École nationale d'administration (France)

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École nationale d'administration
Image illustrative de l'article École nationale d'administration (France)
Informations
Fondation 1945
Fondateur Charles de Gaulle, Michel Debré, Maurice Thorez
Type Établissement public à caractère administratif
Régime linguistique français
Budget 41,65 millions d'euros par an
Localisation
Coordonnées 48° 34′ 50″ N 7° 44′ 14″ E / 48.580556, 7.73722248° 34′ 50″ Nord 7° 44′ 14″ Est / 48.580556, 7.737222  
Ville Strasbourg et Paris
Pays Drapeau de la France France
Direction
Président Jean-Marc Sauvé
Directeur Nathalie Loiseau
Chiffres clés
Personnel 229
Enseignants 2 professeurs permanents (sport et FLE) et un millier d'intervenants externes par an
Étudiants 533 en 2005
Niveau Bac+6 (mastère spécialisé)
Divers
Affiliation CGE[1], G16+, membre associé de heSam Université
Site web www.ena.fr

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École nationale d'administration

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École nationale d'administration

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École nationale d'administration

L'école nationale d'administration (ENA) est une grande école française créée en 1945 pour « démocratiser » l'accès à la haute fonction publique de l'État. Elle est chargée aujourd'hui d'assurer la sélection et la formation initiale et continue des hauts fonctionnaires.

L'ENA accueille chaque année à Strasbourg 80 à 100 élèves en formation initiale auxquels il faut rajouter un tiers d'étrangers, une soixantaine d'élèves de masters et mastère spécialisé ainsi qu'une petite centaine d'élèves étrangers dans le cadre des cycles internationaux. À ces promotions, il faut ajouter des sessions courtes de formation continue à Paris. Les anciens élèves de l'école sont appelés « énarques ».

Au cours de la Ve République, les énarques jouent un rôle central dans la vie politique française (trois présidents de la République, sept Premiers ministres, de nombreux ministres, une grande majorité de préfets, etc.).

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant 1945[modifier | modifier le code]

Maurice Thorez, figure du Parti communiste français et signataire des décrets fondateurs de l'ENA

Avant 1945, l'État n'assurait pas une formation unique pour les fonctionnaires responsables de sa haute administration. En effet, si le système du concours - considéré alors comme la seule garantie d'un recrutement impartial et fondé sur le mérite - était déjà généralisé depuis la fin du XIXe siècle, chaque corps ou ministère organisait son propre concours, sans considération pour l'homogénéité de la haute fonction publique. Certains risques de corporatisme ou de népotisme en résultaient.

En 1848 déjà, le ministre de l'Instruction publique Lazare Carnot avait eu l'idée de créer une École d'administration, chargée de la formation des administrateurs gouvernementaux. Un décret de création sera rédigé (décret du 8 mars 1848), mais l'école, installée dans l'ancien bâtiment du Collège du Plessis, sera fermée quelques mois après son inauguration, lorsque Carnot quitta son poste de ministre.

À partir de 1936 et consécutivement à l'arrivée au pouvoir du Front populaire et de son ministre de l'éducation nationale Jean Zay, l'idée de créer une unique école de sélection et de formation des hauts fonctionnaires voit à nouveau le jour. Elle se heurtera à un vote défavorable du Sénat.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, deux projets aux apparences similaires mais aux objectifs opposés émergent. L'École des cadres d'Uriage, créée par Vichy en 1940, a pour objectif l'instauration d'une nouvelle aristocratie basée sur le sens du service de l'État. S'éloignant de l'idéologie vichyste, elle sera finalement dissoute par Pierre Laval en décembre 1942. Le second projet, qui est quant à lui conduit peu après la libération par Michel Debré et Emmanuel Monick[2], aboutira à la création de l'ENA, des Instituts d'études politiques et du Centre de hautes études administratives[3].

Création de l'ENA[modifier | modifier le code]

L'ancien site arboré de la rue des Saints-Pères, tout comme celui de la rue de l'Université, est aujourd'hui occupé par l'IEP de Paris.

L'école nationale d'administration (ENA) a été créée par l'ordonnance no 45-2283 du 9 octobre 1945[4] par le Gouvernement provisoire de la République française, alors présidé par le Général de Gaulle. Cette décision, qui devait profondément bouleverser la structure même de l'administration publique française, avait été préparée par la Mission provisoire de réforme de l'administration, placée auprès du chef du gouvernement et dirigée par Maurice Thorez, vice-président du Conseil et secrétaire général du Parti communiste français. Après la démission du Général de Gaulle de la présidence du Conseil le 20 janvier 1946, c'est Maurice Thorez qui va réussir à mener à bien la réforme administrative et l'élaboration du statut de la fonction publique, en se préoccupant d'assurer d'abord la naissance de l'école nationale d'administration créée avant son entrée au Conseil. Michel Debré, maître des requêtes au Conseil d'État et commissaire de la République à Angers, animait cette mission de création de l'école. Il a assuré provisoirement la direction de l'école.

Soixante années d'implantation parisienne[modifier | modifier le code]

Vue du patio de l'École nationale d'administration (Antenne de Paris)

L’École s'établit d'abord dans les murs de l'Hôtel de La Meilleraye, au 56 rue des Saints-Pères, à Paris. Le bâtiment, exproprié en 1945 au bénéfice de la Fondation nationale des sciences politiques, verra s'y succéder trente-quatre promotions d'élèves (de la promotion France combattante jusqu'à la promotion Pierre Mendès France).

