École supérieure d'études cinématographiques

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École supérieure d'études cinématographiques
Image illustrative de l'article École supérieure d'études cinématographiques
Nom original ESEC
Informations
Fondation 1973
Fondateur Kostia Milhakiev
Type École supérieure technique privée
Régime linguistique Français
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 52″ N 2° 22′ 49″ E / 48.847872, 2.38036948° 50′ 52″ Nord 2° 22′ 49″ Est / 48.847872, 2.380369  
Ville 12e arrondissement de Paris
Pays France
Divers
Site web www.esec.edu

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École supérieure d'études cinématographiques

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Créée en 1973 par Kostia Milhakiev, l'ESEC (École supérieure libre d’études cinématographiques) est une école internationale d'enseignement privé offrant une formation aux métiers du cinéma et de la télévision. Elle reçoit des étudiants de plus de 70 nationalités.

Formant aux métiers de collaborateurs à la création d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles, elle spécialise ses étudiants dans les domaines de :

  • la réalisation
  • la production
  • le montage et les effets spéciaux en numérique

L’ESEC délivre des titres de niveau II (licence-maîtrise) certifiés par l’État et les organisations professionnelles.

Historique[1][modifier | modifier le code]

1973-1983 : Les premières années[modifier | modifier le code]

En 1973, l'ESEC est créée avec les objectifs suivants : former aux métiers des techniques du cinéma, d'assistant à la réalisation et d'assistant à la production.

De 1976 à 1979, l'ESEC organise « Les clubs-rencontres de l'ESEC », manifestations destinées à interroger les professionnels sur l'actualité politique, sociale et culturelle de leurs métiers. Des représentants d'institutions (CNC, ministères, Chambres syndicales, etc.) sont invités à débattre devant un public professionnel. Les premiers clubs-rencontres invitent Daniel Toscan du Plantier, producteur à la société Gaumont, Jean Negroni, comédien et représentant d'un syndicat de comédiens, Gilbert Grégoire, président de la chambre syndicale des producteurs de films, Hubert Astier, président de l'Office de la création cinématographique, Serge Moati, Henri Lassa, producteur, ainsi que le comédien Jean-Louis Trintignant...

À partir de 1980, l’ESEC organise des échanges d'étudiants et de cinéastes entre Moscou, Saint-Pétersbourg (ex-Leningrad) et Paris. Depuis cette époque, l’ESEC est le correspondant de l’Institut d’histoire des arts de la Russie de Saint-Pétersbourg. Elle a des accords de coopération culturelle avec le Fonds culturel de Russie présidé actuellement par le réalisateur Nikita Mikhalkov ; et des accords pédagogiques avec l’université d’État du cinéma et de la télévision de Saint-Pétersbourg.

L’ESEC a organisé des échanges de professeurs, des échanges d’étudiants, des stages de formation à Paris pour des techniciens russes, des projections et des ventes de films français en Russie, des conférences à la télévision russe et dans des Instituts d'art et de cinéma en Russie, et une exposition de peintures russes à Paris en 1991.

L’ESEC a signé un accord d’échanges d’informations et de recherche avec l’Institut d’histoire des arts de la Russie de Saint-Pétersbourg et l’École pratique des hautes études de Paris.

1983-1992 : Création de l'Académie internationale des arts[modifier | modifier le code]

En 1983, Kostia Milhakiev fonde l'AIA (Académie internationale des Arts) dont l'ESEC devient le département d'enseignement. L'objectif de l'AIA est d'enseigner, promouvoir, accueillir, produire et réaliser des œuvres d'arts visuels. L’AIA accueille dans les locaux de l’ESEC des expositions d’art contemporain : peinture, sculpture, photographie, art vidéo. Elle anime des rencontres avec des artistes contemporains.

En 1984, l'ESEC met en place un cours d'analyse de la télévision (programme confié initialement à Ignacio Ramonet, futur directeur du Monde diplomatique)

En 1987, l'ESEC crée un laboratoire de recherches sur la télévision, confié successivement à différents créateurs ou théoriciens de la vidéo. Son but : interroger la télévision, élaborer des stratégies de rechange, produire et réaliser des maquettes de programmes

À partir de 1990, un programme sur la vidéo de création est proposé aux étudiants avec les objectifs suivants : analyser les courants de création contemporains, recevoir des œuvres et des artistes, mesurer les conséquences artistiques et économiques des nouvelles technologies de création au cinéma et à la télévision.

