Économie de l'Algérie

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Algérie
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie de l'Algérie
Le ministère des finances, à Alger

Monnaie Dinar algérien (DZD)
Année fiscale calendaire
Organisations internationales Union du Maghreb arabe, OMC(observateur) ,FMI
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 287,8 Md $ (est. 2014)
Produit intérieur brut en PPA 277,4 Md $ (est. 2012)
Rang pour le PIB en PPA 49e (2012)
Croissance du PIB 2,5 % (est. 2012)
PIB par habitant en PPA 10 600 $ (est. 2012)
PIB par secteur agriculture : 8,9 % (est. 2012)
industrie : 60,9 % (est. 2012)
services : 30,2 % (est. 2012)
Inflation (IPC) 8,9 % (est. 2012)
Pop. sous le seuil de pauvreté 6,79 % (est. 2011)[1].
Indice de développement humain (IDH) 0,698 (2011)[2]
Population active 49% (est. 2011)
Population active par secteur agriculture : 14 % (est. 2003)
industrie : 13,4 % (est. 2003)
services :
Taux de chômage 9,7 % (est 2011) [3]
Principales industries
Commerce extérieur
Exportations 65.91 Md $ ( 2013)
Biens exportés Gaz naturel, pétrole, produits pétroliers (97 %)
Principaux clients États-Unis 24,9 %, Italie 17,5 %, Espagne 10 %, Canada 6,3 %, France 5,1 %, Pays-Bas 5,1 %, Brésil 4,3 % (2010)
Importations 54.85 Md $ ( 2013)
Biens importés biens d'équipements, produits alimentaires, biens de consommation.
Principaux fournisseurs France 18 %, Chine 10,6 %, Italie 9,9 %, Espagne 7 %, Tajikistan 4,8 %, Allemagne 4,4 % (2010)
Finances publiques
Dette publique 9,2 % du PIB (est. 2013)[4].
Dette extérieure 3,7 Md $ (est. fin 2011)[5].
Recettes publiques 87,64 Md $ (est. 2011)
Dépenses publiques 91,6 Md $ (est. 2011)
Déficit public 3,3 % du PIB, soit 6,2 Md $ (est. 2011)[6].
Aide au développement
Sources :
https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ag.html

Depuis l'indépendance, l'Algérie a lancé de grands projets économiques pour mettre en place une assise industrielle dense. Une bonne partie de la rente pétrolière a été réinvestie dans les projets de développement économique[7]

Cependant, en dépit des réalisations importantes (routes, métro, autoroutes, universités, usines, etc.), qui ont été réalisées en grande partie grâce à la manne pétrolière et gazière, l’économie algérienne, passant par divers stades de turbulences, n’arrive toujours pas à trouver ses repères et à tirer les leçons des échecs précédents[8]. Beaucoup d'experts estiment qu'il y'a un manque de visibilité dans la politique économique de l'État, en effet, pour éviter l'instabilité politique, juridique et sociale, l'État peine à adopter une nouvelle économie moins dépendante des hydrocarbures[9].

Dans les années 1980, l'économie algérienne a connu des difficultés importantes. En effet, le contre-choc pétrolier de 1986 a porté un coup dur à une économie quasiment rentière, c'est la période des plans anti-pénurie et de stabilisation. Aux débuts des années 1990, l'Algérie a engagé des réformes structurelles concrétisant ainsi le passage à l'économie de marché. En 2012, l'économie algérienne demeure très fortement dépendante de la rente des hydrocarbures, qui représentent la principale source de revenus du pays, sans être parvenue à se diversifier et à mettre en place une industrialisation compétitive au niveau international[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une économie planifiée (1962-1978)[modifier | modifier le code]

La période 1962 – 1971 de l'économie algérienne est marquée principalement par la nationalisation des secteurs clés de l'économie et la création d'entreprises publiques ainsi que la mise en place d'un processus de planification centralisé et mettre en place une structure industrielle ainsi que le parachèvement des institutions publiques. L'année 1966 a été marquée par la nationalisation des mines et des compagnies d’assurances étrangères et la signature d’accords de coopération avec la France, tandis que l'année 1971 a été marquée par la nationalisation des hydrocarbures quand l’État acquiert 51 % des avoirs des sociétés pétrolières françaises présentes en Algérie. En novembre de la même année le gouvernement a lancé la « révolution agraire » et la « gestion socialiste des entreprises » (GSE)[11].

Crise et restructuration (1979-1987)[modifier | modifier le code]

Au début des années 1980, l'économie algérienne commence à être restructurée, et l'aggravation de la crise économique en Algérie à la suite du choc pétrolier dès 1986. La baisse régulière du prix du brut amorcée à la mi 1985 s'accélère brutalement en 1986. Le niveau des prix atteint son plancher et dévoile brutalement les dysfonctionnements structurels de l'économie algérienne. La chute des prix du pétrole de 40 % réduit à néant les illusions de puissance du potentiel industriel algérien et révèle la dépendance et la fragilité d'un système construit sur la seule performance du secteur des hydrocarbures[12].

Crise et privatisation (1988-1993)[modifier | modifier le code]

La baisse du prix des hydrocarbures de 1985 à 1987,avait des conséquences sur le plan social et économique du pays. La crise politique de 1988, les résultats des élections de 1991 et leurs annulations plongea le pays dans une période très difficile d’insécurité et de désordre économique, l’obtention d’une aide financière du FMI et les mesures qui lui sont associées ont renforcé l’urgence des réformes.

Passage à l'économie de marché (1994- 2000)[modifier | modifier le code]

En début de 1994 le passage d'une économie dirigée à une économie de marché est conforté par la dévaluation du dinar algérien, la libéralisation du commerce extérieur, la liberté des prix, et le rééchelonnement de la dette exterieure. Avec l’ancrage à l’économie de marché, la classe moyenne, majoritairement composée de fonctionnaires avant 1994, s’est trouvée décimée en quelques années[13].

