Écologie chimique

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Dans le domaine de l'écologie, de l'éthologie et plus généralement des sciences du vivant, la notion d'écologie chimique désigne les disciplines de l'écologie qui étudient les rôles de signal et de médiateur chimique de certains composés biochimiques émis dans l'air ou dans l'eau ou déposés sur certains substrats par des espèces ou des individus (en permanence ou en certaines circonstances) parmi les interactions entre espèces vivantes, animales (ou végétales et fongique en tant que sources d'odeurs).

Enjeux et domaines d'étude[modifier | modifier le code]

L'écologie chimique joue un rôle particulier et important dans des domaines tels que :

  • le marquage du territoire ;
  • le contrôle de la démographie d'une population dont les individus sont territoriaux ;
  • la recherche et le choix d'un partenaire sexuel[1], la temporalité de la sexualité et la reproduction ;
  • la reconnaissance inter-individuelle ou inter-espèce ;
  • les comportements sociaux[2], les hiérarchies sociales (dominant/dominé) chez certaines espèces ;
  • la détection d'une proie par un parasite ;
  • le choix d'une source source de nourriture par un herbivore (ex. : chevreuil qui préfère des éléments plus digestes et riches en azote[3] ou invertébré déprédateur tel que le charançon des palmiers[4],[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Goldansaz S.H. (2003), Étude comportementale et écologie chimique de la recherche d'un partenaire sexuel chez le puceron de la pomme de terre, Macrosiphum euphorbiae (Thomas)(Homoptera: Aphididae) ; Thèse de doctorat, Québec: Université Laval
  2. Alves L.F. (1988), Chemical ecology and the social behavior of animals. In Fortschritte der Chemie organischer Naturstoffe/Progress in the Chemistry of Organic Natural Products, p. 1-85, Springer Vienna (extrait/1ère page)
  3. Maizeret, C., Bidet, F., Boutin, J.-M. et Carlino, J.-P. (1991), Influence de la composition chimique des végétaux sur les choix alimentaires des chevreuils, Revue d'écologie, 46(1), 39-52 (résumé avec Inist-CNRS)
  4. Rochat D., Descoins C., Malosse C., Nagnan P., Zagatti P., Akamou F. et Mariau D. (1993), Écologie chimique des charançons des palmiers, Rhynchophorus spp. (Coleoptera), Oléagineux, 48(5), 225-236 (résumé).
  5. Rochat D. (1991), Écologie chimique du charançon des palmiers, Rhynchophorus palmarum (L.) (Coleoptera : Curculionidae) (Thèse de doctorat) ; résumé avec Inist-CNRS)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Bell W.J. et Cardé R.T. (1984), Chemical ecology of insects, Chapman & Hall.
  • Jeuniaux C. (1981), Faunistique et écologie chimique des peuplements benthiques sur substrats durs et des sédiments en baie de Calvi (Corse), Bull. Soc. r. Sci., Liège, 11-12, 446, 452.
  • Pasteels J.M. (1973), Écomones : Messages chimiques des écosystèmes, Ann. Soc. R. Zool. Belg., 103, 103-117.
  • (en) Pasteels J.M. (1982), Is kairomone a valid and useful term?, Journal of Chemical Ecology, 8(7), 1079-1081.