École nationale supérieure de l'électronique et de ses applications

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ENSEA
Image illustrative de l'article École nationale supérieure de l'électronique et de ses applications
Nom original École Nationale Supérieure de l’Électronique et de ses Applications
Informations
Fondation 1941
Fondateur René-Édy Denouette
Type Grande école d'ingénieurs sous tutelle du ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche
Localisation
Coordonnées 49° 02′ 21″ N 2° 04′ 19″ E / 49.0391031, 2.0719072 ()49° 02′ 21″ Nord 2° 04′ 19″ Est / 49.0391031, 2.0719072 ()  
Ville Cergy
Pays Drapeau de la France France
Direction
Directeur Laurence Hafemeister
Chiffres clés
Niveau Bac+5
Divers
Affiliation PRES de Cergy-Pontoise Val-d'Oise, CGE, « Elles Bougent », ASTech, Université du grand ouest parisien
Site web www.ensea.fr

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ENSEA

L’École nationale supérieure de l'électronique et de ses applications (ENSEA) est une grande école d’ingénieurs française, généraliste et publique, située à Cergy-Pontoise, Val-d'Oise. Elle est membre de la Conférence des grandes écoles (CGE) et du Collégium Île-de-France qui réunit trois grandes écoles : l'ENSEA, SUPMECA et l'EISTI. Depuis ses débuts, elle est habilitée par la Commission des titres d'ingénieur à délivrer le diplôme d'ingénieur de l'ENSEA.

Présentation[modifier | modifier le code]

Sous tutelle du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, l'ENSEA a pour vocation de former ses étudiants aux carrières d'ingénieur(e)s dans les secteurs de l'électronique, les systèmes embarqués, les télécommunications, le traitement du signal, l'informatique, les biosciences, l'automatique.

L'ENSEA recrute ses élèves de niveau bac+2, principalement par le biais du concours Centrale-Supélec, mais également par la Banque d'Epreuves DUT-BTS, dont elle est opérateur de concours pour 21 écoles.

Elle vise non seulement à former d'excellents ingénieurs scientifiques et techniques, mais aussi créatifs et possédant de réelles compétences en matière de management et de création d'entreprise.

  • Le cycle principal de formation est le cycle ENSEA, avec des effectifs de 250 élèves par promotion.
  • Le cycle par l'apprentissage a des effectifs d'environ 40 par promotion, et délivre le diplôme d'Ingénieur des Techniques de l'Industrie (ITI) de l'ENSEA. Dans ce cycle, les études sont effectuées en alternance hebdomadaire par la voie de l'apprentissage ou de la formation continue.
  • Le Mastère spécialisé TIM (Télécommunications et Informatique Mobiles), en partenariat avec l'ITIN, est labellisé par la Conférence des grandes écoles.

