École nationale supérieure des mines de Douai (Mines Douai)

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École Nationale Supérieure des Mines de Douai (Mines Douai)
Image illustrative de l'article École nationale supérieure des mines de Douai (Mines Douai)
Informations
Fondation 1878 (École des Maîtres et Ouvriers-Mineurs)
1933 (École Technique des Mines de Douai)
1975 (École Nationale des Techniques Industrielles et des Mines de Douai)
1978 (École Nationale Supérieure des Techniques Industrielles et des Mines de Douai)
2012 (École Nationale Supérieure des Mines de Douai) (Statut Actuel)
Type École d'ingénieur (EPA)
Budget 35,6 millions d'euros (en 2010)[1]
Dotation 20,6 millions d'euros (en 2010)[1]
Localisation
Coordonnées 50° 22′ 31″ N 3° 04′ 04″ E / 50.3751862, 3.067792750° 22′ 31″ Nord 3° 04′ 04″ Est / 50.3751862, 3.0677927  
Ville Douai
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Direction
Directeur Daniel BOULNOIS
Chiffres clés
Personnel 359 en 2011[1]
Enseignants-chercheurs 96 en 2011[2]
Étudiants 977 en 2011[3]
Doctorants 84 en 2011[1]
Niveau Bac+5 à bac+8
Diplômés/an 285 en 2011[3]
Divers
Affiliation Institut Mines-Télécom, CGE, CDEFI, Université Lille Nord de France
Site web www.mines-douai.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
École Nationale Supérieure des Mines de Douai (Mines Douai)

Mines Douai, aussi connue sous le nom d'École des Mines de Douai, (nom officiel : École nationale supérieure des mines de Douai (Mines Douai)) ou ENSMD, placée sous la tutelle du Ministère chargé de l'Industrie, est une Grande école d'ingénieur généraliste française basée à Douai (près de Lille), membre de l'Institut Mines-Télécom, du Groupe des écoles des mines, de la Conférence des grandes écoles et du PRES Université Lille Nord de France.

Le cursus menant au diplôme d'ingénieur de l'École des Mines de Douai se déroule entre 3 ans. La première année est commune à tous les élèves à quelques cours à la carte près tandis que les deux dernières dépendent des choix des étudiants (majeure et mineure en deuxième année ainsi qu'une option et une filière professionnalisante complémentaire en dernière année). Le parcours est ponctué par 3 stages d'une durée totale théorique de 54 semaines soit environ 14 mois. La formation comprend également 3 projets à mener en groupe de 2 à 6 personnes.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'École des maîtres et ouvriers-mineurs a été fondée en 1878 pour former du personnel d'encadrement pour la mine parmi les mineurs. Il était alors exigé d'avoir effectué au moins 300 jours d'abattage au fond pour y être admis. Seuls trois privilégiés de chaque promotion, les trois premiers au classement de sortie (selon un décret de 1883) pouvaient alors accéder au titre de Contrôleur des mines (précurseur des ingénieurs de l'industrie et des mines) sans passer de concours.

Elle est renommée en 1933 École Technique des Mines de Douai.

Le 5 décembre 1937, elle obtient la reconnaissance de l'État en recevant la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur des mains de Paul Ramadier, Sous-Secrétaire d’État aux Travaux Publics.

Totalement détruite lors de la Seconde Guerre mondiale, l’École s'installe en 1954 sur le site Bourseul, qu'elle occupe encore aujourd'hui.

Le véritable tournant de son histoire, l’École le connaît dans les années 1960. Gravement touchée par la crise du charbon, illustrée par la grande grève des charbonnages de 1963, et vouée à disparaître, elle structure un nouveau projet pédagogique.

En 1960 est créée la section complémentaire (devenue depuis la formation continue diplômante), dont le modèle sera repris en 1974 au niveau national avec la création des formations FONTANET, qui vise à délivrer des diplômes d'ingénieur par la voie de la formation continue.

L’École démarre en 1965 la section de formation initiale d'ingénieurs. La durée des études est fixée à 4 ans, jalonnée de 5 stages obligatoires en entreprise, deux options étant proposées : bâtiments-travaux publics et mécanique-métallurgie. Le diplôme attribué par l’École est habilité dès 1966 par la Commission des titres d'ingénieur.

En 1971, pour la première fois dans l'histoire de l’École, une fille est admise comme étudiant. En 1975, l’École change de nouveau de nom et devient l’École Nationale des Techniques Industrielles et des Mines de Douai, avant de devenir en 1978 École Nationale Supérieure des Techniques Industrielles et des Mines de Douai.

