École nationale des chartes

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École nationale des chartes
Image illustrative de l'article École nationale des chartes
Informations
Fondation 1821
Type Grand établissement
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 56″ N 2° 20′ 34″ E / 48.848889, 2.34277848° 50′ 56″ Nord 2° 20′ 34″ Est / 48.848889, 2.342778  
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Direction
Directeur Jean-Michel Leniaud
Chiffres clés
Enseignants 18 (16 titulaires et 2 non titulaires)[1]
Divers
Affiliation campus Condorcet Paris-Aubervilliers, membre associé de Sorbonne Universités.
Site web www.enc.sorbonne.fr/

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
École nationale des chartes

L’École nationale des chartes est une grande école française spécialisée dans la formation aux sciences fondamentales de l’histoire. Fondée en 1821, elle est installée dans la Sorbonne (5e arrondissement de Paris), avant de s'étendre en octobre 2014 de l'autre côté de la Seine, au 65 rue de Richelieu (2e arrondissement), en face de la Bibliothèque nationale de France.

L’École est placée sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur et la Recherche et possède le statut de Grand établissement.

Ses élèves, recrutés par concours et accédant au statut de fonctionnaire stagiaire de l'État[2], reçoivent le diplôme d’archiviste paléographe après avoir soutenu une thèse ; ils font généralement carrière comme conservateurs du patrimoine (dans la filière « Archives » et les filières dites « visuelles »), conservateurs des bibliothèques ou enseignants-chercheurs en sciences humaines et sociales.

Depuis 2005, elle délivre aussi des masters à des étudiants recrutés sur dossier et, depuis 2011, des doctorats.

Histoire de l'École[modifier | modifier le code]

Entrée de l'École de 1897 à 2014, au 19, rue de la Sorbonne.
La porte de l'hôtel de Clisson, entrée de l'École des chartes de 1846 à 1866.

Créée par ordonnance de Louis XVIII le 22 février 1821[3], l’École des chartes s'enracine néanmoins dans l'héritage révolutionnaire et napoléonien. En effet, la Révolution, avec ses confiscations, la suppression des congrégations et le transfert de compétences de l’Église à l’État, implique un changement radical y compris dans le domaine de la culture. Dès 1793, le feudiste Antoine Maugard proposait, devant le comité d'instruction publique de la Convention, un projet d'enseignement historique et diplomatique ; celui-ci ne fut pas retenu et on oublia même jusqu'à son existence[4]. C'est finalement le philologue et anthropologue Joseph Marie de Gérando, baron d'Empire et secrétaire général du ministre de l'Intérieur Champagny, qui est à l'origine de l'institution. Il propose à Napoléon en 1807 le projet d'une école formant de jeunes savants aux travaux historiques[5]. Ce dernier étudie avec attention la proposition, souhaitant même développer une « école spéciale d'histoire » beaucoup plus large[6]. Néanmoins, l'envoi de Gérando en mission administrative en Italie marque un coup d'arrêt. À la fin de l'année 1820, Gérando convainc le comte Siméon, philosophe et professeur de droit, ancien conseiller d’État sous l'Empire et alors ministre de l'intérieur, de l'intérêt de réaliser le projet, sur le modèle des grandes écoles, pour se vouer à « une branche de la littérature française »[7], l'étude des chartes. Le contexte des années 1820 est favorable à la création de l’École des chartes. D'une part, l'engouement romantique pour le Moyen Âge invite à former des spécialistes capables de renouveler l'historiographie française, en se fondant sur l'étude directe des archives et des manuscrits confisqués sous la Révolution. Se fait également sentir le besoin d'entretenir une certaine branche de l'érudition, issue notamment de la tradition mauriste, en péril par manque de collaborateurs instruits dans la « science des chartes et des manuscrits ». D'autre part, la conjoncture politique du milieu du règne de Louis XVIII, marquée par le retour des Ultras et une forte remise en cause de la monarchie constitutionnelle, influe sur la création d'une institution dont l'intitulé ne pouvait que renvoyer explicitement à la défense de la Charte[8].

L'ordonnance de 1821 prévoit que douze élèves seront nommés par le ministre de l'Intérieur, sur proposition de l'Académie des inscriptions et belles-lettres[9] et rémunérés[10] pendant les deux ans de leurs études. Ces dernières comprennent essentiellement de la paléographie et de la philologie dans un but purement utilitaire : les élèves doivent lire et comprendre les documents qu'ils seront chargés de conserver[11]. Les professeurs et les élèves de l'école sont placés sous l'autorité du conservateur des manuscrits du Moyen Âge de la Bibliothèque royale, rue de Richelieu, et sous celle du garde général des Archives du Royaume[12].

Cette première expérience est peu concluante, en particulier parce qu'aucun débouché n'est réservé aux élèves. La première promotion, nommée en deux temps par l'arrêté ministériel du 11 mai (pour le cours de la Bibliothèque royale) et par l'arrêté du 21 décembre 1821 (pour celui des Archives du royaume), fut la seule. Bien que l'Académie ait proposé une nouvelle liste de candidats[13] et alors même que l'ordonnance du 16 juillet 1823 fixait la durée des cours à deux ans[14], les cours doivent être suspendus le 19 décembre 1823, faute d'auditeurs. Après une longue période de somnolence, le ministère de l'Intérieur désire néanmoins la réouverture de l'école. Rives, directeur du personnel du ministère, rédige avec la collaboration de Dacier un rapport sur la réorganisation de l’École et un projet d'ordonnance[15], proposés à Charles X par La Bourdonnaye, à l'origine de l'ordonnance du 11 novembre 1829[16]. L'école est désormais ouverte à tout bachelier mais, à la fin de la première année, six à huit élèves sont choisis sur concours ; ils reçoivent un traitement et suivent deux années supplémentaires de formation. À leur sortie, ils reçoivent le diplôme d'archiviste paléographe et se voient réserver la moitié des postes vacants dans les bibliothèques et archives. Le premier major est Alexandre Teulet.

