École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l'alimentation, Nantes-Atlantique

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École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l'Alimentation, Nantes-Atlantique
Image illustrative de l'article École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l'alimentation, Nantes-Atlantique
Devise Santé et alimentation au cœur de la vie
Informations
Fondation 1er janvier 2010 (à partir d'écoles fondées en 1974 et 1979)
Type Grande école d'ingénieurs et de vétérinaires
Budget 25 M€[1]
Localisation
Coordonnées 47° 17′ 22″ N 1° 31′ 27″ O / 47.289375, -1.52419247° 17′ 22″ Nord 1° 31′ 27″ Ouest / 47.289375, -1.524192
Ville Nantes
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Campus Campus de la Chantrerie (formation vétérinaire)

Campus de la Géraudière (formation ingénieur)

Direction
Directeur Dominique Buzoni-Gatel
Chiffres clés
Personnel 500
Étudiants 1100[2]
Doctorants 76[3]
Niveau Bac+5 (diplômes d'ingénieur et masters)

Bac+7 (diplôme d’État de docteur vétérinaire)

Bac+8 (doctorats universitaires)

Divers
Affiliation CGE, CDEFI, Université Nantes Angers Le Mans
Site web http://www.oniris-nantes.fr

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École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l'Alimentation, Nantes-Atlantique

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École Nationale Vétérinaire, Agroalimentaire et de l'Alimentation, Nantes-Atlantique

L'École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation, Nantes-Atlantique, encore nommée Oniris ou Oniris Nantes un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) placé sous la tutelle du ministère de l'Agriculture, constitué sous la forme d'un grand établissement pour l'enseignement supérieur agricole et vétérinaire, fondé le 1er janvier 2010[4] et situé à Nantes.

Il résulte de la fusion de l’École nationale vétérinaire de Nantes (ENVN) créée en 1979 et de l’École nationale d'ingénieurs des techniques des industries agricoles et agroalimentaires (ENITIAA) créée en 1974.

C'est l'une des quatre grandes écoles françaises assurant la formation des vétérinaires. C'est aussi l'une des 210 écoles d'ingénieurs françaises habilitées à délivrer un diplôme d'ingénieur. Elle assure ainsi la formation d'ingénieurs des industries agroalimentaires et d'ingénieurs des biotechnologies de la santé. A cette mission d'enseignement supérieur s'ajoutent des missions de recherche scientifique et de soins hospitaliers.

Historique[modifier | modifier le code]

Création de l'ENVN et de l'ENITIAA[modifier | modifier le code]

Fusion des deux écoles[modifier | modifier le code]

En décembre 2014, à la suite de la visite des experts de l'Association européenne des établissements d'enseignement vétérinaire (AEEEV), l'école ne voit pas son accréditation européenne renouvelée[5],[Note 1]. Une nouvelle visite des experts est prévue avant fin 2015.

En juin 2015, après 8 ans à la tête de l'ENVN et 5 ans à la tête d'Oniris, Pierre Saï quitte ses fonctions de directeur général après la perte de l'accréditation européenne et sur fond de climat social tendu[6]. Il est remplacé par Dominique Buzoni-Gatel, ex-directrice d'une unité d'infectiologie et de santé publique de l'INRA, nommée par le ministre de l'Agriculture, bien que l'avis consultatif du conseil d'administration de l'école se soit majoritairement prononcé défavorable à cette nomination, ayant préféré un autre des candidats à la direction[7],[6].

Sites[modifier | modifier le code]

Map Nantes.jpg
Chantrerie
Chantrerie
Géraudière
Géraudière
Voir l’image vierge
Localisation des deux sites dans la ville de Nantes

L'école s'étend sur deux sites distants de 7,8 km par la route : le site de la Chantrerie, à dominante vétérinaire, et le site de la Géraudière, à dominante ingénieur.

