Kong, qui ne sera restitué à la Chine qu'en 1997.

Au cours du siècle, et jusqu'à la Trêve de Tanggu de 1933, une trentaine d'autres accords nommés « traités inégaux » par la Chine sont signés avec les puissances européennes, les États-Unis et le Japon. Dotés de nombreuses clauses unilatérales, ceux-ci ont essentiellement pour but de contraindre le pays à s'ouvrir aux échanges internationaux et de permettre l'installation de bases économiques occidentales. À partir de la fin du siècle, les Européens contrôlent ainsi une grande partie de l'économie chinoise, notamment dans les régions littorales. Dans le même temps, de nombreuses rébellions et guerres civiles éclatent à l'intérieur du pays. Celle des Taiping, entre 1851 et 1864, a fait entre vingt et trente millions de victimes.

Vers la fin du XIXe siècle, certaines régions du pays connaissent toutefois un début d'industrialisation. Des usines et des lignes de chemin de fer sont construites, essentiellement à l'est du pays[12]. La situation politique intérieure et extérieure reste cependant très instable, et le niveau de vie moyen ne progresse pas très sensiblement. En 1937, le pays entre dans une guerre longue et meurtrière avec le Japon, et prend part aux combats de la Guerre du Pacifique aux côtés des Alliés. Bien que victorieuse, la Chine doit faire face à une guerre civile qui retarde le développement économique. Elle prend fin en 1949 avec la proclamation de la République populaire de Chine. Selon l'économiste Angus Maddison, il semble que la Chine ait été plus pauvre cette année-là qu'au début du XIXe siècle[13].

1949-1976 : conversion à l'économie dirigiste de type communiste sous Mao Zedong[modifier | modifier le code]

L'avènement de la République populaire de Chine en 1949 entraîne la mise en place d'un régime politique et d'une économie de type communiste, en partie inspirés de ceux existant alors en URSS. Le Parti communiste, dirigé par Mao Zedong de 1943 à sa mort à 1976, mène des politiques de planification économique dans l'agriculture et l'industrie ainsi que des grands travaux d'infrastructure (centrales électriques, irrigation, extension des terres cultivables). Sur le plan du commerce extérieur, il s'agit d'une période d'isolement sur la scène économique mondiale, la Chine n'ayant quasiment de relations commerciales qu'avec l'URSS ou des pays communistes d'Asie (Corée du Nord, Viêt Nam).

Ces politiques volontaristes ont permis de réduire l'extrême pauvreté, notamment dans les villes, en offrant un accès à la nourriture, l'eau potable et aux soins médicaux au plus grand nombre, et ce alors que la population est passée d'environ 600 millions de personnes en 1949 à 900 millions en 1976. Cependant, certaines ont connu un échec retentissant. Le Grand Bond en avant, un vaste programme de collectivisation agricole et de travaux publics, s'avèra irréaliste et causa une grande famine et la mort de 20 à 40 millions de personnes entre 1959 et 1962. De même, la Révolution culturelle (de 1966 à 1976) conduit le pays au bord de la guerre civile et désorganise l'économie urbaine jusque dans les années 1980.

1976 à aujourd'hui : l'essor de « l'économie socialiste de marché »[modifier | modifier le code]

L'ère Xiaoping[modifier | modifier le code]

Deng Xiaoping, dirigeant de la République populaire de Chine de 1978 à 1992, en 1979.
Article connexe : Réforme économique chinoise.

Après la mort de Mao Zedong en 1976, une lutte féroce entre prétendants fait rage au sommet de l'État. L'ex-secrétaire général du Parti communiste Deng Xiaoping parvient finalement au pouvoir en 1978. Jusqu'à son retrait de la vie politique en 1992, il met en oeuvre une politique fréquemment désignée sous le nom d'économie socialiste de marché, dans la mesure où elle marie des éléments de l'époque maoïste (contrôle politique autoritaire de l'économie, plans volontaristes d'industrialisation et de grands travaux) et un certain libéralisme économique. Cette synthèse idéologique permet à la Chine d'ouvrir progressivement son économie tout en conservant son régime politique.

Depuis les années 1980, la Chine connaît une industrialisation massive et est ainsi peu à peu devenue un acteur majeur dans les industries de main-d'œuvre, les industries textiles et les objets manufacturés de basse qualité. Grâce à une main-d'œuvre nombreuse et bon marché ainsi qu'à un taux de change très compétitif, elle peut exporter de très grandes quantités à des prix très bas. L'industrialisation volontariste renforce ses capacités productives et exportatrices d'année en année, ce qui vaut au pays le surnom d'« atelier du monde ».

L'ouverture économique internationale de la Chine repose quant à elle sur les Zones économiques spéciales (ZES), qui couvrent aujourd'hui la quasi-intégralité du littoral chinois. Offrant des conditions de travail à bas coût et des avantages fiscaux aux firmes multinationales, elles les contraignent toutefois à rendre publiques leurs technologies en cas de délocalisation des usines. Les autorités chinoises ont adopté une stratégie d'ouverture très progressive, qui n'a commencé à se concrétiser que dans les années 1990 pour des secteurs-clés comme les banques ou les assurances. Cette ouverture parcimonieuse, synonyme d'arrivée de capitaux étrangers, lui a permis de quasiment ignorer la crise asiatique de 1997.

Adhésion à l'Organisation mondiale du commerce (2001)[modifier | modifier le code]

Carte des pays membres de l'OMC en 2014.

Symbole de son insertion progressive dans le système économique international, la République populaire de Chine adhère à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) le 11 décembre 2001.

Cette adhésion, officiellement demandée par la République populaire de Chine le 10 juillet 1986, couronne vingt ans d'un travail de réformes économiques soigneusement planifiées et fait suite à quinze ans de dures négociations[14]. Les négociations permettant cette adhésion ont abouti le 17 septembre 2001[15]. À la suite de ces négociations, la République populaire de Chine a donc adhéré à l'OMC le 11 décembre, après une cérémonie de signature à Doha le 11 novembre[16],[17], pour devenir officiellement membre de l'organisation au 1er janvier 2002.

Comme prévu lors des négociations, la République populaire de Chine s'engage à libéraliser son économie et doit en particulier :

  • accorder un traitement non discriminatoire à tous les membres de l'OMC. Toutes les entreprises étrangères se verraient accorder un traitement qui ne serait pas moins favorable que celui accordé aux entreprises chinoises en matière de commerce ;
  • ne pas pratiquer de contrôle des prix à des fins de protection des producteurs ou fournisseurs de service locaux ;
  • refondre sa législation intérieure, présente et future, pour la mettre en accord avec l'accord conclu avec l'OMC ;
  • dans les trois ans suivant l'adhésion, donner le droit à toutes les entreprises d'importer, d'exporter et de commercer librement avec l'étranger, avec un nombre limité d'exceptions ;
  • ne pas maintenir ou accorder de subventions à l'exportation sur ses produits agricoles.

