École nationale polytechnique d'Alger

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École Nationale Polytechnique
(ENP)
Image illustrative de l'article École nationale polytechnique d'Alger
Devise Une École, Une Histoire, Un Label
Nom original École Nationale Polytechnique
Informations
Fondation 1925
Type École d'ingénieurs
Régime linguistique Français, Anglais
Localisation
Coordonnées 36° 43′ 24″ N 3° 09′ 03″ E / 36.723249, 3.1507636° 43′ 24″ Nord 3° 09′ 03″ Est / 36.723249, 3.15076  
Ville AlgerEl Harrach
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Campus 10 avenue H. Badi BP 182 Harrach Alger
Direction
Directeur Mohammed Debyèche[1]

[2]

Chiffres clés
Étudiants ~900
Niveau
  • Recrutement Bac +2(Concours d’entrée aux Écoles Nationales Supérieures)
  • Diplôme délivré : Bac+5 (Titre Ingénieur d'État Grade de Master - Master's Degree)
  • École doctorale  : Bac+8 (Doctorat Étude Post-Graduation)
Divers
Site web www.enp.edu.dz/

Géolocalisation sur la carte : Algérie

(Voir situation sur carte : Algérie)
École Nationale Polytechnique  (ENP)

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École Nationale Polytechnique  (ENP)

L’École Nationale Polytechnique (The National Polytechnic School) (المدرسة الوطنية المتعددة التقنيات) ou plus simplement ENP est une grande école d'ingénieurs[3] . La diversité architecturale de ses bâtiments témoigne des différentes extensions et des élargissements des domaines de compétence de cette école.

Elle porte le nom d'école polytechnique en vue de la pluralité des techniques enseignées et des formations dispensées, près de 10 000 ingénieurs ont été formés à ce jour. Ses ingénieurs sont accueillis facilement au sein des grandes compagnies nationales et internationales[4].

L'école polytechnique en 1930.

Ayant des liens avec plusieurs industriels à l'image de Algerian Softwares, Fahd Constructions, et Sonatrach.... De nombreuses compagnies mondiales recrutent le jour même de la remise des diplômes a l'image Schlumberger, General Electric, Shell, British Petroleum, Siemens, Alsthom...

À l'échelle internationale, l'école a signé des conventions de coopération avec des établissements de différents pays. Notamment l'École centrale de Lyon, l'Institut national Polytechnique de Grenoble, l'Université de Cardiff, l'École Polytechnique de Varsovie, l'Université de Sherbrooke, l'Université de Rennes I, et l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne[5]...

Par ailleurs, l’école participe à un consortium de recherche euro-méditerranéen sur les problèmes d'eau, en association avec les technologies de l'information, ce dans le cadre du projet ESIMEAU et WADI.

Une idée erronée répandue est d'appeler l'école École Nationale Polytechnique d'Alger alors que son nom officiel est École Nationale Polytechnique abrégé en ENP[6].

Admission[modifier | modifier le code]

L'admission à l'ENP se fait par l'intermédiaire d'un concours sélectif appelé Concours National Commun d'admission aux grandes écoles d'ingénieurs, parmi les élèves des écoles préparatoires sciences et techniques (EPST)[7]. Polytechnique reçoit au finale un peu moins de 200 étudiants chaque année.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ouabdeslam Abdelaziz fondateur de l’école.

L'école fut créée en 1925 sous le nom d'Institut Industriel d'Algérie[8], cet établissement avait pour but de former des techniciens supérieurs destinés aux grands services publics et aux entreprises industrielles et de travaux publics. Fermée à cause de la seconde guerre mondiale l'école fut rouverte sous le nom École Nationale d'Ingénieurs D’Algérie. En 1962, l'ENP a accueilli les premières réunions du gouvernement provisoire d'Algérie. Après l'indépendance elle a été transformée en École Nationale Polytechnique par l'arrêté ministériel du 25 juin 1963[9].

Diplôme et formation[modifier | modifier le code]

Après trois années d’études a l'ENP complétant les deux années de formation au sein des EPST, les diplômés obtiendront le titre d’ingénieur des grandes écoles(Ingénieur d'État). À la suite de leurs études, les étudiants auront des perspectives de carrière intéressantes, ils intègrent majoritairement les grandes entreprises internationales[10].

  • BAC+5 : Diplôme d'Ingénieur d'État + Master II.
  • BAC+8 : Étude de Post-Graduation doctorat des grandes écoles.

Un pourcentage significatif des étudiants s'engage dans la recherche à travers des études post-graduées.


Les formations d'ingénieurs[modifier | modifier le code]

Les formations d'ingénieurs proposées par l'École Nationale Polytechnique ont pour objectif de préparer des ingénieurs et des cadres capables de mener à bien une mission en entreprise, en maîtrisant les dimensions techniques, humaines et managériales[11].

