École des cadres d'Uriage

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École des cadres d'Uriage
Localisation
Localisation Uriage-les-Bains, France
Coordonnées
géographiques
45° 08′ 41″ Nord 5° 49′ 57″ Est / 45.144601, 5.832533  
Informations
Fondation 1940
par Pierre Dunoyer de Segonzac
Type Grande école

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
École des cadres d'Uriage
Le château d’Uriage abrita l'École des cadres de la jeunesse à partir du début de 1941.

L’École des cadres d’Uriage est une institution française créée sous le régime de Vichy par le capitaine de cavalerie Pierre Dunoyer de Segonzac. C’est une des trois écoles nationales de cadres créées sous l’État français, les deux autres étant l’école féminine des cadres d’Écully et l’école masculine des cadres de la Chapelle-en-Serval[1]. Elle a pour but de former les nouvelles élites françaises dans le cadre de la Révolution nationale. Fondée en septembre 1940, elle est fermée officiellement en décembre 1942 après la publication d’un décret par Pierre Laval. L’école occupe le château d’Uriage à 12 kilomètres[2] de Grenoble, château ayant appartenu à Pierre Terrail de Bayard. Le regard porté sur l’école est ambivalent. En effet, si les personnels de l’école ont été d’abord fidèles au maréchal Pétain, ils n’ont pas pour autant hésité à critiquer ensuite l’attitude collaborationniste du pouvoir avec l’Allemagne nazie jusqu’à s’engager, pour certains d’entre eux, dans la Résistance active.

Histoire de l'école d'Uriage[modifier | modifier le code]

Contexte historique[modifier | modifier le code]

L’école d’Uriage est née de la volonté du régime de Vichy de renouveler les élites françaises et sa création s’intègre pleinement dans le programme de « Révolution nationale ». En effet, le 25 juin 1940, trois jours après l’armistice officialisant la débâcle française, le maréchal Pétain déclare vouloir opérer un « redressement moral et intellectuel[3] ». Pétain est persuadé de la responsabilité des élites dans la décadence française : d’un côté, l’état-major français a été surclassé stratégiquement et tactiquement par l’ennemi allemand et s’est vu infliger une lourde défaite, de l’autre la classe politique a précipité la IIIe République vers sa fin, permettant, par ailleurs, au Maréchal d’arriver au pouvoir. C’est dans cette optique que Pétain en appelle à « une France neuve[3] » et qu’il décide la création d’une soixantaine d’écoles de cadres, dont celle d’Uriage qui est probablement la plus connue. Ce raisonnement s’apparente à celui qui avait animé les cadres de la IIIe République après la défaite de Sedan contre la Prusse en 1870, et qui avait en partie été à l’origine de la fondation de l'École libre des sciences politiques par Emile Boutmy[4]. La création de l’École d’Uriage émane de Fernand Bonnier de La Chapelle, responsable du secrétariat à la Jeunesse, qui a donné au jeune officier Pierre Dunoyer de Segonzac la charge d’ériger une institution visant à former les jeunes cadres censés à terme prendre la tête des mouvements de jeunesse de l’État français. L’école est donc clairement conçue comme le lieu de formation d’une nouvelle élite dirigeante.

Création de l'école[modifier | modifier le code]

En août 1940, après avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires de la part du gouvernement de Vichy, Pierre Dunoyer de Segonzac se met à la recherche d’un endroit pour installer son école. Il choisit un château à la Faulconnière près de Gannat. L’entreprise est complexe car il lui faut tout créer : programmes scolaires, horaires… Il recrute ses amis comme personnels parmi lesquels le capitaine de cavalerie Éric d'Alançon. Les premiers stagiaires forment la promotion « Nouvelle France » et sont pour la plupart des aspirants et sous-officiers. Il arrive à la Faulconnière le 19 septembre et reste une quinzaine de jours. Toutefois, fin octobre 1940, Pierre Dunoyer de Segonzac décide de déménager car il considère qu’il est trop près géographiquement de Vichy. Il dépêche Marcel d’Alançon dans les Alpes pour trouver un nouveau lieu propice à l’installation de son école. C’est à nouveau un château qui est choisi par les chefs de l’école. Il se situe à Uriage à environ 450 mètres d’altitude[5].