Celui de la Chantrerie est localisé dans le quartier Nantes Erdre, dans la partie la plus au nord de la ville, proche de Carquefou, sur un site réunissant également l’École des mines de Nantes, l'École polytechnique de l'université de Nantes, l’École supérieure du bois et l’École de design Nantes Atlantique. Il borde le parc de la Chantrerie et la rivière Erdre. Il correspond au site historique de l'ancienne École nationale vétérinaire de Nantes. L'entrée principale du site et l'entrée des cliniques se situent sur la route de Gachet.

Celui de la Géraudière est localisé dans le quartier Nantes Nord et correspond au site historique de l'ancienne ENITIAA dont l'entrée principale se trouve rue de la Géraudière.

La superficie totale couverte par l'école est de 35 hectares ; 25 hectares pour le site de la Chantrerie et 10 hectares pour le site de la Géraudière[8].

Les étudiants ont accès au sein de l'école à un terrain de football et de rugby à XV en pelouse synthétique[9], sur le site de la Chantrerie.

L’École est reliée au centre-ville de Nantes par différents moyens de transport : le site de la Chantrerie est desservi par le bus 75 (arrêt École vétérinaire) et le chronobus C6 (arrêt Chantrerie Grandes Écoles à 12 min à pied[10]), tandis que celui de la Géraudière est desservi par les bus 73 et 96 (arrêt Géraudière) ainsi que par la ligne de tramway 2 (arrêt Santos Dumont à 10 min à pied[10])[11].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Origine des étudiants[modifier | modifier le code]

Cursus ingénieur[modifier | modifier le code]

Cursus vétérinaire[modifier | modifier le code]

Masters[modifier | modifier le code]

Oniris propose dix M2 co-habilités avec d'autres établissements : l'université de Nantes, l'université de Rennes I, Agrocampus Ouest, Polytech Nantes, l'école des mines de Nantes, l'ENSCBP de Bordeaux, le CNRS, l'INRA, et l'INSERM.

Les domaines couverts par ces masters sont variés : biotechnologies, élevage, alimentation humaine, procédés agro-alimentaires, analyses biologiques et chimiques, gestion des risques, marketing des produits et des services de santé.

Études doctorales[modifier | modifier le code]

Formation continue[modifier | modifier le code]

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Oniris est jumelée avec la faculté vétérinaire de l'université Justus-Liebig de Giessen, en Allemagne, depuis 1985[12].

Recherche[modifier | modifier le code]

Départements de recherche[modifier | modifier le code]

Santé animale[modifier | modifier le code]

Santé humaine, recherche biomédicale et modèles animaux[modifier | modifier le code]

Alim-scan[modifier | modifier le code]

Procédés alimentaires, management et développement durable[modifier | modifier le code]

Laboratoires[modifier | modifier le code]

LABERCA[modifier | modifier le code]

LDHVet[modifier | modifier le code]

LDPM[modifier | modifier le code]

Cliniques[modifier | modifier le code]

Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire[modifier | modifier le code]

Le CHUV reçoit environ 28 000 animaux par an[13]. 34 des vétérinaires qui y travaillent sont des vétérinaires spécialistes.

Centre Vétérinaire de la Faune Sauvage et des Écosystèmes[modifier | modifier le code]

Le centre vétérinaire de la faune sauvage

Le CVFSE est une structure de soins, mais aussi d'étude et de sensibilisation du public, recueillant et soignant les animaux sauvages en vue de leur réhabilitation dans le milieu naturel. Il est situé dans les bâtiments de l'ancien Haras de la Chantrerie présents sur le campus, en bordure du parc de la Chantrerie. Il comporte notamment une salle d'accueil, une grande salle d'auscultation et de soin, une salle de chirurgie, plusieurs salles pour les animaux en cours de traitement, des boxes pour les animaux convalescents et les grandes espèces, des volières et une aile de bâtiment dédiée aux oiseaux marins.