L'hôtel de Feydeau de Brou, situé au 13 rue de l'Université, a été occupé par le Service hydrographique et océanographique de la marine jusqu'en 1971, date de sa décentralisation à Brest. L'hôtel a alors été restauré et les élèves de la promotion Michel de l'Hospital s'y sont installés en 1978. En avril 2007, cet hôtel particulier a été rebaptisé « Bâtiment René Rémond » par le nouveau propriétaire des murs (la Fondation nationale des sciences politiques).

En 2002, l'ENA a absorbé l'Institut international d'administration publique (IIAP), établissement issu de l'École nationale de la France d'outre-mer, et utilise ses anciens locaux au 2 avenue de l'Observatoire (VIe arrondissement).

Déménagement à Strasbourg[modifier | modifier le code]

Le site strasbourgeois à la Commanderie Saint-Jean, en bordure de l’Ill.

Sous l'impulsion d'Édith Cresson, il est décidé en 1991 de déménager l'école à Strasbourg, au 1, rue Sainte-Marguerite. Avant d'accueillir l’ENA, la Commanderie Saint-Jean, construite au XIVe siècle, fut successivement un lieu de commerce et de diplomatie, un hôpital puis, entre 1740 et 1989, une prison.

Pendant 10 ans, les activités de l'école se sont organisées sur trois sites (rue des Saints-Pères, rue de l'Université et rue Sainte-Marguerite). La promotion Simone Veil, soixante-deuxième promotion de l'ENA, fut la première à effectuer l'ensemble de sa scolarité à Strasbourg.

Le déménagement à Strasbourg représente un rapprochement symbolique de l'école des institutions européennes et permet une collaboration avec l'autre grande école du service public implantée à Strasbourg, l'Institut national des études territoriales (INET) .

L'ENA aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Actuellement, le nouveau site de l'avenue de l'Observatoire à Paris, dans les anciens locaux de l'École nationale de la France d'outre-mer, accueille depuis fin janvier 2007 toutes les activités parisiennes de l'ENA (le service des cycles courts et la direction des relations internationales) tandis que tous les autres services de l'école sont concentrés à Strasbourg. Les cours des élèves en formation permanente dans des cycles pédagogiques de moins d'un mois ont donc encore lieu à Paris.

Depuis son déménagement à Strasbourg, l'ENA se fait également appeler École européenne de gouvernance. En 2009, selon une étude effectuée par Mines ParisTech, l'ENA était au niveau mondial la dixième institution d'enseignement supérieur en termes d'anciens élèves présidents de l'un des 500 plus grands groupes mondiaux[5].

Critique de l'ENA[modifier | modifier le code]

L'ENA, les élites françaises et les « héritiers de la culture dominante »[modifier | modifier le code]

Dans leur livre Les héritiers, publié en 1964, Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron ont décrit comment certaines grandes écoles françaises, dont l'ENA, seraient monopolisées par les « héritiers de la culture dominante ». Ils ont notamment critiqué les concours d'accès à ces grandes écoles, qui s'appuyaient sur la connaissance de la culture des lettres et non par la connaissance de la culture de la science. Cette sélectivité vient, selon eux, mettre à mal le fondement de démocratisation de l'accès à ces grandes écoles. Ces héritiers cultivaient une image d'aristocrates dilettantes. Ils étaient portés par une forte connivence entre l'école et leur propre culture familiale.

Cet ouvrage a fait l'objet de vives critiques après sa publication, notamment par le sociologue Raymond Boudon, qui reprochait à Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron leur « croyance en un déterminisme social et en une vision statique de l’école[6] ».

La critique de l'ENA participe d'interrogations plus générales sur la société française : la sélection et la reproduction des élites, la bureaucratie, la centralisation et les relations entre l'État et les citoyens. Une proportion importante de ceux qui contrôlent la vie politique et économique en France est en effet issue de ses rangs.

Depuis les années 1960, il est parfois reproché aux anciens élèves de l'ENA une pensée technocratique. L'école fait ainsi l'objet de critiques de la part de certains de ses propres élèves, tel Jean-Pierre Chevènement, dans son livre L'énarchie ou les mandarins de la société bourgeoise (publié sous le pseudonyme de Jacques Mandrin en 1967).

L'ENA, et la création d'une élitocratie s’apparentant à un réseau népotique[modifier | modifier le code]

Plus largement, les critiques faites aux écoles comme l'ENA ou Polytechnique reposent sur le fait que ces écoles ont participé en France à créer une élitocratie centrée sur elle-même, et cherchant avant tout à promouvoir aux hautes fonctions de l’État les anciens élèves issus des mêmes écoles qu'eux. Et que ce système de solidarité réservé aux détenteurs d'un diplôme faisant foi de "passe-droit d’État" a un nom : le népotisme[7].

La question de la suppression de l'ENA[modifier | modifier le code]

Au cours de la campagne précédant l'élection présidentielle française de 2007, certains candidats comme François Bayrou se sont déclarés en faveur de la suppression de l'ENA. Un sondage réalisé pour l'occasion par Louis Harris 2, fait apparaître que "la suppression de l'ENA" en tant que proposition de François Bayrou était souhaitée par 27 % des sondés contre 55 % en faveur de son maintien et 18 % de sondés sans opinion[8].