Années 2000 : une place grandissante dans l'économie mondiale[modifier | modifier le code]

Hong Kong, devenue dans les années 2000 l'une des plus grandes places financières, possède l'économie la plus libérale du monde[18].

L'adhésion de la Chine à l'OMC en 2001 a confirmé sa place grandissante dans l'économie mondiale, faisant d'elle un nouveau pôle économique de taille mondiale à l'instar des États-Unis, de l'Union européenne et du Japon[19]. Les exportations chinoises, particulièrement compétitives en raison du faible taux de change du yuan, constituent une grande partie du déficit commercial américain. La Chine dispose ainsi d'énormes réserves de change, qui garantissent dix-huit mois d'importation, en couvrant dix fois les dettes à court terme du pays et en gageant 20 % de la masse monétaire. Dopée par l'excédent commercial, la Banque du Peuple engrange quinze milliards de dollars de devises supplémentaires chaque mois.

Des délégués participant au XVIe Congrès du Parti communiste chinois en novembre 2002 à Beijing ont souligné que la réussite de la réforme des entreprises d'État — entreprise au début des années 1990 par Jiang Zemin — a été primordiale pour promouvoir le développement rapide de l'économie nationale et l'accroissement du niveau de vie[20].

Cependant, dans le nouveau contexte économique teinté de libéralisme, les entreprises publiques — ou danwei — ont du mal à trouver leur place et rencontrent quelques difficultés. Leurs pertes ont atteint le chiffre record de 102,6 milliards de yuans (12,75 milliards de dollars) en 2005, soit une augmentation de 56,7 % en base annuelle, selon les chiffres du Bureau d'État des Statistiques (BES). Sur les deux premiers mois de 2006, les pertes des entreprises publiques ou contrôlées par l'État atteignent déjà 26,2 milliards de yuans, soit 3,25 milliards de dollars. L'augmentation des coûts de production, un système de fixation des prix inefficace, la surcapacité et d'importantes lacunes d'ordre technologique sont les principales causes de cette situation.

Affichant des taux de croissance frôlant régulièrement les 10 % par an depuis 1978, soit un doublement du niveau de vie moyen tous les huit à neuf ans compte tenu d'une croissance démographique de 1 % par an, l'économie chinoise est parfois décrite comme étant en « surchauffe ».

Crises de 2008-2009 : la Chine moins affectée que le reste du monde[modifier | modifier le code]

Comme les autres pays intégrés à l'économie mondiale, la Chine est affectée par la crise économique de 2008, toutefois sans commune mesure avec les pays occidentaux : le taux de croissance annuel passe de 12% en 2007 à 6% en 2008, au plus fort de la crise, alors que la quasi-totalité des pays développés ont connu un ou plusieurs trimestres de récession[21]. Le rebond est par ailleurs très fort, puisque le taux de croissance atteint à nouveau les 12% en janvier 2010[21].

Shanghai est la ville la plus peuplée de Chine et possède le plus grand port du monde.

Néanmoins, la récession américaine a eu des effets sur la croissance du pays, qui dépend en grande partie de ses exportations vers les États-Unis. Le gouvernement chinois annonce en novembre 2008 un plan de relance de 15 % du PNB dans les deux ans à venir pour relancer la croissance[22]. Les 4 000 milliards de yuans (soit 454 milliards d'euros) sont destinés à des grands travaux d'infrastructures (voies ferrées, ports, autoroutes, barrages hydrauliques), au développement rural, à la préservation de l'environnement et à la construction de logements sociaux. Ce budget prévu comprend les 1 000 milliards de yuans alloués pour la reconstruction de la province du Sichuan en juin 2008 à la suite du séisme du Sichuan de mai 2008[22].

La crise de 2008 aurait également eu des effets sociaux importants. D'après un chercheur de l'Académie des sciences sociales de Pékin, le taux de chômage dans les villes chinoises serait en réalité de 9,4 % à la fin 2008, soit bien plus que les 4% affichés par les autorités[23]. Selon Huang Yunlong, le vice-gouverneur du Guangdong, 600 000 migrants qui travaillaient dans la province seraient retournés dans leur ville ou leur village d'origine en 2008[23].

En outre, la crise fait ressurgir des points de tensions avec les puissances occidentales. Le débat de la sous-évaluation du yuan, vieux de plusieurs années, a pris une acuité nouvelle avec la crise des subprimes, et a fait l'objet au début de 2009 de déclarations très critiques de la part de la nouvelle administration Obama. Timothy Geithner a en effet accusé la Chine de maintenir volontairement le cours du yuan artificiellement bas vis-à-vis du dollar américain[24], afin d'engranger des excédents commerciaux records. Elle est ainsi accusée d'avoir contribué à la crise financière internationale en laissant par ce biais se creuser les déficits américains[25]. Le sujet du respect des droits de la propriété intellectuelle donne également lieu à des tensions entre la Chine et les autres pays membres de l'OMC : les États-Unis ont en effet déposé à l'OMC une plainte contre la Chine pour violation des droits de propriété intellectuelle, ce qui a donné lieu à un rapport de l'OMC du 26 janvier 2009[26].

Réformes de 2013 : libéralisation et réorientation vers le marché intérieur[modifier | modifier le code]

Le troisième Plenum du XVIIIè Comité central du Parti communiste chinois, tenu à Pékin du 9 au 12 novembre 2013, a décidé une série d'importantes réformes[27] :

  • mesures réduisant l'intervention de l'État : suppression des procédures d'examen et d'approbation préalables pour les investissements (sauf dans les secteurs de la sécurité nationale et de l'écologie et pour les investissements stratégiques) ; fin des prix administrés (sauf services publics) au profit de prix de marché ;
  • mesures accroissant le rôle des capitaux privés : possibilité de leur association avec des capitaux publics, impliquant la fin des monopoles d'Etat dans divers secteurs : chemins de fer, transport aérien, finance, énergie et télécoms ; possibilité de créer des banques privées ;
  • renforcement de l'indépendance de la justice[28] ;
  • réforme des terres agricoles afin de donner davantage de droits aux agriculteurs sur la propriété des terres qu'ils cultivent[29] ;
  • rééquilibrer le mode de croissance en le réorientant vers le marché intérieur : réforme des modalités d'évaluation des dirigeants locaux (la croissance du PIB ne sera plus le seul critère important, de nombreux critères de bonne gestion et des critères sociaux et écologiques seront pris en compte), amélioration des régimes sociaux, réforme du hukou et de la politique de l'enfant unique, etc[30].

