Économie de l'Union européenne
| Union européenne Indicateurs économiques |
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L’A380, une réalisation européenne. Airbus dépasse Boeing en termes de livraisons depuis 2003. |
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| Monnaie |
euro et
autres devises Devises partiellement liées à l’euro par le MCE II : |
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| Année fiscale | calendaire |
| Organisations internationales | BEI, BERD? G20, ONU, OCDE |
| Statistiques | |
| Produit intérieur brut (parité nominale) | 16 361 milliards de dollars (2011)1 |
| Produit intérieur brut en PPA | 14 769 milliards de dollars (2011)1 |
| Rang pour le PIB en PPA | 1er en volume2 34e par tête2 |
| Croissance du PIB | +1,6 % (est. 2011)2 |
| PIB par habitant en PPA | 29 660 dollars (2011)1 |
| PIB par secteur | agriculture : 1,8 % (2011)2 industrie : 24,9 % (2011)2 services : 73,2 % (2011)2 |
| Inflation (IPC) | 1,223 % (2011)1 |
| Pop. sous le seuil de pauvreté | 16,4 % (2010)3 |
| Indice de développement humain (IDH) | - |
| Population active | 228,3 millions (est. 2011)2 |
| Population active par secteur | agriculture : 4,7 % (2010)2 industrie : 28,7 % (2010)2 services : 66,6 % (2010)2 |
| Taux de chômage | 9,5 % (est. 2011)2 |
| Principales industries | aéronautique, pharmacie, automobile, agroalimentaire, services aux entreprises, services financiers , etc. |
| Commerce extérieur | |
| Exportations | 1 553,9 milliards de d'euro (2011)4 |
| Biens exportés | machines-outils, véhicules, aéronautique, produits plastiques, produits pharmaceutiques, agroalimentaire , etc. |
| Principaux clients | États-Unis (16,78 %), Chine (10,75 %), Suisse (8,96 %) (2011)4 |
| Importations | 1 713,5 milliards de d'euro (2011)4 |
| Biens importés | véhicules, produits plastiques, énergie, textiles, métaux, agroalimentaire, vêtements , etc. |
| Principaux fournisseurs | Chine (17,69 %), États-Unis (11,12 %), Russie (11,66 %) (2011)4 |
| Finances publiques | |
| Dette publique | 80,2 % du PIB (2010)5 |
| Dette extérieure | 16 080 milliards de dollars (2011)2 |
| Recettes publiques | 45,2 % du PIB (2010)5 |
| Dépenses publiques | 49,3 % du PIB (2010)5 |
| Déficit public | 6,6 % du PIB (2010)5 |
| Aide au développement | |
| Sources : 1. Données sur l'Union européenne provenant du FMI. Consulté le 18 décembre 2012. 2. L'Union européenne sur le World Factbook. Consulté le 18 décembre 2012. |
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L’Union européenne est la première zone économique mondiale avec un produit intérieur brut (PIB) de 16 361 milliards de dollars, en parité de taux de change nominal, soit 25,08 % du PIB mondial en 2011[1]. En utilisant la méthode de parité de pouvoir d’achat (PPA), le PIB est supérieur à celui des États-Unis mais pour une population bien plus importante (502,5 millions d’habitants au 1er janvier 2011).
Le PIB par habitant en PPA s’élève à 29 660 dollars dans l’Union européenne, contre 48 665 aux États-Unis en 2011[1]. Toutefois, cette comparaison a des limites. En effet l'Union Européenne n'est pas,à la différence des États-Unis, un pays. Et s'il existe une volonté commune de vivre ensemble, pour l'heure l'Union européenne est surtout un marché unique avec des économies et des façons de penser l'économie assez différentes comme l'illustre la récente crise de la zone euro.
Sommaire
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L'Union européenne dans le monde[modifier]
La première zone économique mondiale[modifier]
Part dans le PIB mondial[modifier]
L’Union européenne est la première puissance économique mondiale en 2011 avec 25,08 % du PIB mondial (GDP 2011, World Bank). Elle est ainsi la première puissance agricole (1er importateur mondial et 1e exportateur) avec les États-Unis, la première puissance tertiaire mondiale et la première puissance industrielle du monde.
