Écaillon (rivière)
| l'Écaillon | |
|---|---|
L'Écaillon à Monchaux-sur-Écaillon. |
|
| Caractéristiques | |
| Longueur | 33 km |
| Bassin | 179 km2 |
| Bassin collecteur | l'Escaut |
| Débit moyen | 1,26 m3⋅s-1 (Thiant) |
| Régime | pluvial océanique |
| Cours | |
| Source | à l'est de Locquignol |
| · Localisation | Locquignol |
| · Altitude | 166 m |
| · Coordonnées | |
| Confluence | l'Escaut |
| · Localisation | Prouvy |
| · Altitude | 28 m |
| · Coordonnées | |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | ruisseau de Saint-Georges et ruisseau des Harpies |
| · Rive droite | sans |
| Pays traversés | |
| Régions traversées | Nord-Pas-de-Calais |
| Principales villes | Thiant, Prouvy |
L’Écaillon est une rivière française du département du Nord et un affluent droit de l'Escaut.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Elle prend sa source à l'est de Locquignol, à l'altitude 166 mètres, dans la forêt domaniale de Mormal. Elle adopte une direction Sud-Est vers Nord-Ouest.
Elle se jette dans l'Escaut en aval de Thiant, sur la commune de Prouvy, à l'altitude 28 mètres, après un parcours de 32 kilomètres[1]. Sa pente moyenne est de 4,1 ‰.
Attention : ne pas confondre cette rivière avec le ruisseau l'Escaillon[2], traversant la commune homonyme d'Écaillon et situé, en gros, à plus de vingt-huit kilomètres au nord-ouest de Vendegies-sur-Écaillon
[modifier] Département, communes et cantons traversés
Dans le département du Nord (59), l'Écaillon traverse 13 communes[1] et 3 cantons :
- Locquignol (source), Louvignies-Quesnoy, Ghissignies, Beaudignies, Capelle, Bermerain, Saint-Martin-sur-Écaillon, Vendegies-sur-Écaillon, Sommaing, Verchain-Maugre, Monchaux-sur-Écaillon, Thiant, Prouvy (confluence).
Soit en termes de cantons, l'Écaillon prend sa source dans le canton du Quesnoy-Est, traverse les canton de Solesmes et conflue dans le canton de Valenciennes-Sud.
[modifier] Affluents
L’Écaillon a deux affluents, d'après le SANDRE, en rive gauche (ou sud de l'Écaillon) - prenant tous les deux leur source dans la forêt de Mormal sur la commune de Locquignol et dans le sens amont vers aval : le ruisseau de Saint-Georges et le ruisseau des Harpies[1],[3],[4].
- le ruisseau de Saint-Georges, (rg), 19,4 km sur les 10 communes (et avec un affluent)[5]:
- dans le sens amont vers aval : Locquignol (source), Hecq, Englefontaine, Poix-du-Nord, Neuville-en-Avesnois, Salesches, Beaudignies, Escarmain, Capelle, Bermerain (confluence).
- le ruisseau de la Fontaine Lecomte, (rg) 4,1 km sur les 2 communes de Poix-du-Nord, et Preux-au-Bois.
- dans le sens amont vers aval : Locquignol (source), Hecq, Englefontaine, Poix-du-Nord, Neuville-en-Avesnois, Salesches, Beaudignies, Escarmain, Capelle, Bermerain (confluence).
- le ruisseau des Harpies, (rg), 23 km, sur les 11 communes[6]
- dans le sens amont vers aval : Locquignol (source), Preux-au-Bois, Robersart, Bousies, Croix-Caluyau, Vendegies-au-Bois, Romeries, Vertain, Haussy, Saint-Martin-sur-Écaillon, Vendegies-sur-Écaillon (confluence).
- dans sa partie haute, cet affluent s'appelle aussi l'Hirondelle Majeure, et pour Géoportail, a des affluents[4]:
- le ruisseau à Grenouilles (rd) dans la forêt de Mormal (Locquignol) et
- l'Hirondelle mineure (rg) sur Bousies et Fontaine-au-Bois.
Par contre Géoportail[4] signale aussi d'autres petits affluents :
- le Fossé à l'eau, (rg) sur Verchain-Maugré
- le ruisseau de Gay puis appelé le Pont à l'eau (rg) sur Ghissignies, Louvignies-Quesnoy, Englefontaine et Locquignol.
- le ruisseau des Frotottets (rg) sur Louvignies-Quesnoy et Raucourt-au-Bois.