Structure du PIB[modifier | modifier le code]

PIB de la Chine par composantes
source : National Bureau of Statistics of China

Le graphique ci-contre montre la montée de la part de l'investissement aux dépens de la consommation depuis la fin des années 1990 ; cependant, cette tendance commence à s'inverser ; quant au solde exportateur, après un gonflement passager au milieu des années 2000, sa contribution au PIB est redevenu relativement modeste : en effet, les exportations sont en grande partie constituées de produits assemblés à partir de composants importés, et la valeur ajoutée chinoise est faible par rapport à la valeur du produit fini ; en 2012 le solde exportateur représente 2,8 % du PIB[31] contre 7,1 % pour l'Allemagne[32].

Données sectorielles[modifier | modifier le code]

PIB par secteur d'activité
Secteur 1990 2012
Agriculture 27 10
Mines et industrie 37 38,4
Construction 5 6,8
Commerce 7 9,7
Transports 6 4,8
Finance 9 5,5
Administration et services 9 24,6
Source : Banque asiatique de développement[33]

Bien qu'une proportion importante de la population travaille dans le secteur agricole, la particularité de la Chine réside dans la forte contribution du secteur manufacturier dans la production nationale.

produits chinois à l'exportation treemap.png par produit (2012) à partir de Harvard Atlas of Economic Complexity


Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Agriculture de la Chine et Viticulture en Chine.
Agriculture en terrasses, dans le Yunnan
Riziculture dans le Sichuan

Dans les années 1990 et 2000, la part de l'agriculture dans l'économie nationale a rapidement diminué, bien qu'elle constitue encore un secteur d'activité important. Sa contribution à la richesse nationale est faible par rapport à la main-d'œuvre qu'elle emploie. Selon les données officielles, environ 40 % de la population active occupée travaillait dans l'agriculture, et produisait environ 11 % du produit intérieur brut. En 1990, il s'agissait encore de 60 % de la population et de 27 % du PIB[34]. En 2010, 38,1 % de la main-d'œuvre était mobilisée par l'agriculture qui ne générait que 9,6 % du PIB. Comparativement à l'agriculture des États-Unis, la même année, l'agriculture chinoise a produit huit fois plus que le secteur primaire américain (avec 9,6 % du PIB pour la Chine et 1,2 % du PIB américain) mais a mobilisé cinquante quatre fois plus de travailleurs (soit 38,1 % des travailleurs chinois contre 0,7 % de la main-d'œuvre américaine)[6]. Plus de 800 millions de personnes vivent dans les zones rurales.

La Chine ne dispose que de 11 % de la superficie cultivable mondiale et doit nourrir 20 % de la population mondiale. Le végétal domine toujours l'agriculture, bien que l'élevage connaisse un essor rapide. Le riz constitue l'aliment de base de la majorité de ses habitants. Bien qu'en baisse, la population agricole reste importante par rapport aux superficies arables. Dans les années 2000, 200 millions de foyers exploitant chacun, en moyenne, une superficie de 65 ares. De plus, du fait de l'urbanisation croissante, de la pollution et de la désertification, on estime que la surface cultivable diminue d'environ 2 500 km² par an. Pourtant, entre 1990 et 2003, la production agricole a augmenté de 90 %.

Bien que le parti communiste, sous l'impulsion de Mao Zedong se soit appuyé sur les paysans pour prendre le pouvoir, et qu'ils constituent donc la base de sa légitimité, ces derniers ont connu des fortunes diverses, reflétant les différentes options idéologiques suivies ces dernières décennies. Pourtant, les aides publiques ne représentent que 6 % environ du revenu des agriculteurs, contre 20 % aux États-Unis, 34 % dans l'Union européenne et 58 % au Japon.

Les revenus des agriculteurs chinois ont cependant plus que triplé entre 1980 et 2000 ce qui a largement contribué à la diminution de la pauvreté dans le pays. 400 millions de Chinois vivant dans les zones rurales sont sortis de la pauvreté entre 1979 et 2002. Ceci n'empêche pas l'inégalité croissante entre ruraux et citadins. De ce fait, la Chine est confrontée à un exode rural important. Face aux conditions de plus en plus difficiles de leur vie et au taux de chômage élevé en campagne, les paysans émigrent massivement vers les zones urbaines. On estime qu'environ 8 millions de paysans quittent la campagne chaque année pour rechercher un emploi, et que depuis 1979, entre 80 et 200 millions de paysans auraient émigré en ville.

Les terres proches des grandes agglomérations sont convoitées pour faire face au développement urbain. Zhou Tianyong, un économiste influent, estime que, depuis le début des réformes jusqu'en 2003, environ 6 700 000 hectares ont été soustraits à l'agriculture. Les paysans n'ont été indemnisés qu'à hauteur de 10 % du prix du marché[35].

Le 14 mars 2006, lors d'une conférence de presse, tenue à Pékin peu après la clôture de la session annuelle de la 10e Assemblée populaire nationale (APN, parlement chinois), le Premier ministre chinois Wen Jiabao annonce que la Chine infligera une punition sévère à tout individu qui réquisitionnera illégalement des terres de paysans.

Il faut souligner un paradoxe. Tandis que des terres agricoles sont menacées par l'étalement urbain, la construction des voies de communication et le développement d'une industrie rurale (de sous-traitance) mais aussi par des phénomènes de désertification, de lessivage des sols et d'érosion, la Chine a sur son territoire des fronts pionniers. Ces fronts pionniers sont différents de ceux que l'on trouve au Brésil. Ils ressemblent plutôt à des oasis : en effet ils sont installés dans des zones désertiques ou semi-désertiques de manière ponctuelle. On les trouve en particulier dans la région autonome du Xinjiang, où ils sont gérés par le Corps de construction et de production du Xinjiang.

Élevage

Entre 1991 et 2002, la consommation de viande des Chinois a été multipliée par quatre. Les élevages industriels de porcs et de volailles se concentrent sur le littoral et en accentuent la pollution[36].