Le « moment Guizot » favorise l'École, qui réussit rapidement à s'imposer dans le champ historique, en particulier celui du Moyen Âge. Le 24 mars 1839 est fondée – entre autres par Louis Douët d'Arcq – la Société de l'École des chartes[17], qui publie la Bibliothèque de l'École des chartes afin de diffuser les travaux des chartistes. C'est l'une des plus anciennes revues scientifiques françaises. Dans l'esprit de l'histoire totale de Guizot, l'ordonnance du 31 décembre 1846[18] réorganise profondément l’École et la scolarité pour plus d'un siècle. Les élèves, bacheliers, sont recrutés sur examen (bientôt transformé en concours) puis suivent une scolarité de trois ans. L'interdisciplinarité, caractéristique essentielle de l’École, est alors inscrite dans la réforme qui prévoit un éventail de six enseignements, dont certains ne sont encore enseignés nulle part ailleurs. Seconde innovation, une thèse d'établissement est instituée, la première soutenance publique ayant lieu en 1849. Un Conseil de surveillance est créé, composé du garde des Archives, du directeur de la Bibliothèque royale, du directeur de l'École et de cinq membres de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Enfin, l'école est dotée d'un nouveau statut ; elle déménage et s'installe aux Archives du royaume, hôtel de Soubise, dans le salon ovale et les salles adjacentes de l'hôtel de Clisson.

Les élèves de la promotion 1857.
Cérémonie de remise des diplômes 2014 d'archiviste paléographe.

L’École des chartes fait alors figure de référence en Europe[19] : la pédagogie (grâce à des fac-similés de documents anciens) et la méthodologie de la recherche historique sont profondément renouvelées. Les élèves reçoivent des enseignements de paléographie, sigillographie, numismatique, philologie, classement des archives et des bibliothèques, géographie historique, système des monnaies et des poids et mesures, histoire des institutions politiques de la France, archéologie, droit civil, droit canonique et droit féodal. Les enseignements possèdent à la fois une visée scientifique et professionnelle.

Ainsi, en s'insérant progressivement dans le réseau des services d'archives, royales puis nationales et départementales, les chartistes participent à sa densification et à l'amélioration des principes archivistiques. Se met donc en place une véritable filière chartiste dans les archives, d'abord affirmé par l'ordonnance du 31 décembre 1846, puis renforcé par un cadre législatif fournissant aux chartistes le moyen de faire respecter ce droit. Le décret du 4 février 1850 réserve ainsi les postes d'archiviste départemental aux titulaires du diplôme d'archiviste paléographe[20], tandis que toutes les places aux Archives nationales (sauf celle de commis), leur sont attribuées par le décret du 14 mai 1887. Il n'en va pas de même dans les bibliothèques : l'ordonnance de 1829 n'est jamais appliquée et, malgré l'ordonnance de 1839[21] qui leur réserve des places à la Bibliothèque royale, moins de 7 % des chartistes travaillent dans une bibliothèque en 1867[22]. C'est à la fin du Second Empire, en partie grâce à la personnalité de Léopold Delisle, administrateur général de la bibliothèque nationale, que les qualités des chartistes sont reconnues dans le domaine des bibliothèques[23]. Peu à peu, décrets et arrêtés ménagent des conditions favorables à l'accès des chartistes aux emplois dans les bibliothèques.

L'École déménage en 1866 à l'hôtel de Breteuil, rue des Francs-Bourgeois, dans des locaux plus adaptés, sans que cela affecte beaucoup l'enseignement. Sept chaires sont instituées par le décret du 30 janvier 1869 : paléographie ; langues romanes ; bibliographie, classement des bibliothèques et des archives ; diplomatique ; institutions politiques, administratives et judiciaires de la France ; droit civil et droit canonique du Moyen Âge ; archéologie du Moyen Âge. Mis à part des modifications de détail, elles demeurent inchangées jusqu'en 1955. L'École nationale des chartes est une nouvelle fois déplacée en 1897 : elle s'installe alors au 19, rue de la Sorbonne, dans les locaux originairement prévus pour la faculté de théologie catholique de Paris. L'école se rapproche ainsi géographiquement des autres organismes de recherche et d'enseignement hébergés à la Sorbonne, telles que la faculté des lettres et l'École pratique des hautes études. L'École jouit d'une salle de cours, dotée d'un double éclairage latéral et de tables de travail exceptionnellement profondes, ce que l'on a jugé nécessaire à la pratique de la paléographie, ainsi que d'une bibliothèque conçue dès le départ en libre accès[24]. Bien qu'ils aient été réaménagés, l'école se trouve toujours actuellement dans ces locaux. La question d'un nouveau déménagement est posée dès les années 1920, et les projets de transferts se succèdent[25] : en 1924, on pense à l'hôtel de Rohan, puis Michel Roux-Spitz propose les plans d'une installation dans le jardin de l'Institution des Sourds et Muets ; on évoque successivement un terrain rue Notre-Dame-des-Champs, une maison rue de Vaugirard, l'ancienne École polytechnique, le réfectoire des Bernardins… L’École doit désormais rejoindre le quartier Richelieu en 2015 et prendre possession de nouveaux locaux au 65, rue de Richelieu et 12, rue des Petits-Champs. En parallèle, l’École est membre fondateur du Campus Condorcet[26] et certaines de ses activités de recherche rejoindront à ce titre le campus d'Aubervilliers.