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1941 : Le Centre régional professionnel d’électromécanique et d’électro-métallurgie est créée par René-Édy Denouette (1908-1980) le 23 octobre à Clichy.
  • 1947 : Sous l’égide du ministère de l’Éducation nationale, ce Centre devient l’Institut d’électromécanique, de radioélectromécanique et d’électrométallurgie de Paris, pour la formation d’ouvriers, de cadres moyens et supérieurs.
  • 1949 : Suite à une demande formulée dès 1947, l’Institut est transformé en École nationale de radiotechnique et d’électricité appliquée (Enrea).
  • 1952 : Parution d’un décret définissant la structure de l’Enrea, avec la création d’une section d’ingénieurs.
  • 1953 : Sortie de la première promotion d’ingénieurs Enrea.
  • 1955 : Création d’une Amicale des ingénieurs de l’École nationale de radiotechnique et d’électricité appliquée (AIEnrea).
  • 1958 : Sortie du premier numéro du «Polar», le journal des élèves ingénieurs de l’Enrea (il deviendra le «Scoop» à l'ENSEA).
  • 1967-1968 : Grève de la faim, participation aux manifestations de mai 68 : les élèves ingénieurs et diplômés de l’Enrea font pression sur le ministère de l’Éducation nationale pour obtenir le statut d’école nationale supérieure...
  • 1972 : L’Enrea créé son premier laboratoire de recherche en électronique.
  • 1975 : La section ingénieur de l'ENREA devient indépendante sous le nom d'École Nationale Supérieure de l'Électronique et de ses Applications (ENSEA).
  • 1977 : L'ENSEA emménage dans de nouveaux locaux à Cergy.
  • 1979 : Inauguration officielle des nouveaux locaux de l’Ensea à Cergy par la ministre des UniversitéPouvs, Alice Saunié-Séité.
  • 1980 : Ouverture d’un cycle de formation continue d’ingénieurs à l’Ensea («filière Fontanet»).
  • 1987 : L’Ensea adopte une nouvelle identité visuelle.
  • 1993 : Construction d’un tout nouveau bâtiment de 7 000 m2.
  • 2005 : L'ENSEA rejoint EMITECH (EISTI, CESTI Supméca, ENSEA) en vue de la création d'un INP à Paris.
  • 2007 : Destruction du bâtiment A, et construction d'un nouveau bâtiment, avec un amphithéâtre de 300 places.
  • 2009 : Destruction du bâtiment C puis du bâtiment B.
  • 2011 : Fin de la construction du nouveau bâtiment C.
  • 2012 : Création de l'association COLLEGIUM ILE DE FRANCE, réunissant 3 grandes écoles : ENSEA, SUPMECA et l'EISTI.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'ENSEA forme chaque année plus de 800 élèves-ingénieurs (sur trois années) pour en diplômer plus de 210 chaque année. Elle se classe 9e au palmarès des meilleures écoles d’ingénieurs du nouvel Économiste de mai 2007 (classement effectué par 200 DRH de grands Groupes Industriels). Une certaine proportion continue ses études par un Master Recherche (éventuellement suivi en parallèle avec la troisième année) ou par un double-diplôme à l'étranger.

Elle accueille dans ses locaux des formations du CNAM.

Il y a, en France et dans le reste du monde, un réseau de plus de 6000 ingénieurs Enséarques.

Effectifs[modifier | modifier le code]

  • A la rentrée 2011 le cycle initial ENSEA compte 750 élèves-ingénieurs :
    • 258 élèves en première année.
    • 247 élèves en deuxième année.
    • 245 élèves en troisième année.

Emplacement et conditions de vie[modifier | modifier le code]

L'école est située à Cergy-Pontoise (185 000 habitants), ville étudiante (20 000 étudiants, 30 établissements d'enseignement supérieur, dont l'Université de Cergy-Pontoise, l'ESSEC et l'EISTI, ce qui fait d'elle le deuxième pôle étudiant d'Île-de-France), attractive (2 000 hectares d'espaces verts, une base de loisirs de 250 hectares avec un parcours d'eau vive, nombreuses soirées étudiantes) et facilement accessible (5 gares RER et 2 gares SNCF, Paris - Champs-Élysées à 40 minutes).

Admission, formation et débouchés[modifier | modifier le code]

Différentes voies d'admission[modifier | modifier le code]

Au niveau bac + 2[modifier | modifier le code]

Les élèves issus des Classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) MP, PC, PSI, PT et TSI et de l'université suivent la première année A. Les quotas de places réservées sont :

Les élèves provenant des cursus suivants suivent une formation de première année séparée des CPGE+Fac (première année B) :

  • Concours ATS (16 places)
  • Banque d'épreuves DUT/BTS (45 places).

Au niveau bac + 3[modifier | modifier le code]

  • Sur dossier pour les titulaires d'une Maîtrise (12 places) ou d'un diplôme étranger équivalent (12 places).

Formation[modifier | modifier le code]

Première année[modifier | modifier le code]

La première année est consacrée, d'une part à l'acquisition des connaissances générales en sciences de l'ingénieur (électronique et physique, automatique, informatique et techniques numériques, signal), et d'autre part, à une ouverture sur les sciences humaines avec un enseignement en économie et vie de l'entreprise, et un perfectionnement en langues étrangères. Le premier contact avec l'industrie se fait à l'occasion du stage d'été.