La part de l’UE dans le produit intérieur brut mondial tend à diminuer, comme celle des États-Unis et du Japon, du fait de la forte croissance de certains pays émergents (les BRIC entre autres). Néanmoins, les trois piliers de la Triade (UE, ÉUA, Japon) représentaient 55,0 % du PIB mondial en 2011.
| Pays | % PIB mondial | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | |
| 30,35 | 29,88 | 30,65 | 30,19 | 28,19 | 25,85 | 25,08 | |
| 29,06 | 28,16 | 27,19 | 23,71 | 24,28 | 23,13 | 21,57 | |
| 5,02 | 5,46 | 5,87 | 7,1 | 8,57 | 9,32 | 10,43 | |
| 9,15 | 8,01 | 7,03 | 8,1 | 8,72 | 8,72 | 8,39 | |
| 1,94 | 2,21 | 2,40 | 2,66 | 2,70 | 3,31 | 3,54 | |
| 1,73 | 1,78 | 1,99 | 1,98 | 2,25 | 2,74 | 2,64 | |
| 1,72 | 2,04 | 2,36 | 2,65 | 2,12 | 2,35 | 2,66 | |
Sources :
- PIB mondial et PIB de l'Union européenne, FMI
- PIB du Brésil, de la Chine, de l'Inde, du Japon, de la Russie et des États-Unis, FMI
Un des cœurs des FMN[modifier]
L'Union européenne est également le siège des plus grandes firmes multinationales (FMN) du monde. Ses firmes couvrent l'intégralité du spectre économique (industrie, agro-alimentaire, services).
Le classement annuel du Fortune Global 500 démontre la pertinence de la puissance des piliers de la Triade (65 % des 500 premières entreprises mondiales) notamment de l'Europe et des États-Unis. La première entreprise mondiale est européenne : Royal Dutch Shell avec 484 milliards de dollars de CA.
| Pays | % FMN par CA § | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | |
| 32,6 | 33,6 | 32,6 | 31,2 | 29,4 | 25,2 | |
| 32,4 | 30,6 | 28,0 | 27,8 | 26,6 | 26,4 | |
| 13,4 | 12,8 | 13,6 | 14,2 | 13,6 | 13,6 | |
| 4,8 | 5,8 | 7,4 | 9,2 | 12,2 | 14,6 | |
| 1,2 | 1,4 | 1,4 | 1,6 | 1,6 | 1,6 | |
| 1,0 | 1,0 | 1,2 | 1,4 | 1,4 | 1,6 | |
| 0,8 | 1,0 | 1,6 | 1,2 | 1,4 | 1,4 | |
| 13,8 | 13,8 | 14,2 | 13,4 | 13,8 | 13,0 | |
La première puissance commerciale mondiale[modifier]
L’Union européenne est la première puissance marchande du monde[2], plus des deux-tiers de ses échanges ont lieu entre les vingt-sept états membres.
Lors des négociations de l'OMC, l’UE parle d'une seule voix en la personne du Commissaire au Commerce de la Commission européenne, actuellement le belge Karel De Gucht.
Elle est au cœur des échanges mondiaux en étant:
- le premier partenaire commercial des États-Unis,
- le premier partenaire commercial de la Chine,
- le premier partenaire commercial de l’Inde,
- le premier partenaire commercial de la Russie,
- le premier partenaire commercial des pays composant le Mercosur,
- le premier partenaire commercial de la Corée du Sud
- le premier partenaire commercial des pays composant l'OPEP
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Les exportations de l'Union Européenne restant inférieures à ses importations, sa balance commerciale reste déficitaire.
Les principaux partenaires commerciaux de l’Union européenne[modifier]
Si les échanges euro-américains restent tenus, l’année 2012 est marquée par :
- la confirmation de la Chine comme premier fournisseur de l'UE; place acquise en 2006 au détriment des États-Unis.
- l 'arrivée de la Russie comme 2ème fournisseur de l'UE au détriment des États-Unis, place acquise en 2011.
- la montée en puissance de la Turquie dont le commerce se polarise de plus en plus autour de l’UE.