Données Économiques et sociales[modifier | modifier le code]

L'économie algérienne a progressé de 2,6 % en 2011, tirée par les dépenses publiques, en particulier dans le secteur de la construction et des travaux publics, et par la demande intérieure croissante.Le taux d'inflation était de 3,9 % et le déficit budgétaire à 3 % du produit intérieur brut (PIB). L'excédent du compte courant est estimé à 9,3 % du PIB et à la fin de décembre 2011. Si les hydrocarbures sont exclus, la croissance économique a été estimée à 4,8 %. La production du secteur pétrolier et gazier en termes de volume, continue de diminuer, passant de 43,2 millions de tonnes à 32 millions de tonnes entre 2007 et 2011. Néanmoins, le secteur représentait 98 % du volume total des exportations en 2011 et 70 % des recettes budgétaires, ou 71,4 milliards USD. Le secteur agricole et des services a enregistré une croissance de 10 % et de 5,3 %, respectivement. La politique budgétaire est restée expansionniste et a permis de maintenir le rythme des investissements publics et de contenir la forte demande pour l'emploi et de logement. Une croissance de 3,1 % est attendue en 2012, passant à 4,2 % en 2013[14].

Produit Intérieur Brut (PIB) - Taux de croissance réelle (%) de l'Année 1999 à l'Année 2010 [15].
Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
(PIB) - Taux de croissance réelle (%) 3,9 5 3,8 3 7,4 6,1 5,5 3 4,5 3,5 2,2 3,3
Source: CIA World Factbook - Version du 01 janvier 2011
  • Produit Intérieur Brut (PIB) - Taux de croissance réelle: Cette entrée donne la croissance du PIB sur une base annuelle ajustée pour l'inflation et exprimé en (%).
Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant (US$) de l'Année 1999 à l'Année 2010 [16].
Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Montant du Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant (US$) 4 700 5 500 5 600 5 300 6 000 6 600 7 200 7 600 6 700 6 900 7 100 7 300
Source: CIA World Factbook - Version du 01 janvier 2011

L'investissement public a été soutenue par les revenus du pétrole et du gaz, qui a augmenté en raison de la persistance de prix élevés du pétrole, bien que la tendance du volume de production est à la baisse. Les prochaines années verront une intensification de la réforme politique, économique et social en réponse à l'influence sociale et appuyant destiné à renforcer le processus de démocratisation et d'améliorer les conditions de vie. Le plan quinquennal d'investissement pour la période 2010-2014 coûtera 286 000 000 000 dollars américains, dont 40 % iront au développement humain.

Investissement brut en capital fixe (%) de l'Année 2004 à l'Année 2010[17].
Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Investissement brut en capital fixe (%) 26.2 22,6 23,4 24,5 26,1 28,4 27,5
Source: CIA World Factbook - Version du 01 janvier 2011

Le chômage touche surtout les jeunes, avec un taux de 21,5 % pour les 15-24 ans. Les dispositifs en faveur de l’emploi contribuent à atténuer le problème, mais des mesures sont nécessaires pour redresser l’offre d’emplois. La démocratisation de l’enseignement et l’élargissement de la formation professionnelle et des enseignement supérieur restent des priorités nationales.

Taux de chômage (%) des Années 1999,2001,2002,2003,2004,2005,2006,2007,2008,2009 et 2010[18].
Année 1999 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Taux de chômage (%) 30 34 31 26,2 25,4 17,1 15,7 11,8 12,5 10,2 9,9
Source: CIA World Factbook - Version du 01 janvier 2011

Le pays est confronté à un certain nombre de problèmes à court terme et à moyen terme, y compris la nécessité de diversifier l'économie, renforcer les réformes politiques, économiques et financières, d'améliorer le climat des affaires et de réduire l'inégalité sociale entre les régions. Une meilleure croissance est également nécessaire pour réduire le chômage des jeunes.

Finances[modifier | modifier le code]

Les fonctions monétaires et bancaires du gouvernement algérien sont centralisées dans le cadre de la Banque d’Algérie, qui procède à partir de 1986, à la libéralisation du secteur bancaire ainsi qu’à la constitution de banques privées. Soutenu dans cette entreprise par le FMI et la Banque mondiale, l’État algérien a entrepris des efforts d’assainissement de ses finances et a vu sa dette extérieure diminuer à partir de la fin des années 1990.Les réserves de change sont passées quant à elles de moins de 5 milliards de dollars en 1999 à plus de 110,18 milliards de dollars en 2007,avec des prévisions de clôture de l’année 2012 de 205,2 milliards de dollars, selon le FMI.

Réserves d'or et de devises (US$) de l'Année 2004 à l'Année 2010 [19].
Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Montant des réserves d'or et de devises (US$) 43 550 000 000 56 580 000 000 78 000 000 000 110 600 000 000 143 500 000 000 149 300 000 000 150 100 000 000
Source: CIA World Factbook - Version du 01 janvier 2011

Mais en l’absence de marché du change, l’intervention directe de la Banque d'Algérie et les injonctions des autorités politiques (notamment depuis la révision de la loi sur la monnaie et le crédit) ont fait de la cotation de la monnaie algérienne un acte beaucoup plus administratif qu’économique[20].

Monnaie[modifier | modifier le code]

Le Dinar algérien est l'unité monétaire principale du pays depuis le 1re avril 1964, date à laquelle il a remplacé le nouveau franc algérien. Dévalué de 40,17 % sur injonction du FMI le 10 avril 1994, la dérive du dinar algérien s’est poursuivie tout au long de cette dernière décennie. En début de l'année 2012, et à la suite des fortes augmentations des salaires des fonctionnaires durant l'année 2011,l'État a opéré une nouvelle fois une dévaluation d'environ de 10 % du dinar par rapport au dollar et à l'Euro[20]. Cela a eu un impact négatif sur le pouvoir d'achat des algériens, et face à cet effondrement du pouvoir d'achat l’État a eu recours à la loi des finances complémentaires pendant consécutives.

Taux de change de la monnaie locale en dollars américains (USD) des Années 1980,1985,1990,1995,2000,2005 et 2010[21].
Année 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010
Taux de change de la monnaie locale en dollars américains (USD) 3,84 5,03 8,96 47,66 75,26 73,28 74,39
Source: Perspective monde - Version 7.6 07-2011

Dette[modifier | modifier le code]

Dette extérieure[modifier | modifier le code]

L’Algérie a achevé le remboursement anticipé de la totalité de sa dette rééchelonnée. En effet, des accords ont été signés sur le remboursement par anticipation de dettes notamment avec la Pologne, l’Arabie saoudite, la Turquie, l’Inde, la Slovénie et le Portugal, selon la presse locale. Avec ses créanciers publics du Club de Paris, l’Algérie a clos à la mi-novembre tout le processus de remboursement anticipé pour un montant global de 7,75 milliards de dollars. Elle avait également remboursé par anticipation sa dette rééchelonnée avec le Club de Londres en septembre dernier pour un montant de 800 millions de dollars. L’encours de la dette extérieure est passé de plus de 33 milliards de dollars en 1996 à moins de 4,5 milliards de dollars en 2007. Le service de la dette en pourcentage des exportations de biens et de services est en outre passé de 73,9 % en 1991 contre seulement 500 millions de dollars sur un volume global de 63,3 milliards de dollars.

