École d'ingénieurs en génie des systèmes industriels

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École d'ingénieurs en génie des systèmes industriels
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Nom original École d’Électricité et de Mécanique Industrielle
Informations
Fondation 1990
Type École privée d'ingénieurs
Localisation
Coordonnées 46° 08′ 24″ N 1° 09′ 17″ O / 46.1400878, -1.1545944 ()46° 08′ 24″ Nord 1° 09′ 17″ Ouest / 46.1400878, -1.1545944 ()  
Ville La Rochelle
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Direction
Directeur Sylvain Orsat
Chiffres clés
Étudiants 800 en 2012[1]
Doctorants 5
Niveau Bac+5 en 2012[1]
Diplômés/an 137 en 2009[1]
Divers
Affiliation CGE, CDEFI, CTI, IngéFrance, Concours Avenir, UGEI, « Elles Bougent »
Site web www.eigsi.fr/

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École d'ingénieurs en génie des systèmes industriels

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École d'ingénieurs en génie des systèmes industriels

L'EIGSI, École d'Ingénieurs en Génie des Systèmes Industriels, est une école d'ingénieurs privée généraliste située à La Rochelle, en France, dont les élèves-ingénieurs étudient l'ensemble des génies : mécanique, productique,automatique, électrique, électronique, informatique, génie industriel, etc.

Elle est habilitée par la Commission des titres d'ingénieurs à délivrer le titre d'ingénieur diplômé de l'EIGSI et membre de la Conférence des grandes écoles.

Son cursus s'effectue en cinq années, à partir du baccalauréat. De fait cette école est dite à prépa intégrée. Elle peut également être intégrée directement en deuxième ou troisième année selon le cursus précédent de l'élève (faculté, prépa (CPGE), etc). La taille moyenne des promotions est de 120-140 élèves.

Historique[modifier | modifier le code]

L’École Violet[modifier | modifier le code]

En 1850, la maison Maille (la moutarde) alors vinaigrier construit au 50 rue Violet (futur emplacement de l’école Violet), à Paris, une usine à vapeur. C’est au lendemain de l’Exposition universelle de 1900 que les premières écoles d’électricité firent leur apparition dans Paris. L’initiative privée s’intéressa alors à la création d’écoles spécialisées : en 1901, il existait déjà une école d’électricité au nord de Paris.

La future école Violet apparut à la même époque, sous le nom d’École Vauban, au 33 boulevard Garibaldi dans le 15e arrondissement de Paris. C’est un modeste essai qui est fait pour former du personnel de maîtrise et des chefs d’ateliers. Après son installation, pour peu de temps, au 146 boulevard de Grenelle (15e), l’établissement est transféré 33 rue Frémicourt (15e) en octobre 1902. Il débute avec 25 élèves et prend à ce moment-là le nom définitif d’« École d’électricité et de mécanique industrielles ». En 1903, l’École se transporte 50 rue Violet (15e). La rue doit son nom à monsieur Jean-Léonard Violet (1791-1881), l’un des entrepreneurs fondateurs du village de Grenelle dans le 15e arrondissement de Paris.

Les détails sont rares sur toute cette époque de tâtonnement. Un point reste cependant acquis : un petit groupe d’industriels et de professeurs organisent les cours ; des locaux sont aménagés en laboratoires et ateliers. En 1904, elle compte 34 élèves dont quelques-uns uns viennent de province et de l’étranger. En 1907, des travaux de voirie prolongent la rue Frémicourt, et cette nouvelle voie prend le nom de l’actuelle avenue Émile-Zola. Cette même année : achat aux frères Violet des terrains qui débouchent sur la rue du Théâtre. De 1908 à 1912, les locaux existants sont transformés et adaptés aux besoins de l’enseignement. De nouvelles constructions sont entreprises et elles forment encore l’actuelle façade sur l’avenue Émile-Zola, et se prolongent jusqu’à la rue du Théâtre, sur laquelle donnent les ateliers et les bureaux. En 1912, l’effectif est de 240 élèves.

En 1914, la guerre éclate, l’atelier travaille pour la défense nationale, et fabrique les pièces détachées d’obus et d’automobile. À partir de 1918, le nombre d’élèves augmente régulièrement et il atteint 600 en 1922.