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Le lieu privilégié des investissements mondiaux[modifier]
Preuve de son dynamisme, l'Union européenne :
- en 2007, a représenté 40 % du montant total des fusions et acquisitions dans le monde soit 1 780 milliards de dollars(US 36 %). En 1999, elle a été le lieu de la plus grande OPA de l'Histoire entre le britannique Vodafone (acheteur) et l'allemand Mannesmann (cible) pour 173 milliards de dollars soit 163 milliards d'euros.
- en 2010, a attiré une grande partie des investissements mondiaux comme le montre le tableau ci-dessous, issu des données du World Investment Report.
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Un pôle d'excellence mondial[modifier]Une stratégie: la Stratégie de Lisbonne[modifier]Article détaillé : Stratégie de Lisbonne.
Lors du Conseil européen du 22 et 23 mars 2000, l’UE s'est fixée comme objectif de devenir « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde » à l’horizon 2010. « L’Indicateur européen de croissance et d’emploi, » conçu par les économistes du groupe d’assurance Allianz pour le laboratoire d’idées bruxellois Lisbon Council, indique que fin 2006, « l’UE-15 avait fait 90 % du chemin vers les objectifs à atteindre d’ici 2010 » contre un ratio de 73 % seulement fin 2005. Une économie du savoir, fondée sur la RD[modifier]La recherche communautaire[modifier]En 2007, l’UE vient de se doter d’un Conseil européen de recherche (European Research Council, ERC) qui a été doté de 7,5 milliards d’euros et qui a pour unique objectif de sélectionner les projets très innovants[3]. En 2007 (Eurostat), l'UE a dépensé 230 G€ dans la RD (1,85 % du PIB) contre 270 G€ (2,1 % du PIB) pour les USA et 118 G€ pour le Japon (2,6 %) Entre 1996 et 2006, l’UE a publié 2 571 961 articles scientifiques (publications d’avancées scientifiques dans les journaux ou revues dont la notoriété internationale est reconnue dans les 21 disciplines majeures des sciences) soit 88 % de la quantité américaine, 3,25 fois plus que le Japon et 6 fois plus que la Chine. En ce qui concerne les publications de haute qualité (publications les plus citées dans la communauté scientifique mondiale), l’UE a publié, sur la même période, 29 309 articles soit 54 % du résultat américain, 5 fois plus que le Japon et 13 fois plus que la Chine[4]. Des universités prestigieuses[modifier]D'après le classement annuel de l'université de Shanghai, publié à chaque 15 août, l'Union occupe le premier rang mondial pour les universités les plus réputées sur les 500 premières universités classées et le second rang sur les 100 premières (20 universités) (recherche, publication, médaille Fields, prix Nobel...). Parmi les pays du BRIC, seule la Chine compte plus de 10 universités parmi les 500 étudiées. La triade représente 71 % des universités les plus prestigieuses.
L'économie de l'Union européenne[modifier]Les marchés du travail[modifier]Article détaillé : Chômage dans l'Union européenne.
En Europe, il n'y a pas un marché du travail mais des marchés du travail avec leurs propres règles. Par ailleurs, les salariés notamment pour des problèmes de langue sont peu mobiles à l'intérieur de l'union européenne. En septembre 2011, le taux de chômage s'établit à 10,0 % de la population active (10,0 % dans la zone euro) (Eurostat). Il varie fortement entre les différents États membres et entre les régions européennes. La mobilité des travailleurs est faible entre États membres, au contraire de la mobilité entre les États fédérés des États-Unis, ce qui rend la convergence des taux de chômage plus difficile. Une même monnaie et des réserves d'or[modifier]Article détaillé : Euro.