Le FMI conjointement avec la banque mondiale a classé l'Algérie au titre du pays le moins endetté des 20 pays de la région MENA pour l'année 2012,dans un rapport spécial sur les perspectives économiques de la région du Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. En effet, le Fonds indique que la dette extérieure brute de l'Algérie ne représentera que 2,4 % du Produit intérieur brut en 2012 et devra se maintenir au même taux en 2013 contre 2,8 % en 2011[22].

Évolution de la Dette extérieure Algérienne en (milliards US$) de l'Année 2000 à l'Année 2011 [23].
Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Montant de la dette(en milliards US$) 30 25 24,7 21,6 22,71 21,9 19,45 5 3,96 2,7 5,41 4,14
Source: CIA World Factbook - Version du 01 janvier 2011

Dette intérieure[modifier | modifier le code]

La dette publique intérieure de l'Algérie a reculé ainsi à moins de 1 % par rapport au Produit intérieur brut (PIB), les taux sont estimés par le Ministère des Finances à 814,4 milliards de dinars, soit l’équivalent de 11 milliards de dollars à fin décembre 2009. La dette intérieure publique connaît une tendance à la hausse . Cette dette intérieure passe de 1170 milliards de dinars en juin 2008 à 750 milliards de dinars en juin 2009 pour finir le même exercice à 814,4 milliards de dinars. Elle (dette intérieure) a donc augmenté de 64,4 milliards de dinars entre juin et décembre 2009, elle représente en grande partie l’ensemble des créances sociales(salaire des fonctionnaires, par exemple), commerciales et fiscales. La dette intérieure est insensible aux écarts de change, car elle est majoritairement libellée dans le dinar algérien.

Évolution de la Dette publique intérieure Algérienne mesurée en pourcentage du PIB (PIB%) de l'Année 2004 à l'Année 2010 [4].
Année 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Montant de la dette(% PIB) 37,4 30,2 18,6 18 9,9 20 25,7
Source: CIA World Factbook - Version du 01 janvier 2011

Commerce[modifier | modifier le code]

Afin d'intégrer l'économie mondiale, l'Algérie a opté pour le processus de l'ouverture de son commerce extérieur et son engagement dans le cadre des accords commerciaux internationaux par des réformes économiques engagées par les pouvoirs publiques[24]. La Libéralisation du commerce extérieur a été réalisée au cours des années 1990 par l'abolition du monopole de l’État sur le commerce extérieur, la levée de toutes les barrières non-tarifaires, la simplification du tarif douanier en ramenant le nombre de taux des droits de douane à quatre (0 %, 5 %, 15 %, 30 %) et en réduisant le taux maximum à 60 % dans un premier temps au lieu de 100 0/0 précédemment et à 30 % depuis 2002[25].

Les exportations d'hydrocarbures représentent 97,21 % de la totalité des exportations algériennes, les exportation hors hydrocarbures n'ont atteint que 2,15 milliards de dollars en 2011, en progression de 41 % par rapport à l'année 2010[26].

L’encouragement et le soutien à l’exportation hors hydrocarbures consacrés dans la stratégie économique du pays dans un souci d’équilibre de la dépense publique[26], n'ont pas donné de résultats satisfaisants. Les contraintes soulevées par les exportateurs restent toujours les mêmes tels que: entraves bureaucratiques, lenteurs et complexité des procédures douanières, un environnement bancaire qui n’est pas facile et un manque de logistique et d’infrastructures portuaires[27].

Évolution des Importations[28] et Exportaions[29] en (milliards $) de l'Année 2002 à l'année 2010
Année 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Montant des Importations (milliards $) 10,6 10,6 12,42 15,25 22,53 27,6 39,16 39,1 37,07
Montant des Exportations (milliards $) 19,5 19,5 24,96 32,16 49,59 55,6 78,23 43,69 52,66
Source: CIA World Factbook - Version du 01 janvier 2011

L'économie souterraine ou le marché informel reste un phénomène qui menace la stabilité de l’économie algérienne. Selon les experts, la part du secteur informel est évaluée à environ 600 milliards de dinars, soit 17 % de l’ensemble des revenus primaires nets des ménages algériens. Les statistiques du ministère du commerce démontrent par exemple, que 35 % du marché des fruits et légumes active dans l’informel[30].

Selon l'Oxford Business Group, l'Algérie, dont l'économie continue de résister aux effets de la crise financière mondiale, a vu sa consommation intérieure progresser, ce qui a suscité un intérêt croissant pour le développement du commerce dans le pays à travers la construction de divers centres commerciaux et hypermarchés[31].

Données Sectorielles[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

L’agriculture[modifier | modifier le code]

Plaine de la Mitidja vue depuis le Mausolée royal de Maurétanie

Le secteur de l'agriculture emploie près de 23 % de la population active de l’Algérie et contribue à hauteur de 10 % au PIB du pays. Le chiffre d’affaires réalisé par l’industrie agroalimentaire représente 40 % du total du chiffre d’affaires des industries algériennes après celle de l'énergie[32]. Le secteur de l'agriculture est en plein développement, le pays dispose d'énormes potentiels en termes de parcelles agricoles (Mitidja, Seybouse, Soummam, Touat, etc.).