Créé en 1985 par des étudiants vétérinaires, il a évolué sous l’impulsion des enseignants-chercheurs vétérinaires, de l'école et des partenaires extérieurs. Les animaux sont environ 2000 à être accueillis dans cette structure chaque année après avoir été victimes de traumatismes divers (accidents de la route, électrocution, chasse), d'intoxications, et d'affections liées à des pathogènes. Les animaux soignés sont majoritairement des oiseaux (chouette effraie, chouette hulotte, buse variable, tourterelle turque, faucon crécerelle, pigeon ramier...), mais on y trouve aussi des mammifères (hérisson d'Europe, lapin de garenne, pipistrelle commune, écureuil roux...), ainsi que quelques reptiles et amphibiens[14]. Par ailleurs, le centre intervient ponctuellement lors de catastrophes écologiques telles que les marées noires (naufrage de l'Erika en 1999, naufrage du pétrolier Prestige en 2002, accident à la raffinerie de Donges de 2008), lors d'épisodes de botulisme dans les zones humides (lac de Grand-Lieu, marais de Goulaine), ainsi que lors de catastrophes naturelles comme la tempête Dirk de décembre 2013.

Les animaux soignés dans ce centre sont directement amenés par des particuliers aux urgences du CHUV, ou bien sont centralisés par un réseau de vétérinaires de la région ou par d'autres centres de soin (réseau UFCS, centres de la LPO). Les activités de soin du centre sont soutenues financièrement par le groupe Total et le conseil régional des Pays de la Loire[15].

Les études réalisées par les vétérinaires du centre concernent l'acquisition de connaissances sur la prise en charge des animaux sauvages et l'évaluation de l'état de santé des écosystèmes via des espèces sentinelles de l'environnement[16],[17].

Des bénévoles participent à la vie du centre (à travers un service civique ou une mission d'écovolontariat par exemple) en collaboration avec le personnel soignant. Les étudiants vétérinaires ont l'occasion d'assurer bénévolement les gardes du soir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En raison de trois déficiences majeures : "manque de mise en œuvre des processus de biosécurité", "manque d'objectifs clairs et de stratégie/échéances/indicateurs pour les atteindre" et "manque de consultation dans la prise de décision conduisant à une déconnexion entre la direction et le personnel/les étudiants".

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « EAEVE Self-assessment Report », sur eaeve.org,‎ 2014
  2. Mot du directeur général, site d'Oniris
  3. Rapport Activité Recherche, Site d'Oniris
  4. Décret n° 2009-1642 du 24 décembre 2009 portant création de l'Ecole nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l'alimentation, Nantes-Atlantique (ONIRIS)
  5. (en) « Rapport final de l'AEEEV - Nantes », sur eaeve.org,‎
  6. a et b « Oniris - Bisbille autour de la nomination du nouveau directeur », sur presseocean.fr,‎
  7. « Oniris : situation tendue autour de la nomination du prochain directeur », sur lepointveterinaire.fr,‎
  8. Surfaces calculées avec les logiciels Google Earth et GE-Path
  9. Sports et loisirs, sur le site d'Oniris
  10. a et b Temps de parcours calculés avec Google Maps
  11. Plan du réseau interactif sur le site de la Tan
  12. Jumelages vétérinaires franco-allemands, sur le site de l'association France-Allemagne Vétérinaire.
  13. Dominique Perez, « Au cœur de l’école Oniris : chez les futurs vétos », sur letudiant.fr,‎
  14. « Rapport d'activités 2012 du CVFSE », sur oniris-nantes.fr
  15. « Rapport d'activités 2014 du CVFSE », sur oniris-nantes.fr
  16. Page CVFSE, site d'Oniris
  17. (en) P. Gourlay, A. Decors, M. Moinet, O. Lambert, B. Lawson, F. Beaudeau, S. Assié, « The potential capacity of French wildlife rescue centres for wild bird disease surveillance », European Journal of Wildlife Research, vol. 60, no 6,‎ , p. 865-873 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]