Depuis plus de 20 ans, l’École évolue en permanence pour s'adapter aux exigences de l'industrie, des entreprises et des ses élèves ingénieurs. Dans les années 1970, elle initie une activité de recherche qui regroupe aujourd'hui plus de 350 personnes au sein de 5 départements.

En 1983, pour répondre aux besoins de l'industrie, l’École crée une option dédiée à la plasturgie puis, en 1985, une activité de recherche dans ce domaine. Aujourd'hui, 12 options sont proposées aux élèves.

En 1985, un incubateur technologique destiné à soutenir les projets de création d'entreprises innovantes voit le jour. L'École Supérieure de Métrologie est rattachée administrativement à l'École des Mines de Douai. Avec les années 1990, l’École s'impose dans la recherche en environnement. Elle est retenue aux côtés de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS) et du Laboratoire national de métrologie et d'essais pour créer le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air, expert au service du ministère de l'Environnement.

En 1997, l’École participe à la création à Douai du Centre National de Recherche sur les Sites et Sols Pollués.

En 2001, les réalisations et les projets foisonnent : mise en place de la pédagogie par projets, e-learning avec la création d'un cursus de formation continue diplômante en partie à distance avec les Écoles des Mines d'Alès, d'Albi et de Nantes, création d'un grand pôle d'enseignement et recherche sur les systèmes d'information et de production…

En 2002, avec la création de deux filières d'enseignement supplémentaires, Management Stratégique de l'Entreprise et Expertise Juridique et Technique en Environnement, l'école continue de diversifier ses offres de formation. Elle met également en place un plan quinquennal de développement. Elle consacre ainsi depuis 2006, au travers du Groupe des Écoles des Mines notamment, une large place aux évolutions pédagogiques, en privilégiant par exemple les possibilités d'enseignement à distance, donne la priorité à l'international et se concentre sur des axes de recherche novateurs tels que les Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication.

Jusqu'en 2010, il existait un « Concours Sup », ouvert aux candidats de 1re année de classes préparatoires aux grandes écoles. Il permettait une admission en « année après sup » (AAS) de formation initiale. La promotion 2014 sera la dernière à sortir de l'école en l'ayant intégrée par ce système. Les élèves de classe préparatoires doivent désormais passer le concours en seconde année (math spé).

Le 1er mars 2012, l'École prend le nom officiel d'« École nationale supérieure des mines de Douai (Mines Douai) » lors de la création de l'Institut Mines-Télécom[4].

Formation initiale[modifier | modifier le code]

L'école attache une très grande importance aux langues. Les élèves ont obligation de pratiquer l'anglais et une seconde langue qui peut être l'allemand, l'espagnol ou le chinois. Les élèves peuvent, sur la base du volontariat, suivre des cours d'autres langues vivantes comme l'allemand, l'espagnol, le chinois, le japonais, le russe, l'italien, le portugais, l'arabe… La validation du diplôme nécessite également l'obtention du TOEIC à 800 points. La possibilité d'effectuer une partie de son cursus à l'étranger demande l'obtention du TOEIC à 850 points.

Admission[modifier | modifier le code]

Admission en 1re année de formation initiale : « Concours Spé » (banque Mines-Ponts pour les filières MP/PC/PSI, banque PT pour la filière PT et Concours Commun Polytechniques pour la filière TSI, totalisant 145 places en 2012) ou admission sur titre (Licence, DEUG, DUT, Spé ATS, 15 places en 2012). 10 places sont offertes également pour les élèves passant le concours Mines-Ponts (pour les sections MP, PC et PSI).

Admission en 2e année de formation initiale : admission sur titre pour les candidats titulaires d'un Master 1 scientifique ou technologique (40 places ouvertes en 2012).

Admission en formation continue diplômante (en présentiel ou à distance) : bac+2 et 3 ans minimum d'expérience professionnelle.

L'école forme également les Ingénieurs de l'Industrie et des Mines (fonctionnaires de l'État de catégorie A). Ce sont des ingénieurs qui contribuent au développement économique, à la sécurité des personnes et des biens, à la sécurité des installations industrielles, à la protection de l’environnement, à la sécurité des transactions commerciales. Ils travaillent au sein des DRIRE, DREAL, DIRECCTE ou des ministères. Ils sont recrutés via le concours TPE/IVP (accessibles uniquement pour les élèves en MP, PC et PSI). Les élèves sont rémunérés pendant leur formation (1 250 € par mois) et doivent travailler ensuite 7 ans pour l'État.

