École et observatoire des sciences de la Terre

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EOST
Image illustrative de l'article École et observatoire des sciences de la Terre
Nom original École et Observatoire des Sciences de la Terre
Informations
Fondation 1997 (avant « École et Observatoire de Physique du Globe », fondée vers 1830[1])
Type Université publique - Ecole d'ingénieurs - Centre de recherche - Observatoire des sciences de l'univers
Régime linguistique Français/Anglais
Localisation
Coordonnées 48° 34′ 47″ N 7° 45′ 43″ E / 48.579722, 7.76194448° 34′ 47″ Nord 7° 45′ 43″ Est / 48.579722, 7.761944  
Ville Strasbourg
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Campus Campus Central de Strasbourg
Direction
Directeur Frédéric Masson
Chiffres clés
Personnel 150 personnels permanents
Étudiants 400 étudiants
Premier cycle 177 étudiants en Licence (Bac+3)
Deuxième cycle 143 élèves-ingénieurs / 107 étudiants en Master (Bac+5)
Troisième cycle 70 doctorants
Divers
Site web eost.unistra.fr/

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
EOST

L'École et observatoire des sciences de la Terre (EOST) assure des missions d’enseignement, de recherche, d’observation et de diffusion des connaissances en Sciences de la Terre. Elle est placée sous la tutelle de l’Université de Strasbourg et du CNRS. L’EOST est installé dans deux bâtiments du campus central de Strasbourg et compte plus de 150 membres permanents.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Composante de l’Université de Strasbourg, L’EOST assure la formation en sciences de la terre et de l’environnement de près de 400 étudiants [2]. La formation d’ingénieur et les formations universitaires (Licence et Master) proposent un enseignement à la fois théorique et pratique, intégrant notamment des stages de terrain et en entreprise.

Plus de 1000 ingénieurs ont été diplômés[3] depuis la création de l’école en 1920. Unique en France par sa spécialisation en géophysique, elle forme des professionnels de la prospection du sous-sol, de l’étude des risques naturels et de la géotechnique.

L'EOST à Strasbourg

La Licence mention « Sciences de la Terre »[4] permet aux étudiants d’acquérir une solide formation conduisant aux métiers de la géophysique de la géologie, de la géochimie, des sciences de l’environnement et de l’astrophysique. Quant au Master[5], il prépare les étudiants à une poursuite en Doctorat[6] ou à une insertion professionnelle en entreprise dans les secteurs de l’énergie, des ressources, des risques et de l’environnement. Les doctorants effectuent leur thèse au sein de l’Ecole Doctorale n°413 « Sciences de la Terre et de l’Environnement », à laquelle sont rattachées les deux unités de recherche de l’EOST.

Depuis la rentrée 2014-2015, l'EOST a ajouté à son offre de formation trois diplômes universitaires destinés à des professionnels souhaitant se former dans le domaine de la géothermie profonde[7], en association avec l'INSA Strasbourg, l'ENGEES et l'ENSG Nancy). Ces diplômes entrent dans le volet "enseignement" du LabEx G-EAU-THERMIE PROFONDE.

Recherche[modifier | modifier le code]

L’activité de recherche est développée dans deux unités mixtes du CNRS et de l’Université de Strasbourg : l’Institut de Physique du Globe de Strasbourg (IPGS) et le Laboratoire d’Hydrologie et de Géochimie de Strasbourg (LHyGeS).

Les recherches de l'IPGS étaient dédiées par le passé aux questions scientifiques fondamentales. Elles portent aujourd'hui encore sur la compréhension et la modélisation des phénomènes géologiques et géophysiques, mais se sont ouvertes à des thématiques plus appliquées : environnement, ressources naturelles (énergie, eau), estimation des risques, en particulier le risque sismique et les glissements de terrain.

Le LHYGES, créé en 2009 par regroupement de trois équipes existantes, se consacre à l'analyse et à la compréhension des phénomènes hydrologiques et géochimiques dans les milieux naturels. Son approche associe géosciences, sciences pour l'environnement et sciences pour l'ingénieur et vise à construire des modèles quantitatifs et prédictifs.

Dans le cadre du programme "Investissements d'avenir" lancé en 2011, L’EOST est également porteur du projet G-EAU-THERMIE PROFONDE. Ce LABoratoire dExcellence (LABEX) vise à améliorer la connaissance des réservoirs géothermiques profonds et à développer des techniques permettant l’exploitation de cette source d’énergie renouvelable.

Observatoires[modifier | modifier le code]

L’EOST est un Observatoire des Sciences de l’Univers[8] (OSU). La mission de l’observatoire est de contribuer aux progrès de la connaissance de la Terre par le développement et l'exploitation de moyens d'observation, l’acquisition des données et l'élaboration des outils théoriques nécessaires à leur exploitation. Il assure également des tâches de surveillance des phénomènes naturels liés à la physique du globe.

Les services d’observation hébergés concernent plusieurs thématiques : sismologie, géodésie, gravimétrie, magnétisme, environnement. Ils bénéficient d’une relation forte avec les équipes de recherche et occupent une présence importante dans les réseaux internationaux.

L’EOST est fortement impliqué dans des projets labellisés EquipEx (équipement d’excellence) en géophysique (RESIF-CORE), en science de l’environnement (CRITEX) et en gravimétrie (MIGA)[9]. Les EquipEx sont des équipements scientifiques de pointe visant à permettre à la recherche française d’être compétitive à l’échelle internationale.

