Éclairement lumineux

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L'éclairement lumineux est la grandeur définie par la photométrie correspondant à la sensation humaine de l'éclairement. Plus un objet qui n'est pas totalement noir et qui ne produit pas de lumière par lui même est éclairé, plus il est visible distinctement. La photométrie définit cette grandeur rigoureusement, afin de pouvoir la calculer, connaissant l'intensité lumineuse des sources de lumière, leur distance et leur direction.

Unités[modifier | modifier le code]

En photométrie, l'éclairement lumineux correspond à un flux lumineux reçu par unité de surface. Son unité dans le système international d'unités est le lux : 1 lux (lx) correspond à un flux lumineux de 1 lumen (lm) couvrant uniformément 1 mètre carré (m2) soit :

1\ \mathrm{lx}=1\ \mathrm{lm/m^2}=1\ \mathrm{cd \cdot sr / m^2}.

Parmi les autres unités, on compte :

  • le phot (ph) ou le lumen par centimètre carré (1 ph = 1 lm⋅cm-2 = 10 000 lx) ;
  • le lumen par pied carré ou foot-candle (fc) (1 fc = 1 lm⋅ft-210,764 lx), unité utilisée dans le système impérial ;
  • le nox (1 nox = 1 mlx).

Ordres de grandeur[modifier | modifier le code]

L'éclairement du soleil en été, de face, est de l'ordre de 100 000 lux. La pleine lune donne au mieux 0,2 lux.

Mesure[modifier | modifier le code]

L'éclairement lumineux est la grandeur photométrique la plus accessible à la mesure directe. Depuis le milieu du XIXe siècle, on a fabriqué des photomètres permettant de quantifier l'éclairement, par comparaison avec une source prise comme référence. Le développement au XXe siècle de cellules photoélectriques et cellules photovoltaïques a permis de développer des appareils donnant directement une lecture de l'éclairement.

Applications[modifier | modifier le code]

Photographie[modifier | modifier le code]

La photométrie trouve sa principale application dans la photographie, argentique ou électronique. On fabrique des photomètres convertissant directement la valeur de l'éclairement lumineux en paramètres photographiques, courammment appelés cellule. Ces appareils comportent un petit capteur en matière plastique diffusante blanche, plan ou plus souvent sphérique, que l'on place près du sujet afin de mesurer la quantité de lumière qu'il reçoit.

Comme la valeur en lux de l'éclairement intéresse moins les photographes que les réglages à reporter sur leur appareils, ces appareils utilisent souvent des unités logarithmiques (EV ou IL), à partir desquelles il est plus facile de calculer les valeurs d'ouverture et de temps de pose pour le réglage des appareils. Ces unités pratiques ne se réfèrent à l'éclairement que si l'appareil de mesure est un photomètre, placé dans la lumière à la place du sujet. Dans le cas où la cellule est à la place de l'appareil de prise de vue, pour calculer l'éclairement du sujet, il faudrait mettre à sa place une surface dont on connaît les caractéristiques.

En cinéma et en vidéo, la question se pose un peu différemment, puisque le temps de pose est invariable dans les prises de vues courantes, et qu'on s'efforce de garder, quand on peut, la même ouverture de diaphragme pour conserver une régularité entre les plans. Les photomètres destinés à ce marché indiquent souvent la valeur de l'éclairement, en plus du diaphragme à reporter pour une sensibilité donnée, qui en dérive par une opération simple. En éclairage artificiel, on décide de l'éclairement du sujet et on mesure, pour chaque scène, la lumière principale (keylignt) et le débouchage des ombres, dont le rapport donne le contraste. Pour ces évaluations, la valeur de l'éclairement est aussi pratique qu'une valeur en EV.

Réglementation[modifier | modifier le code]

En France, des règlements et recommandations définissent l'éclairement lumineux minimal des locaux de travail, ainsi que des couloirs, escaliers et voies de circulation qui les déservent[1].

Pour mesurer l'éclairement des plans de travail, on vend des appareils donnant la mesure en lux, dans des gammes usuelles.

Selon la précision des tâches à exécuter, l'éclairage d'un plan de travail devrait être entre 300 lux et 800 lux[2].

Compléments[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. code du travail sur Légifrance
  2. Législation française, circulaire du 11 avril 1984