Première Année[modifier | modifier le code]

Les élèves qui sont recrutés ont des profils relativement variés. Au début de la formation, l'école offre une formation autour d'un tronc commun autour d'enseignements généraux qui lissent les différences entre les profils de prépas MP, PSI, PC, PT et ATS. Les principales matières enseignées, réparties en UE (unité d'enseignement) sont:

- Résistance des matériaux, dessin industriel (UE1: Matériaux-Mécanique-Conception)

- Génie des procédés, enjeux environnementaux (UE2: Procédés-Environnement-Energie)

- Automatise, traitement de signal (UE3: Electronique-Automatique)

- Analyse, probabilités & statistiques, algorithmique, technologie de l'information et de la communication (UE4: Mathématique-Informatique)

- Bibliographie, Sport obligatoire (UE5: Sciences humaines et sociales)

- Gestion de projet, projet ouvert de premier année, visite d'entreprise (UE6: Sciences de l'entreprise)

- Anglais LV1 obligatoire, LV2 obligatoire (Allemand, Espagnol, Russe ou Chinois), LV3 facultative (Allemand, Russe, Chinois, Japonais, Arabe, Italien, Portugais) (UE7: Langues et culture internationales)

Au second semestre, 72 h de Cours Electifs Scientifiques (CES) sont programmés. Chaque élève doit choisir 2 cours électifs scientifiques parmi 26. Ils offrent une large gamme de cours permettant l'ouverture sur un domaine et un approfondissement. Cela ne constitue aucun pré-requis pour le choix de la mineure et de la majeure en seconde année. À cela s’ajoutent 24 h de Cours Electifs Expérimentaux (CEE), programmés dans quatre domaines : TP de Physique, TP de Chimie, TP de RDM (Résistance des Matériaux) et Atelier. Ces enseignements ont pour objectif d'initier les étudiants aux méthodes expérimentales.


Ces cours électifs scientifiques sont répartis en 4 unités d'enseignements :

  • Matériaux, Mécanique, Conception : Propriétés Physiques de la matière - Les nouveaux aciers - Verres et réfractaires - Applications mécaniques - Conception Dessin Avancé - Matériaux de structure
  • Chimie, Environnement, Énergie : Chimie Organique - Initiation aux métiers du pétrole - Génie Atomique - Diagramme d'équilibre et de phase - Chimie nucléaire et radioprotection - Optimisation des Systèmes
  • Electrotechnique, Electronique, Automatique : Instrumentation virtuelle (Labview) - Electricité et environnement - Automatisme par la pratique - Traitement numérique du signal et des images - Matlab/Simulink - Programmation des fonctions séquentielles
  • Mathématiques et Informatique : Codes secrets, Cryptographie - Analyse Complexe - Excel Avancé - Analyse Numérique - Analyse des données - Programmation Web - Initiation à Action Script - Développement embarqué

Deuxième Année[modifier | modifier le code]

Le cursus est organisé de façon à permettre une souplesse et une individualisation des parcours tout en respectant la structuration par semestres. Dès la fin de la 1re année, les étudiants doivent établir un couple de choix mineure/majeure au nombre de 9. Le choix d’une Mineure (au nombre de 13) permet à l’élève de s’ouvrir vers au moins un autre domaine d’approfondissement dit Majeure (au nombre de 8) en acquérant la capacité de transposer ses connaissances d’un domaine d’activité à un autre. La formation comprend également un tronc commun où l'ensemble de la promotion suit les mêmes cours.

  • Les mineures (100 heures environ) : Elle sera dispensée au 1er semestre de 2e année. La mineure ouvre à plusieurs majeures (cf tableau plus bas).
  • Les majeures (250 heures environ) : Elles constituent un socle comprenant les fondamentaux. L’étudiant doit en choisir une parmi 8. Elle sera dispensée au 2e semestre de 2e année. À une majeure sont associées plusieurs mineures.
Les 13 mineures (en ordonnée) associées aux 8 majeures (en abscisse)
Environnement et Industrie Génie civil Génie énergétique Ingénierie mécanique Ingénierie de la qualité Ingénierie des Systèmes d'Information et de la Communication Optimisation et Automatisation des Processus Industriels Technologie des Polymères et Composites
HQE en Génie civil X X
Statistique des mesures et des risques X X
Les techniques de bureau d'étude X X X
Structure des Matériaux X X X
Calcul appliqué des structures X X
Mise en forme des matériaux et automatismes X X X
Acquisition, traitement des mesures et régulation X X
Hydraulique et Hydrogéologie X X
Valorisation de la matière X X X X X
Énergies renouvelables X X
Applications mobiles et systèmes embarqués X X
Ingénierie de la décision X X X
Qualité et sécurité des systèmes d'information et de production X X X