Énergie[modifier | modifier le code]

Conséquence d'une croissance rapide et axée sur l'industrie, la consommation énergétique chinoise a très fortement augmenté au cours des années 1990 et 2000. L'efficacité énergétique a augmenté plus vite qu'ailleurs, mais, en 2007, il fallait toujours 50 % d'énergie en plus pour produire un dollar de PIB en Chine que la moyenne mondiale[N 1]. Le charbon représente 70 % et le pétrole 20 % de l'énergie consommée[37]. Il s'agit là de combustibles polluants, ce qui rend la situation environnementale assez préoccupante, générateurs de CO2, ce qui fait de la Chine le premier émetteur mondial de gaz à effet de serre.

Charbon

Le charbon représente la principale source d'énergie chinoise. Selon l'Energy Information Administration, la consommation du pays s'élevait 2,3 milliards de tonnes environ en 2007, soit près de 38 % du total mondial. Alors qu'elle ne dépassait pas les 2 % par an dans les années 1990, la croissance moyenne annuelle de la consommation atteint 10 % depuis 2000[38]. La production est légèrement excédentaire, permettant des exportations. En 2010, la Chine a brûlé plus de 3 milliards de tonnes de charbon (plus que les États-Unis, l'Europe et l'Inde réunis). Des prévisions indiquent que le charbon fournira encore 70 % de son énergie en 2030 (soit, en quantité, deux fois plus qu'en 2011). Dans un rapport de 2010, Greenpeace cite les cendres toxiques de charbon comme la première source de déchets industriels solides en Chine - des déchets dispersés par le vent et la pluie.

Les conditions de travail dans les mines sont souvent très dures. Selon les statistiques officielles, plus de 9 200 personnes y ont trouvé la mort en 2008. Selon les données officielles chinoises, 2631 travailleurs y auraient trouvé la mort en 2009[39]. Par ailleurs, le charbon est source d'une importante pollution qui cause de graves problèmes de santé publique[40].

Pétrole

Selon l'Energy Information Administration américaine, la Chine consommait environ 7,5 millions de barils par jour en 2008, ce qui la place en deuxième position mondiale, loin derrière les 19,5 millions de barils des États-Unis. La croissance moyenne annuelle se situerait à 6-7 % dans les années 1990-2000.

En 2007, la production ne dépassait pas les quatre millions de barils par jour. La Chine doit donc importer près de la moitié de sa consommation. Le gouvernement chinois mène une politique active pour sécuriser son approvisionnement. La coopération avec la Russie voisine est très développée dans ce secteur. Les deux États coopèrent ainsi pour la construction de l'oléoduc Sibérie orientale - océan Pacifique qui fait parvenir le pétrole russe en Chine. Parmi les accords relatifs à cette question, on peut citer un prêt de 25 milliards de dollars consenti à des entreprises pétrolières publiques russes, contre l'engagement de livrer 300 000 barils de pétrole par jour pendant vingt ans[41]. Dans les autres partenaires, le Soudan représente un fournisseur assez important.

En 2012, selon les données de la douane chinoise, l'importation de pétrole brut a atteint 271 millions de tonnes, en hausse de 6,8 % par rapport à 2011, et a coûté à la Chine 220,67 milliards de dollars américains, soit 12,1 % de plus qu'en 2011. D'ici 2020, le besoin chinois pourrait atteindre 700 millions de tonnes, les 2/3 étant couverts par les importations[42].

Autres ressources énergétiques

Bien que le charbon et le pétrole restent de loin les principales sources d'énergie dans le pays, la Chine s'efforce de développer d'autres sources d'énergie, en particulier pour la production d'électricité. Malgré la construction très médiatisée, et très controversée du barrage des Trois-Gorges, la part de l'énergie hydraulique dans la production électrique tend à baisser : 23 % en 1990, 19 % en 2000 et 15 % en 2007. Malgré un ambitieux plan de développement dans les années 2000, l'énergie nucléaire reste assez marginale : en 2007, elle ne produisait guère plus de 2 % de l'électricité consommée dans le pays.

Un secteur secondaire en pleine expansion[modifier | modifier le code]

Industries lourdes[modifier | modifier le code]

L'industrie lourde est très développée en Chine. En 2008, le pays a produit 500 millions de tonnes d'acier, soit 38 % du total mondial[43], et 1,4 milliard de tonnes de ciment, la moitié du total mondial[44]. La nouvelle industrie chinoise se développe de plus en plus grâce à de nombreuses améliorations venant de l'Europe (l'automatisation la mise en place des ERP ...), les nouveaux moyen de communication sont des atouts majeurs pour les nouveaux marketeurs visant le marché chinois.

Automobile[modifier | modifier le code]

La production de véhicules motorisés a connu une forte croissance en Chine à partir des années 1980. Les investissements de groupes occidentaux et japonais, notamment par l'établissement de coentreprises, a eu un rôle très important. En 2008, la Chine a produit 9,5 millions de véhicules, ce qui la place au deuxième rang mondial après le Japon[45]. General Motors et Volkswagen, par l'intermédiaire de leurs coentreprises, arrivaient en tête avec respectivement 11 % et 10 % des ventes[46]. La Chine, sous-équipée, mais à la croissance économique forte et régulière, représente un marché considérable pour l'industrie automobile. En 2009, elle est devenue le premier marché automobile mondial, passant devant les États-Unis. En 2010, la Chine a vendu 18 millions d'automobiles.

En parallèle, le gouvernement chinois a annoncé l'objectif de 5 millions de véhicules électriques et hybrides en circulation à l'horizon 2020[47]. Pour y parvenir, les autorités ont déjà investi 54 milliards de dollars au cours des années 2000 pour développer la technologie des batteries des véhicules électriques, et promettent d'investir 10 milliards de dollars supplémentaires pour développer les infrastructures de recharge d'ici 2020[48].

Secteur des services[modifier | modifier le code]

La tertiarisation progressive de l'économie[modifier | modifier le code]

La part des services dans l'économie chinoise ne cesse d'augmenter.

Les technologies de l'information et de la communication[modifier | modifier le code]

Forte de ses 485 millions d'internautes[49] (premier rang mondial), la Chine cherche à tirer parti des technologies de l'information et de la communication pour vendre ses propres produits à bas coûts. Elle a adopté la spécification technique sur le commerce électronique (ebXML). Ces technologies Web permettent aux entreprises chinoises et étrangères de se faire connaitre et de vendre leurs produits.

Le blocage de nombreux sites occidentaux comme Facebook, YouTube, Dailymotion, a facilité l'éclosion d'alternatives locales comme Renren et Youku.

Le tourisme[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, les Chinois disposent théoriquement de trois semaines de congés payés par an[50]. Le tourisme et la consommation ont fortement augmenté dans le pays : en 2003, on estime que plus de 100 millions de Chinois ont parcouru et visité leur pays[51].

