Économie de l'Équateur

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Équateur
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie de l'Équateur
L'Équateur, premier exportateur mondial de bananes

Monnaie Dollar américain
Année fiscale
Organisations internationales UNASUR, ALBA, CAN, OEA, OMC
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 58,91 milliards $(2010)[1]
Produit intérieur brut en PPA 115 milliards $ (2010)
Rang pour le PIB en PPA 65e
Croissance du PIB - 0,8 % (2009)
PIB par habitant en PPA 7500 $ (2009)1
PIB par secteur agriculture : 6,8 %
industrie : 35,2 %
services : 58 % (2006)1
Inflation (IPC) 4,3 % (2009)
Pop. sous le seuil de pauvreté 33,1 % (2010)1
Indice de développement humain (IDH) 0,806 (80e)2
Population active 4,77 millions (2009, hors zones rurales)
Population active par secteur agriculture : 8,3 %
industrie : 21,2 %
services : 70,4 % (2005)1
Taux de chômage 8,5 % (juillet 2010)
Principales industries agro-alimentaire, textile, produits du bois, chimie
Commerce extérieur
Exportations 14,34 milliards $ (2009)1
Biens exportés pétrole, bananes, fleurs coupées, crevettes etc.
Principaux clients États-Uns (34,4 %), Pérou (10,05 %), Chili (7,15 %), Panama (4,58 %), Russie (4,11 %)
Importations 14,27 milliards $ (2009)1
Biens importés matériels industriels, carburants et lubrifiants, biens de consommation
Principaux fournisseurs États-Unis (26,9 %), Venezuela (10,15 %), Colombie (9,42 %), Chine (8,02 %), Brésil (4,35 %)
Finances publiques
Dette publique 23,1 % du PIB (2009)1
Dette extérieure 13,28 milliards $ (2006)1
Recettes publiques 16,98 milliards $ (2009)
Dépenses publiques 18,9 milliards $ (2009)
Déficit public
Aide au développement
Sources :
1. « Équateur sur CIA factbook » (consulté le 9 octobre 2010) 2. « classement IDH 2000 » (consulté le 8 octobre 2010)

L'économie de l'Équateur est la soixante-quatrième du monde en 2010 selon le critère du PIB à parité de pouvoir d'achat. Petit pays par rapport à ses voisins d'Amérique du Sud, il se caractérise par ses fortes exportations de pétrole (près de 46 % des exportations du pays en 2009) et de produits agricoles (bananes, fleurs, crevettes). Après une importante crise bancaire à la fin des années 1990 qui débouche sur l'abandon de la monnaie nationale, le sucre, au profit du dollar américain, l'Équateur connaît une croissance soutenue au cours des années 2000, malgré une légère récession en 2009. Depuis 2007, le président Rafael Correa donne aux politiques économiques du gouvernement le but de construire le « socialisme du XXIe siècle », en s'appuyant sur une revalorisation du rôle de l'État dans l'économie et sur l'utilisation de la planification comme moyen d'atteindre les objectifs[2],[3].

Agriculture et pêche[modifier | modifier le code]

L'agriculture représentait 6,8 % du PIB de l'Équateur en 2006 et occupait 8,3 % de la population active à la même date selon les chiffres du CIA World Factbook. Malgré l'importance historique de l'agriculture dans l'économie, seule 11 % de la surface du pays est cultivée, et 18 % est utilisée pour le pâturage extensif. L'agriculture de la Costa est principalement tournée vers les produits d'exportation, en particulier la banane, qui représentait en 2001 17,8 % des exportations du pays, seulement devancé par le pétrole. D'autres produits d'exportation sont produits dans les plaines du littoral, tels que le cacao et le café. L'agriculture de la Sierra est au contraire tournée principalement vers le marché intérieur, et dominée par des produits de climat tempéré tels que le maïs, l'orge, le blé, les haricots ou les pommes de terre. La floriculture, et en particulier la culture des roses, a connu une importante expansion au cours des dernières décennies, et les fleurs sont un important produit d'exportation du pays, avec une valeur exportée de 597 millions de dollars en 2009[4],[5].

Pétrole et ressources minières[modifier | modifier le code]

L’Équateur dispose d'importantes réserves pétrolières, en particulier dans la partie amazonienne du pays. La production du pays a été de 505 000 barils par jour en moyenne entre janvier et novembre 2008, 53 % de cette production étant assurée par l'entreprise publique Petroecuador et le reste par différentes compagnies privées[6]. Le pays disposait en 1999 de 2,9 % des réserves pétrolières d'Amérique latine, ce qui en faisait le quatrième pays de la région selon ce critère après le Venezuela, le Mexique, et le Brésil, et également le quatrième producteur[7]. L’Équateur est le plus petit membre de l'OPEP[6]. Le pétrole représentait en 2009 45,8 % des exportations du pays[8]. En 2010 le gouvernement équatorien a annoncé qu'il renoncerait à l'exploitation des gisements de pétrole de la région du Yasuni en échange d'une contribution financière de la communauté internationale d'un montant de 350 millions de dollars annuel, afin de protéger la biodiversité et de contribuer à lutter contre le réchauffement climatique.