Les 8 majeures proposées sont :

  • Environnement et industrie : Identifier, comprendre et résoudre les problèmes de l’industrie en prenant en compte les questions environnementales
  • Génie Civil : Concevoir et réaliser des ouvrages dans les domaines du Génie Civil, du Bâtiment et des Travaux Publics.
  • Génie Energétique : Concevoir et gérer les installations de production d’énergie et de transport de fluides en intégrant la maîtrise de l’énergie et le respect de l’environnement.
  • Ingénierie Mécanique : Concevoir et optimiser des systèmes mécaniques : choix des matériaux, modélisation et dimensionnement, maîtrise des outils informatiques de conception, Design
  • Ingénierie de la Qualité : Maîtriser les outils de la qualité, dont la métrologie, nécessaires à la réalisation de diagnostics, au développement de méthodes et à l’animation d’équipes
  • Ingénierie des Systèmes d'Information et de la Communication : Concevoir, réaliser et mettre en œuvre des systèmes d’information et de communication
  • Optimisation et Automatisation des Processus Industriels : Maîtriser les processus de production en gérant plus particulièrement les aspects automatisation et informatisation
  • Technologie des Polymères et Composites : Étudier le comportement des matériaux et des pièces industrielles, valider des techniques de conception, étudier et améliorer les processus de mise en forme

Troisième Année[modifier | modifier le code]

En dernière année, afin de compléter leur formation, les élèves-ingénieurs doivent choisir une option (en cohérence avec la majeure choisie l'année précédente) et une filière pour s'initier à des fonctions particulières au sein des entreprises.

Options disponibles[modifier | modifier le code]

  • Risques et Sécurité Industriels
  • Bâtiment, Travaux Publics et Environnement
  • Produits et Procédés de l'Industrie du Béton
  • Génie Énergétique
  • Bâtiment à Énergie Positive
  • Conception et Dimensionnement des Structures
  • Ingénierie des Procédés et Matériaux Organiques Avancés
  • Génie Industriel et Développement Durable
  • Management Intégré des Organismes
  • Ingénierie des Systèmes d'Information et de Communication
  • Systèmes Embarqués Intelligents

Filières disponibles[modifier | modifier le code]

  • Management Stratégique de l'Entreprise : finance et stratégie d’entreprise, audit, etc.
  • Entrepreneur : plan d’affaires, étude de marché, création d’entreprise, etc.
  • Commerciale : négociation, marketing, communication, etc.
  • Internationale  : dernière année à l’étranger dans un établissement d'enseignement supérieur, soit pour un séjour académique, soit pour un double diplôme (nécessite un score minimum de 850 au TOEIC).
  • Recherche : préparation en parallèle au diplôme d'ingénieur d'un Master 2 Recherche (ex DEA) dans une université partenaire (Université Lille I, Université de Valenciennes, Université d'Artois)
  • Expertise Juridique et Technique de l'Environnement : problématiques environnementales, droit de l’environnement, risques, procédures, etc.
  • Logistique : approvisionnements dans la grande distribution, chaîne logistique, économie et droit du transport, modes de stockage et risques, etc.
  • Achats : marketing, négociation, management et stratégie d’achat, droit et réglementation des achats, e-business, relations client-fournisseur, etc.

Les stages[modifier | modifier le code]

Les stages occupent une place importante au sein de l'école. Celle-ci veut développer le pragmatisme chez les élèves en les confrontant à la vie active. Depuis 2010, au moins 6 mois de stages sont à faire à l'étranger.

  • S1 : 13 semaines en tant que technicien
  • S2 : 16 semaines en tant qu'ingénieur assistant (sujet en rapport avec la majeure choisie)
  • PFE : 25 semaines de Projet de Fin d'Études (PFE)

Les projets[modifier | modifier le code]

Les projets permettent aux élèves de travailler en équipe sur un sujet donné, en relation avec un client extérieur.