Sismologie[modifier | modifier le code]

Les observatoires sont intégrés au service national d'observation "Terre solide : sismologie" de l'INSU [10]

  • Bureau central sismologique français (BCSF)/ Réseau national de surveillance sismique (RéNaSS)
  • Réseau large bande permanent (RLBP)
  • Observatoire sismologique du nord-est de la France
  • Géoscope (Terres australes, Antarctique, Sénégal et Alsace) [11].

Géodésie et gravimétrie[modifier | modifier le code]

Les observatoires sont intégrés au service national d'observation "Terre solide : géodésie et gravimétrie" de l'INSU [12]

  • RENAG (Fossé rhénan)
  • Observatoire gravimétrique de Strasbourg.

Magnétisme[modifier | modifier le code]

L'observatoire est intégré au service national d'observation "Terre solide : magnétisme" de l'INSU [13]

  • BCMT (Terres australes, Antarctique et Madagascar).

Instabilités des versants[modifier | modifier le code]

L'observatoire est intégré au service national d'observation "Terre solide : instabilité des versants" de l'INSU [14]

  • Observatoire multidisciplinaire des instabilités des versants.

Surfaces et interfaces continentales[modifier | modifier le code]

L'observatoire est intégré au service national d'observation "Surfaces et interfaces continentales" de l'INSU [15]

  • Observatoire hydrogéochimique de l’environnement.

Musées et collections[modifier | modifier le code]

L’EOST gère deux musées représentatifs de la longue histoire des sciences de la terre à Strasbourg.

Musée de Sismologie et du Magnétisme Terrestre, dans le jardin botanique de l'Université de Strasbourg

Le Musée de sismologie, situé dans l’ancienne station sismologique inaugurée le 1er juillet 1900, présente des appareils de mesures géophysique et leur évolution au fil des années. Le musée a fait l'objet d'un ouvrage intitulé "Mesurer les séismes : la station sismologique de Strasbourg", réalisé par le service de l'Inventaire du patrimoine de la Région Alsace, en partenariat avec le Jardin des Sciences de l'Université de Strasbourg et l'EOST, dans la collection "Parcours du patrimoine" aux éditions Lieux Dits. Il est ouvert aux scolaires et collégiens sur réservation et propose des animations pédagogiques conçues par les scientifiques de l'EOST et des médiateurs scientifiques.

Bâtiments de la rue Blessig, où se trouve le Musée de Minéralogie

La collection du Musée de minéralogie est constituée de près de 30 000 échantillons de minéraux et de météorites de provenance internationale dont les plus belles pièces sont régulièrement exposées en France et à l’étranger. Le musée est installé dans le bâtiment de l'EOST situé rue Blessig, qui fait partie de l'ensemble historique construit à la fin du XIXe siècle. La Nuit des musées et les Journées européennes du patrimoine mettent chaque année en valeur ce patrimoine historique et scientifique. L’EOST participe également à des événements grand public tels que la Fête de la science, l'exposition internationale de minéraux de Sainte-Marie-Aux-Mines "Mineral & Gem", ou la nuit des chercheurs[16].

Les collections de paléontologie : Elles sont conservées dans deux salles du Fort Foch à proximité de Strasbourg. Fermées au public, ces collections sont mise à disposition des chercheurs.

Anciens élèves et Professeurs notables[modifier | modifier le code]

  • Philippe Louis Voltz (1785-1840), fondateur de la Société d'Histoire Naturelle de Strasbourg.
  • Auguste Daubrée (1814-1896), Professeur de Mineralogie et de Géologie (1838).
  • Guillaume Philippe Schimper (1808-1880), botaniste et paléontologue. Professeur de Minéralogie et de Géologie (1862). Auteur du premier traité de paléobotanique.
  • Ernst Wilhelm Benecke (1838-1917), Professeur de Géologie et de Paléontologie.
  • Paul Groth (1843-1927), Professeur de Minéralogie et de Pétrographie.
  • Georg Gerland (1833-1919), fondateur de la première revue de géophysique en 1887 (« Beiträge zur Geophysik »). Créateur de la Station Centrale de Sismologie d'Allemagne et du Bureau Central International de Sismologie.
  • Oskar Hecker (1864-1938), sismologue.
  • August Sieberg (1875-1945), sismologue.
  • Beno Gutenberg (1889-1960), sismologue. Créateur et premier directeur (1947) du Seismological Laboratory du California Institute of Technology.
  • Georg Friedel (1865-1933), cristallographe.
  • Jacques de Lapparent (1883-1948), auteur du premier traité de pétrographie en français.
  • Maurice Gignoux (1881-1955), géologue et stratigraphe alpin.
  • Léon Moret (1890-1970), paléontologue.
  • Georges Dubois (1890-1953), palynologue.
  • Emmanuel de Margerie (1862-1953), directeur du Service de la Carte Géologique d'Alsace et de Lorraine.
  • Edmond Rothé (1873-1942), directeur de l'Institut de Physique du Globe de Strasbourg et du Bureau Central Sismologique pour la France et ses Colonies.
  • Xavier Le Pichon (1937-), Chaire de Géodynamique au Collège de France, pionnier de la théorie de la tectonique des plaques, pour laquelle il a proposé un modèle en 1968.

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]