1992-2003 : Développement du département arts et médias électroniques et de l'atelier production[modifier | modifier le code]

En 1992, création d’un département des arts et médias électroniques (Cinéma documentaire et Création électronique). Intégrer dans la formation, les échéances technologiques, économiques et de création du futur, en interrogeant en particulier la mise en scène du documentaire de création et l’écriture télévisuelle.

L’atelier a bénéficié, entre autres, des collaborations et/ou parrainages d'artistes et de concepteurs multimédia : John Sanborn, Gary Hill, Lynn Hershman, Shelly Silver, Stefaan Decostere. En collaboration avec le “Studio des artistes électroniques” de Dominik Barbier.

En 1997, le diplôme de l'ESEC obtient son homologation par l’État.

En 1999 est ouvert un programme de formation aux effets spéciaux numériques en 2D.


En 2002, Technique et Création au cinéma, écrit par Michel Chion, est le premier ouvrage édité par ESEC Editions.

2003-de nos jours : Évolution du département arts et médias électroniques en atelier écriture télévisuelle et web-TV[modifier | modifier le code]

En 2003, l'ESEC créé une année préparatoire pour accueillir des bacheliers.

En 2006, les diplômes de l'ESEC sont certifiés par l'État et élevés au niveau II (niveau licence-maîtrise)

Professeurs et intervenants[modifier | modifier le code]

  • Pierre Befve, (César 1989), diplômé de l’École nationale Louis-Lumière, chef-opérateur et ingénieur du son
  • Jean-Sébastien Chauvin, réalisateur, rédacteur à Chronicart, ancien rédacteur aux Cahiers du cinéma
  • Michel Chion, compositeur, écrivain, essayiste, réalisateur
  • Cédric Deloche, ingénieur du son
  • Avril Dunoyer, enseignante et chercheur en esthétique du cinéma, diplômée de l'université Paris-3.
  • Jean-Victor Dubau, diplômé de l’École centrale d’électronique, ingénieur de la vision
  • Jérôme Enrico, scénariste et réalisateur de long-métrage
  • Brigitte Faure, directrice de production et productrice exécutive de films de long-métrage
  • Paule Héradès, productrice de programmes de télévision (Canal +, TMC,Ciné cinémas)
  • Bruno Hodebert, Producteur de films de longs métrages
  • Martine Ifergan, Directeur de la photo et grand reporter TV (LCI, TF1, Canal Plus)
  • Emmanuelle Jay, réalisatrice et monteuse vidéo
  • Mathias Maffre, concepteur et réalisateur multimedia
  • Yvon Marciano, diplômé de L’École nationale Louis Lumière, scénariste et réalisateur
  • Jacques Meynard, diplômé de l’école nationale Louis Lumière, directeur de la photo
  • Hervé Michel, diplômé de l’IEP, directeur de la distribution internationale à France Télévisions
  • Valérie Paulin, premier assistant réalisateur
  • Jean Roy, docteur en cinéma, professeur associé à l’Université
  • Pascal Servais, diplômé de l’ESEC, directeur de productions de films publicitaires
  • Bernard Trémège, scénariste et documentariste
  • Camille Vidal-Naquet, DEA en Esthétique et Cinéma, auteur et réalisateur
  • Caroline Zeau, docteur en cinéma, enseignante à Paris III

Le Conseil professionnel de perfectionnement[modifier | modifier le code]

  • René Bonnell, ancien président de la FEMIS, directeur aux programmes à France Télévisions
  • Gilles Jacob, président du Festival du film de Cannes
  • Jean-Pierre Jeunet, réalisateur
  • Lionel Moreau, directeur des relations humaines de la société cinématographique UGC, administrateur à l’Assurance Formation des Activités du Spectacle
  • Ignacio Ramonet, directeur du journal Le Monde diplomatique
  • Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française
  • Jean-Benjamin Stora, doyen du corps professoral du Groupe HEC-ISA

