École normale supérieure

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Les écoles normales supérieures (ENS) sont des établissements d’enseignement supérieur et de recherche présents dans différents pays francophones et en Italie. La plus ancienne d'entre elles, située à Paris, porte ce nom depuis 1845. L'origine des ENS remonte cependant à l'éphémère École normale de 1794 et au « pensionnat normal » de Napoléon Ier instauré en 1808.

Présentation[modifier | modifier le code]

Il existe actuellement quatre écoles normales supérieures en France. La plus ancienne est l'École normale supérieure, située rue d'Ulm à Paris depuis 1847 mais remontant à l'École normale fondée par la Convention nationale en 1794. Treize Prix Nobel et dix médaille Fields y ont été formés et elle figure parmi les trois meilleurs établissements d'enseignement supérieur français dans l'ensemble des classements publiés depuis le début des années 2000. Les autres ENS françaises sont l'École normale supérieure de Lyon, héritière des ENS de Fontenay-aux-Roses (1880) et de de Saint-Cloud (1882), l'ENS de Cachan (1912) et l'ENS de Rennes (2014), issue d'une antenne de l'ENS de Cachan établie en 1994. Les écoles normales supérieures de Cachan, Lyon, Paris et Rennes sont les seules des nombreuses grandes écoles françaises à accueillir les deux filières des sciences et des lettres.

Après avoir recréé à Paris en 1808 au sein de l'université de Paris un « Pensionnat normal » destiné à former les futurs professeurs, Napoléon Ier établit par le décret du 18 octobre 1810 une scuola normale au sein de l’université impériale de Pise, qu'il avait transformé en « succursale » de la Sorbonne en Toscane, « pays qui a rendu des services essentiels aux sciences et aux arts ». Si celle-ci ne fonctionne qu'en 1813-1814, elle rouvre en 1847 sous le nom Scuola Normale Toscana, puis devient la Scuola normale del Regno d'Italia en 1862 à la suite de l'unification de l'Italie. Cette école prestigieuse a formé trois Prix Nobel, deux premiers ministres et un président de la République italienne. Une convention la relie à sa sœur parisienne depuis 1988 et les échanges sont très nombreux entre les deux écoles, ainsi qu’avec les autres ENS françaises.

Le collège Eötvös de Budapest, fondé en 1895, et l'école supérieure Sainte-Anne de Pise, fondée en 1967 et remontant à 1931, sont également construits directement sur le modèle de l’École de la rue d’Ulm et entretiennent des liens étroits avec elle[1] ainsi qu’avec les autres ENS françaises.

Il existe par ailleurs des ENS dans d'anciennes colonies françaises : au Viêt Nam (Hanoï, Nha Trang et Tiền Giang), au Maghreb (Fès, Meknes, Tunis, Rabat, Casablanca, Marrakech, Tétouan, Bouzaréah, Constantine et Oran), en Afrique subsaharienne (Nouakchott, Bangui, Parakou, Libreville, Yaoundé, Dakar, Koudougou, Ndjamena et Niamey), à Madagascar (Tananarive) et à Haïti (Port-au-Prince), le plus souvent intégrées à des universités. Certaines de ces ENS sont membres de l’Agence universitaire de la Francophonie.

De nombreux pays d'Afrique francophone ont également, à la suite d'une initiative de l'Unesco pour pallier le manque d'enseignants du second degré, procédé à la création d'écoles normales supérieures dans les années 1960. Le nom « école normale supérieure » a été emprunté aux ENS françaises afin de donner du crédit aux nouveaux établissements créés même si elles n'ont aucun lien avec les ENS de France[2],[3].

Le modèle chinois des « universités normales » se rapproche de celui des ENS. L'École normale supérieure de l'Est de la Chine (aussi appelée université normale de la Chine de l'Est ou ECNU) a ainsi signé un partenariat avec les trois écoles normales supérieures françaises, qui ont ouvert à cette occasion une antenne à Shanghai. Des universités normales chargées de la formation de professeurs existent par exemple à Canton (Chine du sud), à Pékin et à Nankin.

Liste des écoles normales supérieures dans le monde[modifier | modifier le code]

Algérie[modifier | modifier le code]

Bénin[modifier | modifier le code]

Cameroun[modifier | modifier le code]

Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

Chine[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Gabon[modifier | modifier le code]

Haïti[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Mali[modifier | modifier le code]

Maroc[modifier | modifier le code]

Mauritanie[modifier | modifier le code]

Pologne[modifier | modifier le code]

  • École normale supérieure de Cracovie, traduction fautive de l'École nationale supérieure de Cracovie, aujourd'hui Université de pédagogie « Commission de l’Éducation nationale » de Cracovie.

Sénégal[modifier | modifier le code]

Tunisie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Direction des relations internationales de l'ENS
  2. Geneviève De Cock, Éducation comparée: essai de bilan et projets d'avenir, De Boeck Université,‎ 1997 (ISBN 9782804124656), p. 101-102.
  3. Les Écoles normales supérieures en Afrique, Séminaire des Deux-Alpes sur le rôle présent et la vocation des Écoles normales africaines, Les Deux-Alpes, 24-25-26-27 janvier 1965, UNESCO.
  4. École Normale Supérieure (ENS) de Dakar

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