L'euro[modifier]La devise officielle de l'UE est l’euro. La monnaie unique est utilisée par 17 États depuis le 1er janvier 2011. Elle est entrée en circulation en 1999 et elle est devenue une monnaie fiduciaire en 2002. Tous les autres pays membres, à l’exception du Danemark et du Royaume-Uni qui ont obtenus des régimes spéciaux et de la Suède (refus par référendum en 2003), se sont engagés à adopter l’euro si et seulement s’ils respectent les critères de Maastricht (ou Pacte de stabilité et de croissance)
Les réserves d'or[modifier]La mise en place du Système européen des Banques centrales, a fait des banques centrales des pays de l'Eurozone, les détentrices des plus grandes réserves jamais constituées de stock d'or au monde. Mais il convient de souligner qu'au stade actuel de l'intégration européenne, l'Eurozone en elle-même n'a pas d'or et que ces réserves appartiennent à chacun des États
Ce classement ne prend pas en compte le stock d'or du FMI (2 814 tonnes). Par ailleurs, l'onglet Union européenne regroupe les stocks d'or de réserve de la BCE (502 tonnes), des Banques centrales de l'Euro-zone et de la Suisse. Secteurs économiques[modifier]Secteur primaire[modifier]Article détaillé : Ressources naturelles dans l'Union européenne.
Agriculture[modifier]Article détaillé : Politique agricole commune.
L’Union européenne est le premier importateur et le premier exportateur de produits agricoles (notamment ceux issus des industries agro-alimentaires) avec 138 G€ d'échanges en 2008 (source Eurostat). Fortement protégé, le secteur agricole est soutenu par les subventions accordées par l’Union européenne au travers de la politique agricole commune (PAC). Ces aides, qui représentent 40 % du budget de l’UE, sont vivement critiquées tant par certains États membres comme le Royaume-Uni, que par les principaux pays partenaires commerciaux de l’UE (États-Unis, qui ont aussi leur propre système d’incitation notamment de nature fiscale) mais aussi par les grands pays agricoles (Australie, Brésil...). Le cycle de Doha (OMC) a échoué notamment à cause des réticences européennes et américaines à réformer leur mécanisme de subventions agricoles. L’agriculture utilise en général des méthodes intensives de production, excédentaire dans certains domaines, et l’Europe est largement autosuffisante pour l’agriculture vivrière ; toutefois, l’Union importe de nombreux produits exotiques, et commence à utiliser une partie de sa production agricole pour la production d’énergie. La majeure partie de la production agricole sert toutefois à l’élevage, consommateur de quantités très importantes de céréales souvent importées, et également très gros consommateur en eau et en énergie et source de pollution dans l’atmosphère (CO2) et dans les eaux de surfaces (nitrates, pesticides). La forêt européenne est très importante, et la plupart du temps gérée par l’homme et réglementée. Longtemps déficitaire et négligée, la sylviculture connaît un renouveau d’intérêt et est encouragée : le bois des forêts de culture européennes constitue une énergie propre et renouvelable et peut être utilisé aussi dans la construction et l’industrie, et son implantation fixe les sols, limite la pollution (fixation du CO2) et régule les eaux de surface et le climat. Les importations de bois exotique sont aujourd’hui sévèrement réglementées par l’UE afin de lutter contre la désertification des grandes forêts naturelles du monde. Pêche[modifier]Le secteur lié à la pêche génère 3 à 5 % du PIB de l’UE en 2006. Chaque année, 3,5 milliards de tonnes de marchandises et 350 millions de passagers transitent par les 1 200 ports européens. L’UE possède 40 % de la flotte maritime mondiale[5] et représente environ un quart du tonnage mondial[6]. Ressources terrestres et du sous-sol[modifier]Richement dotée en charbon, l’UE l'est beaucoup moins en pétrole et autres métaux précieux (or...) que ses concurrents américains ou russes. La France dispose en Nouvelle-Calédonie (hors de l’Union européenne) de très grandes ressources en nickel. Elle dispose néanmoins d’importants champs pétrolifères (pétrole Brent) en mer du Nord qui sont exploités principalement par le Royaume-Uni, et de quelques lieux de production de gaz naturel. Dans les deux cas toutefois, l’Union européenne est encore fortement dépendante des importations, notamment du pétrole brut de Russie, du Moyen-Orient et d’Iran, du gaz de Russie et d’Afrique du Nord, ainsi que d’uranium brut destiné à être traité et utilisé dans ses nombreuses centrales nucléaires. Les ressources géothermiques sont