L'image de l’École des chartes est fortement ancrée et a été parfois classée comme une institution de droite[27]. L'image du « chartiste de droite » a pris source dans la figure du « dilettante », fils de famille aisé, passant par l’École pour tuer élégamment le temps, pour « attendre » selon les mots mêmes de Roger Martin du Gard[28], chartiste de la promotion 1905. De fait, il existe, tout au long du XIXe siècle, un certain décalage entre le prestige de la formation et celui, plus réduit, des débouchés accessibles et de leur modeste rémunération. Néanmoins, plusieurs éléments permettent de nuancer – ou de préciser, selon les cas – cette réputation peu fondée, si l'on y regarde de près. Lors de l'affaire Dreyfus[29] par exemple, le milieu chartiste présente un miroir particulièrement fidèle du déchirement de la société française : « Nulle part les querelles civiques ne furent plus totalement investies dans le métier d'historien »[30]. Les quelques chartistes sollicités comme experts lors du procès Zola, Arthur Giry, Auguste Molinier, Paul Meyer, Paul Viollet et Gaston Paris, et qui participèrent à la fondation de la Ligue des Droits de l'Homme, furent attaqués par d'autres archivistes paléographes comme Robert de Lasteyrie, Gabriel Hanotaux ou Émile Couard ainsi que par leurs élèves à l’École. La variété des engagements lors de l'Affaire ne recoupe pas forcément les sensibilités politiques de chacun, et les motifs des uns et des autres sont autant politiques que professionnels, mettant en jeu la formation et les méthodes même de l’École[31]. Malgré quelque conservatisme, l'École accueille dès 1906 une femme parmi les élèves, Geneviève Acloque, bien avant les autres grandes écoles. Durant l'Entre-deux-guerre, l’École aurait été perçue comme un bastion de l'Action française ; pourtant plusieurs chartistes relativement médiatisés semblent plutôt orientés à gauche, à l'instar de Georges Bataille ou Roger Martin du Gard. Durant la Seconde Guerre Mondiale, on dénombrera ainsi plus de chartistes résistants que de chartistes voulant servir Vichy[32]. Pour clore ce débat, Bertrand Joly conclue finalement à une certaine neutralité de l’École, où chaque « camp » semble également représenté ; une neutralité justifiée aussi par des effectifs trop faibles pour peser significativement dans la vie politique nationale.

Le concours d'entrée et les examens sont réformés au début des années 1930[33]. À cette époque, l'École prend également en charge la formation des bibliothécaires[34] en préparant au diplôme technique de bibliothécaire (DTB), nécessaire à l'obtention d'un poste en bibliothèque municipale classée ou bibliothèque universitaire. Les non-chartistes sont alors admis à suivre les cours d'histoire du livre et de bibliographie pour préparer le diplôme. Cette pratique prend fin en 1950 quand le diplôme supérieur de bibliothécaire (DSB) remplace le DTB.

Le milieu du XXe siècle apparaît comme une période difficile pour l’École, qui peine à se renouveler. Ses effectifs diminuent fortement (11 archivistes paléographes forment la promotion de 1959[35]). Son enseignement est alors considéré comme vieillissant, prenant peu en compte les nouvelles approches historiques, notamment le renouveau historiographique de l'école des Annales[36]. Ce n'est que dans les années 1990, avec une réforme du concours d'entrée et des enseignements, et une nouvelle politique qu'un renouveau se fait réellement sentir : l'École entre dans une période de mutation sous la direction d'Yves-Marie Bercé (1992-2001) et celle d'Anita Guerreau-Jalabert (2001-2006). Une formation solide aux nouvelles technologies appliquées à l'étude et à la conservation de l'héritage culturel d'une part, des relations beaucoup plus étroites et structurées avec les universités françaises et les institutions analogues dans les autres pays européens d'autre part, sont les deux axes principaux du développement actuel. Parallèlement, une réorganisation de la scolarité est en cours afin de mieux adapter la formation aux exigences actuelles de la recherche scientifique et aux évolutions des métiers de la conservation. Elle sera progressivement introduite à partir de la rentrée académique 2014-2015.

Depuis 2011 et l'arrivée de son actuel directeur Jean-Michel Leniaud, l'École a réformé une nouvelle fois son concours d'entrée, pour concentrer le recrutement sur les spécificités de la formation tout en l'élargissant à un plus vaste champ des sciences humaines et sociales, en l'adaptant au contexte européen et aux conditions de recrutement dans les corps de conservation. Le champ des enseignements, qui s'était élargi au début des années 1990 à l'histoire de l'art, englobe désormais l'archéologie, mais aussi l'histoire du droit de l'époque contemporaine et le droit du patrimoine. La durée de la scolarité, en passant de trois ans à trois ans et neuf mois, associe à la formation aux techniques des sciences fondamentales la responsabilisation aux métiers de la conservation : en aucune autre institution concernant les sciences humaines et sociales, l'histoire, la philologie et le droit ne se mêle à ce point à la conservation des archives, des livres, des monuments et œuvres d'art, qu'il s'agisse de l'inventaire, des monuments historiques ou des musées.

En plus de l'amélioration du recrutement et le perfectionnement de la formation d'excellence des futurs archivistes paléographes, l'École s'est attachée à diversifier son offre par des enseignements de master 1 et de master 2 qui se sont spécialisés dans l'étude des technologies numériques adaptées aux humanités. Elle vient de construire un service de formation continue qui prendra en compte la validation des acquis de l'expérience (VAE). Elle construit une ambitieuse politique d'élargissement au doctorat pour les élèves et pour les étudiants extérieurs à l'École.

La part que l'École prend à l’établissement public de coopération scientifique Campus Condorcet Paris-Aubervilliers et à la ComUE Sorbonne Universités confirme les nouveaux positionnements qu'elle a adoptés au cours des quelques dernières années. Pour ce faire, elle a profondément modernisé son administration, s'est engagée dans d'ambitieux programmes de communication, mené à bien son installation sur un nouveau site face à l'ancienne Bibliothèque nationale, rue de Richelieu. Elle se prépare ainsi à répondre au plus près aux missions de service public qui lui ont été confiées par le gouvernement.

