Ça se dispute

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme ; voir : Ça se discute.
ÇA SE DISPUTE
Illustration.
Périodicité Hebdomadaire
Présentation Pascal Praud (2014)
Ancienne présentation Victor Robert (2003-2009)
Laurent Bazin (2009-2010)
Mélanie Gambier (2010)
Olivier Ravanello (2010-2011)
Maya Lauqué (2011-2013)
Léa Salamé (2011-2014)
Participants Éric Zemmour (2003-2014)
Christophe Barbier (2003-2006)
Nicolas Domenach (2006-2014)
Slogan « Le spectacle de la politique et de la télévision »
« L'émission qui décape l'actualité politique »
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Nombre de saisons 12
Production
Durée 30 minutes
Diffusion
Diffusion i>Télé
Date de première diffusion
Date de dernière diffusion
Statut Arrêtée[1]

Ça se dispute est une émission de télévision hebdomadaire, diffusée du au sur la chaîne d'information en continu i>Télé.

Concept[modifier | modifier le code]

Pendant une vingtaine de minutes, deux éditorialistes analysent et débattent à propos de l'actualité politique de la semaine.

Historique[modifier | modifier le code]

Pendant les trois premières saisons, de 2003 à 2006, Ça se dispute oppose Éric Zemmour du quotidien Le Figaro et Christophe Barbier, directeur de L'Express[2]. La confrontation est arbitrée par Victor Robert, qui a pour habitude de commencer l'émission par la formule « Salut à toutes et à tous et bienvenue dans le spectacle de la politique et de la télévision » et de la conclure par une citation.

En , Nicolas Domenach, de l'hebdomadaire Marianne, remplace Christophe Barbier qui rejoint LCI. Nicolas Domenach participait précédemment à une autre émission d'i>Télé, N'ayons pas peur des mots.

En , Ça se dispute change de présentateur : poursuivant son éditorial, son match des éditorialistes puis son interview dans la matinale en semaine, Laurent Bazin succède à Victor Robert pour l'animation de cette émission[3].

À la rentrée 2010, l'émission change de présentateur plusieurs fois : Mélanie Gambier d'août à septembre 2010, Olivier Ravanello d'octobre 2010 à janvier 2011, puis Maya Lauqué[4]. En , cette dernière est confirmée dans son poste de présentatrice[5].

En , suite au départ de Maya Lauqué pour animer La Quotidienne sur France 5[6], c'est Léa Salamé qui est choisie pour la remplacer[7] ; Myriam Encaoua fait office de remplaçante.

En juin 2014, on apprend que Léa Salamé quitte i>Télé pour devenir chroniqueuse dans l'émission On n'est pas couché sur France 2[8]. À compter de , la présentation de l'émission est confiée à Pascal Praud[9].

Éviction d'Éric Zemmour et fin de l'émission[modifier | modifier le code]

Les prises de position d'Éric Zemmour dans l'émission choquent de plus à l'intérieur et à l'extérieur de la rédaction d'i>Télé. Le 19 décembre 2014, Céline Pigalle, directrice de la rédaction, et Cécilia Ragueneau, directrice générale, prennent la décision de mettre fin à leur collaboration avec le journaliste, suite à l'interview que celui-ci a donné au journal italien Corriere della Serra[10],[11]. Dans un communiqué, la chaîne précise également que l'émission ne reviendra pas en janvier 2015[1].

La décision réjouit certains politiques de gauche. Le député PS Philippe Doucet félicite i>Télé pour cette « décision courageuse », tout comme son collègue Alexis Bachelay qui y voit une « bonne décision ». Cette décision est également saluée par les députés PS Jean-Louis Gagnaire et Anne-Yvonne Le Dain, ainsi que par Éric Coquerel du Parti de gauche[12],[13].

À l'inverse, des politiques de droite protestent. Au Front National, Louis Aliot appelle à boycotter i>Télé, tandis que Marine Le Pen parle d'une « censure [...] détestable ». Philippe de Villiers (MPF) évoque un « pays totalitaire ». Les députés UMP Éric Ciotti et Jean-Jacques Guillet s'insurgent également, alors que Nicolas Dupont-Aignan (DLF) parle d'une dictature de la « pensée unique ». Le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo se dit « choqué », sans pour autant partager les idées du polémiste[12],[13]. Des personnalités politiques de gauche, contradicteurs réguliers d'Éric Zemmour, trouvent aussi que son éviction n'est pas la solution. Pour Jean-Luc Mélenchon (PG), « virer Zemmour n'est pas une décision utile à la lutte contre ses idées[14] ». Daniel Cohn-Bendit le soutient également : « Comme je défends la proportionnelle et le droit du FN a être représenté à l'Assemblée nationale, je me dois de défendre la présence de Zemmour dans l'espace public que cela me fasse mal ou pas[15] ».