Les surfaces irriguées représentent 835 197 ha en 2006. Près de 900 millions de m³ d’eaux de crues sont destinés à l’irrigation par épandage de 498 000 ha pour la production fourragère. Le potentiel de production arboricole et viticulture compte prés d’un million d’hectares en 2006. Les superficies récoltées en toutes espèces confondues est de 2 671 140 ha, le blé dur représente 1 162 882 ha, le blé tendre 620 945 ha, l'orge commune 812 280 ha et l'avoine cultivée 75 035 ha, le fourrage totalise 788 542  ha. Les légumes secs sont étalés sur 66 866 ha et la culture de pommes de terre est de 58 632 ha pour 2,5 millions de tonnes. La production probable des dattes serait de 710 000 tonnes dont 1/3 de Taglet Nour, pour une superficie estimée à 170 000 hectares et qui représente 18,7 millions de palmiers[33]. Les autres principales productions agricoles sont les cultures maraîchères, les cultures industrielles dont les tomates, le tabac et les arachides, les agrumes et l’oléiculture. Les deux entreprises Ifri ou N'Gaous produisent du jus à partir de la récolte et l'ONCV s'occupe de la fabrication du vin à partir des vignobles.

L’élevage concerne principalement les ovins, les caprins, les bovins et les camelins[34]. L’élevage ovin prédomine et représente 80 % de l’effectif global avec plus de 19 millions de têtes, suivi par l’élevage caprin (13 % l’effectif global) comprenant 50 % de chèvres et s'élève à plus de 3 millions de têtes, l’élevage bovin reste faible avec 1,6 - 1,7 millions de têtes (6 % de l’effectif global) dont 58 % sont des vaches laitières[34]. L’élevage bovin est cantonné dans le Nord du pays, tandis que l’élevage ovin est surtout présent dans les hauts plateaux qui représentent plus de 90 % des effectifs[34].

Plusieurs projets de lutte contre la désertification et du développement du pastoralisme ont été engagés. L’État prévoit la régénération, la réhabilitation des terres par la plantation pastorale dans les zones très arides et la réalisation de correction torrentielle et l'irrigation par épandage des eaux de crues. De nombreux arbres furent plantés afin de ralentir l’avancée du désert comme le barrage vert. Pour le sous-secteur des forêts, une superficie de 34 593 ha de plantation forestière a été réalisée en 2006.

Pêche et ressources halieutiques[modifier | modifier le code]

La pêcherie d'Oran

Le secteur de la pêche est en plein essor car de nombreux port de pêche sont modernisés ou en cours de modernisation sur le littoral algérien. La côte algérienne longe 1 200 km, partagée en quatorze wilayas maritimes. Chaque wilaya possède un certain nombre de ports, d’abris de pêche et de plages d’échouage. On compte 64 sites de débarquements longent la côte algérienne : 32 ports; 23 plages d’échouage; 4 sites d’abris aménagés et 5 sites d’abris naturels.


Les espèces halieutiques les plus consommées sont : poissons démersaux, petits pélagiques, grands pélagiques, requins et squales, crustacés et mollusques. L'Algérie pêche presque 230 000 tonnes par an, selon le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques. Le corail est réglementé en Algérie, il se trouve dans la côte est, El Kala dans la wilaya d'El Tarf.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Énergies[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie en Algérie.

Les hydrocarbures et le gaz naturel présentent de très loin, la principale source de revenus du pays[10]. Cependant, l’État algérien commence à adopter des solutions économiques et écologiques en investissant dans les énergies nouvelles et renouvelables.

L'Algérie est un pays membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et du Forum des pays exportateurs de gaz. Elle est le 3e producteur de pétrole en Afrique derrière le Nigeria et l'Angola et le 11e exportateur de pétrole à l'échelle mondiale[35] et occupe la 15eplace mondiale en matière de réserves pétrolières et 18e producteur mondial de pétrole[36]. L'Algérie est également 1er producteur africain de gaz (plus de 50 % de la production de gaz en Afrique) et classée 10e producteur de gaz à l'échelle mondiale[37]. Elle est le 2e fournisseur de gaz naturel de l’Europe, après la Russie[38].

La Sonatrach est le groupement pétrolier algérien chargé de la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures, elle a été classée 1re société en Afrique et 12e plus grand groupe pétrolier au monde par le Petroleum Intelligence Weekly (Année 2011)[39].

Pour que l'Algérie préserve les réserves énergétiques actuelles, le pays a opté pour le développement et l’exploitation de l'énergie solaire. Afin de concrétiser son programme de l'exploitation de l'énergie solaire, l'Algérie a réalisé la première centrale électrique de Hassi R'mel à Tilghemt dans la wilaya de laghouat dans le sud du pays, d'une capacité de 150 mégawats [40]. C'est la société New Energy Algeria (NEA) qui est chargée du secteur des énergies nouvelles et renouvelables[41].

Industrie[modifier | modifier le code]

L’agro-alimentaire[modifier | modifier le code]

Le privé a réussi dans le secteur agroalimentaire, soit en montant des entreprises en partenariat avec des étrangers, soit en s’associant avec des entreprises locales, il versé en partie dans l’importation notamment sur les segments des produits alimentaires d’importation comme les grains, les produits agroalimentaires, ainsi que les matières premières. Dans la structure des importations agroalimentaires, il y a de tout : la farine, le sucre, la margarine, et le blé[42].Parmi les plus importantes, il est possible de citer : Cevital, Semoulerie industrielle de la Mitidja (SIM), La Belle, Groupe Bimo, Hamoud Boualam, Ifri, Général Emballage.

Acier et métallurgie[modifier | modifier le code]

L'Algérie possède d'importantes réserves en minerai de fer, à Gara Djebilet, près de Tindouf, dans le sud du pays. Ces réserves sont estimées à 1,7 milliard de tonnes exploitables, dont la teneur en métal est de 57 %. Investir en Algérie est un projet qui intéresse le géant indien ArcelorMittal, le leader mondial de l'acier a pris 70 % du capital du groupe publique de sidérurgie Sider El Hadjar le plus grand complexe sidérurgique d'Afrique. Les projets, pour un investissement de 1,5 milliard de dollars par le groupe égyptien Elezz Steel, porteraient sur l'édification d'une aciérie moderne dans la région de Jijel, à 360 km à l'est d'Alger. Des études de faisabilité du lancement de l'exploitation du gisement de Gara Djebilet seraient menées, à la demande de l'État algérien[43].

Industrie militaire[modifier | modifier le code]

Avant les années 2000, l'industrie militaire algérienne était modeste et non concurrentielle. Elle est essentiellement versée sur des équipements militaires légers sous licences russe et chinoise fabriqués dans ses propres entreprises spécialisées, sous les commandes de la Direction centrale de l’industrie militaire (DCIM) (Ministère de la défense nationale). Ces équipements militaires ont pour mission de satisfaire prioritairement les besoins de l´Armée nationale populaire et concernent des armes à feu et des munitions[44].