Recherche et développement : les innovations technologiques chinoises[modifier | modifier le code]

Standards[modifier | modifier le code]
  1. Le protocole de sécurité WAPI sur le Wi-Fi.
  2. EVD, le DVD chinois.
  3. Le processeur Loongson pour concurrencer ceux d'Intel, d'AMD et d'IBM.

Système financier[modifier | modifier le code]

Le système bancaire[modifier | modifier le code]

Réserves de devises et d'or, diminuées de leur dette extérieure totale (publique et privée), d'après les données de 2010 du CIA Factbook.

Le taux d'épargne brute chinois est particulièrement élevé, même par rapport aux autres pays d'Asie : il s'élevait à 54 % du revenu national brut en 2008, contre 39 % en Inde[52]. Cette forte épargne entraine des dépôts bancaires importants. En 2006, elle s'élevait à 1400 milliards de dollars environ et servent essentiellement à financer des prêts aux entreprises publiques[53].

Pendant les trente premières années de la République populaire, le système bancaire était dominé par la banque populaire de Chine qui servait à la fois de banque centrale et de banque commerciale. Entre 1979 et 1984, le système a été réorganisé : la banque populaire est devenue une pure banque centrale alors que quatre grandes institutions financières spécialisées ont été créées ou considérablement développées pour intervenir dans certains grands domaines économiques. Ces quatre banques, comme beaucoup d'autres entreprises chinoises, sont généralement désignées hors de Chine sous leurs noms anglais : Bank of China[C 1], China Construction Bank[C 2], Industrial and Commercial Bank of China[C 3] et Agricultural Bank of China[C 4]. Elles ont toutes quatre été introduites en bourse, mais l'État détient la majorité des actions. À côté de ces quatre grandes banques, qui dominent toujours le marché, une multitude d'institutions plus petites, banques ou coopératives, ont été créées, notamment depuis la fin des années 1990[53].

Les marchés financiers[modifier | modifier le code]

Il existe trois grandes bourses en Chine continentale : celle de Hong Kong, créée par les Britanniques au XIXe siècle, celle de Shanghai, recréée en 1990, et celle de Shenzhen, créée la même année. Souvent, les grandes entreprises sont cotées en même temps à Hong Kong et à Shanghai : pour des raisons historiques et juridiques, la première attire davantage les investisseurs étrangers et la seconde les Chinois.

Les fortes capitalisations boursières sont des entreprises contrôlées par l'État dans lesquelles ont été effectuées des ouvertures de capital. En mars 2009, sept d'entre elles figuraient parmi les vingt premières du monde. Il s'agit des banques ICBC, CCB et BoC évoquées précédemment, de l'opérateur téléphonique China Mobile ainsi des groupes pétroliers Petrochina et Sinopec[54].

En 2014, la capitalisation cumulée des Bourses chinoises dépasse celle du Japon : 4 480 milliards de dollars contre 4 460 milliards, selon des calculs de l'agence Bloomberg. La Chine atteint ainsi le 2e rang mondial. Cette progression s'explique par la baisse du yen et surtout par la forte progression de la Bourse de Shanghai : +33 %, trois fois plus qu'à Tokyo[55].

Politique monétaire[modifier | modifier le code]

La monnaie de la république populaire est le yuan (sinogramme : 元), officiellement appelé renminbi (monnaie du peuple), et abrégé par les institutions financières en CNY ou parfois RMB. La façon dont sa valeur est déterminée a varié au fil du temps. De 1995 à 2005, le taux de change était indexé sur le dollar. Depuis, il est fixé par rapport à un panier de monnaie comprenant, outre le dollar, l'euro, le yen et le won. Les détails du mécanisme sont assez mal connus du public, et ont fait l'objet de différentes études économétriques. Il semble que sur le court terme, les autorités monétaires évitent, avant tout, les modifications brusques dans la valeur du dollar. Sur le plus long terme, les taux de changes dépendent, de manière plus large, du cours des différentes grandes monnaies[56].

La Chine est souvent accusée de maintenir volontairement un taux de change bas pour faciliter ses exportations. Cette accusation est cependant démentie par le Trésor américain qui, dans son rapport semestriel du 19 décembre 2007, reconnait que Pékin ne manipule pas sa monnaie pour en tirer des bénéfices commerciaux[57],[58],[59], même s'il considère toujours que le yuan est sous-évalué par rapport au dollar[60].

L'objectif de la Chine est de limiter l'inflation à 4 % pour 2012[61].

Les principaux acteurs de l'économie chinoise[modifier | modifier le code]

Les entreprises publiques[modifier | modifier le code]

Le siège de la PétroChina.
Article détaillé : Entreprises chinoises.

Dans ce nouveau système économique, les entreprises publiques ou danwei ont du mal à trouver leur place et rencontrent de plus en plus de difficultés. Leurs pertes ont atteint le chiffre record de 102,6 milliards de yuans (12,75 milliards de dollars américains) en 2005, soit une augmentation de 56,7 % en base annuelle, selon les chiffres du Bureau d'État des statistiques (BES). Sur les deux premiers mois de 2006, les pertes des entreprises publiques ou contrôlées par l'État atteignent déjà 26,2 milliards de yuans, soit 3,25 milliards de dollars américain. L'augmentation des coûts de production, un système de fixation des prix inefficace, la surcapacité et d'importantes lacunes d'ordre technologique sont les principales causes de cette situation, selon Jiang Yuan, statisticien au Bureau d'État des statistiques.

La présence des entreprises étrangères sur le sol chinois est en grande partie à l'origine de la forte accélération de la croissance des exportations. La mise en place du « socialisme de marché » a implanté de nombreuses usines en Chine, ce qui l'a fait appeler L'atelier du monde, à cause du dumping social de ses usines. Elles ont attiré la main-d'œuvre qualifiée dans les zones côtières où elles se sont implantées. Seulement 41 % des exportations chinoises proviennent d'entreprises intégralement chinoises. Aujourd'hui, 39 % des exportations en provenance de Chine sont réalisées par des entreprises dont le capital est à cent pour cent étranger et 20 % sont le fait de partenariat entre les sociétés étrangères et les sociétés chinoises[62]. La Chine continentale entretient son attractivité pour les entreprises avec une main-d'œuvre bon marché, non syndiquée et docile. Un ouvrier non qualifié en Chine coûte environ un dollar américain par heure, ce qui est bien en dessous des minima des pays industrialisés. La non-organisation des ouvriers chinois représente un bénéfice substantiel pour les employeurs, qui y trouvent une flexibilité d'emploi impossible à mettre en œuvre dans les démocraties libérales.