L’école d’Uriage soutenue par Pétain et Pétain soutenu par l'école d'Uriage[modifier | modifier le code]

L’initiative de Pierre Dunoyer de Segonzac est appréciée par le maréchal Pétain lui-même qui voit dans la création des écoles de cadres l’accomplissement ou tout du moins l’évolution positive de son projet de Révolution nationale. Pétain affiche publiquement son soutien à Pierre Dunoyer de Segonzac en venant lui-même visiter l’école le 20 octobre 1940, date du baptême de la promotion « Maréchal-Pétain[6] » de l’école. Ainsi, Pétain accompagné de Georges Lamirand, secrétaire général à la Jeunesse, et de Georges Ripert, ministre de l’éducation nationale, passe en revue les stagiaires de l’école. En fait, Pétain soutient Uriage car il veut une nouvelle génération de chefs capables de diriger ses Chantiers de la jeunesse française. Les dirigeants et stagiaires mais aussi les conférenciers sont profondément attachés à la figure du maréchal Pétain[7] . Pétain dispose d’une bonne popularité dans la société française notamment à cause de son rôle lors de la Première Guerre mondiale. Les hommes d’Uriage soutiennent fermement le Maréchal dans ses actions. Pour eux, il s’agit de se mettre au service de celui qui est le plus à même de les défendre. En effet, même De Gaulle, au début de l’expérience d’Uriage, ne dispose pas d’un auditoire nombreux comme à la fin de la guerre. Les hommes d’Uriage placent longtemps Pétain au-dessus de tout soupçon. Toutefois, ils n’adoptent pas la même attitude avec les autres membres du gouvernement de Vichy à commencer par Pierre Laval. Ils dénoncent même la collaboration avec l’ennemi car pour eux, la guerre n’est pas finie. Paul-Henry Chombart de Lauwe rapporte des propos de Pierre Dunoyer de Segonzac prononcés lors de la première veillée de l’école aux nouveaux stagiaires : « Je suis un officier d’active, j’étais à tel régiment en garnison à Reims et je suis décidé à rentrer dans Reims les armes à la main[8]. » Toutefois, il n’y a que très peu de critiques officielles quant à l’Occupant.

La critique du pouvoir et la fermeture de l’école[modifier | modifier le code]

L’école gagne rapidement en influence et les intervenants sont de plus en plus nombreux. Un bureau d’étude est créé début 1941, dont Hubert Beuve-Méry est le responsable[9]. Ce bureau s’occupe d’organiser les conférences en prenant contact avec des intervenants venus de la France entière. Il doit aussi fixer une doctrine de la « rénovation française ». Toutefois, les premières critiques négatives se font entendre dès 1941. L’école réagit par le biais de son journal Jeunesse France. Le 8 janvier 1941, les lecteurs du journal ont l’occasion de lire : « On nous a reproché d’une part d’être des totalitaires, et d’autre part de défendre de vieilles méthodes démocratiques[10] ». Dès lors, on comprend que l’école est prise entre des feux croisés. De plus, l’École subit des pressions de la part du gouvernement. Le 17 février 1941, Vichy ordonne le limogeage de l’abbé de Naurois et de Emmanuel Mounier[11]. Pierre Dunoyer de Segonzac refuse. Plus tard, il est convoqué chez le préfet Didkowski pour avoir « souhaité la victoire de l’Angleterre[12] » lors d’une conférence à Grenoble. De manière générale, l’école connaît des pressions de la part de Vichy, à commencer par la visite de l'amiral Darlan fin mai 1941 après laquelle l’abbé de Naurois quitte définitivement l’école. Vichy demande à Pierre Dunoyer de Segonzac d’organiser une conférence avec Jacques Doriot à Uriage. Selon Emmanuel Mounier, Pierre Dunoyer de Segonzac aurait répondu : « Vous pouvez l’ordonner mais je précise que le jour où Doriot sera à l’école, j’en serai absent[13] ». En fait, l’école prend ses distances avec Vichy petit à petit. En effet, Vichy considère que Pierre Dunoyer de Segonzac et ses fidèles doivent « enseigner la Révolution nationale » et se limiter à cet objectif. La publication d’articles tels que « Le libéralisme de la pensée » d’André Lacaze et « Quelques idées concernant la Patrie » de Louis Lallement[14] symbolise les divergences qui existent entre le régime vichyste et l’école d’Uriage. Toutefois, Pierre Dunoyer de Segonzac reste fidèle au Maréchal. Il déclare le 10 novembre 1941, à la fin d’un stage pour les officiers de Saint-Cyr : « Nous sommes au service du maréchal, oui ; au service de son gouvernement ? Non ![15] » Il persiste à croire que Pétain était contraint et forcé d’accepter les initiatives du gouvernement.

