Économie de l'Érythrée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Érythrée
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie de l'Érythrée
La ligne de chemin de fer entre Arbaroba et Asmara.

Monnaie Nakfa érythréen
Année fiscale 11 septembre - 10 septembre
Organisations internationales Ligue arabe observateur, COMESA, FMI, UA,
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 5,037 milliards $ (2011)
75,555 milliards Nakfa
Produit intérieur brut en PPA 4,55 milliard $ (2011)
Rang pour le PIB en PPA
Croissance du PIB 8,7 % (2011)
PIB par habitant en PPA 900 $ (2011)
PIB par secteur agriculture : 11 % (2011)
industrie : 34 % (2011)
services : 55 % (2011)
Inflation (IPC) 15 % (2011)
Pop. sous le seuil de pauvreté 30 % (2011)
Indice de développement humain (IDH)
Population active
Population active par secteur agriculture : 40 %
industrie : 35 %
services : 25 %
Taux de chômage 2.95 %
Principales industries
Commerce extérieur
Exportations 415,4 millions $ (2011)
Biens exportés alimentaire,minéraux, bétail, produits manufacturés, textile
Principaux clients Chine 8.5%, Égypte 4.8%, Italie 30.5%, Arabie saoudite 8.8%, Soudan 24%, Royaume-Uni 5.7%
Importations 899.9 millions $ (2011)
Biens importés machines, produits pétroliers, produits alimentaires, produits manufacturés
Principaux fournisseurs Brésil 5.9%, Chine 11.1%, Égypte 11.9%, Inde 8.9%, Italie 7.2%, Allemagne 7.2%, Arabie saoudite 15.7%, Afrique du Sud 6.5%, Corée du Sud 4.3%
Finances publiques
Dette publique 118,5 % PIB
Dette extérieure 1,013 milliards (décembre 2011)
Recettes publiques en augmentation 715,4 millions $ (2011)
Dépenses publiques en augmentation 1,021 milliards $ (2011)
Déficit public
Aide au développement
Sources :
CIA factbook

L'économie de l'Érythrée a du faire face à de nombreuses difficultés après l'indépendance obtenue en 1993 et la rupture monétaire avec l'Éthiopie en 1995, dues aux sécheresses de 2002-2003[1] et à la situation politique, en particulier le conflit avec l'Éthiopie à partir de 1998.

Cependant, l'Érythrée a connu une croissance économique importante ces dernières années, avec un accroissement du produit intérieur brut (PIB) de 8,7% en 2011 et 7,5% en 2012. L'Economist Intelligence Unit prévoit un taux de croissance de 8,5% en 2013.

L'Érythrée dispose de nombreuses ressources naturelles, comme du cuivre, de l'or, de l'argent, du granit, du marbre, du potassium, du zinc, du sel et du fer et quelques sources de gaz et de pétrole dans ses eaux.

En 2011, après la chute de la Jamahiriya arabe libyenne qui a soutenu l'économie érythréenne depuis son indépendance, en offrant pétrole en suffisance sans frais, armes... elle ne compte plus que sur l'aide du Qatar (depuis 2008), qui lui permet de proposer éducation et soins gratuits à la population.

Principaux indicateurs[modifier | modifier le code]

Le taux d'inflation était de 15 % en 2011. Néanmoins le pays affiche un taux de croissance de +8,7% en 2011 et 7,5% en 2012, en hausse par rapport aux années précédentes (+1,3 et +1 respectivement en 2007 et 2008).

En 2011, l'indice de développement humain classait l'Érythrée au 156e rang sur 182 pays[2].

En 2011 les exportations s'élevaient à 415,4 millions de $, les importations à 899.9 millions de $.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Agriculture, élevage, pêche[modifier | modifier le code]

Champ de teff dans les hauts plateaux

Mines et industries[modifier | modifier le code]

Nevsun Resources, une société minière canadienne, s'est intéressée à l'Érythrée après la découverte de mines d'or, d'argent, de cuivre et de zinc. Une société d'exploitation dont l'État érythréen possède 40% est créée en 2003. En septembre 2008 commence la création d'un centre d'extraction par la société sud-africaine Senet[3], puis de cuivre, sur la mine de Bisha. La première production d'or est sortie en décembre 2010 et l'exploitation commerciale commence en février 2011. Un site annexe est ouvert à Harena, à 6km[4]. La production prévue est d'environ 14t d'or et 23t d'argent par an.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

L'Érythrée dispose de deux ports maritimes significatifs, Assab, au sud-est, dont les activités s'étaient développées au cours des années 1990, mais qui a connu un déclin en raison du conflit Érythrée-Éthiopie, et Massaoua, plus central[1]. La ligne de chemin de fer reliant Massaoua à la capitale Asmara et à Bishia à l'intérieur du pays ne comptait que 317 km en 1999[1]. Massaoua possède aussi un aéroport, mais le plus important est l'Aéroport international d'Asmara. La compagnie aérienne nationale est Eritrean Airlines.

L'Érythrée bénéficie d'un excellent potentiel touristique, notamment pour la plongée sous-marine en Mer Rouge[5]. C'est ainsi qu'en 2005, 83 000 touristes ont permis l'entrée de 534 millions de $ de devises[1], mais le contexte politique actuel est de nature à les tourner vers d'autres destinations.

Devise[modifier | modifier le code]

Depuis 1997, la monnaie nationale est le nakfa, divisés en 100 cents. Au mars 2013, 1 € valait 18,20 nakfas et 1 $ valait 14,20 nakfas.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) « Érythrée », in Atlas de l'Afrique, Éditions du Jaguar, Paris, 2009, p. 138-139 (ISBN 978-2-86950-426-4)
  • (fr) « Érythrée », in Bilan Économie 2010. L'atlas de 179 pays, hors-série Le Monde, p. 112-113
  • (fr) « Érythrée : Embargo de l'ONU sur les armes », in L'État de l'Afrique 2010, hors-série Jeune Afrique no 24, p. 138
  • (fr) Nafi Hassan Kurdi, L'Érythrée : une identité retrouvée (préface de Michel Jobert), Karthala, Paris, 1994, 188 p. (ISBN 2-86537-498-X)

Autres projets[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]