Le président de l'Équateur, Rafael Correa, a annoncé en 2007, devant l'Assemblée Générale des Nations Unies, l'engagement de l'Équateur de ne pas extraire près de 846 million de barils de pétrole dans le champ ITT (Ishpingo-Tambococha-Tiputini), ce qui correspond à 20 % des réserves du pays. L'exploitation de ce pétrole aurait rapporté à l'État équatorien 7,2 milliards de dollars (au cours du baril de 2007). Le président a donc demandé en contre-partie une contribution économique de 3,6 milliards de dollars à la communauté internationale, et renonce ainsi à 50 % des recettes. L'initiative Yasuní ITT permet d'éviter l'émission de 407 millions de tonnes de CO2 (principal gaz à effet de serre) dans l'atmosphère. Pour comparaison l'émission annuelle de la France est de 369 millions de tonnes[9],[10].

Les autres ressources minières du pays sont le pétrole et le gaz naturel, les minerais d'or, d'argent, de charbon, de plomb, de zinc, de cuivre, de fer et de soufre. Le pays exploite aussi le sel.

Industrie[modifier | modifier le code]

En 2006, le secteur manufacturier représentait 35,2 % du PIB de l'Équateur et occupait 21,2 % de la population active. Les secteurs les plus importants sont le raffinage du pétrole (en 2002, le pays comptait trois raffineries) et le secteur agroalimentaire basé sur la transformation et la préparation de produits agricoles comme les asperges, les fruits tropicaux ou les crevettes. L'Équateur dispose également d'une industrie automobile représentée par l'entreprise Aymesa, qui existe depuis 1972 et a produit 7597 unités en 2007[11],[12].

Services[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'Équateur est un pays très touristique avec les îles Galápagos (où le tourisme est très réglementé), avec les villes pré-colombiennes ou coloniales, ainsi que les chaînes de volcans où de nombreux sports comme le rafting.

Inflation et finances publiques[modifier | modifier le code]

Inflation[modifier | modifier le code]

L'inflation a considérablement diminué entre avril 2001 et fin mars 2003. En effet, l'inflation est passé de 46,6 % au début du mois d'avril 2001 à 9,2 % fin mars 2003, et fin mars 2002 elle était de 13,2 %.

Au cours des trois premiers mois de 2003, l'inflation était restée autour de 9-10 %. Ainsi, elle était de 9,36 % fin décembre 2002, 10,10 % fin janvier 2003, 9,8 % à la fin février et 9,2 % à la fin mars.

Histoire de l'inflation[modifier | modifier le code]

Le , le président Jamil Mahuad annonça sa décision d'adopter le dollar comme monnaie officielle dans le pays pour lutter contre la crise économique. Des protestations eurent lieu et entraînèrent sa démission, il fut remplacé par son vice-président, Gustavo Noboa.

Équipements[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en Équateur.

L'Équateur possédait en 1999 43 197 km de routes dont 8 165 km goudronnés, 965 km de voies ferrées, 1 500 km de voies navigables, ainsi que 180 aéroports dont 59 avec des pistes goudronnées.

Chiffres[modifier | modifier le code]

Le PNB de l'Équateur est de 23 milliards de dollars, ce qui représente 1 790 dollars par habitant. Le PIB du pays est de 39,3 milliards de dollars. La croissance du PIB est de 4,3 %. Le pays exporte pour 7 538 millions de dollars et importe pour 7 861 millions de dollars (en 2004), ce qui fait que la balance commerciale est négative. De plus la dette extérieure du pays est d'environ 10.9 milliards de dollars.

Pour essayer d'endiguer ce manque d'argent, le pays a reçu 96 millions de dollars le de la part du FMI, avec 300 millions de dollar en attente. En février 2003, le nouveau président Lucio Gutiérrez prit en compte dans le budget, le remboursement de cette dette en utilisant le potentiel pétrolier.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/ec.html
  2. Correa: Socialismo del siglo XXI es alternativa ante crisis mundial, TelesurTV, 29 janvier 2009
  3. Correa dirige a Ecuador hacia el "socialismo del siglo XXI" de inspiración chavista, El País, 1er octobre 2007
  4. Flores ecuatorianas buscan nuevos mercados de exportación, Andes, 27 septembre 2010
  5. Ecuador - Agriculture, Encyclopedia of the Nations. Consulté le 29 novembre 2010.
  6. a et b Perspectivas del escenario petrolero en América Latina 2009, Hernán Federico Pacheco, 2009
  7. Geopolitica del petroleo en America Latina, Guillaume Fontaine, Ecuador debate, 58, 1999
  8. La relación entre el mercado de productos básicos y el alivio de la pobreza, José Durán Lima, Marcelo Lafleur, Alfonso Finot
  9. http: www.yasuni-ittt.gob.ec
  10. www.ministeriopatrimonio.gob.ec
  11. Ecuador - Industry, Encyclopedia of the Nations
  12. Aymesa lleva el orgullo nacional, Acelerando