Économie de l'Afrique du Sud

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Afrique du Sud
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie de l'Afrique du Sud
Une rame Gautrain au dépôt, projet de liaison ferroviaire pour relier Johannesburg à Pretoria.

Monnaie Rand sud-africain
Année fiscale calendaire
Organisations internationales OCDE, OMC, SACU, G20
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 277,4 milliards $ (2009)
Produit intérieur brut en PPA 488,6 milliards $ (2009)
Rang pour le PIB en PPA
Croissance du PIB + 3,1 % (2008)
- 1,8 % (2009)
PIB par habitant en PPA 11 000 $ (2011)
PIB par secteur agriculture : 0,9 %
industrie : 20,6 %
services : 78,5 % (2007)
Inflation (IPC) 4,8 %
(avril 2009 - avril 2010)
Pop. sous le seuil de pauvreté 50 % (2010)
Indice de développement humain (IDH)
Population active 17,32 millions (2009)
Population active par secteur agriculture : 9 %
industrie : 26 %
services : 65 % (2007)
Taux de chômage 24,4 % (2012)
Principales industries
Commerce extérieur
Exportations 67,93 milliards $ (2008)
Biens exportés
Principaux clients
Importations 70,24 milliards $ (2008)
Biens importés
Principaux fournisseurs
Finances publiques
Dette publique 35,7 % (2009)
Dette extérieure
Recettes publiques 74,92 milliards $ (2009)
Dépenses publiques 86,26 milliards $ (2009)
Déficit public
Aide au développement 12 milliards $ (2009)

L'économie de l'Afrique du Sud est à deux vitesses : une partie est de pair avec les pays industrialisés et l'autre a des besoins criants d'infrastructures de base.

Selon l'indicateur du développement humain (IDH) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l'Afrique du Sud a reculé de 35 places dans leur classement entre 1990 et 2005, constatant l'appauvrissement général de la population. Cette régression serait principalement due à la mise en place récente d'études fiables et plus représentatives (anciennement la politique d'apartheid tendait à occulter la condition des Africains), mais serait aussi due aux ravages causés par la pandémie du SIDA. La minorité blanche, mal à l’aise depuis la fin de l’apartheid, est inquiète à cause du Sida, de la criminalité et des crises politiques au Zimbabwe et en Côte d’Ivoire. Ces dernières ont généré des vagues d'immigration vers l'Afrique du Sud. De nombreux africains immigrent en Afrique du Sud pour gagner plus d’argent que dans leurs pays d’origine. Inversement, les blancs - surtout les jeunes diplômés - émigrent massivement en Australie ou en Nouvelle-Zélande pour les raisons suivantes: très forte criminalité, discrimination positive bloquant les perspectives d'évolution professionnelle pour les blancs (plus encore pour les hommes), dépréciation du Rand et tiermondisation/africanisation de l'Afrique du Sud, corruption, etc.

Caractéristiques structurelles[modifier | modifier le code]

L'Afrique du Sud est un pays extrêmement riche en ressources de base marquées par l'abondance et la variété de ses minerais et par des exploitations agricoles modernes[1].

L'Afrique du Sud est le premier pays extracteur d'or et de platine et l'un des premiers pour le diamant et l'argent. Le pays possède de larges gisements de vanadium, de chrome (65 % des réserves mondiales), de manganèse, de fluorine, de fer, d'uranium, de zinc, d'antimoine, de cuivre, de charbon, et de tungstène.

Historique : une économie marquée par l'apartheid[modifier | modifier le code]

L'activité extractive en Afrique du Sud de l'or et du diamant remonte à la fin du XIXe siècle mais le développement industriel n'a vraiment commencé qu'à la Seconde Guerre mondiale quand l'économie tout entière de l'Afrique du Sud fut réorientée vers l'effort de guerre et le soutien à la Grande-Bretagne. De 1946 à 1974, le pays connait un taux de croissance économique continue de 5 % en moyenne par an[2] tandis qu'à partir de 1961, l'Afrique du sud connait un afflux de capitaux étrangers, surtout américains et anglais[1].

