Économie de l'Arménie

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Arménie
Indicateurs économiques
Monnaie Dram (monnaie)
Année fiscale année calendaire
Organisations internationales CEI, OMC
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 12,07 milliards de $ (2008)
Produit intérieur brut en PPA 18,92 milliards de $ (2008)
Rang pour le PIB en PPA
Croissance du PIB 7,6 % (2008)
PIB par habitant en PPA 6 400 $ en PPA (2008)
PIB par secteur agriculture : 17,2 % (2007)
industrie : 36,4 % (2007)
services : 46,4 % (2007)
Inflation (IPC) 10,2 % (2008)
Pop. sous le seuil de pauvreté 10,5 % (2009)
Indice de développement humain (IDH)
Population active 1,2 millions (2007)
Population active par secteur agriculture : 38,2 % (2006)
industrie : 15,6 % (2006)
services : 46,2 % (2006)
Taux de chômage 7,1 % (2007)
Principales industries
Commerce extérieur
Exportations 1,225 milliards $ (2008)
Biens exportés
Principaux clients
Importations 3,546 milliard $ (2008)
Biens importés
Principaux fournisseurs
Finances publiques
Dette publique
Dette extérieure
Recettes publiques 2,438 milliard $ (2008)
Dépenses publiques 2,696 milliard $ (2008)
Déficit public
Aide au développement
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/am.html

L'économie de l'Arménie est une économie en transition. Du fait de l'effondrement de l'Union soviétique en décembre 1991 et du conflit quasi continu avec l'Azerbaïdjan voisin au sujet du Haut-Karabagh, elle a connu un déclin économique profond. Il se traduit par une faible croissance des principales activités économiques très concentrées et principalement limitées à Erevan la capitale. Sous l'ancien système de planification centrale soviétique, l'Arménie avait développé un secteur industriel significatif, produisant des machines-outils, du textile, et d'autres produits manufacturés, qu'elle vendait aux autres républiques en échange de matières premières et d'énergie.

Depuis 1991, l'agriculture de l'Arménie s'est également transformée avec le passage des complexes agricoles de l'ère soviétique à des exploitations de petite taille. Le secteur agricole a des besoins importants d'investissement et de modernisation.

La privatisation de l'industrie s'est effectuée à un rythme lent, dans les premières années de l'indépendance, du fait d'une forte corruption. Des intérêts stratégiques tels que le secteur des télécommunications ou les usines électriques, ont été vendus aux intérêts grecs et russes, respectivement. L'Arménie est un importateur d'aliments, et ses ressources minérales (cuivre, or, bauxite) sont faibles.

Depuis 1994 cependant, le gouvernement arménien a lancé un ambitieux programme économique en relation avec le FMI, qui a eu comme conséquence de forts taux de croissance durant la période 1995-2003. L'Arménie est également parvenue à réduire l'inflation et à stabiliser la devise locale (le dram). Le taux de croissance a avoisiné 13,5 % en 2006[1]. Le produit intérieur brut a dans le même temps augmenté de plus de 13 %.

Le secteur des services ainsi que les petites et moyennes entreprises constituent une part croissante de l'économie arménienne.

Économie soviétique[modifier | modifier le code]

Avant « Nous avions de l'argent, mais rien à acheter ». « Maintenant nous avons beaucoup de choses en vente, mais pas d'argent pour les acheter ».

Alors une des plus riches des anciennes républiques soviétiques, l'Arménie a souffert d'une fusion virtuelle de l'économie, qui a commencé avec la politique de perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev, qui a accéléré l'érosion régulière de l'économie soviétique déjà mal au point. L'Arménie dépendait alors fortement de l'ancienne Union soviétique pour son commerce. Des matières premières étaient importées de Sibérie ou des républiques d'Asie centrale pour être ensuite traitées en Arménie, puis réexportée à travers l'Union soviétique et les pays du Pacte de Varsovie.

Avec la perestroika, l'économie planifiée a commencé à se dissoudre. Elle a atteint un seuil critique en 1988, avec le tremblement de terre de Spitak le 7 décembre de cette année, qui a démontré l'incapacité de Moscou à remédier à la situation.

Impact du conflit avec l'Azerbaïdjan[modifier | modifier le code]

Les problèmes étaient encore localisés à la zone du tremblement de terre quand l'Azerbaïdjan a imposé un blocus énergétique contre le pays en 1989, en réponse à la déclaration d'indépendance du Haut-Karabagh. Ce rationnement d'énergie a provoqué la réduction de la production. En parallèle, les tensions entre la Géorgie et sa république séparatiste d'Abkhazie ont perturbé les voies de transport terrestres vers la Russie, alors que l'Azerbaïdjan bloquait également les voies alternatives par son territoire. Le pays a ainsi perdu ses débouchés commerciaux, et de nombreuses années ont été nécessaires pour les rétablir via le fret aérien et les ports géorgiens.

PIB[modifier | modifier le code]

Année PIB (en millions de drams)[2] accroissement (en %) [2] PIB par habitant (drams/hab) [3] Déflateur du PIB (en %) [4]
2000 1 031 338,3 +5,9 % 320 182 −1,4 %
2001 1 175 876,8 +9,6 % 365 849 +4,1 %
2002 1 362 471,7 +13,2 % 424 234 +0,7 %
2003 1 624 642,7 +14,0 % 505 914 +4,6 %
2004 1 907 945,4 +10,5 % 593 635 +6,3 %
2005 2 242 880,9 +13,9 % 697 088 +3,2 %
2006 2 656 189,8 +13,2 % 824 621 +4,6 %
2007 3 149 283,4 +13,7 % 976 067 +4,2 %
2008 3 568 227,6 +6,9 % 1 103 348 +5,9 %
2009 3 141 651,0 −14,1 % 968 539 +2,6 %
2010 3 460 202,7 +2,2 % 1 062 683 +7,8 %
2011 3 776 443,0 +4,7 % 1 155 405 +4,2 %


Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]