Dès 1941, élèves et formateurs de l’École d’Uriage prennent leur distance avec le régime vichyste qui évolue vers l’antisémitisme et la collaboration. L’année 1942 est réellement l’année de la rupture entre Uriage et le gouvernement vichyste. Le 17 avril 1942, Pierre Dunoyer de Segonzac rencontre le général Giraud à Lyon dans la plus grande discrétion car ce dernier est en fuite après s’être échappé de Königstein où les Allemands le gardaient prisonnier. Le lendemain Pétain rappelle Laval au pouvoir et ce dernier devient, par l’Acte constitutionnel numéro XI, le responsable « de la politique intérieure et extérieure de la France[16] ». Le Maréchal étant un peu plus en retrait de la vie politique, les critiques d’Uriage se font encore plus virulentes envers le gouvernement. Dans les conférences, on parle parfois de « chasser les Allemands de France[17] ». En septembre 1942, Pierre Dunoyer de Segonzac est menacé de révocation et d’arrestation. On lui propose même de partir en Afrique mais il refuse. L’oppression envers les juifs s’intensifiant depuis plusieurs mois, Uriage sert de refuge pour les juifs des villes voisines, parfois même de Lyon où Uriage a comme contact privilégié le père Pierre Chaillet[18], un des principaux responsables de la protection des juifs à Lyon. Le divorce avec le gouvernement est consommé. Pierre Dunoyer de Segonzac critique Laval ouvertement. Les jours de l’école sont comptés. L’école d’Uriage est officiellement fermée le 1er janvier 1943 par application d’un décret signé par Laval[19] le 27 décembre 1942. Pierre Dunoyer de Segonzac écrit : « Mon premier souci fut d’organiser la nouvelle existence de tout ce monde voué à la Résistance…[20] »

Le passage dans la Résistance active et le rôle des anciens membres dans la Libération[modifier | modifier le code]

C’est parce que Laval perçoit que les membres de l’école ne sont pas prêts à cautionner la nouvelle tournure de la Révolution nationale qu’il décide sa dissolution en janvier 1943. Lors de sa dernière conférence à Uriage, Dunoyer de Segonzac prône le « devoir de désobéissance[21] ». Même si, selon Hubert Beuve-Méry, travailler à Uriage est une forme de résistance[22], les membres d’Uriage rentrent véritablement dans la Résistance active en 1943. Pierre Dunoyer de Segonzac est sous le coup d’un mandat d’arrêt le 22 janvier 1943[23]. Ce jour, il rentre dans la clandestinité et quitte Uriage. Le 11 février, la milice de Joseph Darnand prend possession du château d’Uriage[24]. Les équipes d’Uriage se dispersent malgré la volonté de Pierre Dunoyer de Segonzac de créer un ordre d’Uriage permettant aux anciens membres de l’école de garder contact et de continuer le combat ensemble. L’ordre est bel et bien créé mais de nombreux anciens personnels n’en font pas partie. Élèves et formateurs vont appliquer au maquis du Vercors et de Savoie leurs compétences de chef. Pour ce faire, ils forment les « équipes volantes[25] » chargées de structurer les Résistants, composées de trois personnes aux rôles bien définis : un gradé enseignant ; un chargé du contrôle de l’action des maquisards, de l’emploi du temps et des veillées ; et un est chargé de l’orientation politique.

Lauwe est chargé de mission à Alger auprès de Giraud dès janvier 1943. Xavier de Virieu crée le Radio Journal Libre et Radio Maquis (juillet 1943-août 1944)[26] visant à tenir au courant des informations récentes les maquis. Pierre Dunoyer de Segonzac est, quant à lui, en contact avec les principaux chefs de la résistance. Toutefois, il n’arrive pas à imposer son mouvement au sein du Conseil national de la Résistance. Pendant la Libération, les anciens membres de l’école jouent différents rôles[23]. Certains comme Pierre Dunoyer de Segonzac conduisent des troupes. Le 20 octobre, le corps franc Bayard qu’il dirige est transformé en 3e Dragons puis en 12e Dragons. Les hommes de ce régiment s’illustrent sous le commandement de Pierre Dunoyer de Segonzac lors de la prise de Nevers le 11 et 12 septembre 1944. Il fait toute la campagne du Rhin et du Danube. D’autres participent à la reconstruction. Xavier de Virieu, qui avait rejoint Pierre Dunoyer de Segonzac à la fermeture de l’école, prend la direction de l’école militaire d’Uriage[27] dans le château débarrassé de la Milice de Darnand.