L'expansion économique repose alors sur une structure de production adaptée pour l'exploitation des ressources naturelles et sur une main d'œuvre disponible et à très bas coûts. La politique d'apartheid, alors menée de 1948 à 1991, entretient cependant de fortes tensions sociales et maintient un développement réduit du marché intérieur inhabituel pour un pays industriel moderne. La moitié de la population noire, majoritaire dans le pays, subvient à ses besoins via l'économie parallèle[1].

Le gouvernement avait pendant longtemps réussi à maintenir des échanges internationaux très intenses avec ses partenaires commerciaux mais l'application de sanctions internationales dans le domaine de l'économie à partir surtout de 1986 entrainent une diminution des investissements étrangers, un exode des capitaux, une baisse de la croissance économique (0,7 %) et une augmentation du chômage[1]. Ainsi, en 1985, suite au non renouvellement de prêts à l'Afrique du Sud par la Chase Manhattan Bank, suivies par plusieurs autres banques prêteuses, le rand perd 50 % de sa valeur tandis qu'au fil des mois, plusieurs sociétés étrangères liquident leurs avoirs en Afrique du Sud. Cependant, en 1986, l'Afrique du sud réussit à renégocier un rééchelonnement de sa dette grâce à l'appui des banquiers européens et la valeur du rand se stabilise tandis que le taux d'inflation élevé diminue de 18 % à moins de 15 %. En 1987, le niveau des investissements est toutefois inférieur de 70 % au niveau de 1981 alors que se creuse la dette fiscale[3].

En 1985, les activités du secteur industriel représentent 22 % du PNB et dépassent les valeurs minières (15 %). L'extraction des minerais est le monopole de puissants conglomérats internationaux ou sud-africains tels la De Beers pour le diamant. L'Afrique du Sud est alors le premier pays extracteur d'or et de platine (67 % de la production totale mondiale en 1985)[1]. La présence de minerais rares (65 % des réserves mondiales de chrome, 25 % du marché mondial de manganèse) recherchés pour les industries de défense, scientifiques et pour la production énergétique font alors de l'Afrique du Sud un pays indispensable à maintenir dans la zone d'influence des pays occidentaux[1]. Le charbon fournit plus de 93 % de l'énergie électrique qui est alors l'une des moins chères au monde en raison des faibles couts de l'extraction de ce minerai de base. Le secteur des industries de transformations, qui fournit 75 % de la production et de l'emploi en 1988, est de loin le plus solide et le mieux organisé du continent africain, parvenant sur de nombreux aspects au niveau des pays européens[1].

Le secteur agricole connait pour sa part un grand déséquilibre entre la main d'œuvre et la production. Avec 11,2 % de surface cultivables, l'Afrique du Sud présente un visage contrasté où coexistent des exploitations modernes appartenant à des blancs et établies sur les meilleures terres du pays et des exploitations sous-développées appartenant à des agriculteurs noirs et situés dans des bantoustans surpeuplés[1]. Surtout, la superficie des surfaces cultivables ne peut s'étendre en raison des conditions naturelles (sol aride) et d'un processus de dégradation des terres dans les zones où persistent des techniques traditionnelles de culture et d'élevage et dans les zones où des monocultures spéculatives ont entrainé un déboisement radical[1]. L'élevage (principalement de bœufs et de moutons) constitue un secteur clef important (les pâturages représentent 65 % du territoire)[1].

Le pays présente à la fin des années 80 un système de transport interne efficace et bien structuré, inégalé sur le continent africain. Le réseau routier compte plus de 183 000 km dont 37 000 de routes goudronnées reliant tous les centres urbains. Les lignes de chemins de fer comptent plus de 23 000 km et relient le Botswana, le Zimbabwe et la Namibie. Le pays possède trois grands aéroports internationaux à Johannesburg (Jan Smuts), Le Cap (D.F. Malan) et Durban (Louis Botha)[1].

