Échidna

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Échidna

Description de cette image, également commentée ci-après

Représentation contemporaine d'Échidna

Créature

Autres noms Delphyné
Nom grec ancien Ἔχιδνα ou Δελφύνη
Groupe Créature de la mythologie grecque
Sous-groupe Créature thérianthrope
Caractéristiques créature issue et représentant le chaos primordial
Proches Mélusine

Origines

Origine Mythologie grecque
Région Méditerranée

Dans la mythologie grecque, Échidna (en grec ancien Ἔχιδνα / Ekhidna) ou Delphyné (Δελφύνη / Delphúnê) est la fille de Phorcys et Céto, ou de Gaïa et de Tartare, ou de Chrysaor et de Callirrhoé, ou de Styx et de Peiras[1], selon les versions. Une autre tradition, d'origine orphique, en fait une puissance antique et immortelle, fille du dieu créateur Phanès et sœur de Nyx.

Mythe[modifier | modifier le code]

Elle est l'épouse de Typhon et la mère de Cerbère, des vents malfaisants, de la laie de Crommyon, du renard de Teumesse, du Sphinx, de l'hydre de Lerne, de la Chimère, de Ladon, d'Orthos, du lion de Némée, du dragon de Colchide et de l'aigle du Caucase[2].

Sa tête, son torse, ses bras sont ceux d'une belle femme. Pour le reste, c'est un énorme et affreux serpent (ἔχιδνα signifie « vipère »), recouvert d'écailles aux couleurs changeantes. Selon certains, elle fut tuée par Argos, le berger aux cent yeux, qui la trouva un jour endormie, et débarrassa ainsi l'Arcadie de ce fléau, mais Hésiode la qualifie de nymphe immortelle et rapporte qu'elle reçut à la naissance le mystérieux et souterrain pays des Arimes comme résidence attitrée et que c'est là qu'elle s'unit à Typhon pour engendrer sa monstrueuse progéniture (Théogonie, v. 304/305).

Mais selon d'autres légendes, données notamment par Hérodote, et Pomponius Mela, Échidna est rattachée aux mythes des travaux d'Héraclès.

Héraclès, de retour avec les cavales de Diomède, s'endort non loin de l'antre d'Échidna. Celle-ci profite de son sommeil pour s'emparer des juments. À son réveil, Héraclès part à la recherche de ses biens et finit par retrouver Échidna. Elle lui propose un marché : elle accepte de lui restituer ses juments à la condition qu'il s'offre à elle. Au moment de leur séparation, Échidna annonce que trois fils naîtront de cette union. Comme elle lui demande que faire d'eux, Héraclès proclame que celui qui saura tendre son arc et attacher son ceinturon comme lui reste auprès d'elle. Les autres devront être chassés. Trois enfants viennent au monde :

Scythès sera l'élu et deviendra roi de Scytie. Il constitue l'un des plus célèbres des héraclides.

Pour Diodore de Sicile, Échidna a des relations avec Zeus lui-même, qui lui donnera deux enfants, Palos et Napos.

Selon Ovide, l'aconit, une plante vénéneuse, est issue de la bave d'Échidna. Médée s'en sert lorsqu'elle veut empoisonner Thésée.

- mentionnée dans Percy Jackson le voleur de foudre

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La filiation supposée « Chrysaor-Callirhoé » provient d'une mauvaise interprétation d'Hésiode (v. 270) trouvant sa propre réponse au v. 980 de la Théogonie : le poète mentionne la naissance d'Échidna juste après celle de Géryon, le fils unique de Chrysaor et de Callirhoé, mais dans la continuité de l'inventaire des enfants de Phorcys et de Céto (cf. l'article Callirrhoé (Océanide)).
  2. Hésiode ne lui reconnaît pour enfants que les chiens Orthos et Cerbère, la Chimère et l'Hydre de Lerne, nés tous quatre de son union avec Typhon, et le lion de Némée et le Sphinx, issus d'une union incestueuse avec Orthos (Théogonie, 306-332). Les vents malfaisants ne sont jamais regardés comme nés de Typhon et d'Échidna, mais bien comme issus de la dépouille du seul Typhon abattu par Zeus (Théogonie, 870 et suivants). La laie de Crommyon et l'aigle du Caucase sont en revanche cités parmi les enfants d'Échidna par le pseudo-Apollodore.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]