Missions, statuts, organisation[modifier | modifier le code]

Voyage d'étude d'élèves de l'École des chartes à Saint-Leu d'Esserent (1903).

Mission[modifier | modifier le code]

L'École nationale des chartes est régie par la loi du 27 janvier 1984 modifiée par la loi no 2013-660 du 22 juillet 2013 relative à l'enseignement supérieur et à la recherche. L'article 3 du décret no 87-832 du 8 octobre 1897 modifié par le décret no 2005-1751 du 30 décembre 2005 en définit ainsi les missions :

« L'École nationale des chartes a pour mission d'assurer la formation de personnels scientifiques des archives et des bibliothèques. Elle concourt à la formation de tous les personnels qui contribuent à la connaissance scientifique et à la mise en valeur du patrimoine national. Elle participe à la formation et à la recherche des étudiants en sciences de l'homme et de la société, particulièrement dans les disciplines relatives à l'étude critique, l'exploitation, la conservation et la communication des sources historiques. »

Organisation[modifier | modifier le code]

Les instances directrices sont composées du directeur de l'école, du conseil d'administration et du conseil scientifique.

Le directeur est choisi parmi les directeurs d'études de l'École pratique des hautes études, de l'École nationale des chartes et de l'École française d'Extrême-Orient ou parmi les professeurs des universités et les membres des corps assimilés. Il est nommé par décret du président de la République pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois dans les conditions prévues par l’article… (à suivre).

Il est assisté d'un directeur des études et d’un directeur général des services.

Le conseil d'administration[37], composé de 21 membres, est constitué de quatre membres de droit, de dix membres nommés par le ministre chargé de l'enseignement supérieur, parmi lesquels deux membres de l'Institut, de sept membres élus, trois enseignants, deux IATOS et deux élèves.

Le conseil scientifique[37], présidé par le directeur de l'École, comprend de droit tous les enseignants portant le titre de directeur d'études, ainsi que d'autres membres de droit, quinze membres nommés dont cinq membres de l'Institut, un enseignant élu et un représentant des élèves.

L'unité régionale de formation à l'information scientifique et technique (URFIST) de Paris et le comité des travaux historiques et scientifiques sont rattachés à l'École des chartes.


Formation[modifier | modifier le code]

Bureau du directeur.

Archivistes paléographes[modifier | modifier le code]

Concours d'accès[modifier | modifier le code]

Les élèves français sont recrutés sur concours préparés dans certaines classes préparatoires littéraires à Paris et en province. Depuis 1991, il est divisé en deux sections :

  • Section A, dite « classique » comporte entre autres matières de l'histoire médiévale et moderne et du latin. Les études à l'École supposent une pratique cursive de cette langue.
  • Section B, dite « moderne », dont le programme, adossé à la banque d’épreuves littéraires (BEL) des ENS, comporte entre autres matières de l'histoire moderne et contemporaine et des langues vivantes.

Le concours est préparé dans les classes préparatoires à l'École des chartes (« hypochartes » puis « chartes »). Selon les lycées, les élèves préparant les concours A et B sont réunis dans une seule division avec des options distinctes, ou répartis dans deux sections différentes. Ceux qui préparent la section B peuvent être regroupés dans des khâgnes avec des options supplémentaires.

Un concours d'accès direct en deuxième année est ouvert aux candidats justifiant du niveau minimum de la licence en théorie. Ce concours s'adresse à des candidats déjà engagés dans un parcours de recherche avancée.

Le nombre de places aux concours est désormais limité. Il est tombé de 30 à 20 en trois ans tout en restant inférieur au nombre de postes vacants dans les services qui constituent les débouchés de l’École des chartes (services d’archives, bibliothèques, musées…).

Statut des élèves[modifier | modifier le code]

La salle du « fer à cheval », au 1er étage de la bibliothèque.

Les élèves recrutés par ces concours peuvent bénéficier du statut de fonctionnaires stagiaires en contrepartie d'un engagement décennal et sont dans ce cas rémunérés (actuellement 1 250 euros nets par mois environ). Le choix est laissé aux lauréats du concours d'accepter ou non ce statut. Des élèves étrangers recrutés également par concours ou sur titres (procédure de la sélection internationale) suivent le même cursus sans être rémunérés mais peuvent bénéficier de bourses d'études.

La scolarité dure trois ans et neuf mois[38]. À l'issue de leur scolarité, les chartistes soutiennent une thèse d'établissement, donnant droit au diplôme d'archiviste paléographe.

Les fonctionnaires ayant rempli les obligations de troisième année peuvent se présenter à l'entrée de deux écoles d'application : l'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (Enssib, concours réservé[39]) et l'Institut national du patrimoine. Après leur scolarité dans ces écoles d'application, ils entrent respectivement dans le corps de conservateur des bibliothèques ou dans le corps de conservateur du patrimoine. Chaque année, un certain nombre d'élèves passent le concours de l'INP dans les filières visuelles (Musées, Monuments historiques, Inventaire), ou le concours de l'agrégation (Histoire, Lettres classiques ou modernes, grammaire) pour s'orienter vers la recherche ou l'enseignement.

Formation et enseignements[modifier | modifier le code]

La scolarité est découpée en huit semestres, dont six semestres d'enseignement. Les cours sont répartis entre un tronc commun et des options choisies par chaque élève en fonction de son projet scientifique et professionnel. Ces dernières peuvent être conçues en collaboration avec un établissement universitaire. Les stages occupent une place importante puisqu’un élève doit effectuer cinq mois de stage en France dans une institution de conservation (service d’archives, bibliothèque, musée, service patrimonial ou archéologique) et trois mois à l’étranger dans une institution similaire.