encore trop peu exploitées, et presque insignifiantes dans le bilan énergétique total. Les ressources aquifères souterraines normalement destinées à la consommation car de qualité excellente, sont assez abondantes mais très inégalement réparties sur le territoire de l’Union. Elles sont trop encore largement utilisées par l’agriculture et souvent contaminées par elle dans les régions de production agricole intensive. Le renouvellement de ces ressources minérales est aujourd’hui sérieusement affecté par la contamination des eaux de surface, elles aussi trop largement utilisées par l’agriculture et l’industrie, ou réservées pour la production hydroélectrique (nombreux barrages). La gestion communautaire des eaux des bassins versants est en revanche très développée et fait l’objet de surveillance de plus en plus sévère. Toutefois, dans certaines régions, quand le détournement et le traitement d’eaux fluviales (via un réseau très important de canaux et aqueducs) ne peuvent suffire, il est nécessaire de subvenir aux besoins en eau de consommation par livraison maritime, ou par des usines de dessalement d’eau de mer, deux méthodes gourmandes en énergie. Secteur secondaire[modifier]Il ne sera traité que des principales industries. Puissance industrielle majeure, l'Union confirme sa domination avec des marques industrielles puissantes. Chaque année le cabinet Interbrand classe les marques en fonction de leur puissance. La première européenne est Mercedes en 11e position avec une estimation de 30 milliards de dollars. La première est Coca-Cola pour 78 milliards $
Automobile[modifier]L’UE est le deuxième producteur mondial d’automobiles avec 17,7 millions de véhicules soit 22 % de la production mondiale (2011, OICA). L’Allemagne produit 6,3 millions de véhicules, la France 2,3, l'Espagne 2,4. Le premier producteur européen est Volkswagen avec 6,4 millions de véhicules. La Chine a dépassé en 2010 l'Union européenne pour la première fois en raison d'un marché chinois croissant et de la stagnation européenne. Toutefois, ce classement est géographique(lieux de production). Les principaux constructeurs demeurent et de loin l'Europe, le Japon et les États-Unis. Elle est le siège de quelques-uns des principaux groupes mondiaux d’automobiles (classement selon le CA, Fortune Global 500): Volkswagen (2e), Daimler(5e),Renault-Nissan (6e). De plus, les firmes européennes produisent les voitures les plus prestigieuses au monde (comme Rolls-Royce, Bentley, Ferrari…), et sont les leaders dans la technologie automobile (invention de l’ABS par l'équipementier automobile Bosch en 1973, ESP...). Cette prépondérance européenne dans le secteur automobile s’explique en partie par la naissance de l’automobile en Europe (voir Histoire de l'automobile). L’UE représente le premier parc d’automobiles au monde avec 293 millions de véhicules en 2008[8] contre environ 250 millions aux États-Unis et 53 millions en Chine. Si la production chinoise augmente très fortement, il n'en demeure pas moins que les principaux constructeurs mondiaux sont soit européens, soit américains soit japonais, avec en marge les constructeurs sud-coréens.
Aéronautique[modifier]On distingue l’aéronautique civile et militaire. En 2009, l’UE est un des deux principaux producteurs mondiaux d’avions civils grâce à EADS et ses filiales Airbus et Eurocopter. Son principal concurrent est l’américain Boeing. Cette industrie se répartit en Europe entre sites de production (Allemagne, Royaume-Uni, Espagne, France) et sites d’assemblage (Hambourg et Toulouse). Le donneur d’ordres Airbus fait également vivre des centaines de sous-traitants industriels. L’Union européenne occupe la seconde place dans l’aviation militaire. EADS rivalise difficilement avec ses nombreux concurrents américains (Boeing, Lockheed, Raytheon...), alors que le budget militaire américain pèse à lui seul 50 % du budget mondial. En 2008, EADS a conquis la première place par le CA des entreprises aéronautique et défense! Technologies de l'information et de la communication[modifier]Si l’Union est distancée par le nombre de firmes spécialisées dans les technologies de l’information par rapport aux firmes américaines (Microsoft, IBM, Apple, Sun, Intel...), elle occupe néanmoins la deuxième place mondiale dans la téléphonie mobile (Nokia est le second fabricant mondial et la norme GSM est la plus répandue) et dans les progiciels d’entreprises (l'allemand SAP est le premier éditeur mondial).
Nokia est le second fabricant mondial de téléphones portables avec 22 % du marché mondial en 2012.