L’établissement privé d’enseignement supérieur fondé en 1902 est reconnu par l’État (décret présidentiel du 3 janvier 1922). Ensuite, par arrêté ministériel du 25 janvier 1926, le diplôme d’ingénieur électricien mécanicien est reconnu officiellement. À partir de 1937, les examens d’admission en première année de la formation des ingénieurs sont organisés sous le contrôle du Ministre de l’Éducation nationale, Direction générale de l’enseignement technique. C’est également en 1937 qu’une nouvelle section est créée pour la formation de techniciens. Une trentaine de promotions sortiront de cette section, diplômées des Industries électromécaniques.

Par suite de l’évolution de l’enseignement, et avec l’accord de la Commission des titres d'ingénieur, les programmes sont remaniés à partir de 1976 pour aboutir à :

  • une section spéciale supérieure comportant Math Sup et Math Spé.
  • trois années pour la formation des élèves ingénieurs après concours d’entrée.

L’École a, par ailleurs, une section préparatoire de trois années, à partir de la seconde, préparant à l’enseignement supérieur.

Jusqu’à 1977, les effectifs n’ont cessé de croître, pour avoisiner 1 200 élèves. En 1978, alors que la Société anonyme École Violet S.A. est propriétaire des locaux et de l’école elle-même, son conseil d’administration vend les bâtiments à l’École active bilingue et dissout la S.A. En 1979, le recrutement de nouveaux élèves ingénieurs est arrêté, mais la formation est poursuivie jusqu’en 1982 afin que les élèves engagés dans ce cycle d’études puissent le terminer.

L'EEMI fermée, elle va renaitre avec l'EIGSI[modifier | modifier le code]

Dès lors l’association des anciens élèves de l’EEMI décide de recréer une école d’ingénieurs estimant que la formation reçue par les ingénieurs EEMI méritait d’être poursuivie[2], après aménagements et modernisations indispensables. L’association élabore un projet pédagogique faisant apparaître les connaissances nécessaires et indispensables à un ingénieur du début du XXIe siècle. Les moyens en personnel nécessaires, les constructions et les équipements correspondants sont définis. L’ensemble de ces informations, composant le projet d’une nouvelle école d’ingénieurs, est proposé à plusieurs décideurs régionaux.

En 1989, les collectivités locales de Charente-Maritime (Conseil général de Charente-Maritime, Communauté de ville de La Rochelle, anciennement SIVOM, et Conseil Régional Poitou-Charentes) retiennent le projet. Le 18 novembre 1989, ensemble, ils créent l’Association de gestion de l’École (publication au JO le 20 décembre 1989). De Paris à La Rochelle, la volonté des anciens élèves et la détermination des pouvoirs politiques locaux mènent à la naissance de l’EIGSI.

L'EIGSI[modifier | modifier le code]

L’EIGSI, ouvre ses portes le 1er septembre 1990 et ses étudiants prennent possession de 12 000 m² de locaux bénéficiant d’équipements situés au cœur du pôle universitaire. L’EIGSI est habilitée par la Commission des titres d'ingénieur en juillet 1991.

En 1993, la première promotion de l’EIGSI (École d’ingénieurs en génie des systèmes industriels héritière de l’École EEMI-Violet) est diplômée. Après trois promotions d’une cinquantaine d’ingénieurs, la taille des promotions est augmenté progressivement, atteignant plus de 100 élèves dans les années 2000, et 140 dans les années 2010. chaque année voit donc plus d'une centaine d’ingénieurs EIGSI terminer leurs études et recevoir le diplôme de l’École. Le nombre d'élèves en train de préparer leur diplôme (de la première à la cinquième année) au sein de l'école est supérieur à 600 personnes. En 2013, plus de 7 800 ingénieurs ont été formés soit à l’EEMI soit à l’EIGSI ; et parmi eux 5 000 sont en activité[2],[3].

L’EIGSI propose une formation d’ingénieurs généralistes (sciences fondamentales, mécanique et énergétique, électrique, automatique et informatique, organisation et management d’entreprise, sciences humaines), accompagné du choix d’une dominante à partir de la 4e année[4] :

  • conception de systèmes mécaniques
  • mécatronique
  • Intégration des réseaux et systèmes d'information
  • énergie et environnement
  • management et ingénierie des systèmes industriels
  • Bâtiment et Travaux Publics

Les ingénieurs EIGSI exercent dans tous les secteurs d’activités : aéronautique, automobile, bâtiment, transport, informatique, agroalimentaire… Leurs fonctions sont diversifiées et se répartissent à parts égales entre la R&D et le bureau d’études, l’ingénierie d’affaire et le management de projet, la production et les services connexes.

L'EIGSI participe à la création du réseau "IngéFrance" en collaboration avec 2 autres écoles d'ingénieurs généralistes : HEI et EPF.

Diplômés célèbres[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]