L'économie de l'Afrique du Sud après l'apartheid[modifier | modifier le code]

Black Economic Empowerment[modifier | modifier le code]

Depuis 1994, les autorités sud-africaines ont mis en œuvre une politique d’affirmative action visant à promouvoir une meilleure représentation de la majorité noire dans les différents secteurs du pays (administration, services publics et parapublics, sociétés nationalisées et privées). Ainsi, dans de nombreux secteurs, des blancs ont été invités à faire valoir leurs droits à la retraite ou à accepter des licenciements, moyennant une forte indemnité de départ. Un des résultats fut l’appauvrissement relatif d’une petite partie de cette minorité blanche (10 % de ses membres vivent aujourd’hui avec 1 000 euros par an).

En regard au secteur privé, le gouvernement a mis au point la réforme du Black Economic Empowerment. Il s'agit d'une politique qui touche pour l'instant surtout les entreprises minières, financières, ou celles qui tentent d'obtenir un contrat du gouvernement. Ces dernières doivent démontrer qu'elles ont fait une place aux noirs dans toutes les couches de l'entreprise. Du coup, plusieurs sociétés ont réalisé une transaction au capital-action, invitant des groupes de noirs à acquérir jusqu'à 26 % des actions. Encore, le gouvernement exige des quotas de travailleurs noirs à différents niveaux de gestion.

Mais cette politique d’affirmative action est critiquée d'autant plus qu'elle aurait surtout bénéficié aux proches de l’ANC et favorisé la constitution d’une classe moyenne noire qui s'est empressée d'investir certains quartiers chics réservés autrefois aux seuls blancs au lieu d'aider au développement des anciens townships (les ventes à la communauté noire ont augmenté de 700 % depuis l'année 2000 dans les banlieues riches du nord de Johannesburg). Fin 2005, selon The Sunday Independent, les Noirs d'Afrique du Sud représentaient désormais plus de la moitié de la classe moyenne, profitant d’une inflation faible et de taux d’intérêt qui n’ont jamais été aussi bas depuis trente ans (en 1994, les Noirs représentaient alors 29 % de cette classe moyenne).

Cette ascension sociale de la communauté noire s'est traduite par l'acquisition de voitures neuves (en 2004, 31 % des propriétaires de véhicules neufs appartenaient à la communauté noire, contre seulement 11 % en 1990), par les acquisitions de logements dans des quartiers fortunés et par l'ouverture de comptes en banque (le nombre de comptes en banque ouverts à la Wesbank, par des clients noirs a augmenté de 40 % entre 2001 et 2005 lesquels représentent désormais 22 % de la clientèle).

Mais en embauchant des noirs, uniquement sur des critères raciaux et quelquefois pour de la figuration, les entreprises sud-africaines ont contribué à alimenter l'inquiétude de la communauté blanche quant à son avenir en Afrique du Sud. Ainsi, selon l'hebdomadaire Marianne, entre 1994 et 1999, cette politique de discrimination positive, associée à l'insécurité, a amené plus d’un million de Sud-Africains blancs, parmi les plus qualifiés, à s’expatrier en Australie, en Grande-Bretagne, en Israël ou aux É.-U.. La conséquence immédiate a été une pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs (ingénierie, santé, éducation) et le recours notamment à des médecins cubains pour maintenir le niveau du système de santé.

En 2005, le gouvernement sud-africain redéfinit sa politique d'affirmative action en cherchant à favoriser le retour au pays de ces trop nombreux et trop qualifiés expatriés. C'est la vice-présidente booba, pourtant une radicale, qui est chargé de leur faire cet appel du pied en promouvant des salaires incitatifs à ceux qui reviendraient au pays.