Ainsi, les élèves suivent notamment des enseignements de[40] :

  • paléographie latine et française (autres langues au cours de séminaires)
  • archivistique, diplomatique et histoire des institutions ayant produit ces archives (médiéval, moderne, contemporain)
  • histoire du droit civil et canonique
  • histoire du droit de l'époque contemporaine
  • philologie romane
  • latin médiéval
  • histoire de l'art (médiéval, époques moderne et contemporaine)
  • archéologie
  • édition de texte
  • bibliographie
  • histoire du livre
  • critique de l'image documentaire
  • manuscrit et textes littéraires médiévaux
  • statistiques et cartographie appliquées à l'histoire
  • langues vivantes et informatique.

Des crédits ECTS sont alloués aux divers enseignements, ce qui permet à des élèves d'universités ou d'autres grandes écoles de suivre et valider certains de ces cours. Les enseignements dispensés à l'École des chartes peuvent donc s'inscrire dans les composantes des masters ; cela est rendu possible par le nouveau cadre de la réforme LMD. Les cours sont également ouverts sous condition à des auditeurs libres.

Masters[modifier | modifier le code]

La « grande salle » (salle de cours) avec la peinture murale représentant l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, par Louis Dumoulin (1860-1924).

Depuis 2006, l'École des chartes a ouvert un master intitulé « Technologies numériques appliquées à l’histoire », formant une vingtaine d'étudiants par promotion[41]. En première année, la scolarité s'organise autour d'un socle commun et de trois options (archives ; histoire du livre et des médias ; histoire de l'art). Le master reprend, en première année, les enseignements des élèves de l'École. En seconde année, on s'oriente vers une formation spécialisée dans le domaine de l'informatique appliquée à la diffusion web. Deux parcours sont alors proposés, l'un tourné vers la recherche, et l'autre, est plus professionnel, vers la diffusion des connaissances dans un service à caractère patrimonial.

Depuis 2011, l'École accueille deux autres masters. Le premier, intitulé « études médiévales », est offert en partenariat avec l'École normale supérieure, l'université Paris III et l'université Paris IV. Il est destiné à « former à la recherche littéraire pour les textes médiévaux, avec une ouverture interdisciplinaire au sein de la spécialité médiévale ». Le second, organisé avec l'École normale supérieure de Cachan et l'institut national de l'audiovisuel, est intitulé « concepteur audiovisuel. Représentations plurimédia de l’histoire, de la société et de la science. » Il vise à « former des concepteurs et des réalisateurs de documentaires dans l'audiovisuel (cinéma, télévision, radio, web) ainsi que des créateurs et responsables de sites multimédia intervenant dans la presse écrite et dans l'édition. »

Doctorat[modifier | modifier le code]

L’École nationale des chartes délivre le doctorat dans les disciplines qu’elle enseigne. L’inscription en doctorat est ouverte à tout étudiant titulaire d’un master, qu’il soit diplômé de l’École ou d’un autre établissement. Le doctorat se prépare dans le cadre de deux écoles doctorales conjointes, l’une avec l’École pratique des hautes études (en histoire médiévale, histoire de l’art, archéologie, philologie romane et latin), l’autre avec l’Université Paris-Sorbonne (en histoire moderne et contemporaine).

Classe préparatoire intégrée à l'Institut national du patrimoine[modifier | modifier le code]

L'École des chartes assure une partie de la préparation au concours de conservateur du patrimoine, spécialité archives, des étudiants retenus dans la classe préparatoire intégrée de l'INP. Ces étudiants sont sélectionnés sur critères sociaux et académiques.

Recherche[modifier | modifier le code]

Le buste de Jules Quicherat par Jean Petit (1819-1903).

La plupart des professeurs de l'École nationale des chartes sont rassemblés dans le centre Jean-Mabillon, unité de recherche de l'École, actuellement dirigé par Olivier Poncet.

Les axes de recherche du centre ont vocation à couvrir l'ensemble des processus qui expliquent et font connaître la production écrite du Moyen Âge à nos jours, à travers ses diverses étapes :

    • les conditions de production (axe 1, Les cultures de l'écrit du Moyen Âge au XXIe siècle)
    • les mécanismes de transmission patrimoniale (axe 2, Genèse et tradition du patrimoine écrit : auteur, relais et institutions)
    • les conditions de restitution savante à la communauté scientifique de cette documentation historique (axe 3, Épistémologie et normativité des éditions de textes et d'images à l'âge du numérique)

Une part importante de l'activité de recherche de l'École est constituée par les thèses des élèves, dont les champs d'études se sont diversifiés depuis de nombreuses années et touchent à toutes les périodes de l'histoire, notamment contemporaine[42].

Partenariats[modifier | modifier le code]

Un numériseur mis à disposition dans la bibliothèque.

L'ouverture à d'autres institutions est un des piliers de la politique de l'actuelle direction. Elle s'est notamment rapprochée de l'École pratique des hautes études, de l'Institut de recherche et d'histoire des textes et du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale de l'Université de Poitiers pour créer l'École de l'érudition en réseau[43]. Elle participe aussi à l'Institut d'histoire du livre[44] avec la ville de Lyon (bibliothèque municipale et Musée de l'imprimerie), l'École normale supérieure de Lyon et l'Enssib.

L'École s'est aussi rapproché d'autres établissements d'enseignement supérieur parisiens pour former la ComUE Sorbonne-Universités et le campus Condorcet Paris-Aubervilliers.

L'École s’ouvre également à l'étranger. Des programmes de coopération ont été mis en œuvre avec des institutions comme les Archives d'État de Russie et plusieurs bibliothèques moscovites, l'université d'Alicante ou des centres de recherche italiens[45]. Traditionnellement, des élèves étrangers (souvent suisses, belges ou d'Afrique francophone) viennent se former à l'École. Aujourd'hui, elle tente d'attirer de nouveaux élèves, pour des séjours plus courts, grâce à des partenariats avec des universités. Les élèves sont également invités à effectuer des stages dans des services d'archives ou de bibliothèque de pays étrangers.