  • Projet ouvert de 1re année : Les projets ouverts peuvent être d’ordre associatif, humanitaire, sportif, culturel, scientifique, technique, de création d’activité, économique, juridique ou commercial. Ils peuvent croiser plusieurs de ces domaines dans des thématiques transversales (qualité, environnement, technologies de l’information et de la communication, création de produits, pédagogie…). Ils doivent relever du domaine ou de la préoccupation de l’ingénieur.

Exemples : Organisation d'une journée de sensibilisation à l'action humanitaire auprès des étudiants, Réalisation de panneaux solaires pour abris-bus, Conception d'un système adaptable permettant à un utilisateur de fauteuil roulant de franchir une marche en autonomie, Construction d'un ballon stratosphérique expérimental avec des élèves de sixième, Organisation du meeting automobiles annuel de Croix-en-Ternois

  • Un projet pour découvrir la recherche en 2e année : Les Projets Découverte de la Recherche (PDR) permettent de développer chez tous les élèves-ingénieurs le sens de la créativité et de la recherche. Favorisant les relations entre enseignants-chercheurs et élèves, les PDR donnent aux élèves le goût d’une perspective recherche (suivi d’un doctorant, étude de type R&D, illustration de phénomène, développement de produit…).
  • Projet scientifique et technique : Les étudiants concluent leur scolarité par un projet scientifique et technique. Celui-ci est mené sur des sujets de recherche ou de développement avec un partenaire externe. Les « clients » sont des laboratoires de recherche ou des entreprises, PME-PMI notamment, en vue de leur apporter les innovations dont elles peuvent avoir besoin.

Exemples : Conception et réalisation d'une monoplace de course (participation à la compétition internationale étudiante Formula Student), Valorisation des sous-produits industriels minéraux en génie civil…

Formation en alternance d'ingénieurs spécialisés[modifier | modifier le code]

L'École des Mines de Douai assure également la responsabilité pédagogique de la formation par alternance d'ingénieurs spécialisés.

  • La formation d’ingénieur spécialité productique, menée en partenariat avec l’Institut Polytechnique du Hainaut Cambrésis (IPHC)[5] se déroule sur 3 ans en apprentissage. Cette formation est ouverte à des étudiants de niveau bac+2 (DEUG/licence 2, DUT, BTS, Math Spé).
    À l’issue de leur formation, les élèves reçoivent le diplôme d’ingénieur de l’École des Mines de Douai, spécialité Productique.Environ 50 ingénieurs sont diplômés chaque année.
  • La formation d’ingénieur spécialité plasturgie et composites, menée à partir de la rentrée 2012[6] en partenariat avec l’Institut Supérieur de Plasturgie d’Alençon (ISPA), se déroule sur 3 ans en alternance école/entreprise, sous statut d'étudiant ou d'apprenti. Elle est ouverte à des étudiants de niveau bac+2 (DEUG/licence 2, DUT et BTS), à des étudiants de 2e année de classe préparatoire scientifique Math Spé (concours e3a MP-PC-PSI et banque de note PT) ainsi qu'aux étudiants du concours ATS.
    À l’issue de leur formation, les élèves reçoivent le diplôme d’ingénieur de l’École des Mines de Douai, spécialité Plasturgie et Composites.Un flux annuel de 60 ingénieurs est prévu.

Mastères spécialisés[modifier | modifier le code]

L’École des Mines de Douai propose plusieurs mastères spécialisés (MS) accrédités par la Conférence des Grandes Écoles. Formations de 3e cycle d'une durée d'un an, ils sont principalement destinés à des diplômés de 2e cycle (ingénieur, diplôme de master, diplôme d'IEP…) ou à des titulaires d'une maîtrise expérimentés (au moins 3 ans d'expérience professionnelle).

  • Le mastère spécialisé en Systèmes de Mesure et Métrologie forme des cadres capables de concevoir et de mettre en œuvre des systèmes de mesure en relation avec la démarche qualité développée dans l’industrie.
  • Le mastère spécialisé Produits et Procédés de l’Industrie du Béton, réalisé en partenariat avec la Fédération de l’Industrie du Béton (FIB), a pour objectif de former des cadres spécialistes maîtrisant les outils et les méthodes du génie civil industriel, ouverts à la culture d’entreprise et aptes à mener des projets à la confluence de la production et des nouvelles technologies dans le domaine des bétons.
  • Le mastère spécialisé Bâtiment à Énergie Positive a trait à la maîtrise de l’énergie dans le domaine de la construction (thermique du bâtiment). Il vise à former des ingénieurs capables de concevoir des bâtiments à basse consommation (BBC) et à bâtiments à énergie positive (BEPOS).
  • Le mastère spécialisé Création d’entreprise et Entrepreneuriat, mené depuis 2008 en partenariat avec 3 autres grandes écoles régionales (Skema Business School, ENSAIT et Centrale Lille), aide les porteurs d’idées à faire aboutir leurs projets. Le but est de créer une entreprise par la formation et l’incubation. La formation se déroule à l’École Centrale de Lille[7].