  • Ensemble, les deux géants chinois de la téléphonie mobile China Mobile et China Unicom comptent environ 550 millions de clients.

Le rôle de l'État[modifier | modifier le code]

Xi Jinping, président de la République populaire de Chine depuis mars 2013.

Toute une série de réformes ont accompagné le double mouvement de libéralisation interne et d'ouverture au marché mondial. Une première loi a autorisé les particuliers à détenir des sociétés à responsabilité limitée. En 2004, la constitution a été remaniée afin de renforcer le rôle du secteur non étatique et réaffirmer le droit de la propriété privée. L'interdiction faite aux entreprises privées d'intervenir dans certains secteurs (infrastructures, services publics, services financiers) vient d'être abolie en 2005. L'investissement direct étranger a été autorisé et encouragé par la mise en place de zones franches côtières et l'abaissement des droits de douane. Le monopole d'État sur le commerce extérieur a été démantelé, ainsi que le système de taux de change multiples.

Le secteur privé s'est donc étendu : il réalise aujourd'hui plus de la moitié du PIB et les trois quarts des exportations. C'est lui qui crée l'essentiel des nouveaux emplois et dégage la meilleure rentabilité (15 % en 2003 contre 5 à 10 % dans le secteur étatique). À l'intérieur de ce secteur privé, les entreprises étrangères - souvent associées en coentreprises à des entreprises chinoises - réalisent 75 % des exportations. Mais les exportations du secteur privé sous contrôle chinois progressent encore plus rapidement, à mesure que lui sont octroyées de nouvelles licences d'exportation. Le secteur d'État est parallèlement soumis à des restructurations permanentes, qui ont conduit à la suppression de 45 millions d'emplois au cours de la première moitié de la décennie. Mais 35 % des entreprises d'État sont encore jugées non rentables, et une sur six a des fonds propres négatifs.

La fiscalité est très décentralisée en Chine, et ce sont les provinces et les petites administrations qui gèrent une part importante des recettes des impôts, et s'occupent de l'éducation et de la santé. Il n'y que très peu de solidarité financière entre provinces[63].

Données sociales et environnementales[modifier | modifier le code]

Données sociales[modifier | modifier le code]

Entre 1980 et 2010, on observe deux tendances majeures : une nette baisse de la pauvreté absolue, et une forte augmentation des inégalités.

La Chine a connu la plus importante et la plus rapide réduction de pauvreté de l'histoire. Le taux de pauvreté absolue, définie par un revenu inférieur à un dollar par jour (en PPA), concernait 74 % de la population au début de la réforme en 1981 pour atteindre 15 % en 2004. Les conditions de vie se sont aussi grandement améliorées depuis les années 1970 alors que l'indice de développement humain du pays s'est bonifié de 46 % en 32 ans. Cependant en 2003, 30 millions de personnes sur plus de 1300 millions vivaient encore avec moins de 77 dollars par an[64]. En effet, 21,5 millions d'habitants en région rurale survivent avec moins de 90 dollars par année et un autre 35,5 millions d'entre eux vivant avec environ 125 dollars.

Dans le même temps, les différences de niveau de vie se sont nettement accentuées. Selon la banque mondiale, l'indice de Gini, serait passé de 33 à 47 entre 1985 et 2004, ce qui indique une plus forte concentration des revenus. Selon ces mesures, toujours assez imprécises, les différences sociales atteindraient un niveau équivalent en Chine et aux États-Unis[65]. Les familles les plus riches, qui représentent 8,6 % de la population totale, détiennent 60 % du capital financier[64]. Différentes études[réf. nécessaire] indiquent que les 10 % les plus pauvres de la population ont connu une détérioration très forte de leurs conditions de vie tandis que les 10 % les plus riches ont vu leurs revenus et leur patrimoine exploser. En effet, actuellement, les 10 % de la population les mieux payés en Chine le sont vingt fois plus que les 10 % les moins payés. Le nombre de milliardaires chinois en dollars est passé de 3 en 2004 à 106 en 2007[66].

L'écart de revenu entre les populations urbaines et rurales est notable alors qu'une majorité de chinois vivent encore en milieu rural[6].Les inégalités entre les villes et la campagne sont particulièrement fortes. Selon les statistiques officielles, les grandes agglomérations sont trois fois plus riches par habitant que les espaces ruraux[réf. nécessaire]. Alors que 57 % de la population chinoise vit dans un milieu rural, un citadin gagnera en moyenne 3,33 fois le salaire d'un habitant de la campagne. Le taux de chômage est aussi plus important en milieu rural alors qu'on estime qu'il atteindrait 9 % contre 4,3 % dans le reste du pays[6]. Selon la Banque Mondiale, la pauvreté toucherait près d'un Chinois sur quatre avec 350 millions d'individus vivant sous le seuil de la pauvreté qui est de moins de 1 dollar par jour.

Pour 2012, selon une étude de l'université de Pékin, « un pour cent des ménages les plus riches en Chine contrôle plus d'un tiers des richesses du pays, tandis que 25% des ménages les plus pauvres en contrôlent juste 1% »[67].

Données environnementales[modifier | modifier le code]

La situation de l'environnement est préoccupante et pourrait devenir un frein à la croissance (pollution des centres industriels et urbains, diminution de la surface cultivable sous le coup de la désertification, empoisonnement des eaux douces, etc.).

Qualité de l'air[modifier | modifier le code]

Les pluies acides tombent sur un tiers du territoire, les eaux contaminées tuent plus de 30 000 enfants chaque année. On estime que seule une minorité des villes chinoises (soit 40 %) aurait une qualité d'air saine[réf. nécessaire]. Cette réalité est causée particulièrement par l'exploitation du charbon, les industries et la multiplication des automobiles sur le territoire chinois.

Eau potable[modifier | modifier le code]

En 2004, 323 millions d'habitants n'avaient pas accès à une eau potable. Selon le vice-ministre de la Commission nationale du développement, d'ici 2015, 80 % de la population rurale chinoise devrait y avoir accès[68].

La Chine dans le PIB mondial
Pays  % PIB mondial
2005 2009 2013
Drapeau de l’Union européenne Union européenne 30,30 28,39 22,81
Drapeau des États-Unis États-Unis 28,06 24,60 22,50
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 5,02 8,47 12,56
Source: CIA World Factbook

La Chine dans l'économie mondiale[modifier | modifier le code]

La forte croissance économique et l'essor commercial donnent à la République populaire une place croissante dans le système économique mondial et renforcent considérablement son poids politique. Si en valeur nominale, le PIB de la Chine est loin derrière celui de l'Union européenne ou des États-Unis, le pays n'en est pas moins un partenaire important dans les échanges économiques mondiaux. Ses forts besoins en matières premières et ses productions massives de produits manufacturés bon marché redessinent certains circuits commerciaux. Sa puissance financière modifie les équilibres macro-économiques.