Les parrainages[modifier | modifier le code]

Ont été formés à l'ESEC[2][modifier | modifier le code]

Plus de 17 films dans sa filmographie, dont : Disco (2008), Détrompez-vous (2007), Danse avec lui (2007), Du jour au lendemain (2006) Mariages! (2004), Les Liaisons dangereuses (2003), Le Coût de la vie (2003), L’Adversaire (2002), Belphégor (2001), Les Acteurs (2000), Les Voleurs (1996), Les Roseaux sauvages (1994), Ma saison préférée (1993), J'embrasse pas (1991)

17 films dans sa filmographie, dont : Le Prix à payer (2007), L'Entente cordiale (2006), Atomik Circus, le retour de James Bataille (2004), Adolphe (2002), Rue des plaisirs (2002), Felix et Lola (2001), Les Blessures assassines (2000), La Fille sur le pont (1999), Une chance sur deux (1998), Élisa (1995), Le Parfum d'Yvonne (1994)

Longtemps attaché de presse et assistant de production, il a aussi travaillé dans l’évènementiel. Il a produit : Le Feu, Le Sang, Les Etoiles (2008), L'inconnu (2007), Résistance aux tremblements (2007), Le Vacant (2007), Recrue d'essence (2007), L'Étoile de mer (2006), Marie sans aideu (2004), Dans mon île (2004), Pellis (2004), L'Autre Combat (2003), Il est difficile de tuer quelqu’un (2000)

Président et créateur de l’association française des assistants réalisateurs (AFAR), il se consacre désormais à la production exécutive : Chrysalis (2006), Selon Charlie (2005), Narco (2004). Parmi ses contributions comme assistant réalisateur : André le magnifique (2000), Les Parasites (1999), Jefferson in Paris (1995), Entretien avec un vampire (1994), et 11 autres films.

Ancien enseignant à l’ESEC, il est également producteur et réalisateur de courts-métrages, de documentaires et de films d'entreprise.

Révélé aux festivals de Locarno et de Cannes, il a réalisé : Familles, je vous hais (1997), Chacun pour soi (1998), L'Amour au soleil (2003), Je t'aime, je t'adore (2003).

Somewhere in Europe (1988), Nuit de Noces (1992), Sniper (1994), Black Dju (1996), Boys on the run (2001), Perl oder Pica (2006). Il a également filmé la tournée européenne History de Michael Jackson en 1997.

Nommé aux Oscars et aux Césars pour Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001), sa filmographie compte plus d'une dizaine de films dont : Harry Potter et le prince de sang-mêlé (2009), Across The Universe (2007), Un long dimanche de fiançailles (2004), Ni pour, ni contre (bien au contraire) (2002), Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes (1993), IP5 : l’île aux pachydermes (1992 - assistant), 37°2 le matin (1986 - assistant)

Son premier moyen-métrage, Les lustrales (1995), été coproduit par l’ESEC. Il a depuis réalisé deux longs-métrages : Promenons-nous dans les bois (2000) et Président (2006).

Habituel chef-opérateur de Patrice Leconte, sa filmographie compte plus de 30 films dont : Disco (2008), Sa Majesté Minor (2007), Dialogue avec mon jardinier (2007), Les Bronzés 3 : Amis pour la vie (2006) Deux frères (2004), L’Homme du train (2002), Balzac et la petite tailleuse chinoise (2002), La Fille sur le pont (1999), Marquise (1997), Les Caprices d'un fleuve (1996), Capitaine Conan (1996), Tango (1993), Ripoux contre ripoux (1990)

Elle a étudié à l'ESEC avant d'intégrer l'IDHEC (ancêtre de La Fémis). Monteuse puis scénariste, elle a réalisé Innocence (2004), Good boys use condoms (1988), La Bouche de Jean-Pierre (1996)

Il a reçu le César de la meilleure œuvre francophone pour Wend Kuuni (1982), La Nuit africaine (1990), Zan Biko (1998), Rabi (1992), Lumière et compagnie (1995), Le Joueur de cora (1996), Buud Yam (1997)