Enseignements[modifier | modifier le code]

Formation initiale sur concours[modifier | modifier le code]

Concours

Pour assurer le recrutement de ses élèves, l'ENA organise tous les ans trois concours réservés aux ressortissants de l'Union européenne et un concours international :

  • un concours externe accessible à tous les candidats titulaires au minimum d'un diplôme de deuxième cycle (licence ou équivalent) ;
  • un concours interne réservé aux agents de la fonction publique ayant au moins quatre années de service effectifs ;
  • un troisième concours ouvert aux candidats ayant au moins huit ans d'expérience professionnelle en dehors de la fonction publique (élus et salariés du secteur privé).
  • un recrutement international ouvert aux candidats étrangers fonctionnaires, agents public ou, dans certains cas limités, étudiants se destinant à des fonctions publique dans leurs pays.

Le taux de sélectivité est élevé, puisque 7,9 % des candidats présents à la première épreuve ont été reçus. En 2009, 40 % des reçus étaient des femmes.

Taille des promotions

Le nombre d'élèves admis à l'ENA diminue de manière régulière depuis plusieurs années.

Promotions Concours externe Concours interne Troisième concours Sous-total Élèves étrangers Total
Léopold Sédar Senghor (2002-2004) 80 43 13 136 51 187
Romain Gary (2003-2005) 61 46 11 118 47 165
Simone Veil (2004-2006) 50 42 9 101 39 140
République (2005-2007) 44 37 9 90 18 108
Aristide Briand (2006-2008) 43 32 8 83 18 101
Willy Brandt (2007-2009) 45 40 8 93 34 127
Émile Zola (2008-2010) 40 32 8 80 40 120
Robert Badinter (2009-2011) 40 33 8 81 25 106
Jean-Jacques Rousseau (2010-2011) 40 31 8 79 31 110
Marie Curie (2011-2012) 41 29 7 77 30 107
Cursus

L'ENA dispense à ses élèves une formation interministérielle d'une durée de 24 mois. La nouvelle scolarité, entrée en vigueur le 1er janvier 2010, comporte de manière alternée des périodes de stages et d'études.

La scolarité est divisée en trois modules :

Débouchés
Hôtel de la Préfecture des Yvelines. Les préfets de département sont généralement d'anciens élèves de l'ENA

Les élèves de l'ENA intègrent à leur sortie de l'école différents corps de la fonction publique d'État, en fonction de leur classement. Les premiers choisissent généralement les "grands" corps d'inspection et de contrôle, à savoir la Cour des comptes (4 élèves en 2010), l'Inspection générale des finances (4 élèves en 2010), le Conseil d'État (4 élèves en 2010), l'Inspection générale des affaires sociales (3 élèves en 2010) ou l'Inspection générale de l'administration (2 élèves en 2010).

D'autres élèves, en principe bien classés également, intègrent le Quai d'Orsay en tant que conseillers des affaires étrangères (5 élèves en 2010).

Près de la moitié de la promotion intègre le corps des administrateurs civils ; parmi ceux-là, certains sont directement placés en position de détachement dans le corps des sous-préfets. Les autres élèves rejoignent les corps des conseillers de tribunal administratif et de cour administrative d'appel ou celui des Chambres régionales des comptes. Quelques élèves rejoignent la Mairie de Paris en tant qu'administrateurs.

Les élèves issus du concours interne conservent leur indice. Par rapport aux externes, ils commencent ou poursuivent leur carrière de haut fonctionnaire en moyenne comme un élève issu du concours ENA externe avec 6 ans d'ancienneté. De nombreux internes, appartenant à des corps de catégorie A+ avant d'entrer à l'ENA, disposent d'un échelon équivalent aux échelons les plus élevés des premiers grades des corps de sortie de l'ENA.

Les élèves issus du troisième concours commencent leur carrière dans la haute fonction publique comme un élève issu du concours ENA externe avec 4 ans de reprise forfaitaire d'ancienneté.

Coût de la scolarité par élève et rémunération

Le coût de la scolarité, en diminution de 10 % entre 2005 et 2006, s'est élevé en 2006 à 56 303 €[9] par élève en formation initiale (sur l'ensemble de la scolarité de 27 mois), soit environ 25 000 € par an. La scolarité étant gratuite pour les élèves, ce montant est pris en charge par l'école. À titre de comparaison, le coût moyen d'un étudiant dans l'enseignement supérieur français était estimé en 2005 à 9 280 € par étudiant et par an (7 210 € pour un étudiant de l'université et 13 560 € pour un étudiant en classes préparatoires)[10].

Comme dans beaucoup d'autres écoles de la fonction publique française, les élèves de l'ENA sont rémunérés pendant leur scolarité. Ils perçoivent un salaire de 1 370 euros nets par mois pour ceux issus du concours externe, et de 2 100 euros au minimum pour les élèves issus du concours interne[11]. Les élèves s'engagent en contrepartie à travailler pour l'État pendant dix ans, faute de quoi ils devront rembourser les sommes perçues.

Mastère spécialisé et masters[modifier | modifier le code]

L'ENA organise également des formations diplômantes de l'enseignement supérieur, en partenariat avec d'autres grandes écoles ou universités. Une centaine d'élèves était concerné par ces formations en 2006 :

Mastère spécialisé en gestion des risques sur les territoires (MGR)[modifier | modifier le code]

Accrédité par la Conférence des grandes écoles, le mastère spécialisé en gestion des risques sur les territoires dispensé par l’École nationale d’administration (ENA) est une extension à Strasbourg du mastère (MS) délivré par l'EISTI.