L’économie sud-africaine est tout de même en bonne santé avec une croissance plus rapide que prévu (5,1 % en 2006) et un endettement des ménages atteignant, au troisième trimestre, 63,5 % du revenu disponible.

La réforme agraire[modifier | modifier le code]

Depuis 1994, seulement 5 % à peine des fermes ont été redistribuées aux 1,2 million de noirs alors que 60 000 blancs possèdent et gèrent toujours 80 % des surfaces cultivables. Le gouvernement s'était donné en 1994 comme objectif de redistribuer 30 % des terres d’ici 2014 mais le plan de réforme agraire qui devait se terminer à cette date a été repoussé en 2025[4].

La loi prévoit que les descendants des fermiers noirs, dépossédés par la force ou injustement indemnisés dans le cadre des lois adoptées depuis 1913, peuvent demander la restitution de leurs terres. C'est l’État qui finance leur rachat, en négociant le prix avec le propriétaire. En cas d’échec, une expropriation peut intervenir (alors que seulement 1 % du budget national est affecté à la redistribution). Le fermier peut ensuite faire appel auprès du ministre de la Terre avant d'aller en justice. La Constitution sud-africaine garantit qu’en cas d’expropriation, la victime doit être équitablement indemnisée.

En juillet 2005, la majorité des 4 000 participants au «Sommet sur la terre», a recommandé des expropriations alors que la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka demandait d'«importer des experts du Zimbabwe».

Ainsi, pour contrer cette galvanisation des noirs sud-africains sensibles aux expropriations forcées (et sans indemnités) du Zimbabwe de Robert Mugabe, c'est en novembre 2005 que pour la première fois la commission chargée de la restitution des terres aux Noirs demande l'expropriation d'un fermier blanc marquant la volonté du gouvernement d’accélérer la réforme agraire afin d'éviter qu'un « Mouvement des sans terres » politisé et violent ne se développe dans le pays. La victime de l'expropriation est un fermier afrikaner de Lichtenburg (en) (province du Nord-Ouest) et les biens expropriés sont sa ferme d’élevage de 500 hectares, son petit abattoir et sa maison. Sa famille avait racheté ces biens en 1968 au précédent propriétaire qui avait acheté ces terres en 1942.

Cependant, cette redistribution ne doit pas affecter la rentabilité économique de ces terres car la restitution à des Noirs de la majorité des fermes des vallées fertiles du Limpopo a tourné au désastre, faute d’encadrement technique et financier.

Le développement du capitalisme noir[modifier | modifier le code]

Depuis 1994 et sur la base du volontariat, pratiquement tous les grands groupes miniers et les banques ont cédé entre 10 et 26 % de leur capital à des noirs, indiens et métis. Dans un premier temps, une petite élite noire, issue des leaders de l'ANC, s'est reconvertie dans les affaires en bénéficiant de grosses cessions de capital d'entreprises. Le plus riche d'entre eux est Patrice Motsepe qui a accumulé une fortune de plus de 500 millions de dollars en à peine dix ans.

Depuis 2000, des objectifs précis ont été négociés dans certains secteurs (mines, banques, distribution du pétrole, etc.). Ainsi, selon la charte minière de 2002, toutes les compagnies doivent céder 26 % de leur capital d'ici à 2014. Les Noirs devront représenter 40 % des cadres en 2009. Les compagnies qui ne respecteront pas ces conditions pourront perdre leurs droits d'exploitation.

C'est dans ce cadre que De Beers, premier producteur mondial de diamant, a annoncé le 8 novembre 2005, qu'il cédait 26 % de ses mines en Afrique du Sud à un consortium noir, Ponahalo (détenu à 50 % par De Beers) présidé par Manne Dipico, ancien premier ministre du Cap-Nord. À la fin de l'année 2005, Jonathan Oppenheimer, le directeur exécutif de la De Beers, devrait laisser son poste à un noir pour ne garder que la présidence. Les autres bénéficiaires de l'opération sont alors l'ancienne ambassadrice sud-africaine en Grande-Bretagne, tout comme les 18 000 employés de De Beers, qui détiennent 50 % de Ponahalo. Ce consortium regroupe pas moins de 80 000 personnes. il a annoncé qu'il réinvestira une partie de ses dividendes dans des projets sociaux. Ces changements devraient ainsi dissiper le climat de méfiance qui pèse sur les relations entre le gouvernement et De Beers. Elle pourrait ainsi empêcher le gouvernement de mettre en action ses menaces de taxation des exportations de diamants.