École Supérieure de Métrologie (ESM)[modifier | modifier le code]

L'ESM forme des ingénieurs spécialisés français et étrangers de haut niveau aptes à :

  • Prendre en charge les préoccupations métrologiques des Industriels (détermination des incertitudes de mesure et respect des tolérances…) aussi bien en Conception qu'en Production
  • Choisir un Instrument de Mesure au regard de spécifications techniques
  • Concevoir un système de Mesure

Partenariats académiques[modifier | modifier le code]

L'École des Mines de Douai entretient des partenariats avec des universités françaises et étrangères de renom.

Les étudiants en formation initiale ont la possibilité d'effectuer une partie de leur cursus dans un établissement d’enseignement supérieur étranger: soit le 1er semestre de la 2ème année en séjour académique, soit un semestre ou une année complète en 3ème année (dans le cadre de la filière internationale) qui peut conduire à l’attribution d’un double diplôme ou d'un second diplôme.

Toujours pour les élèves en formation initiale, il est possible de terminer le cursus scolaire en France dans un établissement partenaire et éventuellement y obtenir un double diplôme.

Partenariats en France pour un échange académique en dernière année[modifier | modifier le code]

Partenariats en France pour un double-diplôme[modifier | modifier le code]

  • Audencia (Nantes). Ce cursus bi-diplômant d'une durée de 18 mois remplace la dernière année. À son terme, les élèves obtiennent le diplôme de l’École des Mines de Douai et le diplôme Audencia Grande École.
  • Télécom École de Management (Evry). Ce cursus bi-diplômant d'une durée de 18 mois remplace la dernière année. À son terme, les élèves obtiennent le diplôme de l’École et le diplôme Grande École de Télécom École de Management.
  • IFP School (anciennement École nationale supérieure du pétrole et des moteurs) (Rueil-Malmaison). Les résultats de la première année à l'IFP School sont utilisés pour valider la dernière année et le diplôme de l’École. Après une nouvelle année, les élèves obtiennent le diplôme d’ingénieur spécialisé de l’IFP School.
  • Sciences Po Paris. Les élèves sont exemptés des épreuves écrites de sélection au master. En cas d'admission, la dernière année d'étude est remplacée par les deux années du master de Sciences Po, et l'élève obtient à la fois le diplôme de l'École des Mines de Douai et celui de Sciences Po Paris.
  • Sciences Po Lille. La dernière année d'étude est remplacée par les deux années du master de l'IEP de Lille, et l'élève obtient à la fois le diplôme de l'École des Mines de Douai et celui de Sciences Po Lille. Plus précisément, après avoir validé les deux premières années du cycle ingénieur, les étudiants sélectionnés réalisent la 1re année du cycle de master de Sciences Po dans le cadre d’une année de césure et valident les crédits de la seconde au titre des enseignements de dernière année du cursus d’ingénieur.
  • Université Paris-Est Marne-la-Vallée. Ce cursus bi-diplômant d'une durée de 18 mois remplace la dernière année. Les élèves obtiennent alors le diplôme de l'École des Mines de Douai et le Master Gestion des Industries du Luxe de l'Université Paris-Est Marne-la-Vallée.

Partenariats à l'étranger pour un échange académique[modifier | modifier le code]

Partenariats à l'étranger pour un double-diplôme[modifier | modifier le code]

La recherche[modifier | modifier le code]

