École de médecine de l'AOF

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Historique[modifier | modifier le code]

L'assistance médicale indigène[modifier | modifier le code]

En 1906, le corps des « Aides médecins indigènes » est créé par le gouverneur général de l'AOF, Ernest Roume. Il faut avoir un certificat d'études primaires et se former pendant 30 mois avant d'être affecté dans les services publics de l'assistance médicale indigène.

L'école de médecine de l'AOF[modifier | modifier le code]

Le 1er novembre 1918, l'École de Médecine de l'AOF (Afrique-Occidentale française) appelée aussi Jules Carde a été créée (suite au décret du 14 janvier 1918) afin de former des médecins « auxiliaires » pour seconder les médecins coloniaux ainsi que des pharmaciens « auxiliaires » et des sages-femmes. Elle est inaugurée et dirigée par Le Dantec, directeur de l'hôpital indigène. Presque tous les enseignants appartiennent au Corps de santé colonial puis en 1927 (date de création des concours internes), les chefs de service deviennent des agrégés du Corps. Les médecins sont par contre tous des médecins coloniaux.

Les élèves sont sélectionnés par un concours à l'École William Ponty. Ils poursuivent une année de sciences fondamentales avant d'entrer à l'école de médecine.

Il existe quatre sections :

  • médecine (4 ans d'études)
  • pharmacie (3 ans d'études)
  • sages-femmes (3 ans d'études)
  • vétérinaires (3 ans d'études) qui sera transférée à Bamako au Mali

Il n'y a pas encore de diplômes d'état, les études sont sanctionnées par une qualification administrative : médecins ou pharmaciens « auxiliaires »... En 1944, suite à une réforme, l'école forme aussi des élèves de l'AEF au Congo (École Edouard Renard de Brazzaville), Cameroun (École de santé d'Ayos), Togo et les élèves deviennent des médecins ou pharmaciens « africains ».

Une élite de futurs hommes politiques africains seront élèves de cette école. Un des plus connus est Félix Houphouët-Boigny (Ex-Président de la Côte d'Ivoire), major de la promotion 1925.

À partir de 1950, l'école dépend de l'université et de l'éducation nationale française : c'est le début à la préparation des diplômes d'État.

Bilan à la fermeture de l'École en juillet 1953 après 32 promotions :

  • 582 médecins
  • 87 pharmaciens
  • 447 sages-femmes

L'école de médecine et pharmacie de Dakar[modifier | modifier le code]

En 1953, elle devient l'« École préparatoire de médecine et pharmacie de Dakar ». C'est une faculté dépendante de l'Éducation nationale française qui délivre des diplômes d'état. Elle assure les trois premières années de formation qui se déroulent par la suite pendant trois ans en France et essentiellement à Bordeaux.

L'école nationale de médecine et pharmacie[modifier | modifier le code]

En 1958, elle devient l'« École nationale de médecine et pharmacie » et en 1960, elle délivre sur place des diplômes équivalents à ceux délivrés par l'Éducation nationale française. Les médecins et pharmaciens coloniaux auront un rôle important au début en tant que chargés de cours ou vacataires. Plusieurs de leurs élèves passent leur agrégation en France et assurent la relève de l'enseignement.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « L'École de médecine indigène de l'Afrique occidentale française », Bulletin d'Informations et de Renseignements (AOF), n° 199, 15 août 1938, p. 303-306
  • « La première école de médecine d'Afrique noire est inaugurée à Dakar », Bulletin d'information de l'AOF, n° 76, 16 novembre 1950, p. 8-9