Malgré l’absence des unités de production des forces terrestres, navales et aériennes, ainsi que des unités chargées de la maintenance pour cette exposition, l’Armée nationale populaire s’est également attelée, ces dernières années, à la mise à niveau de l’armement et des équipements acquis ainsi qu’à la construction de ses propres navires[44], des véhicules[45] et des avions militaires[46].

Pour faire face au monopole de certaines grandes puissances, à l´image des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la Chine et la Russie, sur la fabrication et le transfert des armes, l'Algérie s'est engagée dans une stratégie de partenariat industriel, commercial et technologique, afin d'accompagner l'industrie militaire locale dans le but de promouvoir d'une part l’industrie militaire du pays à l'étranger et de réduire d'autre part la facture d'importations d’équipements militaires, ainsi plusieurs accord de partenariat ont été signés avec des groupes émiratis[47].

Pharmaceutique[modifier | modifier le code]

Le Groupe Saidal et la firme algérienne Digromed tiennent le monopôle de l'industrie pharmaceutique algérienne, plusieurs d’autres sociétés-laboratoires privées algériennes et étrangères sont actives dans ce domaine notamment des sociétés mixtes entre le Groupe Saidal et des groupes étrangers.

La production des médicaments couvre 38 % des besoins nationaux (62 % sont des médicaments importés). 70 unités de production relevant des secteurs privé et public en plus de 21 unités opèrent en Algérie. Le marché algérien du médicament est en plein boom, avec une croissance annuelle à deux chiffres. Le marché algérien se chiffre à 1 200 millions d’euros par an, presque trois fois plus qu’au Maroc et quatre fois plus qu’en Tunisie. Le gouvernement algérien, dans le cadre de sa stratégie industrielle, a fixé un objectif aux producteurs nationaux : couvrir 65 % des besoins du pays en médicaments d’ici à 2012 (76 %-78 % d’ici 2015).

Industrie automobile et mécanique[modifier | modifier le code]
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  • SONACOM (Société Nationale de Construction Mécanique) qui fabrique, produit et exporte à travers tout le Maghreb, l'Afrique de l'Ouest et au Moyen-Orient, elle possède plusieurs divisons (SNVI, ENMTP, CMT, PMA) :

1) SNVI (Entreprise Nationale des Véhicules Industriels) à Rouiba: constructeur de véhicule industriel, Bus et camion, véhicules spéciaux…....

2) L'ENMTP (Entreprise Nationale de production de Matériels de Travaux Publics) est une entreprise de production de matériels de travaux publics et est constituée de :

  • l’unité de production de dumpers et bétonnières (UMBH)située à El-Harrach, Alger, érigée en filiale 100 % ENMTP depuis juillet 2007 (SOMABE),
  • l’unité de production de Grues distributrices située à Bejaia.
  • de deux (02) unités de production à fort potentiel technologique situées sur le même site de Ain Smara à Constantine :
    • l’unité de production de pelles et grues (CPG),
    • l’unité de production de compresseurs compacteurs(CCA).
  • de quatre (04) unités commerciales et de distributions situées respectivement à : Alger, Oran, Annaba (Berrahal) et Constantine (Ain Smara).

3) CMT (Complexe moteurs tracteurs) de Oued Hamimime (près de Constantine): complexe des fabrications des tracteurs et machines agricoles et moteurs..., et la PMA Trading (entreprise publique des matériels agricoles).

  • Plusieurs géants mondiaux de l’automobile ont implanté leur usine en Algérie.

- Deutz (Allemagne) : Site de Production de tracteurs depuis mars 2005 pour un investissement de 24 millions d'euros.

- IPIC / Aabar Investments (Émirats arabes unis) / Firmes allemandes / MIPI (Algérie) : Le fonds d'investissement d'Abou Dhabi, Aabar Investments, s'est associé avec cinq firmes allemandes (Daimler, MAN Ferrostaal, Deutz, Rheinmetall et le fabricant de moteurs MTU Aero Engines Holding) et le gouvernement algérien (MIPI) pour produire jusqu'à 10 000 véhicules. Les sites entre en production à partir de 2011 après la modernisation et le développement des 3 usines (Tiaret, Aïn Smara et Oued Hamimine), l'accord prévoit la création de trois joint-ventures dont l'une produira des véhicules militaires et utilitaire Mercedes. Le montant de l’ investissement est de 720 millions de dollars JV 24,5 % soit 4 millions d’euros pour Aabar Investments et 75,5 % détenu par le ministère algérien de l’Industrie et de la Promotion des investissements (MIPI).

  • Des groupes industriels algériens tels que : (Act Camions « Filiale du Groupe CEVITAL », Fandi Motors, GM Trade....etc.), qui possède des usines de fabrication/production de véhicule en collaboration avec des constructeurs automobiles étranger principalement asiatique et d’Amérique du Sud.
Industrie électrique et électronique[modifier | modifier le code]

L'industrie électronique a enregistré une croissance rapide ces dernières années de 6 à 10 % par an. Le chiffre d’affaires du secteur de l’électricité et de l’électronique a atteint en 2005 environ 40 millions de dollars. l'Algérie couvre 83 % de ses besoins en électricité - électronique et commencera l'exporation vers l'Europe à partir de 2012.

Pas moins de 16 grandes entreprises algériennes actives dans ce domaine. La région Bordj-Bou-Arreridj est devenue un grand pôle industriel dans le secteur de l’électronique. Elle figure parmi les régions les plus dynamiques du Maghreb en la matière, elle a été rebaptisée par les Africains « capitale africaine de l’électronique ». Les grandes entreprises lancées par l'état pendant la période socialiste, ont gardé une très large part de marché notamment ENIE (Sidi Bel Abbès), ENIEM (Tizi Ouzou) pour l'électroménager, ainsi que l'ENEL (Tizi Ouzou) qui possède le plus grand complexe industriel d'Afrique dans la fabrication de transformateurs et de produits pour le transport d'énergie électrique.