En termes de télécommunications, l’Union est le deuxième marché mondial pour l’utilisation d'Internet avec 360 millions d’utilisateurs (16 % du marché mondial en 2012) (source World Internet Usage Stat).
Énergie[modifier]Pétrole[modifier]Grâce à leurs anciennes possessions coloniales, les puissances européennes ont eu accès rapidement aux champs pétrolifères moyen-orientaux, ce qui leur assurent aujourd’hui, malgré de lourdes concessions, une place de choix dans le paysage de l’industrie pétrolière mondiale. L’UE est le siège de trois des cinq majors du pétrole : BP (Royaume-Uni), Shell (Royaume-Uni et Pays-Bas) et Total SA (France). De plus Londres assure la cotation du pétrole Brent (de la mer du Nord). Nucléaire[modifier]Article connexe : Communauté européenne de l'énergie atomique.
L’UE dispose du plus grand parc de centrales nucléaires au monde (29,8 % des 446 réacteurs nucléaires du monde[9]) le plus grand parc européen étant le parc français (58 réacteurs nucléaires). La firme française Areva est le leader mondial du nucléaire civil grâce à la maîtrise intégrale du cycle nucléaire : installation, gestion, retraitement. De plus la France accueille désormais le projet ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) sur le site de Cadarache. Elle dispose en outre (en collaboration avec la Suisse) avec le CERN du plus grand et puissant accélérateur de particules au monde[10].
renouvelables[modifier]L’Union européenne est le principal producteur d’énergies renouvelables de la planète. Certes, toujours troisième pollueur du monde après la Chine (6,2 milliards de tonnes) et les États-Unis (5,8 milliards de tonnes d’équivalent CO2), l’UE a été le principal supporteur du Protocole de Kyōto, entré en vigueur en 1994. Si l’État fédéral américain ne l’a pas ratifié, certains États fédéraux le respectent à l’image de la Californie. L’UE a mis en place un système de plafonnement et d'échange de quotas d'émissions de CO2. La directive sur le Système communautaire d'échange de quotas d'émission organise ainsi le plus grand système d'échange de droits d'émission au niveau mondial. Il a commencé en 2005 et implique les 27 États membres de l'Union européenne. Le marché Powernext Carbon (Paris, France) est la référence mondiale dans ce domaine. L’UE représente 40 % de la puissance éolienne installée dans le monde en 2011, dont la plus grande partie produite en Allemagne et en Espagne (source: The Wind Power)
Secteur tertiaire[modifier]Tourisme[modifier]L’Union européenne est la première destination touristique mondiale en recevant 50 % des 940 millions de touristes internationaux (OMT, 2010). Les principaux pays européens visités sont la France, l’Espagne et l'Italie. La France est la première destination touristique mondiale avec 77 millions de visiteurs. Le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Autriche sont également toutes dans le top-dix. L’Allemagne est le pays qui dépense le plus: 74 milliards € devant les États-Unis, la France et la Chine. Le tourisme intracommunautaire est facilité pour les citoyens des États membres qui ont adopté l’Euro ou qui appartiennent à l’espace Schengen. Ces derniers ne sont plus obligés d’avoir un passeport ou un visa pour se rendre dans le pays voisin, le contrôle aux frontières étant totalement supprimé entre eux. D’autre part, même si des contrôles subsistent dans l’Union européenne hors de l’espace de Schengen, cela ne nécessite aucun visa préalable, n’importe quelle pièce d’identité nationale étant suffisante pour voyager presque partout dans l’Union européenne (hormis pour quelques zones très réduites à statut spécifique, en raison d’accords transfrontaliers rendus nécessaires pour des raisons pratiques ou certains traités historiques toujours applicables). Services financiers[modifier]L’UE est le siège des quelques plus grandes banques mondiales (HSBC, Royal Bank of Scotland, BNP Paribas, Crédit agricole, Deutsche Bank...). Elle occupe une place prépondérante :
En 2007, pour la première fois depuis 1914, la capitalisation boursière des places européennes (15 720 milliards $US) a dépassé celles des États-Unis (15 640 milliards $US)[11]. Sources[modifier]Références[modifier]
Bibliographie[modifier]Compléments[modifier]Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier] |
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