PIB par habitant en 2009 :
  •      Chine (3,650 $)
  •      PIB par habitant supérieur à celui de la Chine
  •      PIB par habitant inférieur à celui de la Chine

La Chine comme puissance commerciale[modifier | modifier le code]

En 2013, la Chine est la première puissance commerciale avec 4 160 milliards de dollars de biens échangés.

Relativement autarcique dans les années 1970, la Chine a, depuis les 1980, mené une politique de développement des exportations. En 2008, les exportations chinoises s'élevaient à 1430 milliards de dollars et les importations à 1130 milliards. Relativement au produit intérieur brut, le commerce international joue un rôle bien plus important en Chine que dans les autres grands pays du monde[N 2].

En moyenne, le volume des exportations a augmenté de 14 % entre 1990 et 1999, et de 20,5 % entre 2000 et 2008. Les importations ont progressé un peu moins vite : 13 % par an pendant la décennie 1990, et 16 % entre 2000 et 2008. La Chine réalise environ 9 % des exportations et 7 % des importations mondiales en 2008, contre 1,2 et 1,1 % en 1983.

La place de la Chine dans le commerce mondial varie selon les secteurs. Elle est plus grande pour les produits manufacturée, où le pays réalise 13 % des exportations mondiales que pour les produits agricoles ou miniers. Au sein de l'industrie, il y a de grandes inégalités selon les produits. Ainsi, le pays effectue 33 % des exportations mondiales de vêtement, mais seulement 3 % de celles de denrées agroalimentaires et 2 % de celles de produits automobiles. Un fait remarquable dans les années 2000 est la progression d'exportation à relativement forte teneur technologique. Ainsi, en 2008, la Chine a réalisé plus du quart des exportations en équipement de télécommunication mondiales.

Les partenaires commerciaux dépendent nécessairement du type de produit. Pour les importations, la part de l'Asie dépasse les 50 %. Pour les exportations, l'Amérique du Nord et l'Europe tiennent une grande place[69].

La Chine est devenue au 1er janvier 2010 la troisième nation maritime du monde avec 3633 navires pour 104,452 millions de tonnes de port en lourd. Une part importante de ce tonnage (60,72 %) est immatriculée à l'étranger. À ces nombres, il faut rajouter la flotte de Hong Kong (8e mondiale), qui s'élève à 34,41 millions de tonnes de port en lourd réparties sur 680 unités. Le trafic portuaire de la Chine est également très important: avec des ports comme Shanghai, Shenzhen ou Guangzhou qui comptent parmi les plus importants du globe, son trafic conteneurs total s'élevait au 1er janvier 2009 à 115 934 578 TEUs, ce qui place le pays en première position pour cette spécialité[70].

Rôle de la Chine en Asie orientale[modifier | modifier le code]

La Chine effectue environ la moitié de ses échanges avec l'Asie (CEI et Moyen-Orient non compris). C'est en Asie du Sud-Est que la Chine est la plus active. Elle y a remplacé le Japon comme première puissance commerciale et a en partie à réorganisé autour d'elle les circuits commerciaux. Les échanges sont de nature divers, mais on note forte division internationale du travail. Certains produits passant par de nombreux pays au cours de leur fabrication. Ainsi, en 2003, 60 % des importations chinoises en provenance de Hong Kong, de Taïwan et de la Corée du Sud étaient en fait destinées à être réexportées. Il s'agit, par exemple, de produits électroniques dont les composants à forte teneur technologique sont réalisés à Taïwan et l'assemblage en Chine. Dans certains cas toutefois, la Chine se trouve en situation de rivalité commerciale avec d'autres pays de la région. En raison de son importance numérique et de son faible coût, la main-d'œuvre chinoise peut entrer en concurrence avec celle des pays les moins avancés de la région, tels que le Vietnam ou l'Indonésie, dont l'avantage comparatif en termes de production manufacturière réside dans des produits simples et faisant appel à des travailleurs faiblement rémunérés[71],[72]. Néanmoins, la Chine renforce sa coopération économique avec l'Asie du Sud-Est. La constitution d'une zone de libre échange avec l'ASEAN représente une étape importante. Celle-ci, décidée en 2002[73], est effective depuis janvier 2010 avec la plupart des pays. Elle doit être étendue en 2015 aux pays les moins avancés de l'association : Vietnam, Cambodge, Laos, Birmanie[73].

Les investissements chinois à l'étranger[modifier | modifier le code]

La Chine a développé une puissance financière considérable dans les années 2000. Celle-ci est due notamment à ses réserves de change, les plus élevées au monde, qui, début 2010, atteignent les 2400 milliards de dollars. La majeure partie des réserves chinoises sont placées en bons du Trésor américains. Il s'agit là d'investissements peu risqués, ce qui entraine des rendements moyens limités. Afin de diversifier ses avoirs, la République populaire a annoncé en 2007 la création d'un fonds souverain, la Chinese Investment Corporation [C 5]. Sa dotation initiale en capital s'élevait à 200 milliards de dollars, qu'elle a notamment utilisés pour effectuer des placements en actions en Chine ou à l'étranger. Elle a par exemple acquis 10 % de la banque américaine Morgan Stanley[74].

Les investissements chinois à l'étranger ne se limitent pas à ces investissements de portefeuille : les entreprises chinoises, publiques ou privées, réalisent également des investissements directs, qui suscitent parfois un émoi dans les pays où ils sont effectués. À cet égard l'événement le plus commenté a sans doute été la proposition, faite en 2005 par le groupe pétrolier public CNOOC de racheter l'américain Unocal. L'offre a été refusée par Unocal, après de vives réactions médiatiques et politiques aux États-Unis[75].

Dans les pays en développement, d'abord en Amérique latine, puis en Afrique, la présence chinoise s'est considérablement accentuée dans les années 2000, et vise notamment à s'assurer l'accès aux ressources pétrolières ou minières. Des analystes estiment que la frontière entre investissement et aide publique au développement est ténue pour la Chine. En effet, Pékin a signé avec différents pays des accords qui consistent à la fois en prêts et en accords économiques impliquant des entreprises publiques chinoises. Ces accords portent surtout sur l'exploitation des ressources naturelles ou la construction d'infrastructures. En Afrique, ils ont connu un développement soudain à partir de 2005-2006. Selon les données officielles, l'aide chinoise s'élevait à 27 milliards de dollars en 2007, l'Afrique ayant remplacé l'Amérique latine comme premier bénéficiaire[76].