Le gouvernement de l'ANC a adopté en février 2007 un code des meilleurs pratiques du Black Economic Empowerment, afin de guider les entreprises qui désirent effectuer une transformation au profit des noirs. Des chartes ayant pouvoir législatif ont été adoptées pour les industries minières, pétrolières, financières et de la construction. D'autres chartes sont à l'étude les industries du transport maritime, de l'import-export, des technologies de l'information et du tourisme.

Toutes les entreprises y compris les PME devront remplir un bulletin de note (ceux qui auront les meilleures notes auront plus de chance de remporter les marchés publics). Les multinationales sont cependant exemptées.

Évaluer le niveau de vie[modifier | modifier le code]

Le Rapport sur le Développement humain 2008 indique que l'Afrique du Sud se place à la 121e place sur 177 avec un IDH de 0,674. Ce chiffre reste en fait très faible si on le compare aux indices des pays développés.

L'espérance de vie à la naissance n'est que de 50,8 ans. Le taux d'alphabétisation des adultes est de 82,4 % et le PIB par habitant (en PPA) est de 9.800 $ US.

Il est important de noter qu'en Afrique du Sud, les blancs ont un mode de vie et un niveau de vie similaire à celui de l'Occident. Les noirs ont un mode de vie et un niveau de vie similaire à celui des autres pays africains. Les métisses et les indiens constituent une couche intermédiaire.

23,2 % de la population active est au chômage en août 2008, selon l'OIT[5].

Structure économique[modifier | modifier le code]

Croissance économique de l'Afrique du Sud par année[6]
2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
Taux ~5 % ~ 5 % 5,3 % 5,1 % 3,1 % - 1,8 % 2,8 %

L'Afrique du Sud est un pays émergent. Son économie est de plus en plus diversifiée, mais elle reste incapable d'assurer une réduction spectaculaire de la grande pauvreté. Cela explique pourquoi la recherche d'une forte croissance économique est prioritaire sur les autres progrès, dans la lutte contre la pollution par exemple. Cette croissance est forte mais reste fragile : 5,1 % en 2007, 3 % en 2008 (estimation gouvernementale de juillet 2008)[7]. Cependant, avec la crise économique l'Afrique du Sud est entrée en récession ce qui va à terme entrainer de graves problèmes économiques et sociaux.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Des ressources minières très riches[modifier | modifier le code]

L'Afrique du Sud bénéficie d'un sous-sol particulièrement riche en ressources naturelles très demandées par l'industrie. Le secteur minier traverse une phase de crise, en particulier au niveau de la production trop irrégulière d'électricité, dont a pourtant tant besoin son vaste système minier.

  • Le deuxième pays producteur d'or du monde (272 tonnes produites en 2007, soit 15 % du volume total) après la République populaire de Chine et en possèderait encore plus de 25 % des réserves mondiales.
    • Le groupe Gold Fields, constatant une baisse de plus de 16 % de sa production d'or sur l'année 2007, envisage une poursuite de cette baisse et la suppression de 7000 emplois.
  • Le leader de la production minière de platine, métal précieux stratégique, avec 75 % de la production mondiale.

Une agriculture d'importance variable selon les régions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agriculture de l'Afrique du Sud.