Ce mastère spécialisé 3e cycle est par ailleurs reconnu comme valeur professionnelle par son inscription au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) inscrit au JO du 13 novembre 2009. Il forme des risk managers possédant une vaste culture du risque.

Ce cursus comprend 320 heures réparties en 8 modules :

Suivies d'un stage de mise en application et/ou d'une thèse professionnelle d'une durée équivalente à 850 heures.

Une description de ce mastère est disponible sur le site de l'ENA[12].

Les étudiants et anciens étudiants de ce mastère sont regroupés au sein du cercle « ENA-Risk », cercle de réflexion et de recherche sur la gestion des risques. La liste des élèves et anciens élèves est consultable sur le site de l'ENA. (http://www.ena.fr/index.php?/fr/content/download/1234/8399/file/promotions-mgr.pdf)

Master européen de gouvernance et d'administration (MEGA)[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un programme franco-allemand créé au moment du quarantième anniversaire du Traité de l'Élysée avec le soutien de Jacques Chirac et de Gerhard Schröder. Cette formation continue est ouverte à des fonctionnaires français et allemands en exercice, mais aussi à des fonctionnaires d'autres pays européens et aux cadres du secteur privé.

Le MEGA est piloté par l'ENA, l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne et l'Université de Potsdam. Il est placé en France sous l'égide du ministère de la Fonction publique français (DGAFP) et en Allemagne sous celle du ministère fédéral de l'Intérieur (BMI). Sont également partenaires le Centre d'études européennes de Strasbourg (CEES), l'institut d'études politiques de Paris (Sciences Po Paris), l'université de Strasbourg, l'université Humboldt de Berlin et l'institut universitaire européen de Florence.

La formation est sanctionnée par deux diplômes : le master en droit, mention droit public, spécialité gouvernance et administration européennes de l'université Paris I, et le « Master of European Governance and Administration » délivré par l'université de Potsdam. La première promotion, inaugurée en 2006 par le ministre français de la Fonction publique et le ministre fédéral allemand de l'Intérieur, est la promotion Pont de l'Europe-Europabrücke. La deuxième promotion s'appelle Jean-Claude Juncker. La troisième promotion s'appelle Javier Solana.

Les conditions d'admission au MEGA sont spécifiques :

  • être titulaire d’une maîtrise,
  • être capable de suivre des cours en français et en allemand,
  • avoir entre 25 et 35 ans,
  • avoir au moins 2 ans d’expérience professionnelle.

Master en gestion publique[modifier | modifier le code]

Ce master à finalité professionnelle en science politique spécialité gestion publique est délivré par l'Université Paris-Dauphine. Il s'adresse aux étudiants, fonctionnaires et cadres du secteur privé confrontés à la gestion, au management public.

Associant l'expertise et les enseignements de l'ENA sur les problématiques du secteur public, ce master dispose d'une formation managériale d'entreprise dispensée par Paris-Dauphine.

Tout au long de la scolarité les stagiaires bénéficient de conférences et d'exposés caractérisés par la mixité des intervenants : hauts fonctionnaires, consultants, enseignants et chercheurs de l’université.

Master en management des organisations et des politiques publiques (MOPP)[modifier | modifier le code]

Ce master spécialité « Management des organisations et des politiques publiques » est une formation de haut niveau sur le management des organisations publiques (en particulier État, collectivités territoriales, établissements publics et entreprises publiques chargées d’une mission de service public) et de leurs politiques. Cette formation est issue du partenariat de cinq institutions prestigieuses : Mines ParisTech, Université de Paris-X Nanterre, centre de recherche en gestion de l'École polytechnique, École supérieure de commerce de Paris (ESCP Europe), École nationale d'administration (ENA).

Master en administration publique[modifier | modifier le code]

Le master en administration publique est accessible aux anciens élèves des cycles internationaux de longue durée, l'objectif de ce master est de permettre aux élèves étrangers de valoriser leur cursus à l'ENA par un approfondissement de leurs connaissances.

Cycles internationaux[modifier | modifier le code]

  • Cycle international d'administration publique (CIAP - 7 mois) : ce cycle offre la possibilité à une trentaine de hauts fonctionnaires confirmés de suivre un cycle de perfectionnement dans leur spécialité pendant sept mois.
  • Cycle des hautes études européennes (CHEE - 7 mois) : ce cycle est ouvert à des hauts fonctionnaires, parlementaires, journalistes, universitaires, syndicalistes, dirigeants et cadres d'entreprises souhaitant se familiariser avec les questions européennes et plus spécifiquement avec les positions françaises sur ces questions.
  • Cycle international court (CIC - 9 mois) : le CIC permet à une trentaine de hauts fonctionnaires étrangers d'acquérir des savoir-faire utiles pour entrer en contact avec l'administration française.
  • Cycle international long (CIL - 18 mois) : ce cycle réunit trente élèves étrangers, fonctionnaires dans leur pays d'origine ou intéressés par une carrière dans la fonction publique. Ils sont intégrés chaque année à la promotion qui est donc constituée par les élèves français issus des trois concours et par les élèves du CIL. L'ENA souhaite qu'il n'y ait plus de distinction faite entre les élèves français et les CIL pendant leur scolarité.
  • Cycles internationaux spécialisés d'administration publique (CISAP - 1 à 4 semaines) : ces cycles s'adressent aux hauts fonctionnaires d'administrations étrangères, aux cadres d'entreprise publiques ou aux cadres dirigeants français.