Entre 2001 et 2011, la croissance annuelle moyenne du commerce sino-africain a atteint 28 %[77].

Annexes[modifier | modifier le code]

Traductions en chinois[modifier | modifier le code]

Sinogrammes simplifiés de noms propres ou expressions chinois évoqués dans le texte.

  1. 中国银行, abrégé couramment en 中行
  2. 中国建设银行; abrégé couramment en 建行
  3. 中国工商银行, abrégé couramment en 工行
  4. 中国农业银行股份有限公司, abrégé en 农行
  5. 中国投资有限责任公司

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon les chiffres de l'Energy Information administration, il fallait environ 13 800 btu en 2007 pour produire un dollar de PIB en Chine, contre une moyenne mondiale de 8800. Entre 1995 et 2007, l'efficacité énergétique a augmenté de 41 % en Chine, contre une moyenne mondiale de 17 % (chiffres donnés en parité de pouvoir d'achat, en dollars de 2000)
  2. D'après les statistiques de l'OMC, le taux d'ouverture pour 2008 s'élevait à 33 % en Chine, contre 19 % en Inde, et 12 % au Brésil ou aux États-Unis. Les petits pays européens avaient des taux supérieurs, mais, hors commerce intracommunautaire, celui de l'Union européenne dans son ensemble était aussi de 12 %

Références[modifier | modifier le code]

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  3. https://data.undp.org/dataset/Table-1-Human-Development-Index-and-its-components/wxub-qc5k
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  5. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/rankorder/2004rank.html?countryName=China&countryCode=ch&regionCode=eas&rank=126#ch
  6. a, b, c, d, e et f (en) CIA, « The World Factbook China » (consulté le 3 juin 2014)
  7. « Chine: nouveau record des réserves de change », sur Le Figaro,‎ 15 janvier 2014 (consulté le 3 juin 2014)
  8. « Chine : la menace d'un défaut de paiement illustre les dangers du shadow banking », sur La Tribune,‎ 27 janvier 2014 (consulté le 3 juin 2014)
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  10. Angus Maddison, L'économie chinoise: une perspective historique, deuxième édition, révisée et mise à jour, Paris, OCDE, 2007, pp 31-35.
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  12. Jacques Gernet, Le Monde chinois, Paris, A. Colin, 1972
  13. Angus Maddison, L'économie chinoise: Une perspective historique, deuxième édition, révisée et mise à jour, Paris, OCDE, 2007
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  18. (en) 2014 Index of Economic Freedom sur http://www.heritage.org (consulté le 4 juin 2014)
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  39. Le Quotidien du Peuple en ligneOn aura besoin de 10 ans pour améliorer "radicalement" la sécurité dans les mines de charbon, mis à jour le 16 février 2010.
  40. voir par exemple le rapport de la banque mondiale Cost of Pollution in China, février 2007
  41. Lucian Kim, Russia Agrees to $25 Billion Oil-for-Loans Deal With China, Bloomberg LP, 17 février 2009
  42. Reportage de la Télévision centrale de Chine : Développement scientifique - Les importations chinoises de pétrole brut a dépassé 270 millions de tonnes
  43. World Steel Association, « World Steel in Figures 2009 » (consulté le 30 janvier 2010)
  44. .Cembureau, « Rapport d'activité 2008 » (consulté le 30 janvier 2010), p. 4
  45. Rachel Tang, The Rise of China's Auto Industry and its Impact on the US Motor Vehicle Industry, Congressional Research Service, 16 novembre 2009
  46. Source : Ward's Auto Infobank cité par Rachel Tang dans The Rise of China's Auto Industry and its Impact on the US Motor Vehicle Industry, Congressional Research Service, 16 novembre 2009
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  49. Internet World Stats, repris par PC impact
  50. Caroline Puel, « Chine : les congés payés victimes de leur succès » dans Le Point, 11/05/2006, n°1756, page 99
  51. Le Point, 11/05/2006, n°1756, page 99
  52. Chiffre de la Banque Mondiale
  53. a et b Franklin Allen, Jun Qian, et Meijun Qian, China's Financial System: Past, Present, and Future, dans Brandt, Rawski, China's Great Economic Transformation, Cambridge University Press, 2008, p 506-568
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  56. Guonan Ma et Robert McCauley, "The evolving East Asian exchange rate system", 2008
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  58. Lemonde.fr : Que ferions-nous sans la Chine ?, par Alain Faujas - Opinions, repris dans Le crépuscule du capitalisme occidental ?, L'Expression
  59. Les USA restent conciliants avec la Chine sur la manipulation de sa monnaie, Aujourd'hui la Chine
  60. « Despite the progress that China has made and the continued public commitment to reform, China's exchange rate is undervalued against the U.S. dollar and on a trade-weighted basis, even in the judgment of many domestic observers », Report to Congress on International Economic and Exchange Rate Policies December 2007, p. 35
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  62. Le Monde, 23.05.2006
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  71. Guillaume Gaulier, Françoise Lemoine et Deniz Ünal-Kesenci, China's introduction into Asia's production Networks and its implications, préparé pour la conférence « Resolving New Global and Regional Imbalances in an Era of Asian Integration », Tokyo 2004
  72. Guillaume Gaulier, Françoise Lemoine et Deniz Ünal-Kesenci, China's Emergence and the Reorganisation of Trade Flows in Asia, Centre d'études prospectives et d'informations internationales, 2006-5.
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  74. Michael Martin, China's Sovereign Wealth Fund, CRS Report for Congress, 22 janvier 2008
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  76. Lum, Fischer, Gomez-Granger, Leland, China's Foreign Aid Activities in Africa, Latin America and Southeast Asia, Congressional Research Service, 25 février 2009
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il ne saurait être question de donner une bibliographie exhaustive sur l'économie chinoise. On a indiqué ici quelques livres d'introduction au sujet en français.

  • Françoise Lemoine, L'économie de la Chine, La Découverte, collection Repères, quatrième édition 2006, 123 p. (ISBN 978-2-707149-33-6)
  • Angus Maddison, L'économie chinoise: Une perspective historique, deuxième édition, révisée et mise à jour, Paris, 0CDE, 2007, 21 3p. (ISBN 92-64-18608-5)
  • Thierry Pairault, Petite introduction à l'économie de la Chine, Paris, EAC, 2008, 119 p. (ISBN 978-2-914610-61-2).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sites officiels chinois
Sites d'organisations internationales