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque[46] a été créée par l'ordonnance du 31 décembre 1846 : elle occupe alors l'une des deux pièces réservées à l'École dans l'hôtel de Soubise. Elle déménage avec l'École en 1897. La bibliothèque occupe depuis les deuxième (salle de lecture, salle d'histoire), troisième (salle du « fer à cheval ») et quatrième (bureaux, magasins dans le grenier) étages de l'École.

En 1920, sa gestion est confiée au secrétaire de l'École, à l'époque René Poupardin. Elle est aujourd'hui dirigée par un conservateur des bibliothèques.

Elle est conçue comme une bibliothèque de recherche. Ses collections sont particulièrement fournies dans les matières enseignées par l'École : histoire médiévale, philologie, histoire du livre et bibliographie, etc. L'ensemble des collections (environ 150 000 volumes) est en libre accès. Le catalogue est disponible en ligne[47]. De très nombreuses ressources électroniques sont également disponibles sur place.

Faute de place à la Sorbonne, la bibliothèque s'installera en 2016 au 12, rue des Petits-Champs dans des locaux vastes.

Diffusion des savoirs[modifier | modifier le code]

"Policer Paris au siècle des Lumières" ouvrage publié aux éditions de l'École.

L'École nationale des chartes diffuse des travaux scientifiques dans ses domaines de spécialité sous forme imprimée et sous forme électronique.

Sous forme imprimée, elle publie quatre collections d’ouvrages :

  • les Mémoires et Documents, collection qui remonte à 1896 et qui accueille des monographies, au premier rang desquels des thèses d’anciens élèves de l’École des chartes ;
  • les Études et Rencontres, collection lancée en 1998, qui accueille avant tout les actes de rencontres scientifiques ;
  • les Matériaux pour l'Histoire, collection inaugurée en 1996 et constituée de volumes in-4° abondamment illustrés ;
  • les Études et documents pour une Gallia Pontificia, collection coéditée conjointement par l'École nationale des chartes et l'Institut historique allemand de Paris depuis 2009 pour présenter les travaux réalisés dans le cadre de la Gallia Pontificia, entreprise scientifique qui se propose de recenser, publier et étudier les actes pontificaux concernant la France antérieurs à 1198.

À ces collections, s’ajoutent deux publications périodiques liées à l’activité de formation de l’École des chartes :

  • les Positions des thèses soutenues par les élèves pour obtenir le diplôme d'archiviste paléographe publiées annuellement par l'École des chartes depuis 1849 ; elles sont également disponibles en ligne depuis 2000 ;
  • Hypothèses. Travaux de l’école doctorale d’histoire de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l’École nationale des chartes, publication coéditée par l’École nationale des chartes et les Publications de la Sorbonne depuis 2010.

Ces ouvrages sont diffusés par CID-FMSH diffusion, notamment par l’intermédiaire du Comptoir des presses de l’université.

Parallèlement à ces réalisations imprimées, l’École des chartes publie depuis 2002 des réalisations scientifiques sous forme électronique dans la collection des Éditions en ligne de l’École des chartes (ELEC). Celle-ci permet d’offrir à des travaux scientifiques des fonctionnalités propres au numérique. Elle réunit essentiellement des répertoires et des bases de données, ainsi que des éditions de textes, qui peuvent ainsi être explorées plus finement que par la consultation d’une version imprimée.

Cette collection est complétée par :

  • des corpus textuels mis en ligne à des fins de recherche, sans intervention éditoriale de l’École des chartes,
  • des réalisations à finalité pédagogique, disponible sur le site THELEME,
  • un espace de présentation des différents outils et méthodes informatiques développés par l’École des chartes.

Ces réalisations sont placées sous licence libre.

L'École met en valeur son travail scientifique et pédagogique à travers plusieurs entreprises. Parmi elles, le site Thélème[48] propose des dossiers pédagogiques, conseils, cours, fac-similés interactifs pour se former dans les matières enseignées à l'École.

Éditions de l'École des chartes[modifier | modifier le code]

L'École publie également de nombreux travaux, sous forme papier ou électronique. Les « Mémoires et documents de l'École des chartes » sont des monographies, souvent issues d'une thèse d'École des chartes ou de doctorat. Ils sont publiés depuis 1896 et diffusés par Honoré Champion et Droz. Deux autres collections ont été créées plus récemment, les « Études et rencontres » (actes de colloques, brèves monographies) et « Matériaux pour l'histoire » (album illustrés, de grand format). Enfin, « ELEC » désigne les éditions en ligne de l'école, qui comprennent des bases de données, des éditions de textes, des actes de colloques, des bibliographies et des études.

La Société de l'École des chartes[modifier | modifier le code]

La Société de l'École des chartes[49], association reconnue d'utilité publique, regroupe les élèves et anciens élèves qui le souhaitent. Elle est actuellement présidée par Marie-Paule Arnauld[50] qui a été élue le 29 mai 2010 en remplacement de Bernard Barbiche. Avec l'appui de l'École, la Société édite, deux fois par an, la Bibliothèque de l'École des chartes. Cette revue scientifique, fondée en 1839, est l'une des plus anciennes de France.

Quelques chartistes célèbres[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Élève de l'École nationale des chartes.

Recherche[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Sont parfois qualifiés de « chartistes » par certains biographes peu rigoureux des historiens français (La Villemarqué, Achille Jubinal et Louis Madelin, par exemple) ou étrangers (Alfred Métraux, K. J. Conant ou Aleksander Gieysztor) qui ont suivi en auditeur libre certains enseignements dispensés à l'École. Il en est de même d'Auguste Poulet-Malassis, de José-Maria de Heredia et de François Mauriac, inscrits comme élèves, mais n'ayant pas achevé leur scolarité.