- le ruisseau du Château (rg) sur Louvignies-Quesnoy, Raucourt-au-Bois et Locquignol. (le château de Raucourt-au-Bois aussi mairie)
- le ruisseau Tabar (rg) sur Locquignol dans la forêt de Mormal.
[modifier] Hydrologie
Une station hydrométrique sur l’Écaillon gérée par la DIREN - donc maintenant DREAL[7] - Nord-Pas-de-Calais existe à Thiant[8].
La vallée de l'Écaillon est surveillée au titre des zones inondables[9],[10]. La dernière inondation bien référencée est celle du 13 février 2002[11] et la précedente du 21 juillet 1980 avait donné lieu à la création d'une association des sinistrés, désormais transformé en "association de préservation de la vallée"[12]. Une information sur des effondrements possibles sur la commune de Vendegies-sur-Écaillon a même été délivrée[13].
[modifier] Histoire
L'Écaillon a probablement été utilisé par l'Homme dès la Préhistoire au Néolithique notamment puis dans la Gaule antique alors que l'ancienne forêt charbonnière commençait à s'éclaircir, sous l'occupation gallo-romaine et avant les grands défrichements qui ont dû en modifier le cours et la qualité.
Au VIIIe siècle l'abbaye de Denain est fondée trouve à sa proximité ainsi que celle de l'Escaut[14]
Il a autrefois été projeté[15] de construire une liaison canalisée entre Sambre et Escaut par l'Écaillon.
[modifier] Étymologie
Le mot pourrait avoir la même origine que Escaut (il s'agirait alors d'un petit Escaut ; Escaillon).
[modifier] Écologie
L'Écaillon a deux stations qualité des eaux de surface sur son cours[1]:
- à Beaudignies (code station = 01001283)
- à Thiant (code station = 01028000)
Avant de traverser la chaussée Brunehaut (RD 932), entre Locquignol et Louvignies-Quesnoy, l'Écaillon traverse l'étang de l'Écaillon.
[modifier] Biodiversité
Suite au constat de la raréfaction de la truite Fario, dès 2007, grâce à des opérations de décolmatage par enlèvement des sédiments dans les frayères et de la gestion des embâcles (accumulation de débris de branchage), le nombre de frayères est passé de 40 à 70 de 2005 à 2008[16].
[modifier] Toponymes
L'Écaillon a donné son hydronyme à 3 communes :
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- SANDRE, « Fiche densification de la base toponyme hydrographique inconnu (E1760750) ». Consulté le 22 novembre 2008
- SANDRE, « Fiche ecaillon ou scarpe (E2320700) ». Consulté le 12 novembre 2009
- Escaut vivant, « L'Écaillon - réseau hydrographique ». Consulté le 23 décembre 2008
- Institut géographique national (France) - Géoportail, « Géoportail ». Consulté le 12 novembre 2009
- SANDRE, « densification de la base toponyme hydrographique inconnu (E1760730) ». Consulté le 13 novembre 2009
- SANDRE, « Fiche densification de la base toponyme hydrographique inconnu (E1760710) ». Consulté le 13 novembre 2009
- Legifrance.gouv.fr, « Décret sur légifrance Le décret 2009-235 du 27 février 2009 pour les DREAL ». Consulté le 13 novembre 2009
- Banque Hydro, « - Station E1727510 - L’Écaillon à Thiant (Synthèse) (ne pas cocher la case "Station en service") Bassin versant 173 km²] ». Consulté le 22 décembre 2008
- direction régionale de l'environnement Nord-Pas-de-Calais Bassin Artois-Picardie, « zones inondables - Vallée de l'Écaillon ». Consulté le 13 novembre 2009
- www.prim.net, « la base Gaspar ». Consulté le 13 novembre 2009
- direction régionale de l'environnement Nord-Pas-de-Calais Bassin Artois-Picardie, « Phénomène d'inondations dans la vallée de l'Écaillon le 13 février 2002 - photothèque ». Consulté le 13 novembre 2009
- n° d'annonce 1621 paru le 29/03/2003 au journal officiel, « Association pour la préservation de la Vallée de l'Écaillon ». Consulté le 13 novembre 2009
- préfecture du Nord, « Consignes prtaiques de permanence ». Consulté le 13 novembre 2009
- Dictionnaire geographique des Païs-Bas, du Cambresis et de Liege, 1695 -[1]
- Dictionnaire encyclopédique, Philippe Le Bas, tome 4, p. 83, Google Books
- page 11 - Le Nord - édition de novembre 2009