Deuxième année[modifier | modifier le code]

La deuxième année est une année de consolidation, caractérisée par un nombre important d'enseignements optionnels, et par la réalisation d'un projet technique sur toute la durée de l'année universitaire. C'est également le moment de préciser son projet professionnel en organisant son cursus de 3e année :

  • Sur place, en choisissant l'une des 8 options de dernière année.
  • À l'étranger, en choisissant une destination et une spécialité.
  • En s'orientant vers la recherche, par l'inscription à un DEA, en parallèle avec la 3e année.

Troisième année[modifier | modifier le code]

Les deux premières années présentant un enseignement généraliste (dans les domaines de compétence de l'école), la 3e année permet de choisir parmi les spécialisations suivantes :

Mastères Spécialisés (MS)[modifier | modifier le code]

L’ENSEA propose, en partenariat avec l’ITIN, une formation menant au Label de la Conférence des Grandes Écoles « Mastère spécialisé en Télécommunications et Informatique Mobiles (TIM) ». Cette formation d’un an est destinée à des ingénieurs diplômés ou à des titulaires d’une maîtrise avec au moins 3 ans d’expérience en entreprise.

C’est une formation préparant aux activités nouvelles induites par la généralisation des applications informatiques qui doivent intégrer des terminaux, des capteurs et des actionneurs mobiles.

Troisième Cycle[modifier | modifier le code]

Les élèves souhaitant s'orienter vers la recherche ou l'enseignement supérieur peuvent effectuer un Master Recherche (anciennement appelé DEA) en même temps que leur troisième année, notamment dans l'une des universités suivantes :

  • Université de Paris VI : Master recherche cohabilité dans l'une des spécialités suivantes :
    • Télécommunications
    • Microélectronique, nanotechnologies
    • Systèmes, signaux, images.
  • Université de Créteil :
    • Master recherche de bio-mécanique.
  • Université de Paris Dauphine :
    • Master 236 Management de la Technologie et de l'Innovation co-habilité avec l'INSTN, l'ENS Cachan et les Mines ParisTech.
  • Région Parisienne :
    • plusieurs masters possibles à composante informatique et réseaux.

À l'issue de la troisième année et du master recherche, il est possible de poursuivre par un doctorat dans l'un des laboratoires de recherche de l'ENSEA.

Langues et relations internationales[modifier | modifier le code]

Au cours de la formation deux langues sont obligatoires (anglais et allemand ou espagnol) et d'autres sont optionnelles : chinois, japonais, arabe.

Un quart de chaque promotion effectue une partie de son cursus à l'étranger : en Europe, en Amérique du Nord et en Chine[1]. L'ENSEA fait également partie des réseaux d'échanges internationaux GE4 et N+I.

L'ENSEA est également l'une des écoles françaises à permettre le double diplôme, pendant la 3e année, avec le Georgia Institute of Technology d'Atlanta.

Doubles Diplômes[modifier | modifier le code]

En plus de ces doubles diplômes, de nombreux échanges non diplômant sont possibles partout dans le monde.

Pour les meilleurs élèves souhaitant avoir une double compétence technique et managériale, l'ENSEA propose 2 doubles diplômes :

  • Le Master 236 Management de la Technologies et de l'Innovation de l'Université Paris-Dauphine avec l'habilitation conjointe de l'INSTN, de l'ENS Cachan et des Mines Paris Tech[2].
  • Le Double-Diplôme ENSEA-AUDENCIA, les étudiants intègrent le cursus Grandes Écoles dans l'école AUDENCIA dans la majeure Ingénieur-Manager.

Recherche[modifier | modifier le code]

40 enseignants-chercheurs et plus de 70 doctorants[3] travaillent au sein de l'école.

Laboratoires de recherche[modifier | modifier le code]

  • ETIS : Équipes du Traitement de l'Information et des Systèmes, unité de recherche commune à l'École Nationale Supérieure de l'Électronique et de ses Applications (ENSEA), l'Université de Cergy-Pontoise (UCP), et le CNRS (UMR 8051).
  • ECS : l’Équipe Commande des Systèmes, créée en 1993, équipe d'accueil du MENRT. Reconnue comme EA : 36 49. Elle s'appuie sur des travaux de recherche menés dans les laboratoires de l'ENSEA depuis plusieurs années. Cette équipe de recherche est reconnue par le Ministère depuis juin 2002 (équipe d’accueil n°3649).