Liste des directeurs de l'École[modifier | modifier le code]

Liste des directeurs[51]
1847 1848 Jean-Antoine Letronne membre de l'Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres)
1848 1854 Benjamin Guérard professeur à l'École des chartes, membre de l'Institut
1854 1857 Natalis de Wailly membre de l'Institut
1857 1871 Léon Lacabane professeur à l'École des chartes
1871 1882 Jules Quicherat professeur à l'École des chartes
1882 1916 Paul Meyer professeur à l'École des chartes, membre de l'Institut
1916 1930 Maurice Prou professeur à l'École des chartes, membre de l'Institut
1930 1954 Clovis Brunel professeur à l'École des chartes, directeur d'études à l'École pratique des hautes études, membre de l'Institut
1954 1970 Pierre Marot professeur à l'École des chartes, membre de l'Institut
1970 1976 Michel François professeur à l'École des chartes, membre de l'Institut
1976 1987 Jacques Monfrin professeur à l'École des chartes, directeur d'études à l'École pratique des hautes études, membre de l'Institut
1987 1993 Emmanuel Poulle professeur à l'École des chartes, membre de l'Institut
1993 2002 Yves-Marie Bercé professeur à l'université Paris-Sorbonne, membre de l'Institut
2002 2006 Anita Guerreau-Jalabert directeur de recherche au CNRS
2006 2011 Jacques Berlioz directeur de recherche au CNRS
2011 En cours Jean-Michel Leniaud[52] directeur d'études à l'École pratique des hautes études, professeur à l'École des chartes