Cette décision est regrettée par de nombreuses autres personnalités. Le journaliste Nicolas Domenach, qui participait à l’émission, a exprimé de la tristesse à l’annonce de la décision d’i>Télé : « Avec Zemmour, on s’est débattu. On s’est affronté. On s’est aimé, on s’est exaspéré, mais toujours respecté. Un temps d’échanges. Quelle tristesse[16] ! ». Pour le philosophe Michel Onfray, « Éric Zemmour est un bouc émissaire idéal pour la gauche », il y voit de plus « une forme de totalitarisme intellectuel[17] ». Pour Jean-François Kahn, « En virant Zemmour, on ne fait que nourrir le ressentiment d’une partie de la population, qui, à juste titre, ne se sent plus représentée. C’est un formidable cadeau pour Marine Le Pen[18] ».

Récompense[modifier | modifier le code]

En , Ça se dispute reçoit l’ITheme 2005 du « Magazine d’information ou de débat », un prix décerné par les lecteurs du magazine Télé Câble Satellite Hebdo et les internautes aux meilleurs émissions et animateurs des chaînes du câble, du satellite, de la TNT et de l’ADSL[19].

Diffusion[modifier | modifier le code]

L'émission est diffusée tous les vendredi à 21 h sur iTÉLÉ, puis rediffusée le samedi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Elise Delève, « iTELE arrête l'émission "Ça se dispute" avec Eric Zemmour », sur France Info,‎
  2. Julien Mielcarek, « Christophe Barbier quitte LCI pour i-Télé », sur PureMédias,‎
  3. Alexandre Raveleau, « I>Télé : toutes les nouveautés de la rentrée 2009 », sur toutelatele.com,‎
  4. Maxime Martinez, « Ça se dispute 10 ans : 10 ans de dispute, 10 ans de présentateurs », sur plus-d-info.e-monsite.com,‎
  5. Alexandre Raveleau, « Maya Lauqué, Victor Robert : la rentrée de i>Télé avancée », sur toutelatele.com,‎
  6. Alexandre Raveleau, « Maya Lauqué et Thomas Isle pour les nouveaux déjeuners de France 5 », sur toutelatele.com,‎
  7. Julien Bellver, « Léa Salamé à la tête de "Ca se dispute" sur i-Télé », sur PureMédias,‎
  8. « Léa Salamé, la nouvelle chroniqueuse d'On n'est pas couché qui n'a "peur de rien" », sur L'Express,‎
  9. Kevin Boucher, « i-Télé : Pascal Praud remplace Léa Salamé dans "Ca se dispute" », sur PureMédias,‎
  10. Jérôme Béglé, « Éric Zemmour viré : quand i>Télé se tire une balle dans le pied », sur Le Point,‎
  11. Dominique Jamet, « L’affaire Zemmour : renvoyez la censure] », sur bvoltaire.fr,‎
  12. a et b « Après l'arrêt de l'émission de Zemmour sur iTELE, Louis Aliot appelle au boycott de la chaîne », sur Europe 1,‎
  13. a et b « Arrêt de l’émission de Zemmour: protestations au FN et à droite, approbations à gauche », sur Libération,‎
  14. « Tweet de Jean-Luc Mélenchon », sur Twitter,‎
  15. Benjamin Bonneau, « Cohn-Bendit soutient Zemmour "au nom de la liberté" », sur Europe 1,‎
  16. « La chaîne iTELE supprime son émission de débat avec Eric Zemmour », sur Reuters,‎
  17. Alexandre Devecchio, « Michel Onfray : «Eric Zemmour est un bouc émissaire idéal pour la gauche» », sur Le Figaro,‎
  18. Alexandre Devecchio, « Jean-François Kahn : «virer Zemmour, un formidable cadeau pour Marine Le Pen» », sur Le Figaro,‎
  19. Jérôme Roulet, « Palmarès des Ithème 2005 : Nagui, Téloose, Friends... », sur toutelatele.com,‎

Lien externe[modifier | modifier le code]