La production agricole se répartit entre : le maïs, le blé, la canne à sucre, les fruits, les légumes, la viande, la volaille, le mouton, la laine, les produits laitiers, les huiles essentielles.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Télécommunication[modifier | modifier le code]

Les zones urbaines bénéficient d'infrastructures de télécommunication modernes et efficaces, particulièrement en ce qui concerne la téléphonie mobile et le réseau Internet. Quatre entreprises de téléphonie mobile existent sur le marché, et offrent leurs services a plus de 42 millions d'abonnés (2007), 82 % de la population était abonnés a la téléphonie mobile[8]. Ces quatre entreprises sont Vodacom, MTN, Cell C et Virgin Mobile SA.

Énergie[modifier | modifier le code]

Une centrale thermique dans la province de Mpumalanga.

La production d'électricité était de 221,9 TWh en 2004. La consommation de 204,26 TWh. L'Afrique du Sud a exporté 12,45 TWh en 2004, principalement vers le Botswana et a importé 8,03 TWh.

L'électricité locale dépend essentiellement de la production locale de houille, à 94 % en 2007.

Les centrales électriques ainsi que les routes et d'autres infrastructures fondamentales à la bonne marche de l'économie sud africaine (notamment les mines et les quartiers financiers) ont été ignorés par les différents gouvernements noirs (post-apartheid) d'Afrique du Sud. D'autre part le black empowerment a créé des situations ubuesques chez le principal fournisseur d'électricité du pays. Par exemple les entreprises chargées de transporter la houille jusqu'aux centrales ont changé au profit d'entreprises gérées par des noirs qui ont été incapables de gérer l'approvisionnement des centrales. Dans les centrales les hommes blancs n'ont aucune perspective d'évolution, des postes à responsabilité sont donc attribués à des noirs qui ne doivent leur emploi qu'à leur couleur de peau tandis que de nombreux techniciens blancs se reconvertissent ou émigrent hors d'Afrique.

L'acquisition de deux centrales nucléaires est programmée à terme[7].

Commerce extérieur et finance[modifier | modifier le code]

  • Exportations : or, diamants, d'autres métaux et minéraux, les machines et équipements. Le pays exporte beaucoup vers les États de la partie Sud du continent. Par exemple, c'est le cas de plus de 50 % des importations du Zimbabwe[7].
  • Importations : machines, produits alimentaires et équipements, produits chimiques, produits pétroliers, des instruments scientifiques. Les importations en provenance de l'Union européenne se développent régulièrement, croissant de 11,8 milliards d'euros à 20,5 milliards d'euros[7].
  • Dette : 25,9 milliards de dollars.
  • Réserves de change : $ 17,618 milliards (novembre 2005)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Encyclopédie géographique 1991, Afrique du Sud, pp. 308-309, La Pochotèque, 1991
  2. Pierre Beaudet, les grandes mutations de l'apartheid, L'Harmattan, 1991, p 7
  3. Pierre Beaudet, supra, p 7-10
  4. article de Radio France International du 14 octobre 2010
  5. [PDF] (en) « Unemployment (aggregate level and rate) Dec 2008 », Organisation internationale du travail,‎ 2008 (consulté le 22-01-2009)
  6. (fr) Taux de croissance
  7. a, b, c et d Les Échos, 25/07/08
  8. Union internationale des télécommunications, ICT statistics (www.itu.int)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Janine Aron, Brian Kahn et Geeta Kingdon (dir.), South African economic policy under democracy, Oxford University Press, Oxford, 2009, 366 p. (ISBN 978-0-19-955146-0)
  • (fr) Jean-Pierre Cling, L'économie sud-africaine au sortir de l'apartheid, Karthala, Paris, 2000, 259 p. (ISBN 2-8458-6016-1)
  • (fr) « Afrique du Sud », in Bilan Économie 2010. L'atlas de 179 pays, hors-série Le Monde, p. 104-105
  • (fr) « Afrique du Sud : le test de l'après-Mondial », in L'État de l'Afrique 2010, hors-série Jeune Afrique no 24, p. 150-151

Liens externes[modifier | modifier le code]

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