Les contacts permanents de l’École avec le monde de l’entreprise lui permettent de former des ingénieurs directement opérationnels et parfaitement adaptés au fonctionnement de l’entreprise. En plus de la forte pratique du monde industriel qu’ils acquièrent au cours des stages, les élèves-ingénieurs bénéficient de l’expérience des enseignants- chercheurs de l’école et des chargés de cours, issus du milieu industriel. Dans le cadre de son centre commun avec Armines, structure de recherche contractuelle, l’École des Mines de Douai entretient de nombreux partenariats avec le monde industriel, qu’il s’agisse de grands groupes (AREVA, Solvay, Peugeot-Citroën Automobiles, Kernéos…) ou de petites et moyennes entreprises régionales ou nationales, ainsi qu’avec les ministères chargés de l’Environnement (surveillance de la qualité de l’air) et de l’Industrie (informatique). Forte de ses collaborations, l’École des Mines de Douai est régulièrement placée dans le peloton de tête des écoles d’ingénieurs françaises pour le montant de ses contrats industriels. Les moyens de la recherche : 237 permanents, postdocs et doctorants participent aux activités de recherche et de transfert technologique de l’École. Parmi eux, 66 docteurs dont 21 habilités à diriger des recherches, encadrent les travaux de 12 post-docs et de 80 doctorants (chiffres au 1er juin 2011).

Les départements d’enseignement et de recherche sont au nombre de 5. En voici la liste, avec les thèmes de recherche associés.

Chimie et Environnement[modifier | modifier le code]

  • Caractérisation des polluants, de leurs sources et de leurs impacts.
  • Réactivité atmosphérique : cinétique et mécanismes.
  • Traitement de l’air et des effluents gazeux.

Énergétique Industrielle[modifier | modifier le code]

  • Transferts thermiques convectifs.
  • Modélisation et optimisation de la combustion dans les foyers industriels.
  • Érosion éolienne de matières granulaires.

Génie Civil et Environnemental[modifier | modifier le code]

  • Conception de nouveaux bétons hybrides ayant un impact environnemental réduit.
  • Utilisation de sous-produits dans les matériaux de construction.
  • Maitrise de la durabilité, en particulier, du béton.
  • Réhabilitation des sites pollués, approche intégrée.

Informatique et Automatique[modifier | modifier le code]

  • Ingénierie et ré-ingénierie à base de composants logiciels dédiés aux systèmes distribués et/ou embarqués.
  • Agents, apprentissage et adaptation.
  • Modélisation et suivi de systèmes évolutifs.

Ce département comprend également un Centre de Ressources, d’Ingénierie et de Développement.

Technologie des Polymères et Composites & Ingénierie Mécanique[modifier | modifier le code]

  • Procédés de mise en œuvre, transformation et mise en forme des polymères, polymères multiphasés et composites organiques structuraux en lien avec les propriétés d’usage.
  • Fiabilité des structures mécaniques pluri-matériaux (organiques, métalliques, hybrides) en lien avec le procédé d’élaboration.

Quelques alumni[modifier | modifier le code]

  • Eugène Fenzy, promotion 1890, inventeur de l'appareil de sauvetage qui porte son nom.
  • Augustin Viseux, promotion 1939, auteur de "Mineur de fond", paru chez Plon.
  • Gustave Defrance, promotion 1955, ingénieur général des mines, ancien directeur des Écoles des mines d'Alès puis de Douai, ancien DRIRE Languedoc-Roussillon et Nord-Pas-de Calais, ancien directeur de la Prévention des pollutions et des risques (DPPR).
  • Henri Pugnère, promotion 1962, Corps des mines, ancien directeur de l’École des mines d’Alès.
  • Maurice Cotte, promotion 1964, ingénieur général des mines, ancien directeur de la stratégie des Écoles des mines, ancien directeur des Écoles des mines d'Alès puis de Douai, ancien DRIRE Bourgogne, Languedoc-Roussillon et Nord-Pas-de Calais.
  • Jean-Claude Duriez, promotion 1971, Corps des mines, directeur de l’École des mines de Nancy puis de Douai.
  • Jean-Jacques Lefebvre, promotion 1972, directeur général puis président d’Eiffage Construction (de 1999 à 2005), président d'Eiffage développement (de 2005 à 2006), directeur général des grands travaux d'Unibail-Rodamco (depuis 2006)[8].
  • Claude Sauvageot, promotion 1973, conseiller du président de CDC Entreprises, filiale de la Caisse des dépôts et consignations.
  • Jean-Marie Duvivier promotion 1973, PDG de FINORPA.
  • Yves Lefin, promotion 1977, délégué régional de l'INERIS, président de l'Association des Anciens élèves.
  • Yves Delhaye, promotion 1982, directeur ASEAN, Corée du Sud, Inde, Australie de Lectra.
  • Yves Buisson, promotion 1984, DRH d’Unilog.
  • Aymen Mekki, promotion 1995, directeur général de l'Institut national de normalisation et de propriété industrielle Tunisie, fondateur et ancien DG du Conseil tunisien d'accréditation TUNAC.
  • Samia Buisine, née Boudaa, promotion 2001, conseillère CleanTech du ministre du Redressement productif (depuis octobre 2012).
  • Romain Godefroy, promotion 2003, président de Axéria Iard, filiale du groupe April.
  • Soubhan Zinoune, promotion 2004, président de Avon France.
  • Denis Dupré, promotion 1984, maître de conférences à l'université de Grenoble, spécialiste des risques financiers et écologiques [9].