Treize spécialités de formation polyvalentes sont dispensées :

  • Génie Électrique :
    • Électrotechnique.
    • Électronique.
    • Automatique.
  • Génie Civil et Génie Minier et Hydrogéologie :
    • Génie Civil.
    • Génie Minier.
    • Hydraulique.
  • Génie des Procédés:
    • Génie Chimique.
    • Génie de l'Environnement.
    • QHSE-GRI (Qualité Hygiène Sécurité et Environnement- Gestion des Risques Industriels).
  • Génie Mécanique et des Matériaux:
    • Génie Mécanique.
    • Génie des Matériaux.
  • Génie Industriel:
    • Innovation.
    • Management Industriel.

Stages[modifier | modifier le code]

Durant le cursus, 3 stages sont proposés :

  • un stage "ouvrier" de 4 à 10 semaines à l'issue de la troisième année.
  • un stage "technicien" de 8 à 10 semaines à la fin de la quatrième année.
  • un stage "ingénieur" qui clôture le cycle ingénieur (souvent a l'étranger).

Post-Graduation et recherche[modifier | modifier le code]

La formation en Post-Graduation, la recherche scientifique et la coopération internationale sont trois domaines interdépendants et dont certains paramètres de l’un ont des implications directes sur l’autre. C’est ainsi que l’aspect qualitatif aussi bien que quantitatif de la formation post-graduée, en Magister aussi bien qu’en Doctorat, sont une conséquence certaine des activités de recherche scientifique dans l’établissement (projets de recherche MESRS et Agences de Recherche), qui sont elles-mêmes favorisées par une intensification de la coopération internationale (accords CMEP et CNRS, formation FAD, stages et congés scientifiques).

Les formations d'ingénieurs s'appuient sur des pôles de recherche performants et sur des équipes pédagogiques confirmées. Des possibilités sont offertes pour prolonger la formation par un Master spécialisé et un Doctorat.

L'ENP compte plusieurs laboratoires de recherche :

  • Laboratoire des Dispositifs de Communication et de Conversion Photovoltaïque.
  • Laboratoire Sciences et Génie des Matériaux.
  • Laboratoire Génie Mécanique et développement.
  • Laboratoire de Génie Sismique et Dynamique des Structures
  • Laboratoire de Signal et Communications.
  • Laboratoire de Commande des Processus.
  • Laboratoire de recherche en Électrotechnique.

Vie étudiante et associative[modifier | modifier le code]

Le CAP principale club des étudiants de l'école.

L'École favorise la vie associative grâce aux nombreux clubs présent sur le campus[12].

Par ailleurs on trouve le Club d’Activités Polyvalentes qui animent diverses manifestations au sein de l'école visant à encourager l’échange de compétences entre étudiants en facilitant la communication, et constituer un espace d’échange et de partenariat avec d’autres écoles et universités. Cela à travers des journées portes ouvertes, conférences animées, et l'Alumni Day Polytech'.

L'École nationale polytechnique d'Alger est aussi la première école avoir adopté le projet WikiStage, invitant divers experts leur permettant de partager leur passion en répondant à une question de leur domaine.

Critiques[modifier | modifier le code]

L'école nationale polytechnique est souvent l'objet de critiques. Beaucoup voient en elle une institution qui forme pour l'étranger, depuis l’indépendance plus de 60% des diplômes ont quitté le pays[13].

Les étudiants diplômés de l'école préfèrent majoritairement intégrer les entreprises étrangères car proposent des contrats de travail fermes, avec des possibilités de formation et d’émulation très motivantes, fuyant ainsi les entreprises publiques algériennes[14].

Personnalités liées[modifier | modifier le code]