Assistant personnel du réalisateur Nikita MIKHALKOV sur Urga (1991), Soleil trompeur (1998) et Le Barbier de Sibérie (2001)

Actuel conseiller à la culture en Corée, ce réalisateur a été récompensé dans tous les festivals du continent asiatique. Chilsu et Mansu (1988), The black republic (1990), Berlin report (1991), To the starry island (1993), Single spark (1996), The uprising (1999), If you were me (2003)

Go Fast (2008), Dieu est grand, je suis toute petite (2001), Yamakasi (2001), Taxi 2 (2000), Passage à l'acte (1996), Une époque formidable (1991)

D’abord assistant sur les clips de Natacha St Pier et Don Choa. Il a travaillé sur 31 réalisations, parmi lesquelles : Le Rainbow Warrior (2006 - TV), Orages (2003 - TV), Confidences trop intimes (2003), Albert est méchant (2003), L'Enfant de l'aube (2003), Mon fils cet inconnu (2003)

  • Sébastien Moreau. Diplômé en montage et effets spéciaux, il a collaboré à plus de 55 films, parmi lesquels : Indiana Jones et le crâne de cristal (2008), La Ligne brisée (2008), Pirates des Caraïbes (2006/2003), Mission impossible III (2006), Munich (2005), Star Wars (2005/2002), Le Seigneur des anneaux (2005/2002), Gangs of New York (2002).
  • Alain Mougenot, producteur et directeur de production

L'Antidote (2005), Un long dimanche de fiançailles (2004), Chouchou (2003), Le Boulet (2002), Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001), Un pont entre deux rives (1999), Le Hussard sur le toit (1995), Une époque formidable (1991)

Il a poursuivi ses études à Bruxelles avant de réaliser : Tout doit disparaître (1996), Libre circulation (2002 - TV), Violence des échanges en milieu tempéré (2004), La Fabrique des sentiments (2008).

Il réalise des clips et des captations. En 2010, il est le premier réalisateur français à réaliser un long-métrage intégralement tourné en 3D-Relief, Une nuit au cirque 3D, coréalisé avec Olivier Kauffer et récompensé du prix de la Meilleure Captation Européenne en 3D-relief au festival 3D STEREO MEDIA. Spécialiste de la captation en 3D-relief, il est également l'auteur du livre "Tourner en 3D-relief" édité chez Eyrolles en octobre 2011.

  • Arielle Saracco, directrice de programmes de la chaîne de télévision Canal+. Elle a commencé sa carrière comme scénariste.
  • Isabelle Sauvanon, secrétaire de production puis attachée de presse

Sac de nœuds (1985), L’Effrontée (1985), Mina Tannenbaum (1994), Le ciel est à nous (1997), La Classe de neige (1998), La Fille sur le pont (1999), C’est pas ma faute (1999), Rien à dire (1999), Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (2001), Une hirondelle a fait le printemps (2001).

Plus de 30 films dans sa filmographie. Il est «le» directeur de production incontournable au Luxembourg où tournent désormais régulièrement des réalisateurs internationaux, tels Volker Schlöndorff (Le Neuvième jour), Michael Radford (Le Marchand de Venise), Roman Coppola (CQ) ou Peter Greenaway (8 femmes 1/2)

La Guerre des poux (1996), Lettre ouverte à Lili (1995), Les Taupes-niveaux (1992), Les Cravates léopards (1992), Le bonheur a encore frappé (1986 - cinéma), Dialogue de sourds (1985 - cinéma), Plus jamais comme ça (2005)

Son premier court-métrage L’Enfant qui connaissait les femmes (1997) a été produit par l’ESEC, tandis que son premier long-métrage J'ai oublié de te dire est prévu pour une sortie en février 2009. Autres courts-métrages : Frau rettich (1988 - assistant), Mes amis d’en France (2001)

Le Prince (2004), Le Chant du millénaire (2002), EssaÏda (1996), Ya nabil (1993), Le Casseur de pierres (1989), Virgule (1987)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "L'ESEC a 30 ans", brochure d'information fournie en complément du dossier d'inscription de 2003 à 2008
  2. http://www.esec.edu/anciens.php