Ådalen '31

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Ådalen '31

Titre original Ådalen '31
Réalisation Bo Widerberg
Scénario Bo Widerberg
Sociétés de production Svensk Filmindustri
Pays d’origine Drapeau de la Suède Suède
Genre drame
Sortie 1969
Durée 114 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Ådalen '31 est un film suédois réalisé par Bo Widerberg, sorti en 1969.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En préambule, le film rappelle : « En 1931, de nombreuses usines d'Ådalen (sv) étaient abandonnées par les ouvriers en grève de solidarité pour leurs camarades de Marma dont les patrons voulaient réduire le salaire horaire de 4 centimes. Au cours d'une manifestation, 5 ouvriers furent tués. Ce film est dédié à ces 5 victimes. »

L'œuvre de Bo Widerberg conte, en réalité, une histoire fictive s'appuyant sur des faits historiques réels : au cours d'une grève déclenchée à Ådalen, au nord de la Suède, en 1931, la région entière est paralysée et la direction d'une usine doit faire appel à des "jaunes" pour assurer la production. Ce qui provoque des émeutes. Elles sont, par ailleurs, durement réprimées par l'armée, causant morts et blessés. Parallèlement à ce conflit social, se noue une aventure sentimentale entre le fils d'un docker en grève, Kjell Andersson, et la fille unique du directeur d'usine. Au cours des échauffourées entre grévistes et forces de l'ordre, le père de Kjell est tué : le jeune homme prend alors conscience des barrières séparant les classes sociales…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

Une vision rétrospective des films de Bo Widerberg - du Quartier du corbeau (1964) en passant par Elvira Madigan (1967) jusqu'à Ådalen 31 (1969) - s'avère nécessaire dans la « mesure où les deux premiers expliquent et marquent la profondeur de la perspective » où se situe la dernière œuvre située en milieu ouvrier, note Michel Capdenac[2].

Plus encore que précédemment, l'hommage aux deux Renoir, Auguste, le peintre impressionniste, et Jean, le réalisateur de La Bête humaine, est souligné. « Comme dans Elvira Madigan, Widerberg emprunte à la palette des impressionnistes ce génie de la lumière, cette vibration physique, matérialisée par les êtres, les paysages et les choses. »[2] L'érotisme, délicatement et, néanmoins, audacieusement filmé, « explose en éclats de pur lyrisme charnel » digne d' Une partie de campagne (1946).

« Le prodige c'est aussi le passage de la description anecdotique de la vie privée aux tumultes sanglants d'un drame social dans lequel, par grandes vagues concentriques, le film nous emporte peu à peu. »[2]

Ådalen 31 aborde ainsi l'Histoire non à travers l'imagerie d'Épinal, mais au « microscope du vécu, [...], comme une grande aventure individuelle et collective qui prend tout naturellement une dimension épique parce qu'elle a d'abord une dimension humaine [...]. »[2]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.imdb.com/title/tt0065261/business
  2. a, b, c et d M. Capdenac : Adalen 31 in : Les Lettres françaises, 9/07/1969.

Lien externe[modifier | modifier le code]