Les industriels privés jouent aujourd'hui un rôle important dans ce secteur, les autorités publiques ont encouragés le secteur dans le cadre du programme d'actions de relance de l’industrie nationale, qui découle des orientations issues du document portant "Stratégie et politiques de relance et de développement industriels" et qui constitue une projection sectorielle de la stratégie de croissance de l’économie algérienne[48]. Parmi les entreprises des industries électriques et électroniques : Bya Electronic, HB Technologies, ZALA Computer, Cristor, Condor, Cobra, Continental électronique, Essalem Electronics, Samha du groupe Cevital, FRIGOR, BMS Electric, Bomare Company, etc.

Télécommunications et la Haute technologie[modifier | modifier le code]

Le réseau des télécommunications en Algérie était peu développé, et l'inégalité des services en fonction des régions était très importante. En dehors des zones urbanisées du nord de l'Algérie, le réseau était encore largement sous-développé, et les téléphones fixes et les ordinateurs y étaient très limités. Mais, depuis 2000 avec la privatisation du marché des télécommunications, le secteur est cependant en nette amélioration. Dans le cadre de cette libéralisation des marchés, une Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT), assurant la régulation du secteur, a été créée. Le gouvernement a engagé en outre de nombreuses mesures dans le but de développer et d'améliorer les technologies et le réseau des télécommunications. Mais, les problèmes de surfacturation demeurent en Algérie.

Ainsi, le secteur de la téléphonie mobile est passé pour la période 2001-2006 de 100 000 à plus de 20 millions d'abonnés, et connaît de 2005 à 2006 un taux de pénétration de 67,8 %.

Lignes téléphoniques Principales[49] et Mobiles[50]en service des Annnés 2003, 2005, 2007 et 2009
Année 2003 2005 2007 2009
Lignes téléphoniques principales en service 2 199 600 2 572 000 3 068 000 2 576 000
Lignes téléphoniques mobiles 1 447 310 13 661 000 27 563 000 32 730 000
Source: CIA World Factbook - Version du 1er janvier 2011

L'évolution du marché de téléphonie fixe est toutefois relativement stagnante et l'accès à Internet est encore peu répandu malgré l'important déploiement de nouvelles technologies (dont le réseau de fibre optique de 23 457 km).


Population internaute[51] et Nombre d'hôtes Internet[52] de l'Année 2000 à l'Année 2010
Année 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Population internaute 20 000 180 000 500 000 / / 1 920 000 / 3 500 000 4 100 000 4 700 000 /
Nombre d'hôtes Internet / / / / 897 1175 1202 / 477 / 572
Source: CIA World Factbook - Version du 1er janvier 2011


Selon la Banque mondiale, en 2005, l'Algérie avait en moyenne 494 lignes téléphoniques pour 1 000 personnes et environ 58 pour les utilisateurs Internet. En Algérie, l'opérateur privé Djezzy, en partenariat avec RIM, a lancé en avant-première au Maghreb, le 15 novembre 2006, la première offre BlackBerry. L'opérateur Djezzy (Orascom Télécom Algérie) a lancé le BlackBerry en 2007 suivi par l'opérateur historique Mobilis Algérie Télécom.L’Algérie dispose de 3 opérateurs de télécommunications (Mobilis, Nedjma, Djezzy).

  • Indicateur en 2007 :

- Téléphonie mobile : 28 millions d’abonnés - Lignes de Téléphone : 7 millions - Connexion internet : 9,80 millions d’utilisateurs

- Nombre de lignes de téléphones fixes pour 1000 habitants (2008) : 97 - Nombre de téléphones mobiles pour 1000 habitants (2010) : 936 - Nombre de postes de télévision par 1000 habitants (2001) : 113 - Utilisateurs d'internet par 1000 habitants (2008) : 120[2]

Taux de pénétration du téléphone fixe[53] et mobile[54] pour 100 habitants des Annnés 2003,2005,2007 et 2009
Année 2003 2005 2007 2009
Pénétration du téléphone fixe (%) 6,7 7,91 9,2 7,54
Pénétration du téléphone mobile (%) 4,41 41,99 82,69 95,76
Source: CIA World Factbook - Version du 01 janvier 2011

Les techniques de pointe ou la haute technologie concerne principalement l'aéronautique, l'électronique, l'informatique, les technologies de communication militaire et spatiales. L’Algérie est le leader africain dans le domaine de l'astronautique. Elle créa l'Agence spatiale algérienne le 16 janvier 2002 à Alger, qui est responsable du programme spatial algérien.

Construction[modifier | modifier le code]

Une des nombreuses cités de Bab Ezzouar

L'Algérie compte 553 000 logements précaires. Le chiffre représente 8 % du parc de logements en Algérie. En termes de répartition géographique, 15 % de ces logements sont concentrés dans quatre villes principales : Alger, Annaba, Oran et Constantine. Ces quatre villes réunissent environ 85 000 logements précaires.

L'Algérie est en plein développement et en pleine reconstruction après plus de dix ans de terrorisme. De nombreuses sociétés algériennes ont ainsi émergé dans le secteur de la construction comme les groupes ETRHB, TGCTP et Cosider qui travaille actuellement sur le métro d'Alger en collaboration avec d'autres entreprises. Plusieurs géants mondiaux sont implantés en Algérie dont beaucoup de sociétés chinoises.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transport en Algérie.
Nouvelle autoroute Est-Ouest reliant l'Est et l'Ouest de l'Algérie sur une distance de 1216 km

Le réseau routier de l'Algérie est l'un des plus importants du Maghreb et d'Afrique, d'une longueur de 108 302 km, répartie sur 76 028 km de routes nationales/départementales et 32 274 km de routes secondaires, le réseau routier est en plein développement grâce au programme de modernisation des transports routier et ferroviaire (22 milliards de dollars d'investissement public) qui prévoit la réalisation de l'Autoroute Est-Ouest de (1 216 km), l'autoroute des hauts plateaux de (1 330 km) et la réalisation de 19 000 km de route, ainsi que la finition de la route transsaharienne (nord-sud).

Le trafic du réseau ferroviaire est géré par la nationale des Transports Ferroviaires (SNTF). Ce réseau s'étend sur 4 209 km et doté de plus de 200 gares couvrant surtout le nord du pays.

La quasi-totalité du commerce international est réalisé par la voie maritime, via onze ports de commerce : Alger, Oran, Annaba, Skikda, Arzew/Bethioua, Béjaïa, Mostaganem, Ghazaouet, Jijel, Ténès et Dellys. À l'exception des terminaux gaziers et pétroliers, il y eut très peu de travaux d'aménagements des infrastructures portuaires. Il n'y a pas de transport maritime en cabotage ni pour les marchandises (à l'exception du gaz) ni pour les passagers (malgré quelques tentatives de courtes durées et des projets inachevés).