Formation permanente[modifier | modifier le code]

Destinées aux cadres supérieurs de la fonction publique, les sessions de formation permanente concernent 2500 personnes par an. Elles se sont diversifiées et visent à privilégier l'interministérialité par la confrontation d'expériences différentes et la mise en commun de savoir-faire utiles à la modernisation de la fonction publique.

  • Cycle d'accompagnement à la mobilité professionnelle (destiné aux administrateurs civils et aux assistants parlementaires)
  • Cycle d'intégration des officiers (CIO) : l'école organise un cycle de formation de trois mois spécifique à l'attention d'une dizaine officiers admis à intégrer différents corps de sortie de l'ENA, administrateurs civils, corps préfectoral, inspections... au sein des administrations de l'État.
  • Cycle de perfectionnement des collaborateurs parlementaires : les assistants parlementaires de l'Assemblée nationale, du Sénat, et du Parlement européen ont la possibilité de se former à l'ENA, grâce à un cycle de perfectionnement extensif de 6 mois qui leur est réservé.
  • Séminaires de gestion publique (16 demi-journées par séminaire) : ces séminaires s'adressent aux responsables des services de l'État, des collectivités territoriales et des établissements publics, aux cadres des entreprises publiques et organismes privés en relation avec l'administration centrale et les collectivités territoriales et aux diplomates étrangers en poste à Paris.
  • Cycle des hautes études européennes (CHEE) : décidé le 19 décembre 2005, ce séminaire thématique annuel est destiné à des cadres de tous les secteurs d'activité, désireux de se familiariser ou d'approfondir les enjeux présents des politiques européennes.
  • Autres formations thématiques : Action publique et institutions, pratique de l'interministérialité, gestion et management publics, développer ses compétences, Union européenne, relations internationales, économie et finances publiques, gestion des risques etc.

Une session sur la déontologie a été créée en 2009[13].

Classement[modifier | modifier le code]

Le classement de sortie des élèves est constitué sur la base de la moyenne de l'ensemble des notes obtenues par chaque élève lors de sa scolarité. Les notes des élèves sont de deux types : les notes obtenues à l'issue des trois stages professionnels et les notes obtenues à l'issue des épreuves de scolarité. Les trois notes correspondant à chacun des stages ont une pondération plus lourde que les notes obtenues lors des épreuves de scolarité. Chaque note de stage est arrêtée en fonction de l'évaluation du maître de stage de chaque élève, d'une inspection appelée "visite de stage" effectuée par un membre de la Direction des stages sur le lieu de stage lui-même (sauf pour le stage en entreprise), du rapport produit par l'élève, ainsi que d'un oral de soutenance.

Tous les élèves obtiennent en fin de scolarité leur rang dans le classement, du premier au dernier.

Le classement de sortie fait l'objet de critiques récurrentes. Il a été mis en cause, entre autres griefs, par les élèves de la promotion Léopold Sédar-Senghor (2002-2004), qui ont rédigé un rapport intitulé L'ENA, l'urgence d'une réforme. Ce document, signé par 132 étudiants sur 134, reprochait à l'ENA de « dispenser une scolarité au rabais, qui n'est que l'alibi d'un concours de beauté organisé par les divers corps de l'État ».

Les élèves avaient même voté une motion de défiance contre la direction de l'école, ce qui leur avait valu un rappel à l'ordre du ministre de la fonction publique de l'époque, Renaud Dutreil.

Dans un arrêt du 10 janvier 2007, le conseil d'État a donné raison aux élèves de la promotion Sédar-Senghor contestant le déroulement de l'examen de fin d'études (ces derniers n'acceptaient pas la présence d'un professeur de l'école au jury final de l'épreuve de questions européennes, ni le choix des sujets des épreuves de gestion publique). La haute juridiction administrative a annulé le classement de sortie de la promotion 2004 de l'ENA, estimant que l'école n'avait pas organisé le concours dans des conditions respectant l'égalité entre élèves. Cette décision restera toutefois sans influence, puisque les élèves ont uniquement contesté le classement, et non l'arrêté d'affectation dans les différents corps de l'administration[14],[15].

En janvier 2008, Nicolas Sarkozy a remis en cause le principe du classement de sortie[16]. Le président de la République estime anormal que les mieux classés bénéficient d'une présomption de supériorité tout au long de leur carrière et se voient très souvent offrir les postes les plus importants, alors qu'à l'inverse les moins bien classés ne voient pas toujours leurs mérites professionnels reconnus à leur juste valeur. À ce stade, cependant, ni le calendrier ni les modalités d'une éventuelle suppression du classement n'étaient précisés. La difficulté de cette suppression tient en partie au risque de népotisme en cas de recrutement libre des jeunes énarques par les différents corps de l'État.

Le 22 avril 2008, les élèves de la promotion Willy Brandt ont malgré cela voté en assemblée générale la suppression du classement de sortie pour leur promotion à une forte majorité (76 % des exprimés et 79 % de participation[17],[18]), mais le conseil d'administration de l'École a réaffirmé peu après le maintien du classement pour les promotions en cours de scolarité.

Néanmoins le 24 septembre est annoncée sa suppression dès 2011[19] ; le classement serait remplacé par un « dossier d'aptitude » et complété par un entretien de recrutement. Les élèves seraient par ailleurs davantage spécialisés : l'école envisage de créer, en complément du tronc commun, cinq filières (droit, économie, finances, international, social) en partenariat avec les administrations[20].