  • Abdelaziz Ouabdesselam, fondateur de l'école.
  • Mohand Aoudjehane, ancien professeur et directeur de l'école[15].
  • Pr Chems Eddine Chitour, professeur de thermodynamique et ancien directeur de l'école.
  • Khaled Mounir Berrah, ancien directeur de l'école.
  • Saïd Mekbel, journaliste et chroniqueur il fut un ancien professeur au sein de l'école.
  • Youcef Yousfi, Ministre de l'Énergie et des Mines et ancien professeur au sein de l'école.
  • Ahmed Boubakeur, professeur d'électrotechnique.
  • Hadji Baba Ammi, Ministre délégué du Budget et de la Prospective et ancien président du conseil d'administration de la Banque algérienne du commerce extérieur , diplômé de l'école polytechnique[16].
  • Noureddine Moussa, Ministre de l'habitat et de l'urbanisme, diplômé de l'école polytechnique.
  • Boualem Sansal, écrivain et essayiste, diplômé de l'école polytechnique.
  • Karim Oumnia, PDG Glagla Shoes, diplômé de l'école polytechnique.
  • Saïd Bouteflika, frère et conseiller du président, diplômé de l'école polytechnique[17],[18]
  • Noureddine Cherouati, ancien PDG de Sonatrach, diplômé de l'école polytechnique[19].
  • Mohamed Meziane, ancien PDG de Sonatrach, diplômé de l'école polytechnique.
  • Mustapha Achaïbou, ancien PDG de l'opérateur téléphonique Mobilis.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « École Nationale Polytechnique - Laboratoire de Valorisation des Énergies Fossiles - 14e Journée de l’énergie »,‎ 2010 (consulté le 27 avril 2010) : « Dr M.Debyèche Directeur de l’École »
  2. http://www.elwatan.com/hebdo/etudiant/professeurs-et-etudiants-tirent-la-sonnette-d-alarme-19-03-2014-249687_264.php
  3. http://www.lexpressiondz.com/chroniques/analyses_du_professeur_chitour/135245-requiem-pour-l-ecole-polytechnique.html
  4. Pr Chems Eddine CHITOUR, « École Nationale Polytechnique »,‎ 2011 (consulté le Jeudi 07 Juillet 2011) : « L’École nationale polytechnique a produit plus de 10.000 ingénieurs dans 10 spécialités de l'ingénieur »
  5. http://www.liberte-algerie.com/entretiens/nos-etudiants-sont-acceptes-dans-les-universites-europeennes-pr-mohamed-debyeche-directeur-de-l-ecole-nationale-polytechnique-a-liberte-222269
  6. « Site web de l'École »
  7. http://www.epst-tlemcen.dz/condition-accee.html
  8. http://www.enp.edu.dz/index.php/lecole/histoire-de-notre-ecole
  9. http://www.vitaminedz.com/articlesfiche/1154/1154195.pdf
  10. http://www.epst-oran.dz/ecole_preparatoire/diplome.php
  11. http://web.archive.org/web/20081104075426/http://www.enp.edu.dz/enp1/formation.htm
  12. Club d’Activités Polyvalentes, « École Nationale Polytechnique - Club d’Activités Polyvalentes »,‎ 2014 (consulté le 22 Aout 2014) : « Le Club d’Activités Polyvalentes principale club des étudiants de l'École Nationale Polytechnique »
  13. « leconews Selon l’association des anciens de l’école nationale polytechnique »,‎ 2013
  14. « Les responsables des multinationales installées en Algérie ne s’y trompent pas. Ils agissent différemment : ils envoient des recruteurs dans les grandes écoles, comme Polytechnique, à la fin de l’année, lors des épreuves de soutenance de thèse, où ils proposent des contrats de travail fermes. Les représentants de ces entreprises n’hésitent pas non plus à assister ou à parrainer les cérémonies de remise de diplôme, où ils sont au premier rang pour recruter. Un patron d’entreprise publique n’y pense même pas. »,‎ juin 2014
  15. http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=44887
  16. aps.dz, « Hadji Baba Ammi, nouveau ministre délégué chargé du Budget et de la Prospective »,‎ 2014 (consulté le mardi, 06 mai 2014) : « Ingénieur économiste diplômé de l'Ecole nationale polytechnique d'Algérie, M. Baba Ammi a joué un rôle important en donnant une orientation stratégique et opérationnelle au Trésor Public, alors même qu'il assurait diverses autres fonctions dont celles de membre du conseil d'administration de la Banque d'Algérie, membre du conseil de la monnaie et du crédit et président du conseil d'administration de la Banque algérienne du Commerce extérieur Zurich (Suisse). »
  17. Dominique Lagarde, « Algérie: Abdelaziz Bouteflika et les siens »,‎ 2009 (consulté le 08/04/2009) : « il suit son frère comme son ombre, ne ratant aucun meeting. Ancien élève de l'école polytechnique d'El-Harrach, il a été, dans une autre vie, prof de physique à l'université Houari-Boumediene des sciences et des technologies. A l'époque, il flirtait avec le trotskisme et il était très engagé dans le syndicalisme enseignant. »
  18. Mohand Aziri, « Saïd Bouteflika : Il voulait être Président… »,‎ 2013 (consulté le 29 juillet 2013) : « Université de Bab Ezzouar. Ilot de lucidité au beau milieu d’un océan de rumeurs toxiques Porte-parole de la coordination des sections CNES, Kaddour Chouicha dit n’avoir connu le conseiller du Président qu’à travers sa «participation» en tant que syndicaliste du CNES, délégué de Bab Ezzouar (USTHB) à la grève de 1996 et au premier congrès du CNES en 1997. Membre du Conseil national du syndicat, Saïd Bouteflika n’était pas «parmi les plus en vue de l’USTHB, même s’il est vrai que le nom qu’il porte avait contribué à faire parler de lui». Par «correction» ou par «crainte des représailles» de l’homme au bras long, surtout en cette université dirigée depuis une décade par le très proche ministre Harraoubia, nombre de «camarades» syndicalistes sollicités pour un témoignage avaient poliment décliné. Saïd, ingénieur polytechnicien, titulaire d’un doctorat de 3e cycle, intégrera, après un passage par une grande école à Lyon, l’Institut d’électronique de Bab Ezzouar comme enseignant avant de diriger le service scolarité. Un universitaire pur produit de l’université algérienne au palais El Mouradia, une «chance» ? Hormis la «clique des douze apôtres», cette douzaine d’enseignants chercheurs de la faculté d’informatique qui a rejoint la présidence de la République, notamment, pour y concevoir son nouveau système informatique, la contribution de Saïd Bouteflika au monde universitaire est négligeable. »
  19. http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2574p018-019.xml0/