Collaborations[modifier | modifier le code]

Groupe EADS, Groupe SAFRAN, SAGEM, NEC Electronics, ACCET-Technopole, Faurecia.

  • Entreprises partenaires :

Groupe Alstom, Groupe Safran, Groupe Thales, Groupe Altran, Sagemcom, Renault, PSA, Logica...

  • Relations nationales :
    • GDR 134 TdSI (des enseignants-chercheurs de l'ENSEA y animent quatre opérations de recherche concertée) et d'autres équipes universitaires ou du CNRS (ENS de Lyon, CEREMADE, Télécom ParisTech, SUPELEC, Centrale Paris, Centrale Nantes), LGEP, LESIR, Observatoire de Meudon, INRS, … ;
    • GDR Automatique dont le responsable de l’équipe ECS est membre du comité de direction.
  • Relations internationales :
    • Projet EUROPRACTICE, programmes d’échanges internationaux actions communes avec les Universités de Cornell aux États-Unis, l'école polytechnique de Montréal, TR-Labs à Edmonton au Canada, Nanchang, Chengdu et Wuhan en Chine, Tlemcen en Algérie, Tunis,… ;
    • Vice-présidence d’IEEE France, assurée par le directeur de la recherche de l’école.
    • Programme GE3.
    • Programme Socrates.
    • Programme d'échange avec l’Amérique du sud FITEC (BRAFITEC, ARFITEC, CHILFITEC).

Fonctions et secteurs d'activités des diplômés[modifier | modifier le code]

Les tableaux suivants représentent les statistiques de 2010.

Fonctions des diplômés[modifier | modifier le code]

Fonctions

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Secteurs

Quelques ingénieurs Ensearques[modifier | modifier le code]

  • Georges Estibal : promotion 1958, Ancien DG de Matra Espace.
  • Bernard Plano : promotion 1968.
    • Senior Executive Vice President Matra Marconi Space
    • PDG de Matra Systèmes et Information
    • Senor Executive Vice-Président d'EADS
    • Senior Executive Vice President de Spacebel
    • Consultant international BP Consulting
    • Chevalier de la Légion d’honneur
    • Maire de Lannemezan
    • Président Energies Services Lannemezan
    • Président de la Communauté de communes du plateau de Lannemezan
    • Président d’un incubateur d’entreprises.
  • Jacques Manscourt : promotion 1968.
    • PDG de NEC Electronics Europe
    • Vice-président de la Fédération des entreprises internationales de la mécanique et de l’électronique
    • Vice-président du Syndicat des entreprises de commerce international en électronique professionnelle
    • Président du Conseil d'Administration de l'ENSEA de 2002à 2008 (membre du Conseil d'Administration depuis 1995)
    • Parrain de la promotion 1997.
  • Michel Mestrallet: promotion 1971, frère de Gérard Mestrallet.
    • Créateur de Copernique et père du DIRAM 32
    • PDG de QUAVIS SA
    • Créateur de nombreuses entreprises
    • Conseil aux DSI grands groupes.
  • André Benhamou : promotion 1975, PDG de Liebher-Aerospace.
  • Jean-Louis Martin : promotion 1975.
  • Daniel Lecomte : promotion 1976.
    • Grand prix de l'Académie des Technologies 2006 Chéreau-Lavet
    • Ancien directeur de la recherche d'Alcatel.
  • Norbert Hérail : promotion 1977, Directeur Général adjoint de Thales Optronics.
  • Michel Allain : promotion 1980, PDG de Watronix.
  • Pascal Maugey : promotion 1981, Directeur EDF-UTO (Unité Technique opérationnelle), ancien directeur du centre nucléaire de production d'électricité de Civaux (Vienne).
  • Habib Bouchrara : promotion 1982, Ancien DG de Fujitsu Siemens Computers France (Parrain de la Promotion 2010).
  • Renaud Dequidt : promotion 1986, directeur général de Logica France chargé des Ventes et du Marketing.
  • Franck Terner : promotion 1988, Directeur général d'Air France Industries (Parrain de la Promotion 2016).
  • Arnaud Fleurent-Didier : promotion 1998, musicien et chanteur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]