Le secteur du transport aérien est en pleine expansion grâce aux nouvelles infrastructures des plans de développement. L'Algérie compte 35 aéroports, dont 13 internationaux. Le plus important est l'Aéroport d'Alger - Houari Boumédiène avec une capacité, depuis 2006, de 6 millions de passagers par an. Air Algérie, la compagnie aérienne nationale, domine quant à elle le marché du transport aérien qui compte depuis son ouverture à la concurrence 8 autres compagnies privées. Elle s'occupe de plusieurs lignes vers l'Europe, l'Afrique, le Canada, la Chine, le Moyen-Orient.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Algérie.
Port de plaisance du centre touristique de Sidi-Ferruch

Depuis l'année 2001 le secteur du tourisme en Algérie s'apprête à faire ses premiers pas, après une période noire durant les années 1990 pendant laquelle le tourisme fût mis entre parenthèses, et qui a retardée le développement des infrastructures et découragé bon nombre de touristes d'y séjourner.

Le tourisme algérien est actuellement destiné en grande partie aux hommes d'affaires. Le développement de l'infrastructure touristique commence à se faire ressentir. La majorité des compagnies aériennes desservent aujourd'hui l'Algérie, ainsi que les ferries. Le parc hôtelier national comprend soit des hôtels de luxe soit chambres d'hôtels modestes. Au cours du premier semestre de l'année 2012, l’Algérie a accueilli 1,498 million de touristes, soit un taux de croissance estimé à 25 % par rapport à la même période l’année 2011[55]. Selon l'office national du tourisme, l'Algérie table sur 530 millions de dollars de revenus touristiques en 2015 grâce à une augmentation de la capacité hôtelière de plus de 75 000 lits qui permettra d'accueillir plus de 3 millions de visiteurs par an[56].

Assurances[modifier | modifier le code]

Le secteur des assurances reste encore dominé par les assureurs publics bien qu'il y'a de bonnes perspectives de croissance dans ce domaine.c'est un marché essentiellement orienté en assurance automobile où l’assurance-vie, encore peu développée, devrait croître avec le développement de la bancassurance.Le nombre d’assureurs actuellement est de 16 en plus d’un réassureur alors qu’une forte montée des compagnies privées et des mutuelles fortes de 33 % des parts de marché est encore relevée .Ce secteur a réalisé un chiffre d’affaires global de 80,71 mrds de dinars algériens (778 M€) en 2010 selon la note de conjoncture du marché des assurances pour le quatrième trimestre 2010[57].

Les administrations publiques[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

La santé est non seulement un droit universel fondamental, mais aussi une ressource majeure pour le développement individuel, social et économique. Compte tenu de ce principe, le pays a consacré dans sa Constitution le droit des citoyens à la protection de leur santé. Si des résultats incontournables sont enregistrés aujourd’hui, il n’en demeure pas moins que le système national de santé algérien est confronté à de multiples contraintes qui altéreront son efficacité et ses performances.L’inadaptation de son organisation, de sa gestion et de ses modalités de financement face aux mutations socio-économiques que connaît le pays doit être combattue sans pour autant remettre en cause les principes d’équité, de solidarité qui fondent le système national de santé.

Taux de natalité[58] , mortalité[59] , mortalité infantile[60] et de la mortalité maternelle[61] des Années 2006,2007,2008,2009,2010 et 2011
Année 2006 2007 2008 2009 2010 2011
Taux de natalité (naissances/1 000 habitants) 17,14 17,11 17,03 16,9 16,71 16,69
Taux de mortalité (décès/1 000 habitants) 4,61 4,62 4,62 4,64 4,66 4,69
Taux de mortalité infantile (décès/1 000 naissances normales) 29,87 28,78 28,75 27,73 26,75 25,81
Taux de mortalité maternelle (décès / 100 000 naissances vivantes) / / 120 / / /
Source: CIA World Factbook - Version du 1er janvier 2011
  • Taux de natalité: Cette entrée donne le nombre moyen annuel de naissances au cours d'une année par 1 000 personnes dans la population en milieu d'année, également connu comme le taux brut de natalité. Le taux de natalité est généralement le facteur dominant dans la détermination du taux de croissance démographique. Elle dépend à la fois le niveau de fertilité et la structure par âge de la population[58].
  • Taux de mortalité: Cet indicateur donne le nombre annuel moyen de décès pendant une année pour 1 000 habitants en milieu d'année, également connu comme le taux brut de mortalité. Le taux de mortalité, alors que seulement un indicateur approximatif de la situation de la mortalité dans un pays, indique avec précision l'impact de la mortalité actuelle sur la croissance de la population. Cet indicateur est significativement affectée par la répartition par âge, et la plupart des pays finira par montrer une augmentation du taux global de mortalité, en dépit de la baisse continue de la mortalité à tous les âges, car les résultats de fertilité en déclin dans une population vieillissante[59].
  • Taux de mortalité infantile: Cet indicateur donne le nombre de décès de nourrissons de moins d'un an dans une année donnée pour 1 000 naissances vivantes dans la même année; inclus est le taux de mortalité totale, et les décès par sexe, masculin et féminin. Ce taux est souvent utilisé comme un indicateur du niveau de santé dans un pays[60].

Ce ne seront pas les infrastructures hospitalières prévus dans le plan quinquennal(2010-2014) lancé par l'état qui vont améliorer, à eux seuls, la prestation sanitaire en Algérie. Il est vrai, que ces nouvelles infrastructures vont densifier le tissu existant, mais elles ne régleront pas le déséquilibre spatial de la ressource humaine car, c’est ce potentiel qui génère l’acte de soins[62].