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Les thèses soutenues à l'École des chartes depuis 1849 sont conservés aux Archives nationales sous la cote ABXXVIII[53].
  • Les papiers de la Société de l'École des chartes sont également conservés aux Archives nationales sous la cote 11AS[54].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les chartistes dans la vie moderne : causeries faites à la société de l'école des chartes (1931-1936), Paris, Société de l'école des chartes, 1938, VIII-275 p.
  • École nationale des chartes, Livre du centenaire (1821-1921), Paris, A. Picard, 1921, 2 vol. Le vol. 1, rédigé par Maurice Prou, est une histoire et une présentation de l'École.
  • École nationale des chartes, Livret de l'École des chartes (1821-1966), Paris, École des chartes, 1967. Contient les textes appliqués à l'établissement depuis 1821 et la liste des diplômés jusqu'en 1967. Dernière édition donnant tous les anciens élèves.
  • L'École nationale des chartes : histoire de l'École depuis 1821, Thionville, G. Klopp, 1997, (ISBN 2-911992-05-9).
  • Olivier Guyotjeannin, « Aperçus sur l'École des chartes au XIXe siècle », Erudición y discurso histórico : las institutiones europeas (s. XVIII-XIX), éd. F. M. Gimeno Blay, Valencia, Universitat de València, 1993, p. 285-307.
  • Christian Hottin, « L'École des chartes », Universités et grandes écoles à Paris, Les palais de la Science, Action Artistique de la Ville de Paris, 1999, p. 100-105, [lire en ligne].
  • Bertrand Joly, « L'École des chartes et l'affaire Dreyfus », dans la Bibliothèque de l'école des chartes, no 147, 1989, p. 611-671, [lire en ligne].
  • Jean-Michel Leniaud, « L'École des chartes et la formation des élites (XIXe siècle) », La revue administrative, 46, 1993, p. 618-624.
  • Lara Jennifer Moore. Restoring order : the École des chartes and the organization of archives and libraries in France, Litwin Book, 2008.
  • Revue Bibliothèque de l'École des chartes (210 numéros en ligne, soit 15622 contributions, pour les années 1840-2006), Publiée par la Société de l'École des chartes, et consacrée à l’étude critique et à l’exploitation des matériaux de l’histoire (du Moyen Âge à nos jours).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Répartition par établissement, académie et fonction des personnels enseignants non permanents ou titulaires de l’enseignement supérieur, hors enseignants des disciplines hospitalo-universitaires, en 2009-2010 p. 15, effectif équivalent temps plein
  2. Ce qui implique une rémunération comme les élèves des ENS et de l’École polytechnique.
  3. Ordonnance royale du 22 février 1821 portant création d'une École des chartes, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1839-1840, tome 1, p. 26-27.
  4. Projet exhumé en 1891 par Gustave Servois, garde général des Archives nationales : « Projet d'un enseignement historique et diplomatique à la Bibliothèque nationale sous la Convention », Bibliothèque de l’École des chartes, 1891, tome 52, p. 353-355.
  5. Lettre de M. le baron de Gérando à M. Martial Delpit, 6 avril 1839, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1839-1840, tome 1, p. 24-25.
  6. Auguste Vallet de Viriville, « Notes et documents pouvant servir à l'histoire de l'école royale des chartes. Recherches sur le projet présenté à l'Empereur en 1807, par le baron de Gérando », dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1848, tome 9, p. 153-176.
  7. « Rapport adressé au roi Louis XVIII le 22 février 1821 par M. le comte Siméon, ministre de l'Intérieur », dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1839-1840, tome 1, p. 25.
  8. Lara Jennifer Moore, Restauring order. The École des Chartes and the Organization of Archives and Libraries ians France, 1820-1870, Duluth (Minn.), Litwin Books, 2008.
  9. Ordonnance royale du 22 février 1821, article 2, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1839-1840, tome 1, op.cit.
  10. Ordonnance royale du 22 février 1821, article 1, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1839-1840, tome 1, op.cit.
  11. Ordonnance royale du 22 février 1821, article 3, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1839-1840, tome 1, op.cit.
  12. Ordonnance royale du 22 février 1821, article 5, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1839-1840, tome 1, op.cit.
  13. L’École, son histoire, son œuvre. Livre du centenaire, Paris, Auguste Picard, 1921, p. 10.
  14. Ordonnance royale du 16 juillet 1823, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1839-1840, tome 1, p. 27-28.
  15. Martial Delpit, Notice historique sur l'École royale des Chartes, dans: Bibliothèque de l’École des chartes. 1839-1840, tome 1. p. 6.
  16. Ordonnance royale du 11 novembre 1829 contenant la réorganisation de l’École des chartes, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1839-1840, tome 1, p. 32-33.
  17. Chronique et Mélanges, dans Bibliothèque de l'école des chartes. 1889, tome 50. p. 278-289.
  18. Ordonnance royale du 31 décembre 1846, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1847, tome 8, p. 170-173.
  19. Paul Frédéricq, « L'enseignement supérieur de l'histoire à Paris, notes et impressions de voyage » in Revue internationale de l'enseignement, 2e semestre 1883, p. 746-752 : « L’École des chartes m'a paru être une institution hors de pair. C'est, avec l'École pratique des hautes études, ce que l'enseignement historique offre de plus solide, de plus complet, de plus vraiment scientifique à Paris. Aussi l'étranger envie-t-il à la France son École des chartes, déjà ancienne, l'Allemagne, si bien outillée dans ses universités pour l'histoire et les sciences auxiliaires, ne possède rien d'analogue jusqu'à présent à ma connaissance. »
  20. Voir Vincent Mollet, « La conquête des archives départementales », dans l’École nationale des chartes. Histoire de l’École depuis 1821, Yves-Marie Bercé, Olivier Guyotjeannin, Marc Smith (dir.), Thionville, Gérard Klopp, 1997, p. 253-262.
  21. Ordonnance du 29 février 1939, articles 15 et 26 relatifs à l’École des chartes, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1839-1840, tome 1, p. 42.
  22. Henri-Jean Martin, « Les chartistes et les bibliothèques », Bulletin des bibliothèques de France, 1972, no 12, p. 529-537 : « En 1867, sur 222 anciens élèves de l'École, quinze seulement ont trouvé des emplois de bibliothécaire dont treize à Paris et deux en province ».
  23. Voir Louis Desgraves, « Quelques éminents bibliothécaires : galerie », dans L’École nationale des chartes. Histoire de l’École depuis 1821, op. cit., p. 263-267.
  24. Christian Hottin, « Le 19, rue de la Sorbonne, l’École ses bâtiments, sa décoration », dans L’École nationale des chartes. Histoire de l’École depuis 1821, op. cit., p. 142-148. Texte déposé sur HAL-SHS (notice halshs-00087473)
  25. Christian Hottin, L’École des chartes : institutionnalité et architecture Texte déposé sur HAL-SHS (notice halshs-00089095)
  26. Décret no 2012-286 du 28 février 2012 portant création de l'établissement public de coopération scientifique « Campus Condorcet ».
  27. Olivier Dumoulin, « Histoire et historiens de droite », dans Jean-François Sirinelli (dir.), Histoire des droites en France, tome 2, « Cultures », Éditions Gallimard, collection « Tel », 2006,p. 361-362
  28. Bertrand Joly, « Les chartistes et la politique », dans L’École nationale des chartes. Histoire de l’École depuis 1821, op. cit., p. 169-178.
  29. Bertrand Joly, « L'École des chartes et l'Affaire Dreyfus », dans Bibliothèque de l’École des chartes. 1989, tome 147. p. 611-671.
  30. Madeleine Rebérioux, « Histoire, historiens et dreyfusisme », dans Revue historique, t. 255, 1976, p. 407-432, à la p. 425. Cité par Bertrand Joly, L'École des chartes et l'Affaire Dreyfus, op. cit.
  31. Voir sur ce point Laurent Ferri. Émile Zola et « ces messieurs de l’École des chartes » dans l’affaire Dreyfus : documents inédits. dans Bibliothèque de l’École des chartes. 2006, tome 164, livraison 2. p. 595-603.
  32. Bertrand Joly, Les chartistes et la politique, op. cit., p. 175.
  33. Arrêtés des 19 juin 1931, 16 mars 1931 et 5 octobre 1932
  34. Arrêté du 22 février 1932 ; décrets des 29 avril 1933 et 29 novembre 1933
  35. Chroniques, dans Bibliothèque de l’École des chartes, 1959, tome 117, p. 386.
  36. Daniel Renoult, « Les formations à la recherche de leurs réformes », dans Histoire des bibliothèques françaises, 2e éd., tome IV, p. 847-858, spécialement p. 848.
  37. a et b Les conseils de l'École des Chartes
  38. En réalité, les cours s'étendent sur trois années universitaires. Les élèves disposent encore de quelques mois pour terminer leur thèse et passer les concours des écoles d'application et intègrent ces écoles en janvier.
  39. Un certain nombre de postes de conservateurs d'État sont réservés aux chartistes, mais il n'existe pas de telle réserve pour les postes de conservateurs territoriaux.
  40. Liste complète des enseignements par semestre sur le site de l'école
  41. Le master sur le site de l'école
  42. Voir les positions des thèses de ces dernières années, représentatives de la diversité des recherches menées
  43. Site internet de l'École de l'érudition en réseau.
  44. Site de l'Institut d'histoire du livre.
  45. Quelques programmes de partenariats sur le site de l'école
  46. La bibliothèque sur le site de l'école.
  47. Catalogue de la bibliothèque de l'école.
  48. Site internet de Thélème
  49. Site officiel de la Société de l'École des chartes
  50. Marie-Paule Arnauld élue président de la Société de l'École des chartes
  51. Établie à partir du Livre du centenaire (1821-1921) et de la Bibliothèque de l'École des chartes
  52. Décret du 10 août 2011
  53. [1]
  54. Archives nationales