En janvier 2012, François Sauvadet, ministre de la fonction publique a mis en place « une commission de réflexion sur le classement de sortie de l'ENA chargée de rechercher toutes les voies de la convergence possibles sur cette question ». Ce groupe de travail s'est réuni à deux reprises et n'a pas réussi à trouver un terrain d'accord sur la réforme.

Le 6 février 2012, François Sauvadet, ministre de la fonction publique a annoncé qu'il renonçait à déposer un amendement au vote de l'Assemblée nationale visant à permettre la suppression du classement[21].

La recherche et le développement international[modifier | modifier le code]

Activités de recherche[modifier | modifier le code]

L'ENA assume également une mission de recherche en sciences administratives en développant toute une série de colloques sur les grands enjeux de la fonction publique, en encourageant les travaux de recherche de ses élèves sur des questions d'actualité et en multipliant les comparaisons des différents systèmes administratifs étrangers.

L'ENA est membre fondateur de la Fondation nationale entreprise et performance, créée en 1969 de par la volonté du premier ministre Chaban-Delmas. Reconnue d'utilité publique, cette fondation a pour objet de contribuer à faire émerger d'une part des visions renouvelées de la performance et du rôle des acteurs publics et privés, et d'autre part des enjeux de long terme auprès de leaders d’opinion. Ouverte sur sélection aux élèves des grandes écoles (ENA, INET, X, HEC, ESSEC, ESCP, ENSAM, Saint-Cyr,...) elle encourage le croisement entre la culture du politique et la culture de l’entreprise, en organisant le partage des compétences et les pratiques entre ces deux univers, et en donnant les moyens d’une action concertée entre eux. Chaque année depuis 1969, l'ENA y envoie certains de ses élèves suivre le cursus de dix-huit mois.

Une école tournée vers l'international[modifier | modifier le code]

Depuis sa création, en 1945, l'ENA a formé plus de 2 000 élèves étrangers, provenant d'une centaine de pays, dans le cadre de ses deux cycles internationaux. Chaque promotion compte une quarantaine d'élèves étrangers représentant une trentaine de nationalités pour une centaine d'élèves français, tous suivent là une formation identique.

Par ailleurs, l'école entretient une active coopération administrative avec de nombreux partenaires étrangers. L'ENA a ainsi développé des accords de coopération binationaux avec des pays du Maghreb, la Chine, la Pologne, la Thaïlande ou encore la Syrie, pour permettre le transfert d'ingénierie des formations au management public et à la gestion administrative. L'ENA occupe également une place prépondérante dans le domaine des appels d'offres internationaux grâce à une cellule multilatérale créée en 2002, chargée de gérer les financements des bailleurs de fond internationaux ; elle fournit ainsi une expertise dans le domaine de l'administration publique et de la réforme de l'État dans plus de vingt-cinq pays (Algérie, Azerbaïdjan, Brésil, Bulgarie, Cambodge, Cameroun, Chine, Djibouti, Maroc, Panama, République dominicaine, Roumanie, Russie, Tunisie, Ukraine, Viêt Nam, etc.). Parallèlement à cette activité, l'École organise des cycles de formation à l'attention de responsables publics étrangers dans le cadre d'appel d'offres ou de demandes de formation émanant d'États étrangers (Afrique subsaharienne, Chine et pays d'Europe centrale et orientale).

Soucieuse de conforter la place de l'administration française dans le monde, l'ENA a encore intensifié sa politique d'échanges internationaux depuis l'intégration des services de l'Institut international d'administration publique (IIAP) en son sein, début 2002.

La vie à l'école[modifier | modifier le code]

Centres de documentation[modifier | modifier le code]

La bibliothèque de l'antenne parisienne de l'ENA .

L'ENA dispose à Strasbourg d'une bibliothèque contenant près de 40 000 ouvrages. Elle est accessible aux élèves et aux anciens élèves. Cette bibliothèque est par ailleurs un Centre de documentation européenne (tout comme celle de l'Institut d'études politiques de Paris ou de l'Université libre de Bruxelles), et reçoit à ce titre la documentation officielle européenne.

L'ENA dispose en outre d'une antenne documentaire à Paris constituée de 5 000 ouvrages et d'une centaine de titres de périodiques.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Le sport occupe une place tout à fait centrale dans la scolarité à l'ENA, justifiant ainsi la présence à Strasbourg de nombreux élèves le jeudi après-midi.
De très nombreuses activités sportives sont proposées par l'association sportive de l'ENA (AS-ENA) aux élèves et anciens élèves.
Le directeur des sports, Jean-Claude Doillon, a d'ailleurs été élu « personnalité préférée des énarques » trois années de suite entre 2003 et 2005 avant de se voir dépasser par Fabrice, barman émérite de la cafétéria, lui-même grand footballeur à ses heures perdues.

Le « Clásico administratif »[modifier | modifier le code]

Le derby de football annuel entre l'ENA et l'Institut national des études territoriales (INET)), les deux écoles strasbourgeoises, a fait peau neuve en 2008. Il est désormais baptisé « Clásico administratif » et doté d'une coupe.

La première édition[modifier | modifier le code]

Elle s'est tenue le mardi 8 avril 2008. Les deux équipes, composées de sept joueurs, devaient se départager en deux mi-temps de trente minutes. La promotion Willy-Brandt (ENA) était opposée à la promotion Lucie-Aubrac (INET).

Le trophée 2008 a été remporté par l'ENA, sur le large score de 6 buts à 2. L'ENA jouait en maillot bleu, short bleu et bas bleus, l'INET en maillot tango, shorts noirs et bas tango.