L’enjeu est de taille pour le pays, la santé reste un problème qui se résout petit à petit grâce à la création de nombreux hôpitaux et de réformes sanitaires (type sécurité sociale). La santé est assurée par deux types de soins : public et privé. Une personne peut avoir des soins gratuits dans un hôpital géré par l'état ou aller dans une clinique privée ou il doit payer. Beaucoup de cliniques privées ont été créées ces dernières années dans presque tous les domaines de santé.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’Algérie au 96e rang mondial pour l’Indice de développement humain, Rapport annuel 2011 du Pnud, La Tribune,Consulté le 27 juillet 2012
  2. a et b statistiques-mondiales
  3. CIA - The World Factbook
  4. a et b Dette publique (% PIB), CIA World Factbook , Index Munndi, 01 janvier 2011
  5. Banque mondiale/Algérie : Des prévisions en hausse sauf pour les investissements étrangers, Khidr Omar , Algérie 1, le 15/02/2011
  6. Algérie : le gouvernement reste spectateur face à la crise de la dette qui menace les 100 milliards de dollars placés a l'étranger,Dr Abderrahmane MEBTOUL , Algérie Focus, le 18/07/2011
  7. Faire le bilan des réalisations des cinquante dernières années , APS , Algérie Presse Service, le 05 juillet 2012.
  8. L’ASSOCIATION PRÉSENTE 50 PROPOSITIONS ÉCONOMIQUES - Le FCE trace une autre alternative, C.B, Le Soir D'Algérie, 17 mars 2012
  9. L’Algérie otage de ses hydrocarbures : obligation de réformes, urgence d’une reconversion, Mohamed Chabane , Cahiers de la Méditerranée [En ligne], 81 | 2010, mis en ligne le 15 juin 2011, Consulté le 17 juillet 2012
  10. a et b L'Algérie malade de son or noir, Frédéric Pons, Valeurs actuelles, 3 mai 2012
  11. Algérie : chronologie historique, Par Olivier Pironet, Le Monde diplomatique, le 05 juillet 2012
  12. Économie algérienne 1986 - 1998 : Les réseaux aux commandes de l'État, Par Omar Benderra, Extrait de La Méditerranée des réseaux, Marchands, entrepreneurs et migrants entre l'Europe et le Maghreb, sous la Direction de Jocelyne Cesari, Maisoneuve et Larose, Octobre 2002, Algeria-watch, lu le 31 juillet 2012
  13. [L’Algérie des réformes économiques : un goût d’inachevé], Par Kassim Bouhou, politique étrangère, N°02/2009, Consulté le 01 Aout 2012
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  17. Investissement brut en capital fixe (%), CIA World Factbook , Index Munndi, 01 janvier 2011
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  19. Réserves d'or et de devises (US$), CIA World Factbook , Index Munndi, 01 janvier 2011
  20. a et b La lente dérive de la monnaie algérienne, Noredine Grim, Paru dans le Journal El Watan , Algeria-Watch, 23 janvier 2012
  21. Taux de change de la monnaie locale en dollars américains, Perspective monde , Version 7.6 07-2011
  22. FMI : l’Algérie demeure la moins endettée dans la région MENA et 2e détentrice des réserves de change, La rédaction , APS, 21 avril 2012
  23. Dette extérieure (milliards US$), CIA World Factbook , Index Munndi, 01 janvier 2011
  24. Le commerce extérieur , Ministère Algérien du Commerce, Consulté le 21 juillet 2012
  25. Le commerce extérieur , Ministère Algérien du Commerce, Consulté le 21 juillet 2012
  26. a et b Exportations hors hydrocarbures : Pour l’amélioration des résultats,Par D. Akila, Journal El Moudjahid , 11 juin 2012
  27. L’Algérie veut promouvoir ses exportations hors hydrocarbures,D'après le Journal la Tribune, YourDZ.com, Consulté le 21 juillet 2012
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  29. Exportations (milliards $), CIA World Factbook , Index Munndi, 01 janvier 2011
  30. Le marché informel gangrène l’économie algérienne, Par Smaïl Boughazi, Paru au Journal la Tribune,Algérie 360, 19 août 2012
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  38. Europe : Le gaz algérien en pole position ,F.Abdelghani , El-annabi.com, 08 décembre 2010
  39. Sonatrach : premier groupement pétrolier en Afrique ,F.Abdelghani, D'après El khabar, Algeria ISP, 06 mars 2011
  40. Algérie: Énergie solaire - Une filière prometteuse,Samira Imadalou , La Tribune, 18 juillet 2011
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  43. ArcelorMittal veut investir 1,5 milliard de dollars en Algérie, Les Echos, 05/09/08, p 21
  44. a et b L’ANP expose ses produits, Samar Smati, Paru dans le Journal Liberté Algeria-watch, le 12/06/2006
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  47. Le véhicule blindé « Nimr » qui sera construit en Algérie, exposé au public, Par Lila Ghali, Algérie 1, publié le 19/07/2012
  48. La relance de la production industrielle ,Ministère de l'Industrie et de la promotion de l'investissement, Consulté Le 20 juillet 2012
  49. Lignes téléphoniques principales en service, CIA World Factbook , Index Munndi, 1er janvier 2011
  50. Lignes téléphoniques mobiles, CIA World Factbook , Index Munndi, 1er janvier 2011
  51. Population internaute, CIA World Factbook , Index Munndi, 1er janvier 2011
  52. Nombre d'hôtes Internet, CIA World Factbook , Index Munndi, 1er janvier 2011
  53. taux de pénétration du téléphone fixe pour 100 habitants, CIA World Factbook , Index Munndi, 01 janvier 2011
  54. Pénétration du téléphone mobile pour 100 habitants, CIA World Factbook , Index Munndi, 01 janvier 2011
  55. Tourisme : une législation entre en vigueur pour les locataires ,Par Myriama Mokdahi , Algérie-Focus,Le 03 juillet 2012
  56. L'Algérie attire un peu plus les touristes ,Benjamin Neumann avec l'AFP ,L'expansion-L'express.fr,publié le 28/09/2010
  57. Le secteur des assurances en Algérie a progressé de 4 % en 2010, Amal Belkessam, Econostrum.info, 12 avril 2011
  58. a et b Taux de natalité (naissances/1 000 habitants), CIA World Factbook , Index Munndi, 1er janvier 2011
  59. a et b Taux de mortalité (décès/1 000 habitants), CIA World Factbook , Index Munndi, 1er janvier 2011
  60. a et b Taux de mortalité infantile (décès/1 000 naissances normales), CIA World Factbook , Index Munndi, 01 janvier 2011
  61. Taux de mortalité maternelle (décès / 100 000 naissances vivantes), CIA World Factbook , Index Munndi, 1er janvier 2011
  62. Systeme de santé algérien le bati ne suffit pas, Farouk Zahi, Afrique Actu, 27 août 2010

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]