Présentation de l'école d'Uriage[modifier | modifier le code]

L'esprit d'Uriage[modifier | modifier le code]

Les « Chevaliers d’Uriage », comme se surnomment eux-mêmes les membres de l’école, sont animés par « un maréchalisme convaincu et par un fort sentiment patriotique[28] ». Ils ont un sentiment profond du devoir, sont conscient de leur tâche et du rôle futur des élites dans la reconstruction morale de la France après l’épreuve de la guerre. Cependant, cette reconstruction ne doit prendre la forme ni du libéralisme individualiste qui nie le collectif, ni d’un totalitarisme, qui écrase l’individu au profit du groupe. La composition de l’École d’Uriage est assez diversifiée, quoique dominée par les traditionalistes monarchistes et catholiques. Toutefois, l’anticommunisme est un sentiment unificateur partagé par tous.

L’esprit d’Uriage tend à exalter un mode de vie communautaire[29] basé sur de nombreux travaux de groupe, mais accordant une place toute particulière au développement intellectuel et spirituel de l’individu. L’enseignement à Uriage se démarque de l’instruction traditionnelle, puisqu’il se fonde davantage sur des travaux pratiques expérimentaux et des conférences que sur les livres. Cet enseignement est doublé d’une intense pratique physique, parfois sur un mode paramilitaire[30]. Le tout a pour objectif de former des individus complets appelés à devenir des chefs.

Les membres[modifier | modifier le code]

Au printemps 1942, les archives de l’École fournissent un certain nombre de statistiques permettant d’établir les profils de stagiaires les plus fréquents[31]. L’école ne recrute que des hommes. Les statistiques concernent 1 064 stagiaires qui ont participé aux stages longs. Parmi eux, on compte 55,3 % de stagiaires entre 21 et 30 ans. Seuls 9 % d’entre eux ont plus de 40 ans et 11,5 % moins de 21 ans. Leurs origines professionnelles varient beaucoup. Il y a une forte présence d’étudiants (26,2 % soit 279 stagiaires) suivie par celle des industriels, entrepreneurs et ingénieurs qui représente 12,9 % d’entre eux soit 137 stagiaires. On dénombre aussi 109 officiers de l’armée (armée de terre, de mer et de l’air) soit 10,3 % de l’effectif total. À noter, la présence de quelques représentants des Grands corps de l’État, environ 8,1 % du total. La part d’ouvriers, d’employés, de professions libérales, de représentants d’organisations de jeunesse oscillent entre 5 % et 7 % chacune. Les « stagiaires » y font un passage de deux semaines puis une formation longue de 6 mois[32]. Les formateurs sont pour la plupart des intervenants extérieurs acquis aux valeurs de l’école. Parmi eux, on trouve les noms d’Hubert Beuve-Mery (fondateur du journal Le Monde en 1944), Emmanuel Mounier[33] (fondateur de la revue Esprit en 1932) et Jean-Marie Domenach (secrétaire, puis directeur, de la revue Esprit de 1946 à 1976).

Bilan et postérité[modifier | modifier le code]

Après la guerre, les réunions entre les anciens d’Uriage s’espacèrent mais restèrent régulières. La dernière eu lieu le 18 juin 1988[34]. Après la Libération, l’ordre n’avait plus de réelle raison d’exister. Le bilan de l’institution est à nuancer dans la mesure où il apparait à la fois comme un succès et un échec. C’est à première vue un échec flagrant, puisque les cadres destinés à être les piliers de la Révolution nationale et du régime se retournent contre celui-ci, et Vichy est pris de cours par une situation dont il a perdu le contrôle. Mais c’est aussi une réussite, dans la mesure où l’objectif initial - former des dirigeants de haute qualité et compétence - a été validé. En effet, l’École d’Uriage a bien été une pépinière dont sont sortis non pas seulement des « chefs[35] »politiques ou militaires, mais aussi des animateurs de la vie politique culturelle et sociale. Vichy a donc bien créé des forces et des initiatives, mais celles-ci n’ont pas suivi le chemin de la Révolution nationale. À la Libération, beaucoup d’élèves et de formateurs d’Uriage occuperont des postes à responsabilité. Hubert Beuve-Mery fonde Le Monde en 1944, Joffre Dumazedier devient un universitaire reconnu (sociologie des loisirs), Yves Robert obtient sa notoriété du cinéma[36], Jean-Marie Domenach anime la revue Esprit.