La deuxième édition[modifier | modifier le code]

Ayant eu lieu le lundi 6 avril 2009, cette deuxième édition a vu la nette victoire de la promotion Émile-Zola (ENA) sur la promotion Galilée (INET), par un score de 12 à 4.

La confrontation a opposé deux équipes de huit joueurs pendant deux mi-temps de trente-cinq minutes au centre de formation du RC Strasbourg. Les joueurs de l'ENA étaient tout de bleu vêtus tandis que l'INET arborait des tenues blanches.

La troisième édition[modifier | modifier le code]

Opposant les promotions Rousseau (ENA) et Schumann (INET), elle a vu les élèves de l'ENA s'imposer 1-0 au terme d'un match intense. Il est à noter que cette rencontre s'est déroulée dans un excellent esprit, et a mis aux prises des équipes mixtes de part et d'autre. L'équipe de l'ENA - les célèbres VUVUZENA - a ouvert le score sur une de ses toutes premières occasions, et a ensuite réussi à tenir le score jusqu'au terme de la partie, non sans considérablement souffrir. Le meneur de jeu de l'INET a ainsi vu son penalty repoussé par le gardien de but de l'ENA. L'ENA aurait pu profiter de ses contres, mais n'a pu accroître son avantage faute de réalisme.

La coupe technocratique des champions[modifier | modifier le code]

Une première édition s'était tenue en 2010, remportée par les Directeurs d'hôpitaux. Ceux-ci ont conservé leur titre en 2011 en battant les VUVUZENA (1-0) puis l'INET (3-0). L'INET a terminé 2e en battant l'ENA (3-2). En 2012, les DH ont encore assis leur suprématie en battant largement l'ENA (6-0) puis l'INET (7-2), tandis que l'ENA récupérait la deuxième place en venant à bout de l'INET (6-2).

Administration de l'école[modifier | modifier le code]

L'ENA est un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du Premier ministre, exercée en son nom par la Direction générale de l'administration et de la fonction publique.

Présidence et direction[modifier | modifier le code]

La présidence du conseil d'administration de l'ENA revient de droit au vice-président du Conseil d'État, c'est-à-dire depuis le 3 octobre 2006 à Jean-Marc Sauvé.

Les directeurs ont été successivement :

Directeur Décret de nomination
Henri Bourdeau de Fontenay 1945
François Gazier 6 avril 1963 [22]
Pierre Racine 18 août 1969 [23]
Pierre Louis Blanc 28 juillet 1975 [24]
Simon Nora 13 avril 1982 [25]
Roger Fauroux 24 janvier 1986 [26]
René Lenoir 26 mai 1988 [27]
Jean Coussirou 24 janvier 1992 [28]
Raymond-François Le Bris 30 janvier 1995 [29]
Marie-Françoise Bechtel 14 septembre 2000 [30]
Antoine Durrleman 7 décembre 2002 [31]
Bernard Boucault 2 août 2007 [32]
Nathalie Loiseau 4 octobre 2012 [33]

Budget[modifier | modifier le code]

Son budget annuel de fonctionnement s'est élevé en 2006 à 41,685 millions d'euros[34]. La part du financement de l'État dans ce budget s'élève à 74 %.

Pour répondre à son objectif de démocratisation de l'accès à la haute fonction publique, l'ENA consacre près du quart de son budget à la rémunération des candidats au concours interne (183 élèves des cycles préparatoires aux concours administratifs étaient concernés en 2007) ainsi qu'au financement partiel de douze centres de préparation au concours.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Depuis sa création il y a soixante ans, l'ENA a formé 5 600 hauts fonctionnaires français et 2 600 étrangers.

Les différentes promotions de l'ENA portent un nom spécifique en hommage à un personnage, un événement ou un concept. La photo de chacune d'entre elles est affichée sur les murs de l'école.

Associations d'anciens élèves[modifier | modifier le code]

L'Association des anciens élèves de l'école nationale d'administration (AAEENA) est la plus ancienne et la plus importante des associations d'anciens élèves de l'ENA. Elle diffuse une revue mensuelle, L'ENA hors les murs ainsi que l'annuaire des anciens élèves (en vente libre) et participe à l'animation de manifestations en lien avec la vie des anciens élèves en organisant des conférences, des colloques etc.

Elle se charge par ailleurs d'aider les anciens élèves dans leurs recherches d'emplois, en éditant tous les mois le bulletin du service carrière, qui contient une liste de poste à pourvoir dans et hors de l'administration, et en proposant des services personnalisés tels que des bilans de compétences.

Outre l'AAEENA, il existe de nombreuses associations regroupant des élèves selon leurs origines géographiques (comme l'Association québécoise des anciens élèves de l'ENA), selon le concours obtenu (telle l'Association des élèves et anciens élèves issus du 3e concours de l'ENA), selon le programme suivi (Association des anciens élèves allemands du cycle étranger de l'ENA), ou encore selon d'autres critères (Agir pour la réforme de l'école).

Anciens élèves célèbres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste d'énarques par promotion.
Personnalités politiques

Présidents de la République française : Valéry Giscard d'Estaing (1974 à 1981), Jacques Chirac (1995 à 2007) et François Hollande (2012 à aujourd'hui)

Premiers ministres français :

Membres du gouvernement actuel : Laurent Fabius, Ségolène Royal, Michel Sapin, Emmanuel Macron, Fleur Pellerin.