La vie extrascolaire[modifier | modifier le code]

De nombreuses associations étudiantes existent au sein de l'École des Mines de Douai. Vous avez ci-dessous une liste qui cite les principales.

Associations[modifier | modifier le code]

  • AIR, Association informatique et réseaux
  • A.R.T.E.M.I.S., Association de type junior-entreprise
  • BDS (bureau des sports), BDE (bureau des élèves), BDA (bureau des arts) qui organise voyages, sorties, et rencontres culturelles
  • Gala MINES Douai, qui organise chaque année le Gala des Mines (galaminesdouai.fr)
  • Solida, Association Solidarité de l'École des Mines de Douai
  • Amicale, Amicale des anciens élèves
  • G.E.N.E.P.I., Association étudiante ayant pour but l'enseignement aux personnes incarcérées et la réinsertion.

Comités et clubs[modifier | modifier le code]

De nombreux comités et clubs existent également, dont notamment :

  • Bureau des Humanitaires
  • Comité Bar
  • Comité Cartel
  • Comité WeSki
  • Comité Œnologie, Découvrir les produits du terroir
  • Comité EuroTandem, Association qui sert à promouvoir le Dons de Sang en organisant un tour de France en tandem
  • Comité Course Croisière Edhec
  • Club Marocain (Moroccan Club)
  • Comité Musique
  • 4L Sensation, équipage officiel pour le 4L Trophy
  • D'Click Photo, Club de photographie
  • Club-Débat, Discussion autour d'un thème de l'actualité
  • Aumônerie
  • Club Billard
  • Club Échecs
  • Pole Danse (Rock 6 Temps, Rock 4 Temps, Tango, Salsa, Danse orientale)
  • Théâtre
  • Envolée Nordique, Organisation d'un week-end pour participer à l'Envolée nordique
  • Le Caméléon Déchainé (anciennement Xpression), Journal des élèves
  • Massage
  • Robotique
  • Maple, Améliorer les conditions de vie des élèves et leur environnement
  • CuisMines
  • Club BD
  • Club Sono

Débouchés, salaires et palmarès[modifier | modifier le code]

En 2010, l’École des Mines de Douai se classait en 7ème position des écoles d’ingénieurs françaises pour le niveau de salaire annuel trois ans après l’embauche (50 k€) [10].

Au niveau des fonctions exercées, les ingénieurs s'orientent majoritairement vers la production (35,7 %). L’ingénierie d’affaires concerne 17,1 % des diplômés. Cette fonction, qui va au-delà des traditionnelles compétences de l’ingénieur, démontre assurément l’ouverture des jeunes ingénieurs. L’audit et le conseil (11,4 %), la qualité/sécurité (10 %) représentent également une part importante des débouchés tandis que les fonctions administratives et financières (7,1 %), l’informatique (4,3 %) et la R&D (2,9 %) arrivent dans un second temps[11].

L’École des Mines de Douai figure en 27e position du classement des Écoles d'ingénieurs après prépa 2012 de l'Étudiant (sur un total de 208 écoles référencées) , avec une note globale de 41, ce qui lui permet d’intégrer le groupe A.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Rapport d'activité 2010 de l'École des Mines de Douai », sur www.mines-douai.fr (consulté le 10 décembre 2011)
  2. « Fiche École des Mines de Douai », sur http://www.cge.asso.fr (consulté le 04 mars 2012)
  3. a et b « Fiche École des Mines de Douai », sur http://www.letudiant.fr (consulté le 10 décembre 2011)
  4. Décret n° 2012-279 du 28 février 2012 relatif à l'Institut Mines-Télécom, LegiFrance
  5. site de l'IPHC
  6. signature du partenariat entre l'EMD et l'ISPA
  7. site du mastère
  8. « Les échos, 11 décembre 2006 », sur www.lesechos.fr (consulté le 11 décembre 2011)
  9. [1], Crises et éthique de l'action
  10. no 751 de l’Expansion, daté avril 2010 (pages 112 à 115)
  11. http://www2.mines-douai.fr/node/282

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]