Journée type[modifier | modifier le code]

Une journée type se décomposait comme suit[37] :

  • 7 h – 7 h 15 : décrassage
  • 7 h 15 – 8 h 45 : toilette, petit déjeuner, mise en ordre des locaux
  • 8 h 45 – 9 h : salut aux couleurs
  • 9 h – 10 h : éducation physique ou entrainement à un sport
  • 10 h 30 – 12 h : conférence ou cercle d’études
  • 12 h – 14 h : déjeuner ou repos
  • 14 h – 15 h : conférence ou cercle d’études
  • 15 h 45 – 17 h : travaux manuels
  • 17 h 30 – 19 h : travail en étude
  • 19 h – 20 h : dîner et repos
  • 20 h 30 – 22 h : veillée
  • 22 h : extinction des feux

Signes distinctifs[modifier | modifier le code]

La devise de l'école est : « Plus est en nous[38]. » Son cri de ralliement est : « Jeunesse… France[38]. »

Elle a pour hymne :

« De nos ruines, de nos fautes, nous portons la rage au cœur
Préparons nos combats sans trêve et sans peur
Que remonte à nos lèvres le mot fier, la chanson pure
Retrouvons entre nous la vie simple et dure
Tous ensemble dressons-nous dans nos âmes, dans nos corps
Nous voulons des Français décidés et forts[39]. »

Et son insigne se présente comme suit :

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Pierre Azema et Olivier Wieviorka, Vichy, 1940-1944, Éditions Perrin, 2004, (ISBN 9782222038436), p. 148.
  2. Bernard Comte, L’École nationale des cadres d’Uriage, Atelier national de reproduction des thèses, thèse soutenue en 1987, p. 1.
  3. a et b Pétain, Philippe, Discours du 25 juin 1940 : Annonce des conditions de l’armistice aux Français.
  4. Jean-François Murraciole, La France pendant la Seconde Guerre mondiale. De la défaite à la libération, Le livre de Poche, 2002, p. 163.
  5. Antoine Delestre, Uriage : une communauté et une école dans la tourmente 1940-1945, Presses universitaires de Nancy, 1989, p. 31.
  6. Ibid., p. 24-25.
  7. Jean-Pierre Azema et Olivier Wieviorka, op. cit., p. 149.
  8. Antoine Delestre, op. cit., p. 29.
  9. Ibid., p. 90-91.
  10. Ibid., p. 96-97.
  11. Ibid., p. 97.
  12. Ibid., p. 98.
  13. Ibid., p. 110-111.
  14. Ibid., p. 120.
  15. Ibid., p. 123.
  16. Ibid., p. 152.
  17. Ibid., p. 166.
  18. Ibid., p. 169-170.
  19. Jean-Pierre Azema et Olivier Wieviorka, op. cit., p. 150.
  20. Antoine Delestre, op. cit., p. 180.
  21. Jean-François Murraciole, op. cit., p. 164.
  22. Hubert Beuve-Mery, Paroles écrites, Éditions Grasset, 1991, p. 101-102.
  23. a et b Bernard Comte, op. cit., p. 2.
  24. Antoine Delestre, op. cit., p. 192-193.
  25. Hubert Beuve-Mery, op. cit., p. 101.
  26. Antoine Delestre, op. cit., p. 218.
  27. Antoine Delestre, op. cit., p. 292.
  28. Denis Peschanski, Vichy 1940-1944. Contrôle et exclusion, Éditions Complexe, 1997, p. 23.
  29. Jean-François Murraciole, op. cit. p. 164.
  30. Henri Rousso, Vichy. L’évènement, la mémoire, l’histoire. Gallimard, 1992, p. 67.
  31. Antoine Delestre, op. cit., p. 58-59.
  32. Hubert Beuve-Mery, op. cit., p. 92.
  33. Julian Jackson, La France sous l’occupation 1940-1944, Flammarion pour la traduction française avec l’autorisation d’Oxford Press, 2004, p. 409.
  34. Antoine Delestre, op. cit., p. 307.
  35. Jean-François Murraciole, op. cit., p. 166.
  36. Ibid., p. 164-165.
  37. Antoine Delestre, op. cit., p. 54-55.
  38. a et b Antoine Delestre, op. cit., p. 39.
  39. Ibid.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur le régime de Vichy :

Sur l’école d’Uriage :

  • Hubert Beuve-Méry, Paroles écrites, Éditions Grasset, 1991
  • Bernard Comte, L’École nationale des cadres d’Uriage, Atelier national de reproduction des thèses, thèse soutenue en 1987
  • Une utopie combattante : L'École des cadres d'Uriage (1940-1942), Paris, Éditions Fayard, coll. « Pour une histoire du XXe siècle », 1991
  • Antoine Delestre, Uriage : une communauté et une école dans la tourmente 1940-1945, Presses universitaires de Nancy, 1989

Article connexe[modifier | modifier le code]