Parlementaires actuels (députés, sénateurs ou députés européens) :

Hommes politiques étrangers : Edem Kodjo (ancien Premier ministre du Togo), Nicéphore Soglo (ancien président du Bénin), Mohand Laenser (ministre d'État marocain, député et secrétaire général du Mouvement Populaire), Mohamed Elyazghi (ministre d'État marocain et ex-secrétaire général de l'union socialiste des forces populaires), Abdoulaye Baldé (ministre sénégalais des Forces armées, maire de Ziguinchor et ancien secrétaire général de la ­présidence).

PDG d'entreprises
Fonctionnaires internationaux
Intellectuels

Anciens auditeurs des cycles internationaux[modifier | modifier le code]

Les anciens auditeurs de l'ENA (CISAP)[modifier | modifier le code]

Les anciens auditeurs ont suivi une session :

  • Le rôle de l’État dans l’intelligence économique,
  • La corruption : réalités économiques et moyens de lutte,
  • La protection des Droits de l’Homme,
  • Dépenses publiques et maîtrise de la gestion budgétaire,
  • ...

À la fin de la session l'auditeur reçoit un "certificat de spécialité de l'ENA".

Les titulaires d'un certificat de spécialité (CISAP)[modifier | modifier le code]

Fictions sur l'ENA[modifier | modifier le code]

  • Bernard Spitz signe en 1986 un roman intitulé Meurtres à l'ENA.
  • Raoul Peck passe derrière la caméra avec Arte et Canal + pour L’École du pouvoir, une fiction tournée en 2008 basée sur l’ENA. « Derrière l’émulation, la compétition intellectuelle et institutionnalisée, il y a une quête du futur pouvoir ». Ce 2 x 120 minutes propose ainsi de suivre les épreuves et les tribulations de cinq personnages aux trajectoires différentes de 1977 à 1986.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cge.asso.fr/ecoles/ECOLE25.phtml
  2. Jacquier-Bruère (pseudonyme de Michel Debré et Emmanuel Monick), Refaire la France : l'effort d'une génération, Paris, 1945.
  3. Ordonnance n° 45-2283 du 9 octobre 1945 — ENA
  4. Ordonnance du 9 octobre 1945
  5. Professionnal ranking of world universities, Mines ParisTech, 2009
  6. Les Héritiers - MSN Encarta
  7. http://www.ft.com/cms/s/2/d76b5fcc-b83f-11e2-bd62-00144feabdc0.html#axzz2TqkqS3Ea
  8. (page 4) Sondage réalisé par téléphone entre le 13 et le 15 avril 2007 sur 1004 personnes et selon la méthode des quotas, par l'institut Louis Harris 2.
  9. Rapport annuel 2006
  10. Les notices de la Documentation française, Le système éducatif en France, 2006. cf tableau sur le site du Ministère français de l'éducation
  11. « La réforme timide des jeunes énarques » et 2 100 euros pour les élèves issus du troisième concours, Le Monde, 19 janvier 2009.
  12. Mastère spécialisé en gestion des risques sur les territoires (ENA/PEAP/EISTI)
  13. http://www.ena.fr/index.php?/fr/formation/formation-thematique/Deontologie-et-responsabilites-manageriales
  14. Conseil d'État 10 janvier 2007, no 297864
  15. Journal Le Monde du 19 janvier 2007
  16. Michel Delberghe, « Nicolas Sarkozy veut ouvrir la fonction publique à la diversité », Le Monde, 14 janvier 2008.
  17. « Exclusif : les élèves de l'ENA votent contre l'énarchie », Marianne, 22 avril 2008.
  18. « Les étudiants de l'ENA se rebellent », Libération, 23 avril 2008.
  19. « Le "classement de sortie" de l'ENA sur la sellette », nouvelobs.com, 24 septembre 2008.
  20. « ENA, ENM : révolution dans les écoles de la haute fonction publique », Les Échos, 25 septembre 2008.
  21. Le Monde.fr 6 février 2012
  22. Décret du 6 avril 1963, JORF no 85 du 9 avril 1963, p. 3316.
  23. Décret du 18 août 1969, JORF no 196 du 22 août 1969, p. 8475.
  24. Décret du 28 juillet 1975, JORF no 174 du 29 juillet 1975, p. 7675.
  25. Décret du 13 avril 1982, JORF no 87 du 14 avril 1982, p. 1123.
  26. Décret du 24 janvier 1986, JORF no 33 du 8 février 1986, p. 2282.
  27. Décret du 26 mai 1988, JORF no 124 du 28 mai 1988, p. 7420, NOR PRMX88140431D.
  28. Décret du 24 janvier 1992, JORF no 21 du 25 janvier 1992, p. 1250, NOR FPPX9210358D.
  29. Décret du 30 janvier 1995, JORF no 26 du 31 janvier 1995, p. 1650, NOR FPPX9500606D.
  30. Décret du 14 septembre 2000, JORF no 216 du 17 septembre 2000, p. 14614, NOR FPPX0004359D.
  31. Décret du 7 décembre 2002, JORF no 286 du 8 décembre 2002, p. 20320, texte no 15, NOR PRMX0206140D.
  32. Décret du 2 août 2007, JORF no 178 du 3 août 2007, texte no 61, NOR PRMX0710793D.
  33. Décret du 4 octobre 2012, JORF no 232 du 5 octobre 2012, texte no 43, NOR PRMX1236107D.
  34. Tableaux des comptes publié par performance-publique.gouv.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Revue

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]